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Extrait de Règles d’Engagement, Tome 1 - L. A. Witt

Ajouté par Folize

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Par Folize le 14-03-2015 Editer
Règles d’Engagement, Tome 1
Posant le pied sur le pare-chocs arrière de ma voiture, j’ajustai les lacets de ma botte. Je n’avais pas porté ces fichues choses depuis que j’avais quitté les Marines, mais elles étaient toujours aussi confortables que dans mon souvenir. Faire remonter les jambes de mon pantalon de camouflage était un autre défi, cependant, c’était quelque chose que j’avais été capable de faire même dans mon sommeil à un moment donné, mais avec laquelle j’étais un peu maladroit maintenant. Pourtant, cela valait le supplément d’effort pour ce que je m’apprêtais à faire.
Avec un petit sourire satisfait, je jetai un sac à dos noir sur mon épaule pour pouvoir me fondre parmi les autres étudiants du campus.
(...)
Je pris un siège au premier rang, me donnant de l’espace pour étirer mes jambes. Cela avait toujours été la place où je préférais m’asseoir de toute façon, mais pour ce cours en particulier, c’était parfait. Je considérai un instant la possibilité de m’asseoir au bord de l’allée et décidai de laisser tomber et de me placer devant et au milieu.
Je sortis un cahier à spirale que je n’avais aucune intention de remplir et un crayon que je n’avais aucune intention d’utiliser, et attendis. Les autres élèves entèrent dans la salle, prenant leur siège en parlant entre eux. Aucun ne sembla me remarquer.
Personne, c’est-à-dire, jusqu’à ce que Brandon arrive.
Et il était justement en train d’avaler une gorgée d’eau, ce qui le fit promptement s’étouffer.
Je mordis le bout de mon stylo, enfonçant mes dents dedans pour m’empêcher d’éclater de rire.
Il toussa, se racla la gorge, et aussi nonchalamment que possible, se dirigea vers l’estrade située à l’avant de la salle pour arranger ses notes. Je pouvais sentir qu’il essayait de ne pas me regarder, ou au moins, qu’il essayait de ne pas me laisser voir qu’il me regardait.
Pourtant, ses yeux le trahirent, volant vers moi brièvement à plusieurs reprises, des regards furtifs, sa respiration se brisant chaque fois qu’il prenait note de toutes les petites distractions que j’avais apportées.
Bottes de combat ? OK.
Pantalon de camouflage ? OK.
La contraction de ses lèvres me faisait me demander de combien de façon il souhaitait me tuer à l’instant même. Ou s’il regrettait sa petite séance d’entraînement personnel. Eh oui, Brandon. Deux personnes peuvent jouer à ce jeu.
S’éclaircissant à nouveau la gorge, il fit face à la classe.
— Il semble que tout le monde soit là. Je présume que vous avez tous lu les chapitres demandés pour aujourd’hui.
Hochements de tête et murmures. Il me regarda, ses yeux se plissèrent en un regard noir que personne d’autre sans doute dans la pièce ne remarqua. Je souris à pleines dents.
Alors qu’il ouvrait ses notes et commençait sa conférence, j’avais un dernier petit tour dans ma manche. Levant le bras comme pour me gratter la nuque, je tirai les plaques militaires de dessous mon tee-shirt, les laissant retomber sur ma poitrine, me souriant à moi-même alors qu’un frisson visible le traversait. Une fois qu’il eut récupéré de cette nouvelle distraction, je jouais avec elles, les faisant nonchalamment tourner autour de mes doigts, faisant glisser ces dernières le long de la chaîne pour en tirer ce cliquetis particulier. Je fis ça discrètement et subtilement, juste assez fort pour emmerder Brandon sans perturber le reste du cours.
Il fronça les sourcils et parla entre ses dents, faisant à l’évidence tous les efforts du monde pour ne pas regarder dans ma direction.
Tout au long de la conférence, il garda une main sur le podium en parlant. Je la regardai avec un amusement à peine contenu alors que ses jointures viraient au blanc chaque fois que je laissais mes bottes crisser l’une contre l’autre ou faisais cliqueter mes plaques sur leur chaîne.
Il réussit à mener son cours à terme sans trop broncher, mais il était troublé. Ses réactions étaient subtiles, probablement seulement remarquables pour un certain connard antagoniste du premier rang : le brusque serrement de ses mâchoires quand il regardait accidentellement dans ma direction, le claquement de sa langue quand il s’interrompait pour passer à une autre page de notes, la façon dont il gardait soigneusement ses hanches tournées vers le tableau noir quand il n’était pas debout en sécurité derrière le podium.
(...)

Je frappai à la porte de son bureau et pinçai les lèvres pour ne pas rire. Quand il ouvrit, il me foudroya du regard et hocha la tête pour que j’entre.
Il ferma la porte et nous nous fîmes face en silence. Ses bras étaient croisés sur sa poitrine et son expression glaciale. Je le regardai, cherchant une lueur d’humour dans son air froid et renfrogné et n’en trouvai pas. J’étais peut-être allé trop loin. Oui, c’était une revanche pour la fois où il s’était montré au club de gym, mais il n’avait pas l’air heureux. Mon estomac se noua. Merde. Pas bon tout ça.
Puis il grogna et secoua la tête en riant.
— Toi, espèce d’abruti.
Je gloussai.
— Tu l’as bien mérité, œil pour œil.
Il prit mes plaques et enroula la chaîne autour de son doigt.
— Quand tu te montres habillé comme ça…
Il mit soudain un poing autour de la chaîne et me tira vers lui, ses lèvres touchant presque les miennes alors qu’il disait dans un grognement sourd :
— Je pense qu’une description plus pertinente pourrait servir de préliminaires.
Son baiser me fit presque tomber à la renverse, et quand ses hanches effleurèrent les miennes, il était aussi dur que moi.
Je mis mes bras autour de lui, autant pour me stabiliser moi-même que pour le toucher.
— Alors, cela a eu l’effet désiré.
— De quoi parle-t-on ? D’essayer de me faire enseigner avec une érection démesurée ?
Je ris, l’embrassant légèrement avant de dire :
— Est-ce là l’effet que cela a eu ?
— Bon sang, tu me poses la question !
— Ce qui explique pourquoi tu es resté derrière le podium pendant toute ta conférence.
Il rit contre ma bouche, me tenant toujours contre lui par mes plaques.
— Tu es démoniaque.
Je laissai vagabonder un doigt dans son dos.
— Tu as commencé.
— Oui, dit-il avec un hochement de tête, en embrassant les contours de ma mâchoire. C’est vrai, je l’ai fait.
— Donc, je peux revenir en cours demain ?
— Absolument pas, dit-il en riant, et son souffle vif sur mon cou me donna la chair de poule.
— Mais, et si je veux revenir ? J’ai beaucoup apprécié ton exposé. J’ai appris une chose ou deux.
— Conneries tout ça, grogna-t-il. Tu ne pensais pas à une seule des choses que j’ai dites à part comment m’exciter davantage…
Il s’arrêta, ses joues se colorant. Je ricanai. Exaspéré, il dit :
— À part comment rendre plus difficile pour moi le fait de me concentrer.
— D’accord, donc je n’ai absolument rien appris, mais j’ai apprécié ta conférence.
Je lui fis un clin d’œil.
— Pourquoi ne puis-je pas revenir ?
Il me regarda et sourit.
— Parce que c’était déjà assez dur d’essayer de venir à bout de cette classe aujourd’hui, dit-il en se penchant pour m’embrasser. Demain, je serai heureux si je peux même parler.
— Oh ? Et pourquoi ça ?
Mettant ses mains sur mes hanches, il accrocha ses pouces dans les passants de ma ceinture.
— Parce que je serai distrait par le souvenir de toutes les choses que je vais te faire ce soir.
— Ce soir ? murmurai-je contre ses lèvres. Mais c’est dans plusieurs heures.
— Je sais, dit-il en s’arrêtant pour sucer ma lèvre inférieure entre les siennes pendant une seconde. Mais tu vas devoir attendre.
— Il y a un verrou sur la porte de ton bureau.
— Il y a un autre étudiant – un véritable étudiant – avec qui j’ai rendez-vous qui va arriver sous peu.
Il rit.
— Et je ne suis pas titularisé, donc je ne prendrais définitivement pas le risque de me faire prendre en train de baiser qui que ce soit dans mon bureau, étudiant ou non.
— Au temps pour mon fantasme de baiser un enseignant sur son bureau.
Il passa ses mains le long de mes côtes.
— Quelque part, je pensais que, jusqu’à récemment, enfin peu importe, ce fantasme impliquait de baiser une enseignante sur son bureau.
— Vrai.
Je l’embrassai, glissant ma main entre nous et le pressant doucement à travers son pantalon, souriant alors qu’il haletait. Laissant mes lèvres effleurer les siennes, je murmurai :
— Mais ce fantasme est tellement, tellement plus torride maintenant.
Il ferma les yeux, expirant lentement.
— Seigneur, Dustin...
— Quoi ? demandai-je.
— Tu sais exactement ce qu’il y a, dit-il en poussant ses hanches contre ma main.
— Pourquoi, Dr Stewart, je vous excite ?
Il tint mon visage entre ses mains et m’embrassa.
— Tu es un allumeur sans pitié, tu sais ça ?
— J’ai appris du meilleur.
Il se mit à rire contre mon baiser.
— Eh bien, puisque tu es mon élève pour la journée...
Reculant, il fouilla dans sa poche.
Je l’observai batailler avec un jeu de clés, en tirant une de son anneau.
— J’ai une tâche pour toi.
Il appuya la clé récemment libérée dans ma main et m’embrassa à nouveau.
Je fixai la clé dans ma paume, puis lui, d’un air perplexe.
— Va à mon appartement, dit-il, faisant courir un doigt au creux de ma poitrine et le laissant s’accrocher à la chaîne de mes plaques. Et attends-moi.
Refermant la main autour de la clé, je demandai :
— Ce sera long ?
Un sourire diabolique lui recourba les lèvres.
— Plusieurs centimètres, comme toujours.
Je levai les yeux au ciel et ris.
— Tu sais ce que je veux dire.
— Je suppose que tu devras juste attendre pour le découvrir.
L’amusement plissa le coin de ses yeux.
— Comme tu l’as dit, Dustin : tu l’as mérité, œil pour œil.
Glissant sa clef dans ma poche, je mis ma main sur sa taille et l’embrassai une dernière fois.
— J’attendrais aussi longtemps qu’il le faudra. Quelque chose me dit…
Je passai ma main sur son érection, et souris quand il haleta.
— … que je n’aurai pas à attendre trop longtemps.
— Allumeur, grogna-t-il en me poussant vers la porte. Maintenant, tu sors d’ici avant que je me fasse virer !
Je ris et me retournai pour partir.
— Une dernière chose, dit-il.
Je m’arrêtai, regardant par-dessus mon épaule et levai un sourcil. Il fit un geste vers mes vêtements.
— Garde tout ça sur toi.
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