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Extrait ajouté par x-Key 2011-01-01T19:33:05+01:00

Il ne m'appartenait pas du tout, il appartenait à Rebecca. Elle était toujours dans la maison, comme Mrs Danvers l'avait dit, elle était dans cette chambre de l'aile ouest, elle était dans la bibliothèque, dans le petit salon, dans la galerie au dessus du hall. Même dans le petit vestiaire où pendait son imperméable. Et dans le jardin, et dans les bois, et dans la maisonnette en pierre sur la plage. Ses pas résonnaient dans le corridor, son parfum traînait dans l'escalier. Les domestiques continuaient à suivre ses ordres, les plats que nous mangions étaient les plats qu'elle aimait. Ses fleurs préférées remplissaient les chambres. Rebecca était toujours Mme de Winter. Je n'avais rien à faire ici.

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Extrait ajouté par anonyme 2015-12-29T06:21:27+01:00

Une longue allée serpente entre des arbres centenaires, la brume s'accroche aux branches et, tout au bout, niché entre la mer et les bois sombres, un château splendide :

Manderley, le triomphe de Rébecca, la première Mme de Winter, belle, troublante, admirée de tous.

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Extrait ajouté par anonyme 2015-11-25T04:57:26+01:00

« J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley. J’étais debout près de la grille devant la grande allée, mais l’entrée m’était interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J’appelai le concierge et personne ne répondit ; en regardant à travers les barreaux rouillés, je vis que la loge était vide.

Aucune fumée ne s’élevait de la cheminée et les petites fenêtres mansardées bâillaient à l’abandon. Puis je me sentis soudain douée de la puissance merveilleuse des rêves et je glissai à travers les barreaux comme un fantôme. L’allée s’étendait devant moi avec sa courbe familière, mais à mesure que j’y avançai, je constatais sa métamorphose : étroite et mal entretenue, ce n’était plus l’allée d’autrefois. Je m’étonnai d’abord, et ce ne fut qu’en inclinant la tête pour éviter une branche basse que je compris ce qui était arrivé. La Nature avait repris son bien, et, à sa manière insidieuse, avait enfoncé dans l’allée ses longs doigts tenaces, avaient fini par triompher. Ils pullulaient, obscurs et sans ordre sur les bords de l’allée. Les hêtres nus aux membres blancs se penchaient les uns vers les autres, mêlant leurs branches en d’étranges embrassements et construisant au-dessus de ma tête une voûte de cathédrale. Et il y avait d’autres arbres encore, des arbres dont je ne me souvenais pas, des chênes rugueux et des ormes torturés qui se pressaient jouer contre joue avec les bouleaux, jaillissant de la terre en compagnie de buissons monstrueux et de plantes que je ne connaissais pas.

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Extrait ajouté par -Fan- 2013-08-27T11:10:30+02:00

"Son visage était intéressant, sensible, avec je ne sais quoi de médiéval, et je me rappelai un portrait vu dans un musée, je ne sais où, un certain gentilhomme inconnu... Dépouillé de ses tweeds anglais et vêtu de noir avec de la dentelle au col et aux poignets, il eût regardé notre monde au fond d'un lointain passé... un passé où les hommes sortaient la nuit, masqués, et se cachaient dans l'ombre de vieux portails, un passé d'escaliers étroits et de donjons, de chuchotements dans l'obscurité, de luisantes épées et d'exquise courtoisie.

Cependant, j'avais perdu le fil de leur conversation."

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Extrait ajouté par -Fan- 2013-08-27T11:08:15+02:00

"J'aurais voulu rester ainsi, sans parler, sans écouter les autres, retenant ce précieux moment pour toujours, parce que nous étions paisibles, satisfaits, et même un peu somnolents, comme l'abeille qui ronflait autour de nous. Dans quelques instants, ce serait différent ; demain viendrait, puis après-demain, puis l'année prochaine. Et nous serions changés peut-être, nous ne retrouverions plus jamais assis exactement ainsi. Les uns s'en iraient, ou seraient malades, ou mourraient ; l'avenir s'étendait devant nous, invisible, autre peut-être que ce que nous désirions, que ce que nous prévoyions. Mais cet instant était assuré, on ne pouvait pas y toucher. Nous étions assis ensemble, Maxim et moi, la main dans la main, et le passé et le futur n'avaient aucune importance [...].

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Extrait ajouté par anonyme 2013-01-11T17:39:06+01:00

Notre bonheur n'était pas venu trop tard. Je n'étais plus trop jeune. Je n'étais plus timide. Je n'avais plus peur. Je lutterais pour Maxim. Je mentirais, je jurerais, serais parjure, je blasphémerais et tromperais.

Rebecca n'avait pas gagné, Rebecca avait perdu.

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Extrait ajouté par Sophora 2012-10-29T00:28:13+01:00

Je crois que lorsqu'on subit un grand choc, comme la perte d'un être ou d'un membre, on ne le sent pas tout de suite. J'étais à genoux là, près de Maxim, mon corps contre le sien, mes mains sur ses épaules, et je n'éprouvais rien, ni chagrin ni peur ; il n'y avait pas d'horreur en mon être. Je songeais à l'épine qu'il faudrait que j'enlève de la patte de Jasper. Je me disais que Robert allait venir desservir le thé. Cela me semblait drôle de pouvoir penser à ces petites choses : la patte de Jasper, la montre de Maxim, Robert, le plateau de thé ; j'étais choquée par mon manque d'émotion et cette étrange et froide absence de chargin. Puis il se mit à m'embrasser comme il ne l'avait jamais fait. Je croisai mes mains derrière sa tête et fermai les yeux.

"Je t'aime tellement, murmura-t-il, tellement..."

C'est ce que je rêvais chaque jour, chaque nuit, de lui entendre dire, pensais-je ; et voilà qu'il le disait enfin. C'est ce que j'imaginais à Monte-Carlo, en Italie, ici à Manderley. Il le disait maintenant. J'ouvris les yeux et regardai un petit bout de rideau au-dessus de sa tête. Il continuait à m'embrasser, ardemment, désespérément, en murmurant mon nom. Je regardais toujours le petit coin de rideau, remarquant qu'il avait passé au soleil et qu'il était plus clair que le rideau voisin. "Que je suis calme, pensais-je, et froide. Je regarde un bout de rideau et Maxim m'embrasse. Pour la première fois, il me dit qu'il m'aime."

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-02-27T19:40:51+01:00

Tandis qu’il m’accompagnait à l’ascenseur, je songeais à notre rencontre de la veille, aux bavardages de Mrs. Van Hopper et à la froide courtoisie avec laquelle il les écoutait. Je l’avais mal jugé, il n’était ni dur ni sarcastique, il était mon ami depuis des années, le frère que je n’avais jamais eu. J’étais de bonne humeur, cet après-midi-là, et il m’en souvient bien.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-01-01T19:33:05+01:00

Le bonheur n’est pas un objet à posséder, c’est une qualité de pensée, un état d’âme.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-02-27T19:40:05+01:00

Elle se mit à dévider un chapelet de potins sans s’apercevoir qu’il ignorait tous les noms qu’elle citait et qu’il devenait de plus en plus froid et silencieux à mesure qu’elle bavardait. Enfin, un chasseur vint le délivrer en annonçant à Mrs. Van Hopper que la couturière l’attendait dans son appartement

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