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Liste des extraits

Extrait ajouté par laurenemos 2012-05-09T13:09:39+02:00

Tout appartement confortable comprenait, outre la salle de bain, l'assimilateur d'ordure, le chauffage urbain, les tapis absorbants, les plafonds lumineux et les murs insonores, une pièce qu'on appelait le Conservatoire. Elle était constituée par de doubles parois de verre entre lesquelles le vide avit été fait. A l'intérieur de cette pièce régnait un froid de moins trente degrés. Les familles y conservaient leurs morts, revêtus de leurs habits préférés, installés, debout ou assis, dans des attitudes familières que le froid perpétuait.

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Extrait ajouté par anonyme 2015-11-24T19:49:18+01:00

«- Vous ne savez pas ce qui est arrivé ? Tous les moteurs d'avions se sont arrêtés hier à la même heure, juste au moment où le courant flanchait partout. Tous ceux qui s'étaient mis en descente pour atterrir sur la terrasse sont tombés comme une grêle. Vous n'avez rien entendu, là-dessous ? Moi, dans mon petit appartement près du garage, c'est bien un miracle si je n'ai pas été aplati. Quand le bus de la ligne 2 est tombé, j'ai sauté au plafond comme une crêpe... Allez donc jeter un coup d'œil dehors, vous verrez le beau travail !»

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Extrait ajouté par carroue 2019-03-26T17:50:18+01:00

"Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format du livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé.cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue."

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Extrait ajouté par mr-moustache 2016-05-27T15:40:00+02:00

Pour ceux dont l'esprit est occupé à des choses d'importance, sourire est du temps perdu.

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Extrait ajouté par Dezaelle 2016-05-25T12:30:43+02:00

_ Tout cela, dit-il, est notre faute. Les hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. Ils ont cru s'en rendre maitres. Ils ont nommé cela le Progrès. C'est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelques temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c'est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral de ces hommes est loin d'avoir été aussi rapide que le progrès de leur sciences, ils tournent celle-ci vers la destruction.

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Extrait ajouté par mr-moustache 2015-04-25T17:41:44+02:00

Au nord, le ciel était une mer où roulaient d'énormes vagues de lumière et de ténèbres. La fumée retombait, effaçant de grands pans d'étoiles et barbouillant la lune.

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Extrait ajouté par Karun 2011-10-26T17:00:45+02:00

L'élevage, cette horreur, avait également disparu. Elever, chérir des bêtes pour les livrer ensuite au couteau du boucher, c'étaient bien là des moeurs digne des barbares du XXème siècle. Le "bétail" n'existait plus. La viande était "cultivée" sous la direction de chimistes spécialistes et selon les méthodes, mises au point et industrialisées, du génial précurseur Carrel, dont l'immortel coeur de poulet vivait encore au musée de la Société Protectrice des Animaux. le produit de cette fabrication était une viande parfaite, tendre, sans tendons, ni peaux ni graisses, et d'une grande variété de goûts. Non seulement l'industrie ofrait au consommateur des viandes au goût de boeuf, de veau, de chevreuil, de faisan, de pigeon, de chardonneret, d'antilope, de girafe, de pied d'éléphant, d'ours de chamois, de lapin, d'oie de poulet, de lion et de mille autres variétés, servies en tranches épaisses et saignantes à souhait, mais encore des firmes spécialisées, à l'avant garde de la gastronomie, produisaient des viandes extraordinaires qui, cuites à l'eau ou grillées, sans autre addition qu'une pincée de sel, rappelaient par leur saveur et leur fumet les préparations les plus fameuses de la cuisine traditionnelles, depuis le simple boeuf miroton, jusqu'au civet de lièvre à la royale.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-28T22:44:51+01:00

Une des premières mesures qu'il leur fit adopter fut la destruction des livres. Il a organisé des équipes de recherches, qui fouillent les ruines tout au long de l'année. Les livres trouvés pendant les douze mois sont brûlés solennellement au soir du dernier jour du printemps, sur les places des villages. A la lueur des flammes, les chefs de village expliquent aux jeunes gens rassemblés qu'ils brûlent là l'esprit même du mal.

Pour faciliter l'enseignement de l'écriture, François a fait conserver quelques livres de poésie :

« Ce sont, a-t-il dit, des livres qui ne furent dangereux qu'à leurs auteurs. »

L'art de l'écriture est réservé à la classe privilégiée des chefs de village. L'écriture permet la spéculation de pensée, le développement de raisonnements, l'envol des théories, la multiplication des erreurs. François tient à ce que son peuple reste attaché aux solides réalités. Pour évaluer ses récoltes, et compter ses enfants et ses bêtes, le paysan n'a pas besoin d'aligner des chiffres par tranches de trois.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-28T22:44:51+01:00

De l'autre côté de la Seine une coulée de quintessence enflammée atteint, dans les sous-sols de la caserne de Chaillot, ancien Trocadéro, le dépôt de munitions et le laboratoire de recherches des poudres. Une formidable explosion entrouvre la colline. Des pans de murs, des colonnes, des rochers, des tonnes de débris montent au-dessus du fleuve, retombent sur la foule agenouillée qui râle son adoration et sa peur, fendent les crânes, arrachent les membres, brisent les os. Un énorme bloc de terre et de ciment aplatit d'un seul coup la moitié des fidèles de la paroisse du Gros-Caillou. En haut de la Tour, un jet de flammes arrache l'ostensoir des mains du prêtre épouvanté.

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Extrait ajouté par Neskah 2019-01-21T14:07:54+01:00

- Insensé ! Crie le vieillard. Le cataclysme qui faillit faire périr le monde est-il déja si lointain qu'un homme de ton âge ait pu en oublier la leçon ? Ne sais-tu pas ne vous l'ai-je pas appris à tous, que les hommes se perdirent justement parce qu'ils avaient justement voulu épargner leur peine ? Ils avaient fabriqué mille et mille et mille sortes de machines. Chacune d'elles remplaçait un de leurs geste, un de leurs efforts. Elles travaillaient, marchaient, regardaient, écoutaient, pour eux.

Ils ne savaient plus faire effort, plus voir, plus entendre. Autour de leur os, leur chair inutile avait fondu. Dans leur cerveaux, toutes la connaissance du monde se réduisait à la conduite de ces machines.

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