Livres
392 681
Comms
1 377 712
Membres
284 845

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Quand tout fut réglé et qu'il rentra enfin chez lui , il trouva Sahara devant la maison, le regard tourné vers les champs ourlés de lumière nacrée, à l'heure qui précédait le véritable lever du jour et où la brume léchait encore le sol. Avec son joli haut blanc et sa jupe fluide qui lui arrivait à la cheville, taillée dans un tissu d'un jaune estival parsemé de minuscules fleurs multicolores et agrémentée de deux volant, elle ressemblait à un rayon de soleil en avance sur l'aube.

- Kaleb.

Elle courut se réfugier dans ses bras.

- Que fais-tu dehors ?

Il ne lui parla pas de ses entrevue; elle l'avait suivi partout sauf à l’église, estimant qu'il s'agissait d'une discussion entre amis. C'était Sahara qui avait su que Vasic n'était pas loin de la rupture. Quant à Aden, elle s'était accordée avec Kaleb pour dire que le télépathe était un homme qui pouvait devenir un puissant allié s'ils parvenaient à gagner sa confiance.

- Je t'attendais.

Glissant les doigts dans ses cheveux, elle lui donna un baiser qui lui rappela qu'il était à elle et personne d'autre.

Par chacune de ses caresses, elle lui disait que le passé n'avait aucune emprise sur eux.

- Ne me tente pas, dit-elle, mettant fin au baiser quand il voulut l'attirer plus près. ( Elle le poussa vers une chaise qu'elle avait dû prendre à l'intérieur.) Il y a une chose sur laquelle je travaille que j'aimerais te monter. Il nous reste encore du temps, n'est-ce pas ?

- Une demi-heure, dit-il. Mais d'abord ... (Il leva le bras. Le pansement avait disparu, et sa peau n'était plus rouge grâce aux deux minute qu'il avait passé avec une M-Psi.) Je l'ai fait faire il y quelques heures.

La M-Psi avait excisé la brûlure avec un tel tallent que Kaleb n'en gardé qu'une infime cicatrice, qui avait ensuite été recouverte par de l'encre noire. Quant au médecin, elle avait toujours su garder le silence depuis qu'il l'avait embauchée des années plus tôt, et il ne doutait pas que ce serait encore le cas cette fois.

Sahara traça les lignes encrées d'un doigt tremblant avant de se pencher pour déposer un baiser sur le tatouage avec tendresse, les yeux voilés par l'émotion.

- Je t'ai marqué.

- Tu l'as fait il y a longtemps.

- C'est vrai.

Une larme roula sur sa joue, qu'il essuya d'un baiser tandis qu'il refermait une main sur sa gorge.

- Je te l'ai dit, chuchota-t-elle contre ses lèvres, j'étais très maligne à seize ans. Assieds-toi, maintenant.

Quand il s’exécuta, Sahara recula, étendit les bras ... puis elle se mit à danser, et ses mouvements étaient si gracieux et si beaux qu'on aurait dit qu'elle avait des ailes. Le souffle coupé, il se demanda si son cœur battait encore, jusqu'à ce qu'elle s'arrête et se mette à genoux devant la chaise, les mains sur ses cuisses.

- Je n'en suis que là pour l'instant, confessa-t-elle en riant. Je sais que je suis rouillée.

Le cœur serré, il dit :

- Tu étais magnifique. (forte et lumineuse, elle rejetait tout ce les monstre avaient essayé de leur faire.) Encore. S'il te plaît.

La brume s'éleva autour d'elle en volutes fragiles lorsqu'elle accéda à sa requête, le corps aussi léger qu'une plume.Quand il lui donna un coussin d'air comme lorsqu'elle avait été une fillette, ses yeux se mirent à pétiller, et elle s'envola plus haut tandis que sa chevelure de minuit cascadait dans son dos. Sa Sahara pour qui il aurait rasé une civilisation entière ... sauf qu'elle lui avait demandé de la sauver.

- Kaleb ! (Essoufflée, elle tendit les mains, la voix caressante.) Accorde-moi une danse.

- Je ne sais pas danser, dit-il tout en se levant pour venir vers elle.

- Je t'a^^rendrai.

Elle prit l'une de ses mains et la plaça sur sa hanche.

- Et ... (elle posa une mains fine sur son épaule, puis enlaça les doigts de l'autre avec ceux de Kaleb) Je n'essaierai même pas de te soutirer des réponses de maths.

Embrassant le sourire qu'elle avait aux lèvres jusqu'à ce que sa joie coule dans ces veines, il traita ses instructions télépathiques avec le cerveau d'un Tk-Psi qui se mouvait comme il respirait, et il fit les premiers pas. Sahara poussa un cri de ravissement, puis elle devint fluide comme un éclair dans ses bras, et leurs corps ne formèrent plus qu'un seul tandis qu'ils évoluaient sur l'herbe.

A l'horizon, les premiers rayon d'une aube éblouissante éclaboussèrent le ciel de couleurs.

Afficher en entier

Chaque année le jour de son anniversaire, il l’avait attendue dans un virage caché de ce chemin, et…

Elle écarquilla les yeux. Repoussant les couvertures, elle alla du côté droit du lit, souleva le matelas et sortit le petit trésor qu’elle avait dissimulé là par habitude. Elle le protégeait depuis si longtemps. Elle était entrée dans un tel délire psychotique quand un garde avait essayé de le lui prendre en guise de punition qu’il avait été viré… car après sa crise d’hystérie Sahara n’avait plus été d’aucune utilité pour ses ravisseurs pendant des jours.

(...)

Elle avait malgré tout cessé de le porter, le dissimulant dans les nœuds qu’elle faisait dans ses vêtements.

Cette nuit-là, il scintillait à la lumière de la lampe. Un bracelet à breloques en platine brillant.

— Treize, chuchota-t-elle, et elle toucha la clé qui était censée représenter les choix infinis qui s’offraient à elle.

— Quatorze.

Un livre ouvert. Ça avait été l’année où son don pour les langues s’était manifesté.

— Quinze.

Un minuscule globe terrestre qui représentait son rêve de voir le monde.

— Seize.

Pensive, elle toucha la danseuse qui s’élançait librement dans les airs, les bras levés au-dessus de la tête, une expression de joie pure sur le visage.

(...)

En dépit de l’heure tardive, il travaillait à son bureau... Il leva la tête quand elle entra, et elle vit encore dans ses yeux les ténèbres mouvantes qu’elle avait aperçues dans la chambre.

— Oui ?

Le calme absolu de sa voix la fit hésiter. La décision qu’elle avait prise était un espoir douloureux qu’elle ne supporterait pas de voir brisé.

— Sahara, dit-il alors qu’elle gardait le silence, si tu es ici pour une raison, parle. Sinon, pars.

Déglutissant à cette froide mise en garde par laquelle il lui disait de ne pas pousser trop loin, elle s’assit dans le fauteuil de l’autre côté de son bureau. Il l’observa avec le regard fixe d’un prédateur comme le monde n’en avait jamais vu d’aussi redoutable.

— Où… (elle s’humecta la gorge, qui était devenue sèche comme le soleil du désert) où sont les autres ?

Il ne la quitta pas des yeux.

Tremblant intérieurement, elle brandit le poing devant elle. Un éclat de platine brilla dans la lumière dorée lorsqu’elle déplia les doigts. Après un moment de silence total et infini, Kaleb cligna des yeux et il y eut de nouveau des étoiles dans les ténèbres.

Sans rompre le contact visuel qui menaçait de la marquer au fer rouge, il posa la main droite sur le bureau. En l’espace d’un battement de cœur, sept breloques se retrouvèrent au creux de sa paume. Ravalant ses larmes tandis que la part la plus secrète d’elle-même sanglotait de joie, elle se pencha plus près et avança la main.

Il ramena les breloques vers lui.

Elle fut prise d’une colère fulgurante.

— Elles sont à moi.

— Ce n’est pas comme ça que ça marche.

Impatiente d’avoir les breloques, elle se cala dans le fauteuil en fronçant les sourcils tandis qu’il se levait et contournait la table avec cette grâce fatale qui attirait toujours le regard de Sahara. Le souffle court et le corps raidi par une tension très adulte, elle passa le bracelet autour de son poignet, attacha le fermoir et tendit le bras vers lui.

— Maintenant.

S’appuyant contre le bureau devant elle, il leva la main et une seule breloque apparut entre ses doigts.

— Dix-sept.

— Une boussole.

Pour que je retrouve le chemin de la maison.

— Dix-huit.

Une seconde breloque apparut entre les doigts de Kaleb.

Elle tordit le cou pour essayer de voir ce que c’était tandis qu’il l’accrochait, mais il lui barra volontairement la vue. Elle comprit pourquoi lorsqu’il se redressa.

— Une lame dégainée.

Ce qu’il est devenu le jour où j’ai disparu.

— Dix-neuf.

Elle n’eut pas le temps de voir venir la breloque qu’il l’accrochait déjà.

Une petite maison.

Le poids qui pesait sur son cœur s’alourdit.

— Vingt.

— Vingt.

Celle-là, il laissa Sahara la voir.

Un cœur minuscule taillé dans une pierre bleu foncé, si belle qu’elle laissa échapper un soupir.

— Du saphir ?

— De la tanzanite. (Il soutint son regard.) Une pierre rare. Unique.

Un cœur gelé, songea-t-elle alors que son ravissement se teintait d’un chagrin troublant. Le cœur de Kaleb ou le sien ?

— Vingt et un.

Un sablier.

— Vingt-deux.

Un fragment irrégulier d’obsidienne, aux bords juste assez polis pour ne pas lui entailler la peau.

— Vingt-trois.

Une étoile unique, parfaite.

Afficher en entier

-Si tu n'as pas besoin de mon don de rétrovue, dit-elle à Kaleb, pourquoi suis-je ici ?

(...) Tandis que les profondeurs noires de ses yeux se vidaient de nouveau de leurs étoiles, nuit infinie qui menaçait d'aspirer Sahara, il se leva et, les mains appuyées sur la table, il se pencha si près d'elle qu'elle aurait pu faire courir les doigts le long de sa mâchoire rasée de frais.

-Tu es ici parce que tu m'appartiens, dit-il sur un ton qui fit battre son cœur à tout rompre.

Afficher en entier

"You," he said, "are the single exception to that rule." The oldest, deepest, most beautiful flaw in his Silence. "Without you, I would be a monster".

*Traduction française par mes soins.

"Tu es," dit-il, "la seule exception à cette règle." Le plus vieux, le plus profond, le plus beau défaut dans son Silence. "Sans toi, je serai un monstre".

Afficher en entier

"To fight evil, you have to understand the dark."

Afficher en entier

- Kaleb! Accorde moi une dense.

- Je ne sait pas danser, dit il tout en se levant pour venir vers elle.

- Je t'apprendrai.

- Et... je n’essaierai même pas de te soutirer de réponses pour des problème de math.

Afficher en entier

Khaleb à Sahara:

Je tapisserai les rue de cadavres plutôt que de te faire du mal.

Afficher en entier

Il s'empara de sa bouche et la goûta de la langue, puis interrompit leur baiser pour la pilonner à un rythme effréné tandis que des gouttes d'eau tombaient de ses cils et s'écrasaient sur les joues de Sahara.

- tout, Kaleb, laissa-t-elle échapper.(la sensation des ongles de Sahara sur ses épaules était la plus douce des douleurs.) Donne-moi tout.

- Tu l'as. (Tous ses secrets, tout ce qu'elle voulait. Même son cœur mutilé et couvert de cicatrices.) Je t'aime.

Elle braqua son regard bleu foncé sur le mien, et une larme roula sur sa joue.

- Je sais, dit Sahara.

ça lui brisait le cœur qu'il ait prononcé ces mots pour elle. Blessé et maltraité au-delà de l'imaginable, il n'avait pas reçu une once d'amour avant qu'ils se rencontrent. Elle n'aurait pas été surprise s'il s'était cru incapable de ressentir cette émotion.

Elle savait qu'il en était amplement capable, le sentait dans chaque souffle, chaque caresse, chaque promesse. Et qu'il en soit conscient lui aussi ... ça n'avait pas de prix.

- Redis-le-moi.

Les bras sous le corps de Sahara, qui serrait ses épaules tandis qu'il la maintenait en place pour l'assaillir de coups de boutoir qui faisaient vibrer de plaisir pur ses muscles intimes, il marqua une pause. Ses cheveux sombres tombaient sur son front, ses yeux reflétaient les couleurs du crépuscule et son corps avait la beauté masculine d'une statue.

- Je t'aime. Je t'aimerai toujours.

Un éclair dangereux et magnifique zébra au-dessus de leurs têtes lorsque Kaleb se remit en branle, cherchant la bouche de Sahara pour qu'elle se fonde avec la sienne. Autour d'eux, l'orage grondait et la pluie les enveloppait dans un cocon d'intimité. Ils poursuivirent leurs ébats sans jamais être rassasiés. Ils ne le seraient jamais.

Dans sa fougue, il referma une main sur sa gorge, une caresse que le corps de Sahara associa aussitôt à une prise de possession érotique. Sentant l'orgasme monter, elle essaya de le retarder pour en avoir encore. Elle ne voulait pas que ça s'arrête, mais il était trop tard. le plaisir les écartela tous deux, et ils furent submergés par une vague de sensations aussi déchaînées que les éclairs qui déchiraient les cieux.

Sauf que, cette fois, ça ne se limita pas à leur corps. leurs esprits entrèrent en collision sur le plan psychique et, lorsque leurs pensées se percutèrent, il en jaillit des éclats de couleur extraordinaires. Les larmes de Sahara se mêlèrent à la pluie tandis qu'elle découvrait chacune des facettes qui constituaient l'homme dans ses bras.

- Je t'aime Kaleb.

Afficher en entier

Mais elle n'allait pas non plus rester figée et le laisser la tourmenter : elle avait crée le labyrinthe pour échapper à ses précédents ravisseurs, et, même si elle n'avait aucune intention ni aucune envie d'enterrer de nouveau son esprit de cette façon, elle trouverait le moyen d'être plus maligne que lui et de survivre.

"Sahara ! Je viendrai te chercher ! Survis ! Survis pour moi !"

L'écho de cette promesse primaire avait tourné en boucle dans son esprit toute la durée de sa captivité. Sahara ne se souvenait ni de l’événement, ni du moment où ces paroles avaient été prononcées, ni de l'identité de la personne, mais il y avait une chose qu'elle savait : sa mort signifierait bien plus que la simple extinction d'une vie.

Afficher en entier

-Tu préfères ?

-Oui. Avec toi.

L'expression du visage de Kaleb se durcit, révélant clairement qui il était. Il posa un bras de chaque côté d'elle et rapprocha le visage jusqu'à ce que leurs souffles se mêlent.

-Ça ne sera jamais qu'avec moi, dit-il dans un murmure doucereux.

Afficher en entier