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Quinzinzinzili



Description ajoutée par Nath56 2010-10-31T15:21:57+01:00

Résumé

Milieu des années 30 : la montée des périls est devenue une réalité. Les puissances s’affrontent jusqu’au cataclysme. Réfugié dans une grotte avec une poignée de gamins, Gérard Dumaurier réalise qu’il est sans doute le dernier adulte encore en vie sur la terre détruite. Sur un carnet, oscillant entre colère, désespoir et dégoût de tout, il note, sans savoir qui pourra le lire et en se demandant s’il n’est pas simplement fou, ce qu’il advient de ce petit groupe qui réapprend à vivre lorsque tout manque. Renonçant à son rôle d’adulte, il regarde stupéfait s’élaborer une nouvelle société archaïque qui réinvente la subsistance primaire, le pouvoir, la reproduction et la religion...: «quinzinzinzili» est la déformation du «Pater noster/Qui es in coelis», figure du Dieu craint, formule magique d’enfants qui oublient leur langue pour inventer un nouveau langage. En ces pages hallucinées, traversées par l’ironie désespérée d’un homme qui n’attend plus rien, c’est toute l’horreur de la civilisation des hommes qui nous est dépeinte, fusion anticipée de Sa Majesté des mouches et Maleville.

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Classement en biblio - 12 lecteurs


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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Masa50 2018-07-07T16:39:22+02:00
Or

Ce livre est une découverte Babelio. C'est en recherchant des récits post-apocalyptique que je suis tombé tout à fait par hasard sur la fiche de Quinzinzinzili. Les notes et les critiques pertinentes m'ont convaincu de rechercher activement ce roman. J'ignorai jusque-là qu'il existait une réédition plus récente. C'est donc ainsi que j'ai entre mes mains celle de l'Édition Jean-Claude Lattès (édition “Spéciale”) de 1972 à la couverture psychédélique de Lamy.

Quinzinzinzili, en voilà un titre formidable, et dire que l'éditeur de l'époque voulait que Régis Messac change son titre ! Il faut dire que Régis Messac était un précurseur. C'est d'ailleurs grâce au magnifique édito signé Ralph Messac – fils de l'auteur suscité –, que l'on apprend plein de choses. Ainsi, Régis Messac a été déporté et décédé dans un camp de concentration en Allemagne, victime d'un régime totalitaire et barbare.

J'apprends, via la page qu'il lui est consacré par Wikipédia, que Régis Messac était un pacifiste convaincu et socialiste. Un intellectuel qui s'est imposé jusqu'à s'interposer entre les officiers allemands et les prisonniers du camp.

Le début m'a un peu fait penser aux anciens romans tels que « La guerre des mouches » ou bien encore « La guerre des salamandres ». le récit s'appuie, en quelque sorte, sur quelques articles, mais aussi sur une reconstitution des armées. Il est intéressant de constater, que Quinzinzinzili fut écrit en 1935 et déjà Régis Messac voyait une Seconde Guerre mondiale éclater. D'un côté le bloc occidentale avec l'Europe divisée et de l'autre l'orient avec un conflit asiatique et Russe. Bien évidemment, entre les faits décrit par l'auteur et la réalité, des choses sont différentes, mais d'autres se sont réalisées, comme l'attaque des japonais avec leur aviation, non pas sur Honolulu (comme décrit ici), mais à Pearl Harbor.

Une fois que le conflit s'est déclenché, le monde a sombré dans l'apocalypse totale en éradiquant presque l'humanité. Des gaz et un raz-de-marée gigantesque ont provoqué des génocides.

Deux hommes – dont Gérard Dumaurier, le narrateur, – sont les seuls rescapés en compagnie d'une douzaine d'enfants.

Gérard Dumaurier est le dernier homme civilisé sur terre. Il est déprimant, asocial, misopède, arrogant. Il passe son temps à observer l'évolution des enfants sans l'intervention des adultes. Ainsi, il est intéressant de constater, à contrario de « Sa majestée des mouches », que l'être humain n'est juste qu'un animal et que le savoir est une chose fragile qui n'est pas innée chez l'homme. Sans partage des connaissances et éducations, on redevient primaire.

La seule chose qui persiste avec le temps, c'est la religion. On assiste à une forme de polythéisme, mais un seul Dieu va prendre le pas sur les autres : “Quinzinzinzili”.

Régis Messac nous offre un livre intéressant sur la vision de l'humanité. Un précurseur en matière post-apocalyptique qui, d'après son fils Ralph, aurait inspiré Robert Merle avec « Malevil » et Roger Ikor avec « Les grands moyens ». C'est un récit très court. J'ai été un peu déçu par la fin. Cela dit, je pense que je lirai d'autres de ses textes.

Très belle critique également de Domi_V que je conseille de lire ;)

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Date de sortie

Quinzinzinzili

  • France : 2017-05-04 (Français)

Activité récente

Masa50 l'ajoute dans sa biblio or
2018-07-07T16:39:09+02:00
Do l'ajoute dans sa biblio or
2017-08-09T22:07:54+02:00

Les chiffres

Lecteurs 12
Commentaires 1
Extraits 0
Evaluations 3
Note globale 7.33 / 10

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