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Extrait de Quand la nuit devient jour ajouté par Dadouche 2016-05-20T09:54:06+02:00

Les maladies incurables sont généralement visibles à la longue, mais la mienne est sournoise. Elle se cache et donne l'illusion de ne pas exister. Elle est pourtant bien là, chaque jour, chaque nuit. Elle court dans mes veines comme un poison et insuffle à mes poumons un air irrespirable.

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Extrait de Quand la nuit devient jour ajouté par jarnetmelanie 2016-04-29T01:13:30+02:00

Ma vie est une parodie. Un simulacre d'existence. Je n'en peux plus.

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Extrait de Quand la nuit devient jour ajouté par ilovelire 2016-05-03T14:37:46+02:00

Tout le temps où Jonathan et moi étions ensemble, j’avais presque oublié combien je me détestais, combien mon corps était lourd à supporter, combien il m’était difficile de l’accepter. Ce jour-là, je me suis effondrée intérieurement, quelque chose s’est brisé, une pièce essentielle de mon subconscient qui ne pourrait plus jamais être réparée : l’espoir de me sentir mieux un jour, celui où j’admettrais avoir le droit d’être telle que j’étais. Dès lors, j’ai su que je fonçais droit dans le mur. Ma résilience était à zéro, mes démons ont repris leur place, et je me suis jetée sur la nourriture pour essayer d’oublier jusqu’à mon existence. Je suis entrée dans un cercle infernal dans lequel je mangeais puis vomissais pour m’empiffrer toujours plus. Je n’avais plus aucune limite. Mon corps était devenu un sac qu’il me fallait remplir, une poche que je ne pouvais laisser vide de peur d’y découvrir qui j’étais à l’intérieur : une erreur de la nature. Une anomalie. Mes parents ne se doutaient pas un seul instant de ce que je vivais. J’avais honte. Je me cachais pour me goinfrer, je m’arrachais les cheveux, je pleurais des heures entières, sur mon sort, sur ma vie, sur mes échecs. Je me haïssais.

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Extrait de Quand la nuit devient jour ajouté par Odlag 2016-07-23T10:04:46+02:00

- Aimeriez-vous être heureuse, Camille ?

Je n'ai pas besoin de beaucoup réfléchir pour répondre à cette question.

- Je l'ai longtemps désiré. Plus maintenant.

- Pourquoi ?

Les mots fusent.

- Parce que le bonheur m'empêcherait de mourir.

Je sens ses doigts sur mon bras qui se contractent. Je poursuis :

- Il m'obligerait à résister et je ne veux plus me battre. Je n'en ai plus la force.

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Extrait de Quand la nuit devient jour ajouté par Dadouche 2016-05-20T09:54:48+02:00

Chaque personne devrait avoir le droit de mourir dignement. Quel que soit le mal dont elle souffre, invisible ou pas.

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Extrait de Quand la nuit devient jour ajouté par ilovelire 2016-05-03T14:33:57+02:00

Vers quatorze ans, mes seins n’avaient guère grossi, mon visage était désormais constellé d’acné, et mes épaules, à force de nager, auraient pu défoncer des portes. Je m’étais un peu remplumée, certes, musclée aussi, mais pas suffisamment pour qu’on arrête de me qualifier de maigre, d’anorexique, souvent. Avec 1,62 m pour 40 kg, j’étais la moche, le laideron, le sac d’os, celle à qui on mettait -1 sur une échelle de beauté allant de zéro à dix. Ou +10, dans le top ten des thons. Rien ne contribuait à mon épanouissement personnel. Je n’avais aucune envie de me défendre, je leur donnais raison. Ça m’a rendue agressive, amère, antipathique et infréquentable. J’étais malheureuse comme une pierre, mais je ne laissais aucune chance à personne, on ne pouvait pas m’approcher. Puis le déclic a eu lieu.

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Extrait de Quand la nuit devient jour ajouté par ilovelire 2016-05-03T14:33:46+02:00

J’ai toujours été rebutée par l’idée de me contempler dans un miroir. La petite fille aux longs cheveux blonds, timide, réservée et nerveuse qui m’observait fixement était une étrangère que je n’acceptais pas. Je ne la comprenais pas. Elle m’effrayait même. Je l’ai donc évitée le plus longtemps possible.

Elle est revenue à la charge à l’adolescence. Son image me dégoûtait toujours autant. Je crois que c’était même pire. Elle possédait un visage aux joues creuses, mangé par de trop grands yeux, un cou immense, des côtes saillantes, des hanches pointues et des jambes si osseuses, que ses genoux évoquaient deux balles de tennis greffées par erreur. Je n’aimais pas ce que j’étais, ce à quoi je ressemblais. M’observer nue était aussi désagréable que fascinant et faisait naître en moi un profond sentiment d’injustice. Je mangeais comme quatre, sans restriction, mais j’étais maigre comme un clou alors que j’aurais tellement aimé être comme tout le monde.

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Extrait de Quand la nuit devient jour ajouté par Odlag 2016-07-23T10:08:21+02:00

- Chaque personne devrait avoir le droit de mourir dignement. Quel que soit le mal dont elle souffre, invisible ou pas. Je suis une mère et j'ai perdu mon unique enfant. Si aujourd'hui, c'était à refaire, je n'attendrais pas pour offrir à Rose la libération.

Elle se dégage et enveloppe mon visage dans ses paumes.

- Camille... Je ne connais pas ta souffrance ni ce qui te ronge et te brûle au point de vouloir en finir, mais ne laisse jamais personne décider à ta place. Jamais. Même pas par amour.

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Extrait de Quand la nuit devient jour ajouté par ilovelire 2016-05-03T14:35:13+02:00

Déjà à l’époque, j’avais des parents formidables qui me répétaient comme un mantra « il vaut mieux être seul que mal accompagné ! ». Certes, mais moi, j’avais dix-huit ans. Je crevais d’envie qu’on me roule une pelle, qu’on me pelote dans un coin, qu’on me vole cette maudite virginité que la plupart des filles de mon âge avaient déjà laissée derrière elles. Je voulais savoir ce que ça faisait de partager du plaisir et je me fichais bien d’avoir le cœur brisé. Au demeurant, comme je n’étais jamais tombée amoureuse, je ne me doutais pas un seul instant des ravages que ça pouvait occasionner. Le manque a rapidement été comblé…

C’est l’université qui m’a permis de passer de l’autre côté de la barrière. J’y suis rentrée mi-septembre. J’avais choisi d’étudier la psychologie à Lille 3. Mes parents n’étaient pas peu fiers. Pas un retard dans ma scolarité, aucun pépin avec mes dossiers d’inscription, un peu d’argent économisé grâce aux jobs d’été, un permis de conduire tout neuf, et un plan d’avenir qui semblait tout tracé. Mais voilà, tout a basculé lorsque j’ai croisé le chemin de Rémy. Il était en première année de psycho, comme moi. On s’est connus alors que j’avais déjà réussi mon premier trimestre et obtenu les meilleures notes de la promo. Dès qu’il est arrivé dans ma vie, j’ai tout foutu en l’air. Je n’avais jamais rencontré quelqu’un d’aussi beau, charismatique, grand, bla bla… De bonne famille, cultivé, intelligent d’apparence, je l’ai idéalisé, j’étais totalement folle de lui.

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Extrait de Quand la nuit devient jour ajouté par Odlag 2016-07-23T10:12:16+02:00

- Une femme dotée d'un courage et d'une détermination exceptionnels, répète-t-il, mais cette obstination, Dieu que je l'admire et la hais.

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