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Extrait ajouté par LovelyA 2020-06-06T23:38:17+02:00

Ma curiosité malsaine est de plus en plus attisée par le besoin de savoir à quoi il ressemble aujourd’hui. Je secoue la tête pour rejeter cette pensée inutile et incongrue.

– Ma langue est réservée aux personnes qui n’ont pas la tête aussi grosse qu’une pastèque, réfuté-je ennuyée.

Son buste est secoué légèrement par son rire, je grince à la douleur qui est accentuée contre mes os.

– OK, je t’ai assez laissé jouer à qui a la plus grosse, grogné-je. Maintenant écarte-toi, Kieran !

Il tique et se raidit une fraction de seconde, puis met un coup de rein qui m’envoie basculer vers l’avant. Je grince des dents à la pointe douloureuse. Demain, je vais avoir de sacrés bleus.

– Tu connais mon nom, se délecte-t-il. J’en suis flatté.

Je le sens enfin s’écarter et pousse un soupir de soulagement dès que je me décolle de la surface tranchante et dure. Cependant, ce n’est qu’un souffle de liberté à demi teinte, car la masse corporelle derrière moi m’empêche de faire demi-tour. De ses deux mains, il m’enserre les hanches.

– Donc, reprend-il, tu connais mon nom, mais je ne connais pas le tien. J’aime bien savoir qui je vais manger tout cru.

Je roule des yeux. Est-ce que son baratin de merde marche vraiment avec les autres nanas ? Non, c’est impossible… Soit il est encore puceau, chose qui me semble aller contre les dires de sa sœur, soit il doit vraiment avoir un physique avantageux pour compenser. Je vote pour la deuxième explication.

– Très bien, soupiré-je en mettant toute ma frustration dans ce long souffle. Je vois le tableau... tu es excité par le fait que tu ne me connais pas. C’est une sorte de mystère qui rend le jeu encore plus attrayant, j’ai juste ?

Ses doigts écartent quelques mèches de mes cheveux et ses lèvres effleurent mon cou.

– Crois-moi que si je jouais tu le saurais, je suis gentil là, chuchote-t-il.

Je frissonne de plaisir. Je ne devrais pas, mais putain, je ne peux pas contrôler mon corps.

– Je ne comprends rien de ce que tu racontes, mais si tu veux jouer au gros dur, tu t’y prends comme un manche, dis-je en essayant de garder mon calme, ce qui est sacrément difficile avec ses lèvres qui planent au-dessus de mon cou.

Je dois avouer honteusement que je suis un peu excité. Je n’ai aucune idée de l’apparence du garçon qui se trouve derrière moi, et cette simple perspective me rend fougueuse et courageuse. Est-ce ce que ressent Kieran aussi ?

– Tu n’es pas gentil. Tu es juste mauvais et je ne suis clairement pas intéressé par tes techniques de drague qui s’apparente à du harcèlement sexuel, me moqué-je.

– Tu as raison au moins sur un point. Je suis mauvais pour toi, dit-il dans un sourire que je sens contre ma peau. Alors, imagine à quel point je pourrais être pire, achève-t-il d’une voix basse mais hostile.

Merde. Je dois arrêter cela avant que ça n'aille trop loin. Mes souvenirs de notre enfance se bataillent une place dans mon esprit contre ma raison. Mon cœur s’affole soudain.

– Je ne sais pas à quoi tu joues, mais ça sonne comme une menace, articulé-je subitement frappé par la crainte.

– Ah, soupire-t-il exagérément, et si je te disais que je suis un joueur invétéré et que je gagne toujours, ça te ferait revoir ton jugement ? continu-il sur un ton qui transpire désormais ce que je craignais à l’instant.

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Extrait ajouté par LovelyA 2020-06-06T23:37:31+02:00

Une giclée d’adrénaline parcourt mes veines et donne l’impulsion nécessaire à mes muscles pour le repousser. Je pivote et lui fais finalement face. Il baisse le regard pour me détailler impunément, l’expression sur son visage est un mélange de surprise et d'amusement. Un sourire salace déforme ses lèvres tandis que mes yeux explorent son apparence.Il est torse nu ! Je capte de parfaits pectoraux, puis mes yeux glissent plus bas et se délectent des rangées d’abdominaux fait dans du marbre musculeux. Je poursuis ma chute visuelle sur ses hanches dont le V disparaît sous la taille de son jean. Je refuse de me laisser aller à cette exploration optique plus longtemps et lève la tête. Je suis achevée lorsque je réalise que cette belle plastique est parfaite par un visage sculptural et viril. Ses iris foncés me dissèquent avec quelque chose de sombre qui me déstabilise. Je suis son regard et prends conscience de ma position et de ma tenue. Ce connard a clairement les yeux plongés dans mon décolleté !

– Tu aimes ce que tu vois ? susurre-t-il d'une voix rauque.

Je retrouve mes esprits et le fusille d'un regard glacial.

– Je me demandais juste comment ton corps pouvait supporter le poids du melon énorme qui te sert de tête en fait, argué-je en croisant les bras sur ma poitrine dans une tentative de la cacher.

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Extrait ajouté par LovelyA 2020-06-06T23:36:50+02:00

– Tu as peur ? jubile-t-il.

– Dans tes rêves, Kieran, certifié-je.

Il éclate d’un rire arrogant. Puis, comme si on avait appuyé sur un interrupteur, il retrouve son impassibilité, croise les bras en se frottant le menton sans lâcher mon regard. Une lueur malsaine et fébrile tourbillonne dans ses orbes sombres. Au bout d’un silence pesant, il se penche vers moi. Son odeur envahit mes narines, une fragrance mâle et virile. C'est un aphrodisiaque. Ses yeux s'abaissent avec ce qui peut être confondu par de la convoitise, mais c'est le début d'une attaque verbale.

– Tu veux vraiment savoir un truc, Brooklyn, commence-t-il en appuyant sur mon prénom. Tu es une piètre joueuse, achève-t-il par un sourire sardonique.

Je bous littéralement et explose.

– Le pire joueur ici c’est toi. Tu penses que ton petit tour ridicule va me faire tomber comme une mouche à merde sur l’étron que tu es ? allégué-je d’un ton railleur en faisant un pas pour enfoncer un doigt dans son sternum. J’ai un scoop pour toi. Il ne suffit pas d’avoir de la gueule pour intimider une personne, il faut surtout avoir de quoi pouvoir suivre quand la mise devient élevée.

Je recule à nouveau et le détaille sciemment de la tête aux pieds avec une grimace moqueuse.

– En fait, même avec une paire d’As dans la manche, tu ne remporterais pas la partie, renchéris-je.

Ses yeux se plissent en deux fentes tandis qu’il me lorgne malicieusement.

– Est-ce un défi, bécassine ? glousse-t-il.

Je hausse les épaules pour cacher les tremblements qui animent mes muscles.

– Je ne joue pas avec des types comme toi. Il ne suffit pas d’avoir un full pour remporter la partie.

– J'adore les défis, et tu viens de m'offrir la meilleure partie de ma vie, dit-il d'un ton sombre.

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Extrait ajouté par LovelyA 2020-06-06T23:35:03+02:00

Il arrête la voiture et nous restons assis en silence. J'avale la boule dans ma gorge. Mes mains tremblent, prêtes à atteindre la poignée de porte et à courir.

Il ouvre la portière, contourne l’avant de la Camaro, ouvre la mienne et me saisit par le bras. Dès que j’ai posé un pied dehors, il me plaque contre le côté de la voiture.

– Qu'est-ce qu'on fait ici ?

– Tu as accepté de jouer avec moi, alors voici les règles, indique-t-il tandis que je le fusille d'un regard empli de haine. Tu as évoqué le jeu de Holdem, donc, nous allons jouer sur cette base. Une seule main à chaque partie sauf que ce n’est pas avec des cartes que nous allons jouer. Je le regarde comme s'il avait un troisième œil qui venait d’éclore. Pas d'autre personne impliquée. Personne ne doit connaitre notre jeu. Je suis le seul à décider quand la partie est finie. Quiconque sera impliqué deviendra une mise et peu importe les répercussions. Considère-moi comme le croupier et le deuxième joueur. J'écarquille les yeux de stupeur. Tu vas mettre fin tout de suite à ton amourette avec Anderson, je ne partage pas ce qui m'appartient, sourit-il.

– Pour qui tu te prends ? explosé-je en le repoussant de toutes mes forces.

Il glousse et sa main libre monte jusqu'à mon cou, se refermant autour de mes tendons, me coupant légèrement la respiration.

– Pour le maître du jeu et toi tu es mon jouet Vitani, ricane-t-il.

– Tu es complètement dingue, parviens-je à articuler sous la pression de ses doigts.

Il se penche, frottant son nez le long de ma mâchoire. Je frissonne. Sa main contre ma trachée se desserre, ne quittant pas ma peau pour autant.

– Si on ne joue pas avec des cartes, avec quoi joue-t-on ? l’interrogé-je alors qu'il effleure du bulbe de son pouce ma peau fine.

Il recule, ses yeux croisent les miens. Ils sont identiques à deux flaques de pétroles en ébullition, même son souffle s'est accéléré.

– Allons, réfléchis un peu, susurre-t-il sur un ton à demi amusé.

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