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Commentaires de livres faits par pwachevski

Extraits de livres par pwachevski

Commentaires de livres appréciés par pwachevski

Extraits de livres appréciés par pwachevski

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
N'ayant pas été très convaincue par le premier tome de cette saga, je m'étais promise de ne pas lire le suivant. Puis le confinement à eu raison de moi... Et aussi le fait que j'avais lu plusieurs reviews disant ce livre meilleur et plus abouti que le premier.

Verdict : je suis d'accord !

Bon, il faut quand même temporiser, je ne trouve toujours pas que ce soit un livre génialissime, à coté duquel il ne faut surtout pas passer. Ça reste quand même une intrigue pour ados qui ne va pas chercher bien loin, et qui n'est pas particulièrement bien écrite. On a clairement mis plus d'ambition et de moyens dans la série.

Mais j'ai trouvé que ce livre apportait beaucoup plus à l'univers de la saga que le premier, qui était totalement optionnel, quand celui-ci apporte des compléments et un éclairage intéressant sur les personnages. De plus le scénario est indéniablement plus recherché. Le tome 1 m'avait vraiment déçu, car j'avais deviné toute l'intrigue au bout de 2 chapitres. Si dans ce tome 2 on n'est toujours pas sur une intrigue hyper originale, on est quand même partie sur une histoire plus complexe, plus vaste et moins évidente. On se situe entre la saison 1 et 2 de la série, et l'action est en fait triple :

1- On suit le personnage de Nick, qui va se rapprocher d'Harvey pour tenter d'en apprendre plus sur les mortels. Je pense que c'est ce que j'ai préféré dans le livre. Ce duo de personnages est inattendu et apporte pas mal d'humour, qui casse complètement le classique triangle amoureux, qui peut facilement être cliché, mièvre et sans originalité. La relation et les sentiments des deux garçons sont plutôt bien décrits et pas improbables. On apporte également pas mal d'éclaircissement sur leurs personnalités, notamment sur le passé de Nick, juste effleuré durant la série.

2- On suit le personnage de Prudence, qui est tiraillée entre pas mal de sentiments concernant sa famille et sa solitude. C'est également un pan de l'intrigue que j'ai trouvé très bien fait, assez bien décrit et crédible. Là encore, ça apporte beaucoup à la saga prise dans son ensemble. On aborde réellement des états d'âme et des aspects de la personnalité de Prudence qu'on n'a jamais creusés dans la série. C'est un personnage que je trouve beaucoup plus touchant et que je vois vraiment différemment depuis que j'ai lu ce livre.

3- On suit le personnage de Sabrina, qui a un petit souci de démon de la malchance. Et là, c'est le drame. Je n'ai malheureusement pas accroché du tout, j'ai trouvé qu'on était clairement en dessous des deux autres intrigues. On tombe dans les mêmes travers que le tome 1 : cette intrigue n'est pas originale, ne présente aucun suspense et n'apporte aucun éclairage nouveau par rapport à la série. J'ai un peu l'impression qu'on nous a parlé de Sabrina parce qu'il fallait le faire, il semblerait totalement incongru qu'on ne parle pas d'elle alors que la saga porte son nom... Sauf qu'on n'avait pas de motif, en terme de scénario, pour faire d'elle l'héroïne de cette histoire. La véritable intrigue est celle qui tourne autour de Nick-Harvey-Prudence, et elle pouvait totalement se suffire à elle-même.
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D'ailleurs, cette intrigue commence à prendre un semblant d’intérêt uniquement quand elle croisera les autres intrigues. Quand Prudence, puis surtout Nick, viennent s'en mêler ! Et malgré cette convergence, la conclusion de l'intrigue m'a déçu. Le combat final était vraiment naze, trop court et sans suspense, alors qu'on aurait pu en faire un truc palpitant.


L'un dans l'autre, ce n'est pas un livre parfait, loin de là, mais j'ai tout de même pris plaisir à le lire. Et surtout, je lui reconnais des qualités objectives que je n'avais pas rencontrées dans le tome 1. Ça me redonne un peu confiance en la saga littéraire et, si d'autres tomes sont prévus, je pense que je les lirais.
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date : 23-03
J'ai été absolument conquise par les 100 premières pages du livre. Outre le style d'écriture soigné, j'ai beaucoup aimé la mise en place de l'univers. La construction personnage par personnage n'est pas la plus simple, mais elle est parfaitement maîtrisée. On nous présente par strates successives un univers vaste et réfléchi, en prime moins stéréotypé et normé, et donc plus étonnant, que les univers des livres de SF actuels. J'ai également apprécié les personnages, que j'ai trouvé assez audacieux. Le côté vieux loup de mer d'Henry m'a particulièrement plu. C'est vraiment un type de personnage qu'on n'a pas l'habitude de voir. Il apporte pas mal d'humour et un ton décalé au livre, sans jamais rien enlever au sérieux et au côté sombre de l'histoire. Bref, j'ai eu très très vite le sentiment de plonger dans un vrai bon livre de classique SF, comme on n'en fait peut-être plus aujourd'hui.

Mais ça a malheureusement fait pschitt sur la suite. Les qualités que j'ai listées sont pourtant toujours là, mais j'ai eu la désagréable impression qu'on n'en faisait rien. On développe un univers de dingue, mais on ne sait apparemment pas quoi raconter autour de cet univers. On s'embourbe dans une histoire de pouvoir, de politique, de succession d'un prince et de ceux qui veulent le détrôner. Certains ont réussi à faire des histoires passionnantes avec ces thèmes, mais ce n'est pas le cas ici. Pour le coup, ça ne m'a pas semblé très réfléchis. Quelque chose sonne creux dans l'intrigue, tout semble aller trop vite, trop facilement. Pas mauvais, mais fade, et pas à la hauteur de l'univers. On est en droit de demander plus d'un univers comme celui-ci. Par ailleurs, j'ai regretté un sacré coup de mou au niveau du rythme.

Cela dit, dans l'ensemble, ça reste un livre que j'ai trouvé agréable et bien écrit. Je suis en plus très contente d'avoir fait cette découverte classique SF un peu oublié, au hasard d'une bibliothèque de partages.
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Cette BD est dans la continuité du tome 1. Et si je n'aime toujours pas particulièrement Voltaire, je reconnais le travail d'écriture et de recherche biographique important de cette saga. Le style des dessins est toujours aussi sympa, peut-être même plus que dans le premier tome, car je l'ai trouvé plus varié. Il y a également un plus grand nombre de planches sur une page ou une double-page entière. Autre point positif, j'ai trouvé le ton particulièrement savoureux. C'est drôle, c'est amusant, c'est totalement décalé par rapport à ce qu'on pourrait a priori attendre d'une biographie de Voltaire.
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Cette BD n'est pas inintéressante, mais je l'ai trouvé assez curieuse. Je ne m'attendais pas du tout à cela. Que des auteurs de BD français passionnés, passionnants et plein de talent essayent de faire revivre de vieilles planches de Mickey, je valide 1000 fois. Mais je m'attendais quand même à un peu plus de travail de leur part. Notamment, les planches manquantes ou abîmées auraient pu être réinventées, car j'ai eu une désagréable et frustrante impression de "texte à trous". On se demande même quelle légitimité ils avaient à mettre leurs noms sur la couverture...

Mais à côté de ça, je peux aussi comprendre l'envie de ne pas dénaturer. Et je reconnais également que ça reste une histoire plutôt sympa, qui a côté nostalgique pour tout ceux qui ont lu des Mickey dans leur enfance. C'est rythmé, c'est drôle.

Malheureusement, je trouve que c'est plus une BD de collectionneurs, qu'on apprécie pour son rôle d'archive, qu'une BD de lecteurs, qu'on lit simplement pour se distraire.
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date : 09-03
J'ai trouvé cette lecture assez plaisante. C'est un livre court, qui se lit donc vite, et son style fluide et agréable rend la lecture d'autant plus rapide. J'ai trouvé son ambiance TRÈS réussie. On a vraiment ce sentiment de personnages mis sous cloche, dans ce calme et paisible parc, alors qu'on est pourtant dans un univers urbain, et donc dense, bruyant, pollué, stressé, anonyme - choses qu'on nous fait aussi sentir. J'ai réellement retrouvé des sensations que je peux moi-même avoir quand je me promène dans un parc. C'est également un livre plutôt amusant. On n'enchaine pas les blagues, mais on rencontre tout de même plusieurs situations ou dialogues assez cocasses qui donnent le sourire. C'est un livre frais et feel good.

Seulement, côté scénario, ça se gatte un petit peu quand même. Peut-on même dire qu'il y en a un ?...
J'aurai sincèrement préféré pouvoir répondre franchement non à cette question ! Un livre contemplatif ou expérimental qui se serait contenté de nous faire ressentir des émotions et des sensations agréables autour de l'univers des parcs aurait réellement pu me plaire. Mais ce n'est pas cela qu'on nous offre ici.
Ici, on nous offre quand même un semblant d'intrigue. Amoureuse, avec le passé de notre personnage principal (dont j'ai complétement oublié le nom... Est-ce qu'on nous l'a donné d'ailleurs ?) et sa rencontre actuelle. Professionnelle, avec de nombreuse référence au métier de commercial en cosmétique du héros. Amicale, avec le fait qu'il se soit installé chez des amis durant un temps. Familiale, dans la complexe relation mère-fils. Bref : il y a indéniablement de la matière pour faire un scénario. Mais le fait qu'on ne traite pas vraiment ces sujets rend l'ensemble un peu frustrant.
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date : 01-03
Cette lecture est un coup de cœur, même si je lui trouve des imperfections. J'ai notamment été un peu agacée par la construction des personnages, outre le fait que Sam soit trop naïf et sans deux sous de jugeote pour être "réel", le fait de passer son temps à comparer les cultures occidentales et japonaises, en y intégrant une forme de jugement de valeur, qui est meilleur que l'autre, qui a raison, ne m'a pas semblé très pertinent et judicieux. Mais ces défauts, j'ai envie pour une fois de dire que je m'en fous, car le reste me le fait largement oublier.

Le reste ? Un livre déjà très agréable à lire. Un style d'écriture fluide et soigné. Une réalisation qui, bien qu'occidentale, copie la poésie, la pudeur et la puissance d'évocation des auteurs nippons. Une copie qui a du sens au vu de l'intrigue et qui n'est nullement déplacée. On sent que c'est écrit par quelqu'un qui connaît parfaitement et qui a un profond respect pour la culture japonaise, et qui prend plaisir à l'expliquer à ses lecteurs.

Ensuite une histoire. Avec un petit comme avec un grand H.
L'histoire de cette famille traditionnelle du japon des années fin 50-début 60, qui accueille un étranger chez eux, avec une curiosité mutuelle. Le dépaysement nous gagne très facilement, et titille notre curiosité tout le long de la lecture. Le côté introverti et les bonnes manières de Yuka nous touchent. Le côté bien plus fougueux d'Ohatsu amène du pep's. La galerie de personnages secondaires est marquante
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: la maladie de Fumio nous fait mal au cœur, ce paysan qui découvre les escalators nous amuse, l’honnêteté sans fard du peintre nous glace, etc.


L'Histoire de la bombe atomique d'Hiroshima. Ou plutôt de l'après, dont on parle beaucoup moins dans les livres d'histoire. Le traumatisme, le deuil, le rejet, les maladies et autres conséquences à long terme. C'est de cela dont il est question. J'ai appris plein de chose et ça m'a beaucoup touché. C'est un livre qui fait preuve d'une grande pédagogie et d'un devoir de mémoire d'autant plus remarquable qu'il -je le répète- vient d'une journaliste occidentale.
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date : 23-02
On va commencer par le visuel : c'est indéniablement beau. Il faudrait être franchement difficile pour ne pas le penser. C'est bien fait, c'est soigné, c'est précis. On nous plonge sans aucun mal dans différents lieux, époques, et ambiances. Le travail du coloriste est également sans faute.

Cela dit, je soupçonne fortement l'auteur d'avoir travaillé à partir de photographies pour les lieux réels. Ça ne s'explique pas vraiment, mais ça se voit, ça se ressent. Et quelque chose m'a dérangé dans ces planches. On plutôt dans le décalage que cela créé avec les autres planches, tirées elles de l'imagination de l'auteur. Cette absence d'unité sur l'ensemble du livre m'a gêné.

Passons maintenant à l'intrigue... Je reste vraiment perplexe. Il y a du bon. J'ai aimé le côté fantastique de l'histoire, ainsi que le fait qu'on ne soit pas forcément allé chercher l'évidence. Bien sûr qu'on va parler un peu de la Joconde, incontournable quand on parle du Louvre, ou même d'art en général. Mais on va aussi parler de du peintre Corot, de la ville d'Auvers-sur-Oise, ou de l'histoire du musée pendant la Seconde Guerre mondiale. Et là, clairement, on est dans l'inattendu.

Mais j'avoue également ne pas être parvenue à trouver de fil rouge à cette histoire. Chaque chapitre pourrait être lu indépendamment du précédent. On n'a pas d'explication à tout cela, et à la fin, on ne sait pas vraiment ce qu'on a cherché à nous raconter. Bref, c'est un livre que j'ai trouvé assez peu intéressant dans son ensemble.
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Je suis tellement déçue par cette BD ! Le concept du personnage de la voisine sexy avec un chien pénible m'avait complètement emballé sur le papier, car je pense très sincèrement qu'on pourrait faire un truc génial sur ce thème. Mais j'ai trouvé les développements tellement... plats. Et puis pas drôle, surtout. Les saynètes qu'on enchaîne ne mènent absolument à rien ; leurs chutes tombent systématiquement à côté.

Ce n'était déjà pas glorieux, mais la seconde partie de la BD, "Le retour du chien de la voisine" fini de m'achever, par son humour de mauvais goût et choquant
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: en quoi montrer une femme tenter de tuer un chien avec de l'insecticide ou un homme abandonnant le chien est censé être drôle ????!!!
Je n'ai par ailleurs pas été séduite par le style des dessins, que j'ai trouvé trop brouillons par moment.
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date : 19-02
Grande nouvelle, je me suis enfin décidée à lire ce qui est probablement le plus vieux livre de ma PAL ! Sans exagérer, je crois que ça fait 10 ans qu'il y traîne. Bon, disons le tout de suite, l'attente n'a pas décuplé mon excitation. Cependant, je pense que mon jugement sur ce livre est moins dur aujourd'hui qu'il ne l'aurait été il y a 10 ans. Ce qui a un succès fulgurant sans raison à mon sens m’énerve prodigieusement. Mais toute la folie Stephenie Meyer / Twilight étant bien loin derrière nous (ouf), aujourd'hui je rigole plutôt bienveillamment des défauts de ce livre.

Le plus gros défaut, le plus flagrant, celui qui a vraiment gâché ma lecture de la première à la dernière page c'est que c'est affreusement mal écrit. Alors oui, c'est un style est facile d'accès - le livre est pourtant assez gros, mais je pense que même un novice en lecture pourrait s'y aventurer -, qui vient d'une romancière qui n'a jamais affiché de prétention particulière sur ce point et n'ambitionne clairement pas à gagner un jour le prix Pulitzer. Mais être modeste et réaliste sur ses capacités n'excuse pas tout. Il n'y a aucune recherche, elle a jeté ses mots sur le papier juste comme ils lui sortaient de l'esprit. Qu'est ce que c'est plat et sans saveur. Et puis surtout : bourré de répétitions et de descriptions superflues qui enfoncent des portes ouvertes. Le nombre de lignes ou de paragraphes que j'ai sautés est juste incalculable, dans la mesure où le plus souvent, la première phrase du paragraphe est la seule d'utile et qui fait avancer les choses.

En revanche, j'avoue volontiers avoir trouvé l'univers de ce livre assez intéressant, et même original. Autant Twilight n'avait ZÉRO originalité, ni dans son genre (romance + vampires) ni dans sa construction (triangle amoureux) ni dans ses personnages hyper stéréotypés. Autant les Âmes vagabondes propose une histoire SF-futuriste plutôt bien réfléchie. On développe quand même assez bien l'univers, avec le concept d'âme tel qu'il est entendu dans cette histoire, les différentes planètes et races qui les peuple, cette sorte de colonisation, comment elle s'est mise en place et pourquoi, la résistance qu'elle rencontre, etc. Plutôt bien construite
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j'ai bien aimé le fait qu'on ait une narration à la première personne, par cette narratrice tiraillée entre deux personnalités.[/spoiler] Et plutôt inédite. Je ne prétends pas être experte en science-fiction, mais je ne vois pas d'exemple évident d’œuvre avec une intrigue jouant sur les mêmes codes. Tout ça fait que c'est un livre qui est bien plus ambitieux, bien plus compliqué à mettre dans une case, et qui s'adresse à un lectorat beaucoup plus large que Twilight.

Alors oui, tout n'est pas parfait. J'ai notamment trouvé que l'aspect romance ne se justifiait pas vraiment, occupait une place disproportionnée dans le livre, et était pour le coup très mal construit, maladroit et pas du tout original [spoiler]une relation qui commence par ce qui s'appelle une agression sexuelle, ce n'est pas ce qui me semble être le meilleur choix pour faire rêver des gamines. Les personnages sont tous beaux et séduisants et stéréotypés au possible.
Mais bon, même si c'est pas ouf, c'est ce que je disais plus haut, je n'ai pas envie d'être méchante. Le reste de l'univers en fait déjà un roman mieux pensé et plus intéressant que la majorité des créations YA que j'ai été amené à lire, et j'ai envie de gentiment retenir cela.

Il ne faut cependant pas exagérer non plus, ça ne fera qu'une liste "lu aussi" au vu des défauts, mais avec les encouragements et une forme d'agréable surprise du jury.
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date : 10-02
Quel début de lecture éprouvant ! Les premières pages sont très marquantes tant elles sont affreuses, mais elles sont également d'une puissance et d'une force qui bluffe instantanément le lecteur. On reste vraiment sonné et ancré au sol. On peut même être pris d'un doute : ai-je vraiment envie de lire cette histoire ? Pour ma part c'est un grand oui, car on comprendre tout de suite qu'on n'a pas n'importe quel livre dans les mains. On a au contraire un livre très ambitieux, hors norme au niveau de son thème et porté par un style d'écriture froid, mais qu'une maîtrise remarquable. Chaque mot est savamment pesé du début à la fin de l'histoire.

Je suis une fille très binaire : une style d'écriture aussi soigné que celui-ci, ça suffit largement à me faire dévorer un livre, peu importe son histoire. C'est clairement ce qui s'est passé ici. Je trouve que ça se lit bien, ça se lit vite, ça se lit avec plaisir, ça se lit avec passion. Bref, c'est addictif, j'avais une vraie envie de connaître la suite, et j'ai véritablement passé un bon moment

Mais en plus de ça, l'histoire m'a plu. La façon dont la vie de Louise est décortiquée, en faisant l'analyse froide et factuelle de son milieu modeste et toutes les humiliations qu'elle a vécues est hyper troublante. On début du livre, on se dit que c'est un monstre. Au fil du livre, sans pardonner, très loin de là, on arrive a comprendre comment elle en est arrivé à un tel geste, qui mêle jalousie, dépendance et appel au secours.

La façon dont est décortiqué le couple que forme Myriam et Paul est tout aussi intéressante et troublante. Peut-être d'autant plus pour moi, dans la mesure où je me suis sentie plus proche d'eux que de Louise. Leur mode de vie assez privilégier et leurs valeurs sont en partie miennes. On est tous le bobo de quelqu'un et l'agacement n'est jamais bien loin en la matière.

Mais c'est surtout Myriam qu'on décrypte, Paul est finalement un personnage secondaire, tout comme les enfants. C'est l'histoire de la confrontation de deux femmes, de deux mères, complètement opposées - et on sait que dans une société comme la nôtre, la faute repose toujours sur la mère, jamais assez parfaite, jamais assez pure... Ce qui fini de nous achever dans ce livre, c'est vraiment la description sans concession qui est faite de la maternité ; y compris et surtout sans ses aspects sombres ou peu glorieux. Ce concept si étriqué, si personnel et si inintéressant quand c'est une copine qui vous parle de sa grossesse ou de son accouchement prend ici une envergure et une puissance assez rarement atteinte dans une œuvre de fiction.

Bref, je n'ai pas grand chose à redire, c'est un excellent livre. On regrettera peut-être la fin cependant, car j'ai trouvé qu'elle arrivait un peu vite, sans qu'on sache pourquoi on a choisi de s’arrêter là plutôt qu'à un autre moment.
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date : 08-02
J'ai découvert Fabcaro tout récemment, avec "Formica", sa dernière BD en date. Cette BD m'a vraiment laissé une très bonne impression, car j'ai adoré et trouvé hyper original son humour absurde.

Réaction habituelle chez moi quand j'ai aimé quelque chose : vouloir en découvrir plus ! Je me suis donc naturellement tournée vers son livre le plus populaire et qui l'a fait connaître. Et j'avoue que je suis soudainement comme prise d'un doute...

Je ne peux absolument pas dire que "Zaï zaï zaï zaï" soit moins bien que l'autre BD que j'ai lue. Le style, le ton et l'humour sont exactement les mêmes. J'aurai même tendance à penser que cette BD est objectivement meilleure, car elle aborde des thèmes plus profonds. Il y a par exemple une vraie critique des médias, qui est plutôt très pertinente.

Mais je reste sur une impression très bizarre de ne plus du tout avoir été surprise. "Formica" m'avait bluffé par son originalité et son audace alors que là, j'ai trouvé ça attendu et un peu plat. Je savais déjà à quoi m'attendre et c'est beaucoup moins fun du coup.

Je pense donc en rester là avec cet auteur, car j'ai l'impression d'avoir déjà fait le tour de la question en seulement deux BD. Mais je vous conseille tout de même de lire au moins l'une de ses BD, car son style et son humour méritent vraiment qu'on s'y intéresse.
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date : 07-02
J'ai découvert Cindy Costes grâce au webzine L'Indé Panda, qui dans son numéro 2 a publié l'une de ses nouvelles ("Le Voyage") que j'ai littéralement adorée. Elle m'avait vraiment touché et marqué, de par son thème, et surtout par la justesse absolue de ses mots.

Je ne peux du coup absolument pas cacher ma déception à la suite de la lecture de cette nouvelle-ci. Mes attentes étaient peut-être un peu trop hautes ? Mais pour moi, il n'y a pas que ça. C'est limite si je n'ai pas l'impression que ces deux textes ont été écrits par des personnes différentes.

Il est vrai qu'on retrouve des thèmes (la famille et les enfants) mais aussi une intention similaires, avec un message positif et inspirant au final. Mais la comparaison s'arrête là. "C'est pour ton bien" ne m'a pas semblé abouti. Les dialogues sonnent creux, et manquent terriblement de cette justesse, qui m'avait bluffé par le passé.
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Vous arrivez en retard à un rendez-vous entre copines dans un café, votre première phrase est "j'ai du retard", non, désolée, mais on va penser à tout sauf à vos règles et au fait que vous soyez peut-être enceinte. D'ailleurs, soit dit en passant : RÈGLE RÈGLE RÈGLE RÈGLE MENSTRUATION RÈGLE. L'auteur semble avoir peur de ce mot car elle ne l'utilise jamais, c'est un concours de périphrases digne d'une adolescente, c'est insupportable.[/spoiler]

Par ailleurs, les choses m'ont en permanence semblé aller trop vite. Par conséquent, il est difficile de trouver une réelle crédibilité à l'ensemble. Les personnages sont caricaturaux au possible. On le voit à 10km que Gaby est une personne toxique. [spoiler]Mais le fait qu'elle décide à la place de sa copine d'avorter, c'est vraiment too much. [/spoiler] La chute est attendue. Le retournement de situation arrive lui aussi trop vite, usant d'arguments bateau et peu recherchés. [spoiler]Personne ne va se faire avorter "par confort" ou de gaieté de cœur, et on ne prétend d'ailleurs jamais le contraire dans ce livre. Mais le passage "je m'imagine lui donner le sein" fait tellement mauvais pro-life ; transforme un passage clé de l'histoire, qui aurait dû être fort et touchant, en niaiserie extrêmement maladroite.


Bref, Si je devais résumer mon impression en une seule phrase, c'est que c'est que le format est beaucoup trop court pour ce qu'on a voulu raconter. Le double de pages au moins aurait été nécessaire pour faire une histoire juste, touchante et sans maladresse. Après, ça reste un texte accessible gratuitement sur internet (kindle), donc je n'ai à la limite pas perdu grand chose.

Je termine tout de même en disant que je pense malgré tout que c'est une auteur indépendante à découvrir car son univers est intéressant (même si je n'ai pas l'impression qu'elle ait une actualité récente - quelqu'un a des infos ?). Mais ce n'est clairement pas ce texte là que je vais vous conseiller en priorité.
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Je suis très heureuse et très fière d'avoir ce livre dans ma collection. Il est juste MA-GNI-FIQUE. Ce n'est bien sûr pas mon premier livre illustré, mais je trouve qu'il a vraiment une saveur particulière. C'est une création très moderne et hyper élégante, avec ce superbe choix de couleur : blanc, bleu et doré, sur ce beau papier à la texture chaleureuse. Il y a un énorme sens du détail, pas une page du livre qui n'a pas été savamment pensée, TOUT est bien réfléchis, y compris le placement des numéros de page ou encore les rabats marque-page. C'est un parfait travail d'édition, d'une maison que je ne connais pas très bien (Le Castor Astral) mais qui mérite visiblement qu'on s'y intéresse. Les illustrations sont de Clara Lauga et la direction artistique de Vincent Falgueyret ; leurs noms ne sont écrits qu'en tout petit sur la quatrième de couverture, je les ai cherché un moment, c'est pour ça que je me permet de les re-citer ici.

Ceci étant dit, le livre commence par une petite biographie de Pamela Lyndon Travers écrite par le traducteur, Thierry Beauchamp. C'est bien dosé, ni trop long ni trop court. C'est un bon choix de l'avoir mise en début d'ouvrage, car ça permet de bien situer les choses, les replacer dans leur contexte.

On enchaîne sur une sorte de lettre ouverte de Pamela Lyndon Travers, initialement publiée dans New york Times Magazine, où elle parle de son travail de romancière, et plus précisément de son rapport à la littérature jeunesse. J'ai trouvé ça passionnant, on sent qu'il y a une vraie réflexion dans ses paroles, un engagement de sa part, un subtil choix de mot. Ça m'a fait penser à une citation de Virginia Woolf sur Alice au pays des merveilles et de l'autre côté du miroir : "Les deux Alices ne sont pas des livres pour enfants mais plutôt les seuls livres pour lesquels nous devenons enfants". Les seuls ? Non, puisqu'il y a aussi Mary Poppins. Bref, c'est une jolie mise en bouche, qui permet elle aussi de se familiariser avec la personnalité complexe de la créatrice de notre fameuse gouvernante.

Je précise à ce stade que je n'ai pas souvenir d'avoir déjà lu un roman de Mary Poppins dans ma vie, avant celui-ci. J'ai vu des films Mary Poppins, j'ai vu des films qui parlaient de Mary Poppins (je pense notamment à "Dans l'ombre de Mary" que j'ai trouvé très sympa), j'ai vu un nombre incalculable d'histoires, tout support confondu, qui clairement s'inspiraient de Mary Poppins. Mais l’œuvre originale... Je suis passée à côté. Si c'est aussi votre cas, est-ce que ça pose problème ? Non, on arrive très bien à suivre les intrigues du livre. Cependant, il faudra accepter de ne pas avoir une vraie présentation des personnages principaux. Il y a également un personnage clé de "La Maison d'à côté", Mlle Andrews, qui est vraisemblablement déjà apparu dans un précédent livre. Et donc là aussi, il faut accepter qu'on ne va pas tout nous réexpliquer.

Pour le reste, la première histoire, "La Maison d'à côté" est très intéressante à suivre et a le mérite de traiter de sujets assez puissants. Luti, ce petit garçon malmené et déraciné de son pays natal est un personnage fort, inattendu dans un livre jeunesse et pour lequel on a de la compassion. Il fera même fondre notre froide gouvernante-magicienne, qui présente une grande et touchante complicité avec les enfants dans ce tome. Le dénouement est un poil trop rapide à mon goût, mais c'est aussi ça la magie de Mary Poppins, donc on fait avec. Je regrette en revanche son côté un peu immoral
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Mlle Andrews méritait vraiment cela ? Une prise de conscience de ses erreurs et des regrets auraient été plus positifs.


La seconde histoire "Mary Poppins dans l'allée des cerisiers" est moins accrocheuse, du fait de sa structure narrative plus complexe, voire un peu étrange. L'intrigue se passe dans le parc, et le vrai héros est finalement le gardien, qui va au cours de la nuit rencontrer tous les autres personnages et vivre une petite histoire avec chacun. On peine un peu à voir une intrigue ou un thème qui se décroche plus qu'un autre, qui nous touche et nous reste en mémoire. Les développements et la conclusion sont un peu lunaires. En revanche, le rythme et l'humour sont au rendez-vous. On enchaîne les quiproquos et les situations absurdes assez savoureuses. J'y ai également beaucoup plus ressenti les aspects ésotérique et crépusculaire évoqués sur la 4ème de couverture et dans la préface. Il est vrai que cette histoire est troublante et qu'il s'en dégage une certaine mélancolie.
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Déjà le tome 4 et je suis contente car j'ai enfin une originalité à signaler ! J'ai beaucoup aimé le récit du voyage aux États-Unis tout au début du livre. On prend vraiment le temps de décrire ce voyage, et les anecdotes sont assez drôles. Dans un tout autre style, le côté médical de la fin a également son intérêt. C'est plutôt original, ce n'est pas forcément ce à quoi on s'attend en premier à lire dans cette saga, mais ça s’accorde pourtant parfaitement au reste. Le milieu est plus quelconque, on est égal à soi-même, ce n'est pas la meilleure saga de Lewis Trondheim mais ça se lit bien et c'est assez distrayant ; à défaut de réellement marquer son lecteur.
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Les tomes s'enchainent, les commentaires se ressemblent. En effet, ils sont tellement dans le même style et la même ambiance les uns les autres, qu'il est difficile de souligner une vraie originalité ou de marquer une préférence. Quoi qu'il en soit, si j'avais été un peu déçue à la lecture du premier tome, trouvant le concept un peu trop simpliste, je commence réellement à me prendre au jeu et à prendre plaisir à la lecture. L'aspect voyage me plait toujours autant, et la personnalité de notre personnage principal (et auteur) est attachante.
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Tome 2 de la série, dans la continuité parfaite du premier. Ce n'est pas hyper original, mais on enchaine les scènes de la vie quotidienne que l'humour et la personnalité de Lewis Trondheim rendent savoureuses. Son côté hypocondriaque et anxieux est particulièrement drôle. Les voyages sont toujours bien présents, mais j'ai l'impression qu'un peu moins que dans le 1er. J'ai donc un peu moins aimé ce tome pour cette raison.
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Je pense pouvoir dire sans offenser personne que ce n'est pas la meilleure œuvre de Lewis Trondheim. Qu'un auteur et scénariste aussi créatif que lui ne propose finalement rien de plus que des petites scénettes de la vie quotidienne, presque banales, ça peut décevoir. Mais en même temps, ça reste une œuvre de Lewis Trondheim. Est-ce donc mauvais ? Par définition non. Ça reste son style, sa personnalité, sa vision du monde, son humour, etc. Je trouve qu'on passe malgré tout un agréable moment, on entre très facilement dans ses délires, qu'il a eu l'excellente idée de poursuivre comme des fils rouges tout le long de la BD. Je pense que ce qui m'a le plus séduit, c'est le côté "carnet de voyage", puisqu'on bouge beaucoup, et les anecdotes de vacances ont cette saveur particulière du dépaysement qui est très agréable.
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date : 17-01
Ce n'est pas le premier roman d'Ogawa Ito que je lis. J'ai en effet déjà à mon actif "Le restaurant de l'amour retrouvé" qui, sans être un énorme coup de cœur, me laisse un bon souvenir. Je retrouve dans "Le jardin arc-en-ciel" des qualités communes, notamment un style d'écriture fluide, qui nous embarque avec lui, et qui fait qu'on n'a pas envie de reposer le livre, tout simplement. Autre point de convergence, le traitement de sentiments assez nobles (l'amour, la tolérance, le partage,...) qui parfois font du bien à entendre. Il y a un vrai coté feel-good, d'autant plus présent que les personnages sont attachants.

Seulement, il y aussi une différence fondamentale entre les deux, que je regrette. Le restaurant avait un côté, pas tout à fait fantastique, mais au moins... Surnaturel. C'était un roman typiquement japonais, où il arrivait parfois des choses qui échappaient à toute logique, mais ce n'est pas grave, on ne nous donnait pas d'explication, comme si tout était normal.

Alors que Le jardin se veut bien plus terre à terre et réaliste. Ça a du bon, ça permet le traitement de "vrais" sujets, notamment l'homosexualité et l'homoparentalité et leur acceptation (ou non) par certaines personnes. Mais ça rencontre aussi ses limites par moment par, pour le coup, un excès d'explications qui enfoncent des portes ouvertes.
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La grossesse de Choko est typiquement un évènement qui aurait pu rester inexpliqué. Au lieu de ça "ah bah non, c'est parce que malgré le fait que je sois lesbienne, j'ai couché avec un homme juste avant de te connaître et du coup je suis enceinte, mais t'inquiète je n'aime que toi - Oh oui Choko, moi aussi je n'aime que toi *pleurs*".
Tout ça donne un côté terriblement naïf et mièvre à l'histoire. J'avais parfois l'impression d'assister à une télénovela hispanique.

Ça m'a vraiment dérangé par moment. Car en soi, l'enchaînement d'actions m'a plu, tout comme la construction de l'intrigue, autour de plusieurs voix, plusieurs points de vue, plusieurs narrations. Mais il y a un nœud dans le système, un truc qui coince, malgré des passages plus justes et touchants.

C'est comme ça que j'ai fini par classer ce livre en "lu aussi", c'est peut-être un peu dur, car je l'ai tout de même lu avec plaisir, mais j'ai classé le restaurant en bronze, et je ne pouvais pas les mettre dans la même boite.
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Je ne connaissais pas l'auteur avant cette BD, je suis donc sur une découverte, et pour moi c'est une grosse surprise - bien que j'ai cru comprendre que les habitués aient regretté un manque de renouveau
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(on en parle d'ailleurs dans la BD elle-même !).
Je ne m'attendais mais alors pas du tout à une BD comme ça, aussi... Folle ? Je m'attendais à une simple histoire de repas de famille qui se passe mal, alors que c'est tellement plus original. J'ai été surprise, mais aussi séduite, dès les premières pages, par la tournure complètement absurde des évènements. Même si quelques blagues manquent de finesse et tombent à l'eau - j'ai notamment trouvé très lourdes toutes les allusions sexuelles qui n'avaient pas lieu d'être - j'ai trouvé ça globalement très drôle. La construction théâtrale est intéressante. Le style épuré des dessins, se concentrant principalement sur les personnages, est assez sympa également.
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date : 04-01
S'il y a bien une chose qui m'a immédiatement séduite, c'est le style des dessins, qui est juste hyper intéressant et poétique. Ce mélange de crayonnés, de détails lumineux plus précis et de textures, appliqué à un univers très "orientalisant" est vraiment très réussi. Je garde en mémoire la beauté de certaines planches, par exemple les vues du désert.

C'est très ambitieux de s'attaquer à une réécriture d'un classique comme Les Mille et Une Nuits. Peut-être un peu trop pour un format si court ? En tout cas, je n'ai pour ma part pas été séduite par l'intrigue, que j'ai trouvé décousue et complexe, dans le mauvais sens de ce terme. Trop de thèmes, trop d'univers, trop de styles. Des incursions fantastiques pas toujours bien nécessaires ou justifiées à mon sens. Des transitions pas très claires et peu soignées. La contrainte des 80 pages d'une (déjà grande) BD franco-belge ne me semble pas avoir été surmontée.
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Vous comprendrez aisément que, de par sa forme, il est impossible de noter ce livre selon les critères habituels : il n'y a pas de scénario, de suspense ou d'humour ; et si style d'écriture il y a (bien que discutable compte tenu du caractère oral des plaidoiries), il n'est en rien imputable au prétentieux qui a écrit son nom sur la couverture ! Son seul mérite étant d'avoir mis un coup d’agrafeuse à des plaidoiries prononcées par d'autres, et d'avoir écrit une vingtaine de courts résumés des affaires, à la rigueur bien plus journalistique que juridique... Mais bref, passons.

J'ai bien apprécié cette lecture. Bien sûr que certaines plaidoiries m'ont plus touché que d'autres. Bien sûr que certains sujets m'ont plus interpellé que d'autres. J'ai par exemple été particulièrement saisie par toute la partie qui a été appelée "Combat pour l'innocence" ainsi que par "La passion à la barre", quand celle "Au cœur de la société" m'a un peu passé au-dessus. Mais c'est le jeu, et dans la globalité, j'ai trouvé ce livre intéressant et instructif. La ferveur, la passion et la sincérité mises par les avocats dans leurs plaidoiries nous atteignent facilement. Le choix des affaires est pertinent, car il y en a un peu pour tous les goûts : du débat de société, de l'historique, du politique, des grandes causes, des cas individuels, des avocats très médiatiques comme des un peu plus discrets.

Je n'aurais qu'un regret, c'est des choix d'extraits parfois un peu courts. Quand on nous annonce une plaidoirie qui a durée des heures, voire parfois des jours, pour en mettre ensuite qu'un extrait de 4-5 pages, clairement, il y a quelque chose qui cloche ; quelque chose qui est finalement impossible à retranscrire. Et je trouve ça d'autant plus regrettable quand on fait le choix de mettre plusieurs extraits pour une même affaire. Je prends pour exemple le procès de Jérôme Kerviel, avec la plaidoirie de Jean Reinhart qui fait... 10 lignes. C'est juste ridicule, ça ne retranscrit en rien ni son travail, ni son éloquence, ni son raisonnement. Autant de rien mettre du tout.

Après je ne vous cache pas une chose : je suis juriste. Et je suis tout à fait incapable de dire si un non-juriste trouvera à cette lecture un intérêt similaire au mien, ou même s'il comprendra toutes les subtilités de procédure parfois mises en avant. Je n'ai aucun doute sur le fait que sur scène, porté par un grand acteur comme Richard Berry, cela peut parler et passionner tout le monde - en attestera le succès du spectacle - mais à l'écrit je trouve ça assez différent. Ça fait tout de suite plus "intello". Par ailleurs, si je ne dis pas de bêtises, Richard Berry ne joue que 6 de ces plaidoiries sur scène, ce qui rend également le format beaucoup plus court.
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date : 28-12-2019
Je n'ai pas terminé ce livre. Je l'ai commencé il y a plus de 2 mois, j'en ai lu 150-175 pages. Puis j'ai décidé de faire une pause dans ma lecture. J'écris finalement ce commentaire dès maintenant, car mon opinion est faite et que les chances que je reprenne ma lecture un jour sont quasi nulles.

Ce n'est pas un livre mal écrit. Ce n'est pas non plus un livre à l'histoire inintéressante. Bien au contraire, je trouve qu'il y a un gros travail de construction d'un univers propre, bien pensé et assez original, que je tiens vraiment à souligner. C'est de la SF subtile, avec un future proche, qui ne change que sur la façon dont la société traite la pauvreté et les exclusions sociales. C'est une dystopie adulte et engagée, on trouvera tous aisément de gênants points de convergence avec les ghettos de pauvres et autres "jungle" de réfugiés qu'on peut voir aujourd'hui en France.

Mais je n'ai pas DU TOUT aimé l'ambiance de ce livre. J'ai trouvé ça d'une part trop dur, lourd, pesant, glauque, plein de pathos. Et ça tout le temps, dès le début du livre, sans vraie justification ni instant de répit. Notre personnage principal ne peut pas juste s'occuper d'une vieille dame peu affable, non, faut aussi que cette vieille dame ait une maladie de peau qui nécessite des soins peu ragoutants. Notre personnage ne peut pas juste faire des ménages, non, faut qu'elle fasse des ménages particulièrement dégueulasses (genre des toilettes lavées qu'une fois par mois). C'est comme ça tout le temps, pour tout et n'importe quoi. A un moment on veut juste dire stop.

Et d'autre part, je trouve que ce ton très misérabiliste - qui se veut surement "vrai", on montre la réalité des choses, même ce qu'on nous dit pas habituellement - tranche complètement avec la vacuité du traitement qui est fait du thème et de l'univers. Il y a quand même plein de choses intéressantes et intelligentes à dire sur le sujet de la pauvreté et des inégalités, pour interpeller et éveiller les consciences. Mais on le fait pas. A la place, on nous sert des paragraphes, voire des pages entières, de propos d'une platitude affligeante, sans aucune profondeur d'analyse. Vous vous installez une demie-heure dans un bistrot, vous allez entendre les mêmes. Ça gâche toute la bonne idée de départ.

Alors oui, il y a bien la thématique de la solidarité, ce groupe de femmes qui se soutient et s'entraide, alors qu'elles sont au fond du trou. C'est agréable d'entendre parler d'un tel thème, c'est tellement rare. Mais ça occupe une place bien trop minime dans le livre pour avoir réellement de l'importance et contrebalancer le reste.

Le cumule de tout ça fait que je n'ai absolument aucune envie de me replonger dans ce livre, qui m'inspire uniquement de la déception, de la répulsion et du dégout. J'en suis vraiment à me demander sur quelle horreur je vais encore tomber si je reprends cette lecture. Bref, la fin (et les autres livres de l'auteur) ça sera sans moi.
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Voilaaaa j'ai fini cette saga. Et que dire ? Ce qui est certain, c'est que dans sa globalité, je suis vraiment séduite. Pourtant ce n'était pas gagné d'avance, je suis assez mauvais public en matière de littérature jeunesse et YA. Comme pour les livres romantiques, leur côté commercial et formaté m’insupporte. Sauf que ce n'est pas du tout des qualificatifs que je peux utiliser pour la Passe-miroir, c'est des livres qui sont bien au contraire en dehors des modes, qui ne répondent qu'à leurs propres codes, logiques et univers, et ont donc, finalement, beaucoup de cachet, de charme et de personnalité.

Mais plus précisément, sur ce tome 4, j'en pense quoi ? Bah je sèche un peu ! C'est rare que ça m'arrive, mais je ne sais pas vraiment qu'en penser. Je pensais que l'écriture de ce commentaire allait me permettre de clarifier un peu les choses, mais j'ai l'impression que ça m'embrouille encore plus...

Sachant combien il est difficile de terminer une saga, d'autant plus quand elle cumule une solide communauté de fans et des critiques professionnelles dithyrambiques, sachant combien il est facile de se faire influencer par les avis des autres, je ne voulais absolument pas me laisser polluer par de quelconques a priori sur cette lecture. J'ai fait le choix de la débuter sans rien savoir. Je n'ai lu aucun commentaire, aucun article, aucune prise de parole de l'auteur (je ne découvre tout ça que maintenant, et woow slow down les gens !), je n'avais même pas lu la quatrième de couverture. Je suis juste entrée, avec naïveté, dans l'histoire, prête à me laisser porter par l'intrigue, quelle qu'elle fut.

Mais dès les premières pages et chapitres, j'ai eu le sentiment de me heurter à un mur. Hey, mais c'est qu'on m'avait pas dit qu'il fallait que je prenne des notes durant la lecture des précédents tomes... J'ai eu un mal fou à me remettre les choses à leur place. Les lieux, les personnages, les subtilités de l'intrigue du tome 3 : black-out ! Ok, le tome 3 est sorti il y a 2 ans, ok, ma mémoire n'est pas infaillible, mais est ce qu'il y a vraiment que ça ? Pourquoi je n'ai pas eu cette impression au début des autres tomes ou avec 95% des autres sagas que je lis ?

Peut-être parce que j'ai été déçue par le tome 3, en fait ? J'ai vraiment eu envie de l'aimer, par sympathie pour la saga, ses personnages et sa merveilleuse auteur. J'ai presque réussi à me persuader, à un moment, que j'avais aimé ce tome... Mais non. Et je me reprend comme un retour de flamme cette déception dès le commencement de ma lecture. Je n'ai jamais vraiment réussi à me plonger dans ce lieu qu'est Babel. Quand je pense à cette saga, je pense au Pôle, je pense à la Citacielle, je pense à Anima - qui me faisaient complètement rêver. Je ne pense pas a la Bonne Famille - qui hérisse plutôt mes griffes. Il en va de même pour les personnages, ceux de Babel restent de froids inconnus à mes yeux. Octavio ? Elisabeth ? Médiana ? C'est qui encore, eux ? Berenilde, Archibald, Renard, Gaëlle, la Tante Roseline : c'était quand même autre chose (ok boomer). Je peux sans aucun mal vous raconter les grosses lignes des intrigues des tomes 1 et 2, car la charge émotionnelle y est forte. Je suis incapable de vous raconter l'intrigue du tome 3.

Je crois que j'avais espéré secrètement que le tome 4 renouerait avec l'ambiance familiale des deux premiers tomes. Sauf que non, on persiste et signe. Il y a clairement deux phases dans cette saga : les tomes 1 et 2 sont intimement liés l'un a l'autre, tout comme les tomes 3 et 4. Mais entre les deux, il y a une vraie césure. Et, c'est puéril, je le sais, mais j'ai vraiment du mal à l'accepter. J'aurais aimé qu'elle ne soit pas là cette césure - que je ne comprends pas d'ailleurs. Il aurait suffit de pas grand chose, finalement, pour que l'intrigue se continue sur le Pôle.

Non contente de s'inscrire dans la continuité du tome 3, on s'y enfonce plus profondément, à grand renfort de descriptions, parfois longues, parfois compliquées, parfois techniques, jusqu'à un final... Lunaire. Je me sens un peu idiote de le dire, mais je n'ai pas compris la moitié des évènements qui se déroulent dans les 100 dernières pages. Une relecture de l'intégralité de la saga, d'une traite, ne serait vraiment pas de trop pour tout saisir. Et malgré toutes les descriptions, toute cette complexité, des pans entiers de l'intrigue restent pour moi sans réponses
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: c'est quoi à la fin ce fichu pouvoir qu'elle a Victoire ? Et Seconde, on en parle ? Pourquoi parler autant de la stérilité d'Ophélie... Pour rien ? Pourquoi elle perd SES DOIGTS ?! Pourquoi elle redevient maladroite ? Pourquoi toute cette place accordée aux Esprits de famille... Pour rien là aussi ? Pourquoi ils ne sont pas au cœur du dénouement ? Pourquoi ils ne retrouvent finalement pas leur mémoire ? Pourquoi Thorn a besoin d'être "réparé" ? Pourquoi de cette façon (il y a clairement un truc qui se passe autour de notre couple star et des enfants !) ? Quel est la maladie d'Archibald ? Qu'a fait Renard pendant tout ce temps où on ne l'a pas vu ? Élisabeth ? Ambroise Ier ? La 22ème Arche ? Et toutes les autres ? [/spoiler]

Je suis la première à railler les auteurs qui annoncent une saga de 4 tomes et en font finalement 5 parce qu'ils n'arrivent pas à finir. Sauf qu'en lisant ce livre, j'ai compris ce qui pousse à procéder de la sorte. Bien plus qu'un simple intérêt commercial, c'est parfois nécessaire pour la bonne compréhension du lecteur. Ce tome 4 est riche, mais dans le mauvais sens de ce terme, c'est dense, c'est lourd, c'est indigeste par moment - je ne parle pas de la dinde aux marrons que vous allez manger à noël. C'est parfois nécessaire également pour faire les choses calmement, sans se presser, avec fluidité. Si on sent que certains éléments s'emboitent parfaitement, et n'ont pu qu'être réfléchis et pensés dès les prémisses de la saga [spoiler](je pense, par exemple, à la façon dont Eulalie Dilleux a créé les Esprits de famille et l'Autre, ses motivations pacifistes au départ et cette mécanique de l'endroit et de l'envers)[/spoiler], on se doute bien qu'il y a également, comme souvent, des choses qui ont été fignolés en dernière minute [spoiler](notamment, l'inversion de Dieu et de l'Autre, qui est le vrai "méchant" de l'histoire, le vrai rôle à jouer de Victoire et surtout d’Élisabeth, le retour sorti du chapeau de Renard pour une unique scène, les lieux où se passent les différents évènement à la fin, les moyens de passer de l'endroit à l'envers).[/spoiler]C'est normal, même le plus talentueux des auteurs ne peut pas tout planifier à l'avance. Mais si on avait laissé plus de temps à ces éléments, pour s'intégrer naturellement dans l'histoire, ils auraient été plus imperceptibles. Alors que là, on les voit. On ne voit que ça. Le Deus ex Machina à l'ancienne.

Bon, je râle, je râle, je râle - je fais presque que ça depuis le début de ce commentaire. Mais en même temps, il faut quand même qu'on se le dise, Christelle Dabos est merveilleuse. C'est la 2ème fois que je le dis dans ce commentaire. Parce que je le pense très sincèrement. Ce qui est fou avec ce livre, cette saga, c'est que malgré tout ce que je viens de dire... Bah elle m'embarque quand même avec elle.

J'ai lu sans aucun ennuie l'ensemble du live, j'en ai pas sauté la moindre ligne, même quand la description était ardue. Je l'ai lu vite et avec passion. J'ai eu une empathie de dingue pour nos deux personnages principaux. Avec eux, j'ai vécu des joies, des peines, de la surprise, de la peur. J'ai vibré avec eux.

J'ai apprécié qu'elle ose enfin s'attaquer frontalement à certains sujets engagés, jusqu'alors uniquement sous entendu. L'homosexualité de deux de ses personnages par exemple. J'ai adoré le fait que, comme depuis le tout début de cette saga, elle n'ai jamais cédé à la facilité. [spoiler]Cette fin, à la fois pleine de regrets et d'espoirs, qui laisse place à tous les possibles, plutôt qu'une happy end tarte à la crème, est un vrai morceaux de bravoure - qui a dû être très compliqué à écrire. Bien sûr que l'auteur et moi-même auraient aimé une fin heureuse pour Ophélie et Thorn. Mais la fin à la fois logique et qui nous marquera au plus profond, c'est celle-ci, et pas une autre.


J'ai été bluffé par la façon dont elle a construit son intrigue, avec différentes phases, correspondant à des ambiances très différentes. Je reste notamment toute retournée par le passage par l'Observatoire des Déviations, et ses descriptions totalement hypnotiques. J'ai aimé ses fausses pistes, ses retournements de situation, ses fausses joies, ses surprises.

Bref, c'est hyper contradictoire, car malgré tous les défauts que j'y ai vu, je continue de trouver que c'est un bon livre. Et ce qui est dingue, c'est que je retrouve cette même contradiction dans tous les commentaires ou presque que je découvre aujourd'hui. Dans quelle mesure cet effet troublant et déroutant a été recherché ?
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date : 08-12-2019
C'est avec grand plaisir que j'ai lu ce deuxième recueil de l'Indé-Panda. Je l'ai trouvé globalement plus terre à terre, dans les thèmes traités, que le n°1, mais il conserve exactement le même esprit de qualité et de fraicheur. Je pense que c'est un beau projet, que je conseille à tout le monde : c'est gratuit, pourquoi s'en priver ? Les sélections sont très bien faites et permettent véritablement de découvrir des auteurs, des styles non formatés, et une liberté de ton appréciable.

Je m'appelle Marion de Solenne Hernandez

Belle entrée en la matière. Cette nouvelle est très douce, mignonne et poétique. Son personnage principal, Marion, est instantanément touchant. On a du mérite de s'attaquer à un sujet comme le handicap, et on fait ça parfaitement, avec du respect et une touche d'humour. On regrettera peut-être le final - assez attendu - mais dans l'ensemble, je suis séduite.

L'Aurore du rock and roll de Selma Bodwinger

Surprenante et inattendue parodie de "La belle au bois dormant". J'ai aimé l'ambiance décalée, le style fluide et l'humour. J'ajouterai que le roman de l'auteur présenté après la nouvelle (Paris in utero) me fait assez envie, bien que semblant dans un style très différent. Je pense me pencher sur son cas rapidement.

La belle retraite de Khalysta Farall

Cette nouvelle est plus longue que les précédentes, mais peu importe, car son univers SF/dystopique tournant autour du monde du travail est hyper accrocheur... Tout en étant assez glaçant. En tout cas, on peut tous se sentir concerné par ce thème et ça fait vraiment réfléchir.
Cette auteur avait déjà été sélectionnée dans l'Indé-Panda n°1 et j'avais déjà apprécié sa première nouvelle. Là encore, je pense donc me pencher sur le reste de sa bibliographie prochainement.

La sirène de Nathalie Bagadey

Encore un auteur déjà sélectionné dans le n°1 ! Mais surtout, deuxième nouvelle du recueil sur le handicap. La comparaison est facile, et peu flatteuse pour ma part. Malgré la construction originale et la grande justesse dans le choix des mots, j'ai largement préféré la première. Celle-ci n'a pas vraiment réussi a me toucher et à m'embarquer avec elle.
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J'ai bloqué sur le concept de la lettre, qu'on pense bien évidement d'abord être adressée à une personne, mais on découvre vite, TROP vite, qu'elle est adressée à la musique elle-même. Trop évident, trop déjà vu. La chute tombe complètement à l'eau. Les dernières phrases de la nouvelle sont assez ridicules à continuer à faire du suspense malgré l'évidence.[/spoiler]

S.O.S. de Jeanne Sélène

Décidément, les auteurs se sont mis d'accord ? Encore une nouvelle tournant autour du médical et des handicaps.
J'ai dans un premier temps trouvé cette nouvelle assez énigmatique. On ne comprend pas tout de suite sur quel terrain l'auteur cherche à nous emmener. Mais elle sait très bien ce qu'elle fait, et non amène doucement mais sûrement vers une chute inattendue et très touchantes. Je suis vraiment séduite au final. C'est l'une des histoire qui m'a le plus marqué dans ce livre.

Le petit chat est mort de Nicolas Chevolleau

Dommage, car c'est bien écrit mais je ne suis jamais rentrée dedans. Je n'ai pas eu d'empathie pour le personnage principal. L'analogie avec le monde de la politique m'a semblé assez lunaire. La fin laisse vraiment trop de questions en suspend pour moi. Je n'ai pas vraiment compris ce qu'on a cherché à me raconter. En fait, je ne vois pas de "morale" à cette histoire.

Le seigneur du château de Patrice Dumas

Si le style peut sembler un peu ronflant au départ, on plonge finalement vite dans ce récit qui nous embarque au moyen-âge, le temps d'une bataille. Je trouve cette nouvelle très utile dans le recueil car c'est l'une des seules qui nous fait voyager aussi loin, dans un univers vraiment différent du nôtre. Si la chute a déjà été vue ailleurs, elle fait son office, et apporte un twist intéressant.
Cependant, là encore un auteur déjà vu dans le n°1. Et j'ai eu un tel coup de cœur pour sa nouvelle "Le chef d’œuvre de Maître Osato", que je ne peux m'empêcher d'être un peu déçue. Je trouve cette nouvelle-ci sympa, mais ce n'est pas un coup de cœur.

Le vagabond d'Alan Spade

La plus longue nouvelle du recueil avec "La belle retraite". C'est à double tranchant, car au milieu de textes courts au rythme rapide, on a vite fait de trouver cela un peu ennuyant... Et justement, si j'ai de suite plongé dans "la belle retraite", j'ai un peu ramé ici. L'univers est riche et l'action n'est pas franchement "évidente". On ne comprend pas de suite où et dans quoi l'auteur cherche à nous embarquer. Si on ajoute a cela une vague sensation de déjà vu (Le Transperceneige) qui n'a rien arrangé... Bref, je suis passée un peu à côté, même si au final je suis contente de l'avoir lu, et même si je ne pense pas que ce soit une mauvaise nouvelle pour autant.

Les vacances de Madame Michard d'Hélène Ourgant

Le personnage de Madame Michard, cette concierge délicieusement machiavélique, est juste GÉNIAL. Et super original en prime. Mais en plus, on arrive à lui faire vivre des péripéties inattendues. [spoiler]La seule description de ses méfaits aurait déjà été sympathique et collait au titre de la nouvelle. Sauf que voila qu'on vient nous surprendre avec ce kidnapping vengeur !
La chute est également savoureuse. Bref : j'adore.

A l'abris d'Eric Abbel

Cette nouvelle est également sous le signe de l'immoralité ! Si les personnages sont plus communs - un couple qui a du mal à se supporter - l'univers post-apocalyptique a de quoi surprendre. J'aurai cependant apprécié une nouvelle un peu plus longue.

Le voyage de Cindy Costes

En un seul mot : magnifique ! C'est une nouvelle très, très riche en émotions, du fait de sa justesse dans le choix des mots, mais aussi et surtout car le mystère reste entier jusqu'à la chute. C'est vraiment rare les textes qui me touchent comme ça. Pas des plus "dynamique" pour terminer le recueil, mais indéniablement ma nouvelle préférée du recueil, et celle qui va le plus me marquer.
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La lecture de ce tome 2 a changé le regard que je pouvais porter... sur le tome 1.

En effet, j'ai pris conscience d'à quel point ce premier tome pouvait être descriptif. Il plantait un décors et un univers vastes et ambitieux. Et il remisait vraiment au second plan le reste, et notamment le scénario et l'action.

Par conséquent, je crois m'être méprise sur la portée de la saga. Cela reste certes une saga jeunesse, mais je ne la pensais pas si qualitative. Ce tome prouve pourtant bien que l'auteur est capable de bien plus de finesse d'écriture que je ne le pensais. L'histoire est plus conséquente, mais également mieux pensée, avec des fausses pistes, des pièges et du suspense. On aborde des thèmes plus audacieux (la religion par exemple) et des thèmes classiques (amitié, amour, famille, ...) sans tomber dans de la soupe déjà vue 1000 fois. On apporte également de la profondeur aux personnages, qui dévoilent tous des facettes surprenantes. Le rythme ainsi que l'ambiance sont mieux maitrisés, faisant par moment réellement monter la pression pour servir l'histoire.

Tout cela permet, malgré le côté "jeunesse", un vrai plaisir de lecture. Je pense qu'on peut y trouver un réel intérêt même à l'âge adulte ; en tout cas moi je l'ai trouvé.
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J'ai préféré ce tome au premier pour plusieurs raisons.
Déjà, je me suis enfin habituée au style très chargé des planches. Et s'il y a toujours des répétitions, c'est moins présent, et donc moins gênant, que dans le tome précédent. Ensuite, je trouve le personnage d'Ester toujours aussi empathique, attendrissant et attachant. Je l'ai trouvé plus posé et mature dans ce tome. Elle a vraiment évolué, ce qui fait plaisir à voir. Les thèmes traités m'ont semblé globalement moins mièvres. Il y a beaucoup moins d'amourettes et de références musicales douteuses et qui se démodent en 6 mois. L'arrivée du petit frère amène une dimension supplémentaire. Le traitement des attentats de 2015-2016 est sobre et juste.
Bref, j'ai trouvé ce tome plus adulte et plus universel. On a hâte de voir comment Esther va passer le cap de l'entrée au collège.
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