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Extrait ajouté par Prilla 2013-06-18T15:57:09+02:00

La jeune fille se tourne vers son ami. Il l'embrasse sur la bouche, tendrement, et elle sent la chaleur de sa peau, la douce pression de ses lèvres contre les siennes.

Il chuchote : "C'est à toi de me promettre de ne pas mourir.

- Je te promets d'essayer", répond-elle.

Le baiser lui apparaît déjà comme un rêve. Était-il bien réel ?

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Extrait ajouté par MaMt 2013-09-06T22:14:50+02:00

_ Tu étais censé rester avec nous uniquement dans ton intérêt, pour des raisons qui t'étaient propres. Tu as prétendu que tu en avais.

_ J'en ai une.

_ Laquelle?

_ Toi.

_ Dis-moi qu'un jour nous aurons quelque chose qui ressemble à un foyer.

_ Je te le promets.

#Pressia & Bradwell#

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Extrait ajouté par Kayla25 2013-05-16T18:04:56+02:00

Partridge est le premier à trouver le sommeil. Il est allongé sur le dos, sa main blessée sur son cœur. Pressia est couchée sur l'autre paillasse et Bradwell sur le sol; c'est lui qui a insisté mais, à présent, elle l'entend se retourner sans cesse, à la recherche d'une positon confortable.

"ça suffit! dit-elle. Je n'arriverais jamais à dormir si tu remues toute la nuit. Je vais te faire de la place.

-Non, merci. Je suis très bien comme ça.

-Alors, tu es à la fois celui qui a le droit de faire des faveurs et celui qui peut jouer les martyrs? C'est bien ça?

-Je ne suis pas parti à ta recherche uniquement parce que j'avais une dette envers ton grand-père. J'ai déjà tenté de te l'expliquer, mais tu n'as rien voulu savoir.

-Tous ce que je sais en ce moment, c'est que tu vas dormir par terre, et que je suis censée en éprouver de la culpabilité.

-Très bien" soupire-t-il. Il se relève et la rejoint sur le matelas

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Extrait ajouté par Amy23 2014-02-01T22:40:19+01:00

Il glisse sa main dans la sienne. C'est se que font les gens normaux, se tenir la main.

Lorsque Patridge entre à nouveau dans le réfectoire décoré, il a l'impression d'être une personne différente. Il ne fait que passer. Il part. Ceci ne durera pas. Sa vie va changer.

Lyda et lui s'avancent au milieu de la piste, sous les étoiles dorées factices accrochées au plafond, là où dansent les autres couples. Elle lève les bras et croise ses doigts derrière la nuque de son partenaire. Il pose les mains autour de sa taille. la soie de la robe est fine. Il est plus grand et penche la tête pour se rapprocher d'elle. Les cheveux de la jeune fille sentent le miel, sa peau est chaude, peut-être que le contact l'a fait rougir. à la fin de la chanson, il s'apprête à quitter la piste, mais s'arrête et ils se retrouvent face à face. Elle se soulève sur la pointe des pieds, l'embrasse. Ses lèvres sont douces. Elle a un parfum de fleur. Il l'embrasse à son tour, remonte un peu ses mains.

Alors, comme si elle venait de se rappeler qu'ils sont dans une pièce bondée, elle s'écarte et regarde alentour. Glassings pioche dans une assiette de gâteaux et s'empiffre. Près de l'entrée, Mlle Pearl est désœuvrée

" Il est tard, dit Lyda.

_ Une dernière dance? " demande Partridge.

Elle acquiesce.

Cette fois, il lui prend la main, la pose sur son épaule et laisse retomber sa tête contre la sienne. Il ferme les yeux parce qu'il ne veut pas se souvenir de ce qu'il voit, seulement de ce qu'il ressent.

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Extrait ajouté par Eileeen 2019-05-25T21:39:01+02:00

Il extirpa quelque chose de sa veste et le posa sur le ventre de Pressia.

C'est l'un de ses papillons.

« En le voyant, je me suis demandé comment quelque chose d'aussi petit et beau pouvait encore exister. »

Elle rougit. Elle soulève le jouet et le tient en l'air, de manière à voir la faible lumière de la pièce à travers ses ailes frêles et poussiéreuses.

« Les pertes s'accumulent, dit le garçon. On ne peut en éprouver une sans penser à celles qui l'ont précédées. Mais c'est comme un antidote. Je ne saurais l'expliquer...comme quelqu'un qui rend coup pour coup.

- On dirait que c'était du temps perdu à présent. Ils ne volent même pas. On ne peut les remonter et les faire battre des ailes, mais c'est tout.

- Peut-être n'avaient-ils nulle part où aller. »

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Extrait ajouté par MaMt 2013-08-30T14:26:42+02:00

Il ouvre la carte et lit le message rédigé à la main. "Marche toujours dans la lumière. Suis ton âme. Puisse-t-elle avoir des ailes. Tu es mon étoile guide, telle celle qui s'est levé à l'est et a guidé les Hommes sages. Joyeux anniversaire, Partridge! Je t'aime. Maman."

Savait-elle qu'elle ne serait pas avec lui pour ses neuf ans? Avait-elle un projet en tête? Il essaie d'entendre les mots dans la bouche de sa mère. Parlait-elle ainsi des anniversaires? Etait-il son étoile guide? Il effleure les caractères, griffonnés avec une telle force qu'il sent sous ses doigts les sillons tracés par le stylo.

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Extrait ajouté par Rid-kaat 2013-06-21T10:00:26+02:00

Les créatures qui sont devant eux à cet instant sont-elles réellement les mères et les enfants des banlieues fermées, les mêmes qui autrefois aimaient les objets en plastique?

"Est-ce qu'on va être battus à morts par une voiture gonflable?"

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Extrait ajouté par Rid-kaat 2013-06-21T09:51:47+02:00

"Tu allais me donner à elles comme si j'étais ta propriété!" s'indigne Partridge.

[...]

"Je n'allais pas te donner à elles. J'allais t'échanger. C'est complétement différent.

- Dans les deux cas, je suis à elles.

- Mais je les ai fait renoncer à cette idée, non?" Le garçon aux oiseaux retire sa veste. Sa blessure à l’épaule est enflée, mais elle a cessé de saigner. Il roule son vêtement en boule pour s'en faire un oreiller et se couche sur le côté.

"Oui, elles vont se contenter d'un morceau. Super! Un souvenir.

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Extrait ajouté par Sauterelle 2013-01-27T18:46:44+01:00

Un ronronnement sourd a résonné dans l'air, une semaine peut-être après les Détonations-il était difficile de garder la mesure du temps. Un ciel sombre et froissé déployait ses bancs de nuages noir par-dessus un air saturé de cendres et de poussière. Nous n'avons jamais su s'il s'agissait d'un avion ou f'un quelconque vaisseau aérien, tant les nuées étaient figées. Toutefois, j'ai vu une sorte de ventre de métal, le faible éclat d'une coque, qui s'est abaissée un instant avec de s'évanouir. Le Dôme non plus n'était pas distinct. Lui qui brille aujourd'hui sur la colline n'était alors qu'une vague lueur pourpre dans le lointain. Il semblait flotter au-dessus de l'horizon, tel un corps céleste, un pompon lumineux et sans attache. Comme le ronronnement trahissait une mission aérienne, nous nous sommes demandé s'il y aurait de nouveaux bombardements. Mais quel aurait été l'objectif? Tout avait disparu, effacé ou balayé par les flammes; ça et là, des flaques retenaient les pluies noires. Ceux qui avaient bu l'eau en étaient morts. Nos cicatrices étaient encore fraîche, nos plaies à vif, nos déformations douloureuses. Les survivants aillaient clopin-clopant, cortège de la mort en quête d'un lieu épargné par les bombes. Nous avons cessé de lutter. Nous étions démunis. Nou ne cherchions même pas nous abriter. Peut-être certains voulaient-ils y voir un effort pour e défrendre. Peut-être l'ai-je cru moi aussi.

Ceux qui le pouvaient encore s'extirpèrent des décombres. Tel n'était pas mon cas: ma jambe droite avait été sectionnée à la hauteur du genou et ma main était couverte d'ampoules à force d'utiliser un tuyan en guise de canne. Toi, Pressia, tu n'avais que sept ans et tu étais petite poru ton âge; tu souffrais d'une blessure au poignent qui ne se refermait pas et les brûlures rougeoyaient sur ton visage. Mais tu tais rapide. Tu as escaladé les ruines pour te rapprocher du son, qui t'attirait parce qu'il dominait et venait du ciel. C'est alors que l'air a pris forme, un tournoiement céleste, un tourbillon d'ailes voletantes, libre de tout corps. Des bouts de papier. Ils se sont déposés autour de toi comme des flocons géants, pareils à ceux que les enfants découpaient dans du papier plié pour les coller sur les vitres de la classe mais devenus gris déjà au contact des cendres portés par le vent. Tu en as ramassé un, de même que les autres qui le pouvaient, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus. Tu m'as tendu le papier et j'ai lu à voix haute:

Nous savons que vous êtes là, nos frères et soeurs. Un jour, nous sortirons du Dôme pour vous rejoindre dans la paix. Pour l'heure, nous vous observons de loin, avec bienveillance.

«Comme Dieu, ai-je murmuré. Ils nous observent pas comme l'oeil bienveillant de Dieu.» Je n'étais la le seul à avoir eu cette pensée. Les uns, intimidés, étaient emplis d'admiration. Les autres enrageaient. Tous, nous étions abasourdis, stupéfaits. Proposeraient-ils à certains d'entre nous de franchir les portes du Dôme? Nous rejetteraient-ils?

Les années viendraient à passer. Ils nous oublieraient. Au début cependant, les bouts de papier sont devenus précieux-un forme de monnaie. Cela n'a pas duré. La souffrance était trop grande. Après avoir lu le papier, je l'ai plié et je t'ai dit: «Je le garderai soigneusement pour toi, d'accord?»

J'ignore si tu m'as compris. Tu étais encore distance et muette, le visage aussi blanc, les yeux aussi vides que ceux de ta poupée. Au lieu de hocher la tête, tu secouais celle de la poupée, qui faisait à présent définitivement partie de toi. Quand ses paupières clignaient, le tiennes clignaient. Il en a été ainsi longtemps.

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Extrait ajouté par vanil 2013-01-21T16:35:41+01:00

Mon père a décroché une bourse pour étudier les rituels dans un village de pêcheurs au fin fond du Japon, et une famille lui a donné une vidéo d'une femme qui avait survécu à Hiroshima, mais était devenue difforme.

La chaleur avait incrusté une montre de gousset dans le bras. On la cachait parce qu'il y en avait eu d'autres comme elle, des gens qui avaient fusionné bizarrement avec des animaux, de la terre ou les uns avec les autres, puis que le gouvernement avait emmenés ailleurs et qu'on n'avait jamais revus.

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