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Qui a peur de la mort ?



Description ajoutée par TomatoKetchup 2013-11-19T14:22:46+01:00

Résumé

World Fantasy Award 2011.

Afrique, après l'apocalypse.

Le monde a changé de bien des façons, mais il est une région où les génocides intertribaux continuent d'ensanglanter la terre.

Une femme survit à l anéantissement de son village et au viol commis par un général ennemi. Elle erre dans le désert dans l'espoir d'y mourir, mais donne naissance à une petite fille dont la peau et les cheveux ont la couleur du sable.

Persuadée que son enfant est différente, extraordinaire, elle la nomme « Onyesonwu », ce qui signifie, dans une langue ancienne : « Qui a peur de la mort ? »

À mesure qu'Onye grandit, elle comprend peu à peu qu'elle porte les stigmates physiques et sociaux de sa violente conception.

Des pouvoirs magiques aussi insolites que remarquables commencent à se manifester chez elle alors qu'elle est encore enfant. Sa destinée mystique et sa nature rebelle la poussent à quitter son foyer pour se lancer dans un voyage qui la forcera à affronter sa nature, la tradition, l'histoire, l'amour, les mystères spirituels de sa culture, et à apprendre enfin pourquoi elle a reçu le nom qu'elle porte :

Qui a Peur de la Mort.

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Classement en biblio - 73 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Elundriel 2018-07-31T04:01:18+02:00

Toutes les parties de moi qui étaient moi. Mon grand corps d'ewu. Mon manque de patience. Mon impulsivité. Mes souvenirs. Mon passé mon futur. Ma mort. Ma vie. Mon destin. Mon échec. Tout ce qui me constituait fut annihilé. J'étais morte, brisée, éparpillée, absorbée. C'était mille fois pire que la première fois que je m'étais changée en oiseau. Je ne me souvenais plus de rien parce que je n'étais rien.

Puis je devins quelque chose

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par lemondedebibi 2019-07-27T02:06:52+02:00
Bronze

Je suis mitigée. J'ai adoré les thèmes mais vraiment pas les personnages qui sont souvent d'une grande stupidité. Du coup j'ai adoré la première partie, bien aimé la deuxième mais pas la troisième...

Et je ne vois pas trop l'intérêt de la partie SF qui n'apporte rien et n'est que citée une fois de temps en temps.

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Commentaire ajouté par Maux-Silencieux 2019-07-23T19:06:50+02:00
Argent

Difficile de parler de ce livre tant il aborde différent thèmes de façon juste et touchante à la fois.

On suit la quête d'Onyesonwu, jeune fille issue d'un viol. Elle est née ewu, terme employé pour parler d'un.e enfant métisse, issu de 2 tribus rivales. Le ton est donné dès le début, à travers une quête sur le continent africain (dont on saura après que l'histoire se déroule au Soudan, des années avant la création du pays) elle a comme but de tuer son père, grand sorcier, qui est en train de ravager le pays dans l'optique d'exterminer le peuple de la mère d'Onyesonwu.

Le livre aborde beaucoup de thèmes, on y trouve les enfants soldats, le viol, l'excision, le patriarcat, le sexisme, la liberté du corps et d'autrui.

Ce livre est un bol de fraîcheur (si on omet le fait qu'il se déroule essentiellement dans le désert), tant les thèmes abordés sont importants (ainsi qu'actuels malheureusement) et qu'il est dépaysant, ça fait beaucoup de bien de voir la science fiction mélanger à la culture africaine (du Soudan et du Nigeria, d'après ce que j'ai compris ?). Le livre explore tout le potentiel de ce que le continent et ses croyances peuvent apporter à la littérature. J'ai hâte de voir l'adaptation en série !

Un véritable coup de cœur <3

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Commentaire ajouté par Mister-Lone 2019-07-14T20:27:22+02:00
Lu aussi

Contrairement à la plupart des lecteurs ici, l'alchimie n'aura pas pris pour moi. Le cadre est dépaysant, c'est original mais je n'ai ni réussi à accrocher aux personnages, ni au rythme. J'ai lu à peu près la moitié du récit et arrivé à ce stade, je ne voyais toujours pas où l'histoire voulait m'emmener. Dans certains récits cela peut être une force, mais ici je ressens ça comme une faiblesse. Pourtant l'écriture n'est pas mauvaise du tout, je ne suis peut être simplement pas sensible à la forme de ce récit, c'est dommage.

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Commentaire ajouté par Mieldrita 2019-07-06T16:07:13+02:00
Or

J'ai emprunté ce livre un peu par hasard, prise par le temps. C'est d'abord son titre qui m'a attirée, puis sa couverture qui est quand même bien belle. En lisant le résumé, j'ai été prise d'un moment de doute : l'Afrique n'est pas un thème qui revient souvent dans mes lectures, est-ce que le livre allais me plaire ?

Eh bien, j'ai bien fait de ne pas le reposer. J'ai beaucoup aimé sa lecture, j'ai trouvé ses thèmes bien abordés sans trop de "glauque" ou de "surenchères", même si la violence est présente.

Onye devient attachante avec son caractère à toujours foncer, même si j'ai préféré Mwita.

Cependant, j'ai un peu été déçue de la fin, et j'ai beaucoup moins apprécié la partie du voyage que le début du livre.

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Commentaire ajouté par Eleanara 2018-11-08T14:56:38+01:00
Or

Ce roman est impactant jusqu’au choix de son titre. “Qui a peur de la mort?" s’impose comme une question, un défi, lancé par l’héroïne, qui prend son sens à la fin du roman. L’héroïne a été baptisée ainsi, Onyesonwu. Son histoire est particulière, le genre d’histoire qu’on ne voit pas souvent en fantasy : née en tant qu’ewu, qui fait référence à une enfant née d’un viol, d’un Nuru sur une Okeke.

Comme on peut s’en douter au vu des noms choisis, l’histoire prend place en Afrique. Ce dépaysement est plus que bienvenu, la fantasy manque cruellement de diversité à ce niveau-là, ce qui fait que j’étais plus que ravie de découvrir que Qui a peur de la mort ? se place en une Afrique imaginaire. L’histoire tient compte d’un univers particulièrement violent, où l’on apprend qu’une civilisation, les Nurus, réduit en esclavage un autre peuple, les Okeke. Les enfants comme Onye ne sont pas bien acceptés ni chez les Nurus, ni chez les Okeke. Onye évolue donc dans un contexte difficile. Ce contexte et son évolution permet à l’autrice d’aborder de nombreux sujets. Elle nous parle d’épuration technique, de violence, de mutilation génitale, de l’endoctrinement d’enfants soldats, du viol, ainsi que l’influence des traditions et de superstitions désuètes. Pour cette raison, je vous encourage déjà la découverte de ce roman, qui mérite amplement d’être connu. Soyez toutefois prévenu : l’autrice n’épargne pas son lecteur, on assiste à de nombreuses scènes difficiles. Rien n’est jamais exagéré, l’autrice prend soin de montrer certaines choses pour mieux servir son propos. Tout est nécessaire. J’ai souvent eu le cœur serré au cours de ma lecture. Pourtant, je n’ai pas réussi à me détacher du récit.

Le talent de l’autrice se place aussi au niveau de l’immersion. J’ai été si facilement embarquée dans l’histoire Onye et son quotidien. J’étais captivée par son histoire, ses aventures, aux côtés des autres personnages qui peuplent son entourage. J’ai aimé le fait que l’autrice ne rechigne pas à parler de certaines vérités trop souvent occultées (les règles, pour ne citer qu’elles), ce qui rend son récit encore plus réaliste. L’autrice a pris soin de dépeindre un univers cohérent et réaliste ainsi que des personnages crédibles et humains. Onye est un personnage plaisant à suivre et qui m’a véritablement marquée. Elle se révèle unique en son genre. Les autres personnages ne perdent pas en qualité. De mémoire, je peux citer Luyu, qui s’avère beaucoup plus étonnante qu’on pourrait le croire. Les relations qui se tissent au fil du récit paraissent incroyablement réelles, la dynamique du groupe notamment. J’ai également beaucoup aimé le fait que le traitement de la femme soit un sujet au cœur de l’oeuvre.

Qui plus est, l’histoire est merveilleusement racontée. Il m’arrive souvent de sauter des passages quand je les trouve trop descriptifs/longs, ici, je n’ai ressenti ce besoin. Peut-être vers le milieu de l’ouvrage, mais ce moment passe très vite et on replonge intensément dans le récit.

La magie qui est dépeinte dans cet ouvrage a le mérite de sortir du lot. Je n’ai jamais croisé de magie similaire dans un autre récit. Toutefois, ladite magie ne s’est pas avérée aussi présente que je l’aurais cru. Mais au final, on s’en accommode facilement tant les péripéties sont prenantes. Avec le recul, je pense que Qui a peur de la mort ? est un livre qui se vit plutôt qui se lit. Je ne saurais décrire autrement mon ressenti. Si l’histoire a beau partir d’une idée connue (une fille se voit attribuer un rôle important dans une prophétie à cause de ses pouvoirs, secret autour des parents qui se révèlent particuliers, qui part en quête avec des amis pour contrer un grand méchant), l’autrice en a fait quelque chose d’exceptionnel. Du début à la fin. Fin particulière, marquante, mais juste. Je n’en dirais pas plus. Je pense que c’est un roman que je relirais un jour. Pour finir, je dirais que Qui a peur de la mort ? parvient à se démarquer aisément dans le milieu de la fantasy, tant et si bien qu’il mérite d’être connu du plus grand nombre.

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Commentaire ajouté par ajc2ht 2018-11-07T19:35:52+01:00
Bronze

Onyesonwu. Un prénom qui signifie "Qui a peur de la mort ?". Une clameur. Un défi.

Ce cri est celui de l'héroïne de ce roman de fantasy très particulier. A bien des égards.

Extrêmement violent, il aborde des thèmes très actuels, nous plongeant dans un monde de guerres raciales, l'épuration ethnique, d'enfants soldats, de superstitions et de traditions dépassées. Il nous parle du rejet de la différence. Onyesonwu est une ewu, une bâtarde née du viol d'un Nuru contre une Okeke, une fillette que tout le monde regarde de travers.

Ce roman nous présente diverses formes de sorcellerie, depuis la magie innée de l'héroïne, jusqu'à l'influence des mascarades venues du monde des esprits.

Qui dit "mascarade", dit Afrique. Après Imaro, c'est l'un des rares romans de fantasy prenant place sur ce continent. Il y a Tarzan, évidemment, mais l'homme-singe est un peu trop marqué par son époque... En tout cas, cette originalité vous fait vraiment voyager, même si l'on a tout de suite envie de fuir le pays des Sept Rivières.

La place des animaux, en tant qu'individus à part entière, est également assez bien développée, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Enfin, ce roman est TRÈS féminin. Lorsqu'on dit cela, en général, on pense tout de suite à "délicatesse", "élégance", "douceur". On rajoute les pastels et on est bien dans l'image ? Eh bien non. Je vous parle de l'autre face de la pièce féminine. Celle où l'on vous parle de règles, de sperme, de vomissements, de colère...

Je ressors de ma lecture avec un sentiment mitigé.

Une lecture à la première personne, assez immersive. Une histoire cruelle, qui tient en haleine. Un monde à la fois effrayant et fabuleux...

Mais je n'ai pas aimé la fin, qui me gâche un peu le livre. Je l'ai trouvée trop... bof. Sans compter certains rebondissements qui m'ont semblé trop "faciles".

Ce n'est qu'un sentiment personnel, bien sûr, mais j'aurais aimé quelque chose de plus puissant, à la hauteur du reste du roman. D'autres n'auront pas le même avis.

En tout cas, c'est une œuvre très originale, qui a le mérite de mettre le lecteur en face de questions contemporaines qu'il n'a peut-être pas envie de se poser.

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Commentaire ajouté par Galah 2018-10-31T20:41:54+01:00
Or

Ce livre est un ovni parmi les autres, il est assez difficile de le classer dans tel ou tel genre. Pas franchement SF, plutôt fantasy, et d'un côté l'histoire parait tellement réelle et plausible dans ces décors et cette ambiance africaine qu'il m'est difficile de totalement le considérer comme une lecture de l'imaginaire. C'est peut-être parce que je n'ai pas l'habitude des livres qui oscillent de cette manière entre les genres, en tout les cas j'ai beaucoup apprécié que les aspects de fantasy soient disséminés de cette façon, si subtile qu'on hésite constamment si on a affaire à un roman purement fictif ou purement historique. Je regrette cependant que l'aspect SF ne soit pas plus présent.

Ce livre n'est pas à mettre dans toutes les mains, ni sous tous les regards. Il est cru et violent, et ce dès les premières pages (viol, excision, génocide, ...). Âmes sensibles, s'abstenir. Mais l'histoire est magnifiquement racontée. Onyesonwu est touchante. C'est une femme courageuse et battante qui n'hésite pas à dire ce qu'elle pense, notamment par rapport aux injustices et face aux inégalités hommes-femmes dans ce monde où les hommes sont rois. Comme le dit Mwita "Elle est passionnée", ce qui l'a fait parfois agir sous le coup de l'émotion, sans trop réfléchir. On va donc la suivre dans sa quête, parsemée d'embûches toutes plus dangereuses les unes que les autres.

C'est un roman que j'ai vraiment adoré, malgré ses quelques points noirs, je ne parviens pas à être plus critique, tellement ce livre m'a transportée et conquise. C'est assez dur à expliquer, cela m'arrive rarement d'adorer un livre mais de ne pas vraiment savoir dire pourquoi. C'est un roman qui se lit, et qui se vit tout simplement.

Nul doute qu'il contient beaucoup des émotions et des expériences de l'auteur qui lui viennent de ses origines nigériennes , elle explique d'ailleurs un peu le contexte de l'écriture de ce livre en fin d'ouvrage, j'ai trouvé cela fort intéressant.

Malgré quelques longueurs et lenteurs (à mon avis il pouvait faire facilement 200 pages de moins sans perdre en qualité), un côté SF trop peu prononcé (cela m'a assez perturbé au début, je m'attendais vraiment à un roman post-apocalyptique pur souche) , je ne peux que conseiller ce roman, magnifiquement écrit telle une grande fable, emprunt d'un certain mysticisme et ancré par les coutumes ancestrales des contrées africaines.

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Commentaire ajouté par Maks 2018-10-08T08:41:16+02:00
Diamant

"Qui a peur de la mort ?" est un roman initiatique qui brise les codes du genre en proposant un récit où magie, technologie, humanité se mêlent dans une Afrique post-apocalyptique passionnante.

Beaucoup de sujets d'actualité sont abordés, c'est un livre dur et violent, esclavage, racisme, viol, excision, ne sont que le reflet de notre société. C'est également en contre poid des sujets cités précédemment, un roman sur l'amour, l'espoir, la combativité.

Les personnages sont bien travaillés, très approfondis dans leur psychologie, j'ai véritablement apprécié le caractère de l'héroïne Onyesonwu. En ce qui concerne les décors vous serez dépaysé en parcourant quelques villes, disons le, qui ne sont pas très différentes de maintenant mais par contre le désert est magnifiquement conté avec ses dangers et ses surprises, avec ses rencontres hautes en couleur.

La magie est très présente, non pas la magie du genre Harry Potter mais plutôt proche du chamanisme, du soin en passant par la métamorphose ou encore le voyage dans le monde des morts.

Nous sommes en présence d'une histoire qui m'a beaucoup plus, transporté, et qui demeurera présente longtemps dans ma mémoire. À lire.

Voir la chronique sur mon blog :

https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2018/10/qui-peur-de-la-mort-nnedi-okorafor.html

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Commentaire ajouté par Eurylia 2018-08-10T16:46:43+02:00
Diamant

Un énorme coup de coeur pour ce livre ! Dès les premières lignes, je me suis sentie littéralement absorbée par l'histoire et j'avoue même avoir trainer un peu sur la lecture pour le finir moins vite...

J'ai tout aimé : l'histoire (même si ça reste une quête un peu bateau, je l'ai trouvée bien amenée et plaisante à suivre), les personnages (principaux comme secondaires, aucun n'est négligé et je les ai tous aimés avec leurs qualités et défauts), l'univers (j'ai trouvé cette Afrique post-apocalyptique captivante) et surtout la plume de l'auteur qui est sublime.

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Commentaire ajouté par Elundriel 2018-07-31T03:52:01+02:00
Argent

Un livre très original, qui, s'il m'a d'abord paru futuriste, est finalement definitivement fantaisiste. Il m'a permis de me plonger dans un univers aux couleurs de l'Afrique, domaine que je n'avais jamais exploré encore. Le schéma narratif est somme toute classique, et les personnages un petit peu carricaturaux, mais ils ont toute une identité précise et sont largement développés.

Je pense donc qu'il a été pour moi un objet de découverte, une porte entrouverte vers un nouveau monde pleins de promesses.

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Dates de sortie

Qui a peur de la mort ?

  • France : 2013-11-06 (Français)
  • France : 2018-09-19 - Poche (Français)

Activité récente

Titres alternatifs

  • Who Fears Death - Anglais

Évaluations

Meilleurs classements dans les Listes Booknode

Editeurs

Les chiffres

Lecteurs 73
Commentaires 15
Extraits 4
Evaluations 28
Note globale 8.25 / 10

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