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Rebecca Kean, Tome 5.6 : Leonora



Description ajoutée par audd16 2016-04-07T00:12:23+02:00

Résumé

Mis sur Facebook par l'auteure,

Leonora vient d’apprendre qu’Ariel lui a caché la véritable nature de son pouvoir et ses talents de sorcier Uturu. (Des talents dont le jeune homme espère d’ailleurs se servir pour enseigner à Leonora le moyen de vaincre le maître des morts qui terrorise la ville).

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Extrait

Extrait ajouté par audd16 2016-04-07T00:10:39+02:00

Chapitre inédit de « l’armée des âmes »

Rebecca Kean Tome 5

Ariel m’a menti. Il m’a menti depuis le début. Je sais que ça ne devrait pas me faire aussi mal, après tout, il ne me doit rien et il ne m’a rien promis mais j’ai la gorge tellement serrée que je n’arrive même plus à respirer. Et plus j’essaie de retenir mes larmes, plus elles ne cessent de couler.

---Leo, ouvre-moi !

--Fiche le camp, Ariel !

--S’il te plaît, arrête de faire l’enfant…

Faire l’enfant ? Oh non je ne fais pas l’enfant. Je me montre raisonnable au contraire.

--Il est tard, je suis crevée, laisse-moi tranquille…

Mais il ne bouge pas. Je l’entends respirer derrière la porte. J’entends chaque battement de son cœur. Je ne comprends pas pourquoi il s’obstine. Je ne veux pas lui parler. Et puis à quoi ça servirait d’ailleurs ? Ariel n’est pas du genre à se justifier ou à s’excuser devant quiconque. Dire que je pensais encore il y a peu de temps qu’après tous ces moments, toutes ces heures passées ensemble, toutes les confidences échangées, j’étais finalement parvenue à gagner son amitié et sa confiance…non mais quelle idiote ! Je me sens stupide. Si stupide….

--Très bien, puisque tu m’y obliges, dit-il en entrant.

--Comment est-ce que tu… ?

Je m’interromps en réalisant soudain que la serrure de ma porte a complètement disparu.

--Je croyais que Tyriam t’avait interdit d’utiliser ta magie, ici, dis-je en essuyant avec mon oreiller les larmes qui coulent encore sur mes joues.

Il me sourit d’un air arrogant.

--Que veux-tu que je te dise? Je suis un vilain garçon…

Je le regarde fixement. Il ressemble plus que jamais à un ange de ténèbres avec son visage pâle et parfait, ses magnifiques cheveux noirs, sa mine sombre et les étranges flammes bleues qui luisent dans ses yeux.

--Qu’est-ce que tu veux ?

Son regard s’adoucit brusquement.

--Je t’ai entendu pleurer…

--Et ?

--Je ne supporte pas de te savoir malheureuse…je n’ai jamais voulu te blesser, je…

Je lui lance un regard surpris. Je ne sais pas si ça vient de moi, si c’est parce que j’ai les idées embrouillées mais je n’arrive plus du tout à le comprendre ni à composer avec ses différentes personnalités. Il souffle sans cesse le chaud et le froid. Tantôt il se montre chaleureux, charmant et attentionné et par d’autres moments il est si glacial, si lointain, si mystérieux que je ne sais plus du tout comment me comporter.

-- …rassure-toi, ça n’a rien à voir avec toi.

Il me lance un regard si dubitatif que je ne peux m’empêcher de sourire.

--Tu mens, ma belle.

Je le fusille du regard.

--Cesse de m’appeler comme ça.

Il hausse un sourcil.

--pourquoi ?

--Parce que.

Un rictus se dessine sur ses lèvres.

--Tu veux bien cesser de te comporter comme une gamine ? Il nous reste très peu de temps.

Je contracte les mâchoires pour ne pas me mettre à hurler.

--Sors de ma chambre, Ariel.

--Non.

Je repousse mes draps et bondis brusquement hors de mon lit.

--Sors de ma chambre où je t’arrache la tête !

Il sourit. Je ne sens aucune peur en lui.

--Je te jure que je ne plaisante pas, je gronde en sortant mes crocs.

Son sourire s’élargit. Puis il balance soudain d’un ton mi amusé mi condescendant.

--Désolée mais je ne peux pas te prendre au sérieux alors que tu es pratiquement nue.

J’écarquille aussitôt les yeux en poussant un cri et je me jette aussitôt sous la couette. En petite culotte, j’étais en petite culotte, oh non, non !!!! Je me glisse tout au fond, au chaud, là il ne pourra plus me voir, là où je n’aurai plus à l’écouter ni à affronter son regard.

--Je te déteste ! Si tu savais ce que je te déteste !!!

Je l’entends s’approcher. Non, je ne veux pas. Je veux qu’il s’en aille.

--Fiche le camp ! je hurle d’une voix étouffée.

--Sors de là. C’est ridicule ! fait-il en s’asseyant sur le lit avant de repousser le haut des couvertures pour me caresser doucement les cheveux.

Ses doigts effleurent mon dos à travers les mèches et je m’arrête tout à coup de respirer. Son pouvoir emplit ma peau, ondule sur ma chair et me fait frissonner. Je sais que je ne devrais pas. Que je ne devrais pas le laisser faire. Que je devrais le mordre et le saigner mais je sens mon corps devenir soudain inerte et ma colère subitement refluer. Il me faut au moins deux tentatives avant de parvenir à articuler :

--Va…va-t’en ! Laisse-moi….

--Non. On doit d’abord parler…

Sa main glisse maladroitement sur mon cou et je sens tout à coup son énergie me pénétrer et remuer quelque chose au plus profond de mon corps. Il faut que je réagisse que…mais je n’y arrive pas. La magie de mort tourbillonne dans mes entrailles, éveille tous mes sens et je reste là paralysée. Mon cœur tambourine dans mes oreilles. J’ai des papillons dans le ventre.

--S’il te plaît, ajoute-t-il.

Je tourne légèrement la tête, mes lèvres sont entrouvertes et je le regarde. Son corps est presque au-dessus du mien. Son visage est aussi beau que celui de Raphael. Son odeur est douce, sucrée…

--Leo…

Sa voix est rauque. Il relève la tête, tente de s’éclaircir la gorge. Il cligne plusieurs fois des yeux comme s’il était troublé.

--Ne me regarde pas comme ça, ce n’est pas prudent…

Je sais qu’il a raison. Que tout ça est absurde. Que c’est un sale menteur, un sorcier et un tueur. Que mon cœur appartient à un autre mais pour l’instant je m’en moque. Je crève tellement d’envie qu’il me touche, qu’il m’embrasse que ça fait mal.

--Ariel…

Je lève le bras pour lui caresser la joue mais il attrape aussitôt mes mains et les claque sur sa poitrine en murmurant:

--Pas comme ça et pas maintenant.

--Pourquoi ?

--Parce que tu n’es pas prête…

J’ouvre la bouche pour protester mais quelque chose dans son regard m’en empêche. Quelque chose de dur. De corrompu. De vieux et de terrible. Quelque chose qui dit qu’il a survécu à l’enfer mais qu’il a dû pour ça renoncer à une partie de son âme. Quelque chose qu’on ne s’attend jamais à trouver dans les yeux d’un gosse de dix-huit ans.

--…et que tu ne m’appartiens pas. Pas encore, ajoute-t-il.

Je le contemple, éberluée.

--De quoi est-ce que tu parles ?

--De ton loup. Je ne suis pas lui, Leo.

Je sais qu’il n’est pas William. En fait, il ne ressemble à aucun des hommes que je connais. Il y a en lui quelque chose qui m’effraie. Quelque chose de noir, de maléfique presque de diabolique.

--Je sais.

Il sourit d’un air étrange et je sens tout à coup un frisson parcourir ma colonne vertébrale.

--J’en doute, soupire-t-il en retirant doucement ses mains des miennes avant de se redresser et de s’écarter de mon lit brusquement.

Je ne sais pas quoi répondre à ça. Je ne comprends pas ce qu’il veut dire. Et pour être honnête, je m’en fiche. Il ne veut pas de moi. Point. Il n’y a rien à ajouter. Et je me sens tellement embarrassée par ce que je viens de faire et par la façon dont il m’a jetée que je n’ai qu’une envie : me glisser sous la couette et mourir.

--Tu…Tu veux bien te retourner un instant ? Je vais m’habiller.

Il hoche doucement la tête puis se tourne vers la porte pendant que d’un geste rapide, j’enfile le long tee-shirt Mickey que Beth m’a offert durant notre séjour à Disney World.

--Vas-y, tu peux te retourner.

Il obtempère mais sans vraiment me regarder et dit d’un ton faussement léger :

--Je peux te parler maintenant ?

J’acquiesce sobrement avec la ferme décision de lui dissimuler et ma gêne et mes émotions. Mais au fond, tout au fond, j’ai l’impression de m’être pris un coup de poing de l’intérieur.

--Je t’écoute.

--Je sais que ce n’est pas facile pour toi mais tu vas devoir accepter mon aide si tu veux vaincre le nécromant.

J’aimerais pouvoir le contredire mais je sais qu’il a raison. Maman ne peut pas affronter un maître des morts. Elle n’en a pas le pouvoir. Moi si. Mais pour ça, je vais avoir besoin d’Ariel. Que ça me plaise ou non.

--J’en ai conscience.

--Parfait. Parce que tu vas devoir te fier entièrement à moi.

Je hausse les sourcils.

--Qu’est-ce que tu t’imagines ? Que je suis stupide ? Sauver ma mère ainsi que les autres est mon unique priorité. Peu importe ce qu’il se passe entre nous, ça n’a pas d’importance. Je sais que tu es puissant, suffisamment puissant pour m’aider et que j’ai beaucoup à apprendre de toi alors…

--…donc si je comprends bien, tu n’es plus fâchée ?

Je le regarde durement.

--Je suis déçue Ariel. Je pensais qu’on était amis tous les deux. Moi je ne t’ai rien caché, je t’ai parlé de choses si intimes que…

Les mots s’étranglent soudain dans ma bouche.

…et toi…toi…

--…moi j’ai fait ce que j’avais à faire. Je te l’ai dit. Je n’avais pas le choix.

Sa voix n’a pas la moindre inflexion, elle est neutre comme s’il ne ressentait rien. Et peut-être était-ce le cas.

--Non. Probablement pas.

Je soupire.

--Bon c’est tout ce que tu avais à me dire ?

Il me gratifie d’un sourire étrange.

--Non. Si tu veux être prête, on doit commencer cette nuit.

Génial, vraiment génial…

--Très bien, je soupire. Qu’est-ce que je dois faire ?

Il me regarde fixement, les yeux plus étincelants que jamais. Je sens le souffle de son pouvoir envahir la pièce et presque me faire chanceler.

--Je vais m’asseoir par terre et tu vas venir t’installer entre mes jambes.

--Quoi ?

--Il faut mêler nos pouvoirs et traverser le Tolan ensemble et pour ça, il faut que nos peaux, nos corps restent en contact, Leo.

Je déglutis.

--Se tenir par la main ne serait pas suffisant ?

Lors des assemblées, tous les chamans se tiennent la main pour maintenir le contact et faire fusionner leurs pouvoirs. Ils ne s’installent pas les uns contre les autres et ne se tripotent pas non plus, non mais sans blague…

--Non.

--T’es sûr qu’il n’y a pas un autre moyen parce que… ?

Il ne me laisse pas terminer ma phrase et couvre la distance qui nous sépare. Puis il m’attrape par la taille, me serre contre lui et murmure avant de coller ses lèvres contre les miennes.

--Puisque tu me le demandes, mon cœur…

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Commentaires les plus appréciés

Commentaire ajouté par Hana99

Ou as-tu trouver cette extrait ?

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Commentaire ajouté par AeRa

ou est ce qu'on peu lire les bonus?

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par atalyana 2017-07-25T14:51:59+02:00
Diamant

Génial j'ai hâte dans avoir plus .

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Commentaire ajouté par Arya71 2017-07-16T21:56:40+02:00
Envies

Bonjour,

Est ce que vous savez si il y aura encore d'autres bonus ?

Ou savez vous quand sort le livre de Leonora Kean ?

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Commentaire ajouté par Feyre 2017-07-03T18:05:34+02:00
Diamant

Léonora devient un personnage de plus en plus passionnant à travers ces bonus.

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Commentaire ajouté par clarinette88 2017-05-02T16:38:04+02:00
Diamant

les extraits sont toujours aussi intéressants et nous en apprennent toujours plus sur Leonora. Pour les curieux vous pouvez trouvez les extraits sur la page Facebook de Leonora Kean.

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Commentaire ajouté par AeRa 2016-05-09T20:26:36+02:00

ou est ce qu'on peu lire les bonus?

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Commentaire ajouté par Hana99 2016-04-29T15:09:37+02:00

Ou as-tu trouver cette extrait ?

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Commentaire ajouté par Laetitia-Royer 2016-04-26T12:09:55+02:00

bonjour, quand pourrons nous lire le bonus du tome 5 partie deux en entier??

trop hâte!!

:)

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Les chiffres

Lecteurs 113
Commentaires 7
Extraits 1
Evaluations 16
Note globale 9.13 / 10

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