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Regrets sur ma vieille robe de chambre



Description ajoutée par anonyme 2011-10-05T13:07:52+02:00

Résumé

Diderot vient de recevoir de Mme Geoffrin une somptueuse robe de chambre écarlate : «A présent, j’ai l’air d’un riche fainéant», écrit-il, et ce cadeau est l’occasion d’une méditation sur le luxe et son bon ou mauvais usage, et sur l’habit, qui fait ou ne fait pas le moine. Tout autant que sa nouvelle robe de chambre, un autre cadeau, un tableau de Joseph Vernet accroché à son mur, avait frappé ses visiteurs. Or c’est précisément l’œuvre du peintre qu’au mois d’août 1767 Diderot admire au Salon qui se tient au Louvre. Et tout à coup, sans préavis, il suppose qu’il a quitté Paris pour des montagnes proches de la mer : le souffle coupé, il s’enthousiasme pour ce spectacle de la nature et le commente devant l’abbé précepteur qui l’accompagne dans sa promenade.

Ecrits peu après le Salon de 1767 qui accueille la Promenade Vernet, les Regrets seront intégrés au Salon de 1769 – mais, en dépit de la chronologie, ils constituent bien pour nous une introduction à la pensée plus ample que l’évocation de Vernet fait naître sous la plume de Diderot. Au-delà de la question du beau, c’est de l’art et de la vie sociale qu’il traite ici en philosophe – et ce que les Regrets sur ma vieille robe de chambre affirment en un bref et brillant fragment de tonalité familière, la Promenade nous le fait retrouver dans une méditation admirablement réglée et souveraine.

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Classement en biblio - 11 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par ReGard 2017-04-04T11:28:39+02:00

Pourquoi ne l'avoir pas gardée ? […] J'étais le maître absolu de ma vieille robe de chambre ; je suis devenu l'esclave de la nouvelle. Le dragon qui surveillait la toison d'or ne fut pas plus inquiet que moi. Le souci m'enveloppe. [...]

Le vieillard passionné qui s'est livré, pieds et poings liés, aux caprices, à la merci d'une jeune folle, dit depuis le matin jusqu'au soir : Où est ma bonne, ma vieille gouvernante ? Quel démon m'obsédait le jour que je la chassai pour celle-ci ! Puis il pleure, il soupire. Je ne pleure pas, je ne soupire pas ; mais à chaque instant je dis : Maudit soit celui qui inventa l'art de donner du prix à l'étoffe commune en la teignant en écarlate ! Maudit soit le précieux vêtement que je révère ! Où est mon ancien, mon humble, mon commode lambeau de calemande ?

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Commentaires récents

Or

Un petit ouvrage très amusant, qui développe un avis moral humoristique.

Le changement des meubles et de vêtement du philosophe se veut une métaphore de la corruption par le luxe, les vieux éléments représentant la simplicité, le confort et la pureté, les nouveaux la tyrannie du soin qui doit leur être apporté. Le philosophe n'est plus le maître chez lui, et est esclave de ses possessions.

Un sujet qui reste très moderne !

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Activité récente

ReGard le place en liste or
2016-06-11T17:40:21+02:00

Les chiffres

Lecteurs 11
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Evaluations 2
Note globale 7 / 10

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