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Bibliothèque de provost : Ma PAL(pile à lire)

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De cauchemar et de feu De cauchemar et de feu
Nicolas Lebel   
Quatrième incursion dans la bibliographie de Nicolas Lebel avec cette quatrième enquête du capitaine Mehrlicht et de son équipe.
Une incursion différente car ce roman nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.

J'ai beaucoup aimé les deux récits qui sont faits dans ce roman : le périple du pyromane en Irlande, des affrontements commencés en 1968 jusqu'à la fin des affrontements et le pourquoi de l'arrivée du pyromane à Paris et parallèlement à ce récit, nous suivons l'enquête de Mehrlicht de nos jours lors du week-end saint de 2016.

La construction du roman m'a quelque peu déroutée, j'avais l'impression de lire deux romans distincts, même si je me doutais que tout se recouperait à un moment. Mais du coup, j'avais l'impression que l'enquête et l'équipe du commissaire Mehrlicht étaient reléguées au second plan.

Mis à part ce petit souci, l'ensemble est passionnant, mais la construction du roman diffère beaucoup des trois premiers et l'humour moindre, avec ce roman très sombre qui m'a appris énormément de choses sur les conflits en Irlande.
L'auteur s'est une nouvelle fois énormément documenté et dispense largement son savoir à ses lecteurs entre légendes irlandaises et faits historiques.

Le roman offre de jolis moments de tension anxiogène, de nostalgie, et de rebellion et des personnages toujours aussi bien développés, à part peut-être la stagiaire de cet opus mais qu'on comprend aisément.

J'invite vraiment ceux n'ayant jamais lu les romans de Nicolas Lebel à ne pas commencer par celui-ci pour avoir un éventail plus large du capitaine Mehrlicht et de son équipe, surtout qu'ils commencent à avoir un passif commun conséquent.


Une évasion livresque empreint du souffle de rébellion...
Les Royaumes oubliés : La Légende de Drizzt, Tome 6 : Le Joyau du halfelin Les Royaumes oubliés : La Légende de Drizzt, Tome 6 : Le Joyau du halfelin
Robert Anthony Salvatore   
Cet revanche et cette recherche de son ami cher.Drizzt devra être confronte a la dure vie des gens de porpacalin mais aussi de sa couleur de peau et de ces préceptes.

par Jarlaxes
Feel Good Feel Good
Thomas Gunzig   
Attention pépite ! ♥♥♥♥♥

Si vous commencez "Feel good", vous risquez de ne pas le lâcher avant de l'avoir terminé, et je peux vous affirmer que vous ne verrez plus le "feel good" de la même façon.

C'est une magnifique satire sociale. C'est actuel, cela aborde de vrais problèmes de société : la pauvreté ou du moins la marge infime qui fait que tout peut basculer - de la pauvreté à la précarité. Et pourtant, il y a toujours de l'espoir et de l'humour. Thomas Gunzig nous fait prendre conscience de certaines réalités sociales de notre monde contemporain avec intelligence , le tout avec empathie et une grande sensibilité.

L'histoire ? Me direz-vous ?


D'un côté, il y a Alice qui petite déjà était dans une famille où l'on devait compter, de celle où on était toujours "tout juste"...


Elle a grandi, est partie de chez elle, emménageant dans un petit appart, a trouvé un travail comme vendeuse dans un magasin de chaussures. Enceinte, elle a choisi d'élever seule son enfant. Aujourd'hui elle a 46 ans, le magasin a fermé, elle se retrouve au chômage, son fils Achille a six ans. C'est galère, car c'était déjà tout juste aussi pour elle depuis le début... avec six cents euros de moins du jour au lendemain et des indemnités dégressives, c'est la cata..

Mais que faire pour assurer un avenir meilleur à son fils ?

Enlever un enfant de riche devant une crèche de bourgeois, des gens plein de fric, et puis demander une rançon. C'est son plan, c'est loufoque oui mais cela peut marcher.. en théorie car les parents ne se manifestent pas et elle se retrouve avec deux enfants sur les bras....



Tom est écrivain sans réel succès, il est incompris, largué par sa douce et lui aussi a perdu son job alimentaire et est dans une situation qui devient précaire. Le hasard fera qu'il rencontre Alice et que son histoire soit pour lui l'opportunité d'écrire le livre qui va changer sa vie et lui apporter la gloire convoitée. Oui mais Alice ne l'entend pas vraiment de cette façon ...

La suite dans ce roman passionnant.

Vous me dites, mais c'est sombre tout cela, pas vraiment feel good ? Remboursé, c'est hors sujet..

Patience, on en parle du feel good, on parle aussi de littérature, du processus d'écriture, du parcours de l'écrivain et ses rapports à l'édition, les réseaux sociaux autour du livre, l'univers de la blogosphère, d'Instagram etc...

Thomas Gunzig nous propose non pas un roman, mais deux romans. Certaines situations semblent loufoques, incroyables mais pas tant que cela en réalité, si si vous verrez..

J'avais l'impression d'entendre l'auteur me racontant l'histoire avec son phrasé si particulier que j'adore. Des personnages bien construits, une écriture sincère, emphatique, un rien caustique par moment, intelligente et drôle. Lorsque l'improbable, l'absurde deviennent normalité. J'adore !

C'est passionnant, les codes du feel good et le monde de l'écriture n'auront plus de secrets pour vous après cette très belle lecture. Un bon moment garanti.

Immense coup de ♥




Les jolies phrases

Qu'ils aillent se faire foutre avec leurs articles.

Elle n'avait aucune idée de ce que pouvaient être ces putains de clés du bonheur mais elle savait que manquer de fric c'était vraiment l'horreur.

Alice ne se demanda pas si le travail lui plaisait ou pas, ce n'était pas la question. La question c'était que c'était un contrat et qu'un contrat c'était un salaire et un travail et qu'un travail et un salaire, c'était comme ça que s'envisageait la vie.

Alice était jalouse. Elle n'aimait pas ça, mais elle devait l'admettre : cette brûlure qu'elle sentait lui carboniser le coeur, cette main glacée qui lui serrait la gorge, ce frisson visqueux qui lui parcourait les veines, c'était de la jalousie, de la jalousie bien concentrée sécrétée par les glandes de sa vie médiocre. Mais dans cette jalousie-là, il y avait aussi autre chose : il y avait des grumeaux durs comme des silex, noirs comme des nuits d'hiver, coupants comme des rasoirs. Ces grumeaux, c'était de la colère. Elle aussi bien concentrée. De la jalousie et de la colère à l'égard de ceux qui avaient de l'argent.

Ça faisait longtemps qu'entre Tom et Pauline il n'y avait plus grand-chose, une espèce d'habitude d'être ensemble. Par optimisme, il essayait de considérer cette habitude comme de l'affection mais au fond de lui il savait bien que ce n'était rien d'autre que de l'habitude, que c'était comme un chemin que l'on emprunte chaque jour depuis des années sans jamais en changer, par manque d'imagination, par paresse, par absence de courage.

C'était sans doute ça, être un vieux couple : savoir qu'il n'y a plus rien à attendre mais continuer malgré tout parce qu'il est trop tard pour les changements.

- C'est quoi le feel good book ?
- C'est un livre "pour se sentir bien". En gros, on doit présenter la vie sous un angle positif, faire des portraits de personnages qui traversent des épreuves compliquées mais qui s'en sortent grandis. Ce sont des histoires dans lesquels l'amitié triomphe de l'adversité, dans lesquelles l'amour permet de surmonter tous les obstacles, dans lesquelles les gens changent mais pour devenir meilleurs que ce qu'ils étaient au début...
-Aaaaah, il faut parler de résilience et de conneries comme ça ?
- Oui, par exemple, il y a pas mal de psychologie. Mais de la psychologie à trois sous, des notions pas du tout approfondies, des choses très basiques que le lecteur doit saisir en un instant, il y a souvent un petit côté "développement personnel" et puis faut pas hésiter à avoir la main lourde sur la spiritualité. La spiritualité, ça va donner au lecteur l'impression de faire partie d'un tout plus grand que lui, qu'il a accès à la transcendance, que des anges veillent sur lui ou des trucs du genre ...

Même si l'entreprise était vouée à l'échec, ce n'était pas vraiment important. Ce qui était important, c'était de se rendre compte qu'on pouvait agir sur sa vie. Qu'on pouvait "prendre l'initiative" et que ça faisait véritablement bouger les choses.

Être pauvre dans un monde de riches, c'est encore pire que d'être pauvre dans un monde de pauvres.

Tom avait conclu qu'élever des enfants, c'était l'inverse d'écrire des livres : pour écrire des livres, il fallait inventer le réel, pour élever des enfants, il fallait réagir au réel.




https://nathavh49.blogspot.com/2019/12/feel-good-thomas-gunzig.html
Largo Callahan - Tome 1 : Six petites gouttes de sang Largo Callahan - Tome 1 : Six petites gouttes de sang
Michel Robert   
Largo Callahan de michel Robert

Une envie de Western ? Voici la première partie de la nouvelle série « Six petites gouttes de sang ». Nous découvrons le personnage héroïque et complexe du métis Largo Callahan, irlandais par son père, apache par sa mère, un mélange détonnant et superbement attractif. Si vous aimez l’aventure, l’action, l’amour avec un grand A, préparez vous à découvrir le far west en compagnie des pires canailles que la terre est jamais portée avec une pointe de sorcellerie en plus. J’ai adoré retrouvé l’ambiance des films avec Clint Eastwood, John Wayne même si j’ai toujours été du côté des indiens, je suis heureuse de lire une fiction mettant en scène un personnage métis avec toute la difficulté de trouver sa place parmi les blancs tout autant que parmi les apaches, un thème universel lorsque l’on est métis. Beaucoup d’action dans cette première partie, on apprend à connaître les différents membres de la bande dont largo est le chef. J’ai particulièrement apprécié la qualité et l’épaisseur des personnages cela en fait un roman attachant. Il faut dire que leur chef est très charismatique et semble posséder de nombreuses qualités physiques autant que psychologiques. L’intrigue quand à elle nous emporte sur plusieurs pistes qui sont toutes attrayantes comme celle de la Contessa ou encore celle de la vengeance à venir nous n’en doutons point. Mon seul petit bémol est de la description des détails des vêtements des personnages, une fois ou deux, passe mais c’est devenu pour moi clairement trop répétitif, inintéressant et au final énervant. A part cela, je suis pleinement entrée dans le monde sauvage et périlleux de grand Ouest. J’en ai aimé la géographie entre Etats-Unis et Mexique, la magie du Rio grande, le monde des chevaux avec une caresse spécial pour Arod et un peu moins tout ce qui concernait les armes même si je soupçonne l’auteur d’un véritable travail de recherche à ce propos. Un livre dont j’aurai plaisir à lire la suite car entre attaque de convois, triple galop et bagarre et règlement de compte, je ne doute pas un instant que de nombreux rebondissements et de belles surprises nous attendent. Une dernière chose encore, je trouve la couverture très belle entre tissage mexicain, crane, symbole mystérieux et colts c’est tout un programme qui nous est annoncé. Bonne lecture.
Tout ce qui est sur terre doit périr Tout ce qui est sur terre doit périr
Michel Bussi    Tobby Rolland   
Michel Bussi explique dans une courte préface comment est né ce livre, comment lorsqu’il avait 15 ans, il a eu l’idée de ce roman. Son roman est déjà paru il y a quelques années sous le titre « La dernière licorne » et sous le pseudo de Tobby Rolland, histoire de voir le succès que rencontrerait ce livre signé d’un auteur « inconnu » du public.

C’est un roman de 600 pages autant dire un pavé dont on ne viendra pas à bout en un seul jour, mais ce qu’il raconte est tellement prenant qu’on en oublie le nombre de pages.
Ce qui est surprenant ici, c’est que les références à l’histoire et à la géographe, les personnages, les lieux sont considérables, mais jamais on ne se perd dans cette histoire organisée selon neuf courses correspondant à 9 chapitres. On passe d’une course à l’autre sans s’embrouiller, sans perdre le fil de l’histoire tant la narration reste fluide, organisée.

C’est une histoire qui capte le lecteur, le rend accroc d’autant que les courts chapitres incitent à poursuivre. Mieux encore, chaque fin de chapitre relance énergiquement le suspense et l’action si bien qu’on est pris dans cet engrenage et qu’il est difficile de quitter le livre.
Tous ces récits en parallèle ont un point commun et créent une atmosphère où se mêlent mystère, secrets, suspense, action, recherche fouillée sur les civilisations, l’histoire, les religions.

Parlement mondial des religions, livre interdit, fonte des glaces sur le mont Ararat, Arche de Noé, morceau de poutre, licornes… autant de pièces, de facteur qui font que ce livre délivre un récit extrêmement documenté, pour un travail de recherche assez colossal, un thriller, il ne faut pas l’oublier, qui nous fait voyager en France, en Russie, en Arménie, en Italie, en Chine en Australie… partout dans le monde car il est des sujets qui intéressent, passionnent, des secrets pour lesquels certains sont prêts à tout.

L’action y est omniprésente. Il faut dire que les protagonistes en voient de toutes les couleurs et ne connaissent que peu de répit. Les balles fusent, les chargeurs se vident, il y a les bons et les méchants, de quoi passer quelques jours à percer le secret de l’arche de Noé.
J’ai été époustouflée par ce travail de recherche de Michel Bussi, par ses connaissances historiques et géographiques (encore que là, je m’y attendais), j’ai été conquise par son imagination débordante, sa capacité à conduire un récit haletant plein de rebondissements, le voyage littéraire qui nous fait remonter le temps.

par SuperNova