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Bibliothèque de pwachevski : Mes envies

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A l'épreuve de la faim A l'épreuve de la faim
Frederick Exley   
En 1976, l'auteur américain signe "À l'épreuve de la faim", journal de bord de sa banqueroute existentielle. Le livre est enfin publié en France.
MARINE DE TILLY
Publié le 08/02/2013 à 11:03 | Le Point.fr

Dans Le dernier stade de la soif (1972), Frederick Exley vomissait son dégoût de lui et de la vie sur plus de 400 pages. Sans ciller. Avec autorité et panache. Échecs en série, extases de l'autodestruction, beaucoup de sexe, une exceptionnelle capacité à ingérer des litres, décalitres, hectolitres, kilolitres d'alcool, quelques ballades en HP et un amour maniaque de la littérature... Tout cela donne, chez Exley, une oeuvre d'art. En chef.
Mais il faut toujours un certain temps aux humains pour intégrer les données, parfois déconcertantes, d'un nouveau chef-d'oeuvre. Le temps que l'auteur passe six pieds sous terre, généralement. Parfois même un peu plus. Pour Exley, ça n'a pas été le cas puisque Le dernier stade de la soif "a été considéré comme culte dès sa première parution, en 1968", dit l'éditeur. Sauf que ce n'est pas vrai. En tout cas, pas aux yeux d'Exley, dont l'addiction à la démolition de sa propre vie est encore trop forte. Le putatif succès de son livre n'est pas à la hauteur de son désir de gloire et de sa folie des grandeurs.
Alors il opte pour la folie des malheurs, écrit À l'épreuve de la faim, replonge et nous fait redécoller. Il boit encore, baise, des lolitas, ou pas, fume, transgresse, dérive, pleure la mort d'Edmund Wilson, avec qui il partage vices et délices, et qui meurt alors qu'Exley le lisait, ce qui déclenche l'obsession et l'hystérie. Il se et nous vautre dans ce qu'il appelle poétiquement le "chagrin universel", il se et nous déleste de sa "tristesse putride", éliminant férocement "les matières souillées" de son "âme malade" et géniale. Ce livre n'est ni une suite ni une fin. Ce n'est pas une réponse au Dernier Stade de la soif, encore moins une solution. Le mot qui le désigne vraiment n'existe pas. Il est comme une équation sans résultat. Il ne ressemble à rien d'autre, à un trou noir peut-être, à une île froide, au néant, au vide époustouflant, vertigineux, de la vie.
Pourquoi le lire ?
Parce qu'au fond heureusement qu'Exley ne reçut pas (ou ne crut pas recevoir) de son vivant la gloire qu'il méritait. On n'aurait pas eu droit au côté face de sa déprime abyssale et féconde. Parce que c'est rare, une dépression ambitieuse. Parce que le dégoût d'Exley, pour lui et l'univers, est largement partagé par le lecteur, et qu'on en est fou quand même. Parce que cette lecture défoule. Et parce que bien sûr qu'il faut vivre mal pour écrire bien.
Où et quand le lire ?
Sous l'effet de produits illicites, si possible. Et pour ceux qui ne mangent pas de ce pain-là, saoul, au moins. On doit bien à Exley une petite cuite.
À qui l'offrir ?
À tous les fans de Nabokov, Bukowski, Yates, Thomas Bernhard, Dionysos. À tous les nombrilistes - ce qui fait beaucoup de monde -, mais seulement s'ils ont du génie - ce qui n'en fait plus tant que ça. À tous ceux qui ont le foie en vrac et les sous-vêtements sales.


par PoppyZ
Antigone Antigone
Jean Anouilh   
Je l'ai lue au collège et je l'avais trouvé magnifique.
L'étudier était un réel plaisir.
Ce qui est magique, c'est qu'on connait la fin de l'histoire dès la première page, mais qu'on ne peut s'empêcher d'espérer.
L'espoir faire vivre ....

par Gomette
Cette lumière qui vient de la mer Cette lumière qui vient de la mer
Hiromi Kawakami   
Premier livre de Kawakami Hiromi que je découvre.
Le thème abordé dans ce roman est l'adolescence avec ses doutes, ses questionnements et ses souvenirs.

Pour ceux qui chercheraient de l'action ou un semblant de rebondissement, ils n'en trouveront pas ici.
En effet ce livre, dont le récit est raconté par Midori un adolescent vivant avec sa mère et sa grand-mère, décrit son quotidien en tant que lycéen avec sa famille et ses amies. Il se pose beaucoup de questions sur lui-même, sur sa mère peu présente, son père un peu décalé (dont il découvre l'existence en primaire), sa grand-mère au fort caractère. Sur Mizue sa petite amie, et Hanada son meilleur ami qui décide de s'habiller en fille pour casser l'osmose avec le monde.

Bien qu'on puisse avoir du mal à rentrer vraiment dans l'histoire par sa trop grande passivité, le style d'écriture et le récit n'en restent pas moins agréables et poétiques.

par Whale
Dalva Dalva
Jim Harrison   
Dalva est un personnage solitaire mais emprunt d'une grande liberté par sa force et son courage. Son univers est basée par son sang, son âme d'indienne. On est plongé au coeur de celui-ci avec attirance grâce aux flash backs nous permettant de mieux comprendre sa famille, son esprit. Ce livre a quelque chose de spirituel, dans la course vers son passé, ce passé dans lequel elle a tant souffert...
J'ai vécu à travers elle sa quête, ses sentiments : c'est un personnage très émouvant et attachant qui m'a valu une émotion mêlée de tristesse et de bonheur.

par Blew
David Golder David Golder
Irène Némirovsky   
Le pouvoir de l'argent, la cupidité sont traités avec intelligence et lucidité dans ce court roman.
Drive, Tome 2 : Driven Drive, Tome 2 : Driven
James Sallis   
Phoenix, Arizona. Plusieurs années après les évènements contés dans Drive, le Chauffeur s'est refait une nouvelle vie, avec un nouveau nom. Mais il est soudainement rattrapé par son passé quand sa compagne du moment est assassiné sous ses yeux...

par Kid_A
Éloge de l'ombre Éloge de l'ombre
Junichirô Tanizaki   
"Eloge de l'ombre", ou l'esthétique japonaise par un Japonais.
Comme je ne connais pas très bien le Japon, en dehors des préjugés et lieux communs typiquement occidentaux, j'ai trouvé ce livre passionnant. C'est une réflexion à la fois culturelle et philosophique, qui donne un aperçu des traditions japonaises tout en faisant réfléchir sur la manière dont la modernité nous fait évoluer, Japonais comme Occidentaux (je pense que l'auteur désapprouverait autant que moi le remplacement des vieilles rames de métro par les nouvelles, inconfortables et violemment éclairées).
J'ai trouvé l'écriture magnifique, Tanizaki décrit la nourriture - et l'ombre - avec une grande sensualité, qui donne envie de calme et de lenteur.
Ginny Moon Ginny Moon
Benjamin Ludwig   
Coup de cœur !

Ce livre est juste... sublime !
Ginny Moon a 14 ans. Elle est autiste et a été retiré à sa mère à l'âge de 9 ans. Elle vit maintenant avec ses nouveaux Parents-pour-toujours. Sauf que Ginny a un problème, sa Poupée est restée chez Gloria, sa mère biologique qui la maltraitait. Cela l'obnubile. Elle est donc prête a tout pour retrouver celle qui la battait afin de découvrir ce qu'il est advenu de sa Poupée.

Le lecteur se trouve immédiatement embarqué dans l'histoire de cette jeune autiste et ne lâchera pas le livre avant de savoir ce qu'il s'est passé le soir où les services sociaux sont venus la chercher et surtout, pourquoi cette adolescente de 14 ans fait un blocage sur une simple poupée.

Ginny vous embarquera loin dans son monde, monde qui reste obscur pour les adultes qui l'entourent, mais qui ne le sera pas pour vous puisque c'est elle la narratrice.

C'est émouvant, c'est drôle, c'est instructif. C'est juste génial.
Entre « Le bizarre incident du chien pendant la nuit », « Autobiographie d'une courgette » et « La ballade de Lila K.», c'est un premier roman que je vous recommande sans réserve.

par dadotiste
H2G2, tome 1 : Le Guide du voyageur galactique H2G2, tome 1 : Le Guide du voyageur galactique
Douglas Adams   
Il est inutile de rechercher un quelconque double sens à ce roman, son objet étant uniquement le délire, l’humour décalé et le surréalisme façon Monty Python. On y apprend par exemple que l’objet essentiel pour le routard galactique est la serviette de bain, que la Terre était dirigée par les souris, et que la réponse à la question fondamentale de la Vie, de l’Univers et du Reste est quarante-deux, mais qu’il reste à déterminer la question elle-même…
Dès lors il y a deux possibilités pour tout lecteur de ce roman. Soit il est totalement hermétique à ce type d’humour et il s’ennuiera profondément, soit il y adhère complètement et passera un excellent moment.
Jane Eyre Jane Eyre
Charlotte Brontë   
Très joli roman. J'ai beaucoup aimé. Charlotte Brontë n'est pas tout à fait dans le même registre que Jane Austen car Charlotte a un univers beaucoup plus sombre que Jane

par marjolen7