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Extrait ajouté par Khiad 2020-04-20T22:28:27+02:00

Il me coupe la parole :

- Non ! On ne peut pas prendre le risque qu’il retente sa chance quand bon lui semble. Et tu dois découvrir qui veut t’abattre.

- Bonne idée ! Je vais me servir de ma petite culotte comme d’un drapeau blanc pour aller l’inviter à discuter autour d’une tasse de thé... Meeeep ! Mauvaise réponse ! Il va me tirer comme un lapin dès que je vais pointer le bout de mon nez !

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Extrait ajouté par Khiad 2020-04-20T22:22:33+02:00

- Je suis amoureux.

Désolation

- Ce n’est pas censé être une bonne chose ?

- Mais je n’ai jamais été amoureux ! Comment ai-je pu être assez bête pour laisser les choses en arriver là ? Je ne pouvais pas choisir un autre moment ?

Bien que ces questions soient rhétoriques, je risque une réponse :

- Je ne suis pas sûre que ce soit le genre de truc que tu choisisses. C’est plus un état dans lequel tu te retrouves que tu le veuilles ou non. Mais il paraît que c’est plutôt euphorique comme sensation. Il paraît même que "trouver l’amour" est sacrément bien placé dans le top 10 des objectifs de vie.

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Extrait ajouté par Aurelie-359 2019-12-14T22:22:19+01:00

Et, tel un colibri bipolaire shooté au nectar, elle se met à m'examiner sous toutes mes coutures ...

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Extrait ajouté par Aurelie-359 2019-12-14T22:22:00+01:00

Du fond du bassin, je regarde les flammes se retirer et les débris couler autour de nous. Il s'en est fallu de peu pour que nous soyons victimes du tabagisme passif.

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Extrait ajouté par nana51 2021-03-14T15:57:28+01:00

Il m'explique que mes formatages et programmations répétitifs avaient laissé des cicatrices à la naissance de ma nuque. C'est à cet endroit que Calista branchait le connecteur à broche qui permettait de communiquer avec la puce sans m'ouvrir le crâne.

Attends ! Tu veux dire que j'ai un port USB dans le dos ?

Non, pas USB, mais une prise femelle oui.

[Gaïa et Doc]

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Extrait ajouté par LeMasdeGaia 2019-10-17T13:10:48+02:00

Je suis complètement dans le gaz. Je ne parviens même pas à ouvrir les yeux. J’ai beau essayer de désolidariser mes paupières, c’est comme si elles étaient scellées à la super glue. Bon, voyons voir du côté des autres sens :

Odorat : Ça sent le désinfectant.

Goût : J’ai la bouche pâteuse, aucune information à en tirer.

Toucher : j’ai l’impression d’être passée sous un rouleau compresseur et… Hey ! je n’arrive pas à bouger…

Bip… bip… bip… bip…

C’est quoi ce bruit ? Ma panique augmente et les bips s’accélèrent encore. La lumière se fait, enfin au sens figuré, je n’y vois toujours que dalle. Je dois être à l’hôpital, mon rythme cardiaque s’emballe et affole les machines auxquelles je suis connectée.
Respire, calme-toi… 
Sans bouger, qu’est-ce que je sens ? Pas grand-chose. Ah si, un courant d’air sur les pieds. Je suis allongée et j’ai un peu froid.
Ouïe ! Avec le mal de crâne que je me coltine, j’ai les oreilles qui bourdonnent. À part les bips réguliers et plus espacés à présent, j’entends des sons trop étouffés pour les comprendre.
Bref, je suis à l’hosto et plutôt amochée si j’en crois mes terminaisons nerveuses. Ça ne m’avance pas beaucoup. Comment ai-je atterri là ?
Peut-être que si j’arrive à me rappeler du dernier endroit où j’étais et ce que j’y faisais…
Tiens, un bruit. Oui, on a ouvert la porte de la pièce. On se rapproche. Argh ! C’est froid dans ma main… une perfusion… l’engourdissement se répand dans mes veines. On repart.
Le bourdonnement diminue. Réfléchis ! Réfléchis ! Réfléchis ! Mon cerveau à l’air de fonctionner au ralenti, mais ça commence à aller mieux. Bon ! On se reprend en main.
La porte s’ouvre à nouveau. Cette fois, j’entends des voix. Deux hommes qui discutent :
— Mais je vous dis que c’est ma patiente. Elle doit retourner à l’institut privé où je la traite pour ne pas perdre ses repères à son réveil.
Je suis bien à l’hôpital. Le courant d’air doit être la climatisation (réglée trop froid à mon goût). Mais ces découvertes ne m’apportent aucun réconfort. Ce qui retient mon attention c’est la voix. Cette voix me donne la chair de poule. C’est comme si un liquide visqueux et puant coulait le long de ma colonne vertébrale. J’ai à la fois peur et des hauts le cœur.
— Je suis désolé. Vous pouvez la voir et l’ausculter en ma présence, mais il est hors de question que vous l’emmeniez tant qu’elle n’a pas repris connaissance ou que j’ai plus d’éléments. Le règlement de l’hôpital ne m’autorise pas à la laisser partir sans son accord ou celui d’un membre de sa famille. Sauf bien sûr, si vous possédez un ordre de transfert.

M’ausculter ? Non ! Je ne veux pas que cette voix s’approche de moi. Les bips recommencent à accélérer. Je dois rester calme.

Agacement

— Laissez-moi au moins lui administrer son médicament. La perfusion est déjà en place. Ça ne prendra qu’une seconde. L’ordre de transfert devrait déjà être arrivé.

Hésitation

—  Non ! Attendez ! Une fois l’ordre de transfert reçu, vous pourrez y aller, mais pour l’instant cette patiente est sous ma responsabilité. Je ne voudrais pas vous manquer de respect, cher collègue, mais je ne vous connais pas et j’ai besoin d’une confirmation officielle.
Je garde les paupières closes, mais tous mes muscles sont tendus, prêts à l’action. Quelle action ? Ça, je n’en sais encore rien.

Résignation

Un bruit sourd et une secousse, que j’analyse comme un corps qui tombe lourdement par terre, font vibrer le lit. Quelques secondes plus tard, je distingue à travers mes paupières closes une ombre se pencher sur moi. Une haleine chaude accompagne un « quel gâchis » tandis qu’une main me saisit le poignet. Immédiatement, j’ouvre les yeux et avant que l’aiguille n’entre en contact avec le cathéter, j’effectue une rotation de l’avant-bras. Mon agresseur me lâche, surpris. Dans la continuité de mon mouvement, je le force à plier le coude et avec mon autre bras je pousse sa main. La seringue se retrouve fichée dans son cou et je presse instantanément sur le piston. Je n’ai pas le temps de réfléchir. Je suis déjà debout. J’ai arraché tous les tubes auxquels j’étais reliée et ouvert la fenêtre. Sans même un moment d’hésitation, quand je me rends compte que je suis au 3e étage, je m’élance. Je passe de rebord de fenêtre en rebord de fenêtre jusqu’à un angle avec un bâtiment voisin. Là, par sauts de puce successifs d’une paroi à l’autre, je descends quelques mètres avant de plonger dans un cyprès dont la dense ramure ralentit ma chute. De branche en branche, je rejoins rapidement la terre ferme et me retrouve dans une petite cour intérieure que je ne prends pas la peine de visiter.

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