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Extrait ajouté par x-Key 2015-10-02T11:08:10+02:00

Par un aspect au moins, nos vies ressemblent à des films. Les personnages principaux sont les membres de notre famille et nos amis. Les rôles secondaires sont tenus par nos voisins, nos collègues, des profs et des connaissances. Il y a aussi les petits rôles sans grande importance : la caissière du supermarché avec son joli sourire, le sympathique barman du troquet du coin, les types avec qui vous faites de la gym trois fois par semaine. Et bien sûr, des milliers de figurants – ces gens qui passent dans la vie de tout un chacun comme de l’eau à travers une passoire, croisés une fois et jamais revus.

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Extrait ajouté par Natalea 2016-02-17T19:57:32+01:00

C'est ainsi que l'on appelle sa propre damnation, savez-vous : en ignorant la voix qui nous implore d'arrêter. D'arrêter tant qu'il est encore temps.

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Extrait ajouté par BMT33 2019-10-06T18:40:59+02:00

Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l'homme et l'enfant ont une passion commune : l'électricité.

Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l'alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu'à ce qu'il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d'un sens... Et qu'il y a bien des façons de renaitre!

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Extrait ajouté par alienor44 2018-12-30T11:21:42+01:00

Quand je me suis réveillé, j'étais moins brûlant mais les frissons étaient revenus à la charge. Jacobs posa une languette-thermomètre sur mon front, l'y laissa une minute ou deux, puis hocha la tête.

"Tu vas peut-être t'en sortir", me dit-il Et il me donna deux minuscules doses supplémentaires. "Tu crois que tu peux te lever et venir manger un peu d'œufs brouillés ?

- Toilettes d'abord."

Il m'indiqua la direction et j'ai tangué jusqu'aux petits cabinets en m'accrochant au mobilier. J'avais juste envie de pisser mais j'étais trop faible pour me tenir debout, alors je me suis assis comme une fille. Quand je suis ressortie, Jacobs remuait les œufs en sifflant. Mon ventre gargouillait. J'essayais de me rappeler la dernière fois que j'avais mangé quelque chose de plus consistant que de la soupe en boîte. Assiette anglaise en coulisses, avant le concert d'il y avait deux jours, fut tout ce qui me revint à l'esprit. Si j'avais mangé quoi que ce soit d'autre depuis, je ne m'en souvenait pas.

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Extrait ajouté par TommyRollrbox 2018-09-21T05:47:55+02:00

Trois Ans. L’Extinction de Voix de Conrad.

Un Miracle

Le révérend Jacobs s’est fait virer à cause du sermon qu’il a délivré en chaire le dimanche 21 novembre 1965. Ça ne m’a pas été difficile de le retrouver sur Internet puisque je disposais d’un repère temporel : ça s’était passé juste avant Thanksgiving. Il a disparu de nos vies une semaine plus tard, et il est parti seul. Patsy et Morrie – surnommé Morrie-Tu-Nous-Suis par les gosses de l’UJM – étaient déjà partis. De même que la Plymouth Belvedere automatique.

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Extrait ajouté par Ambere 2018-09-07T15:39:54+02:00

Ce manque, c’était comme une foreuse qui me perçait le crâne de plus en plus profondément. D’infimes prises nasales de H ne l’avaient pas terrassé. J’avais besoin d’une grosse dose directement injectée dans le système nerveux central.

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Extrait ajouté par SherCam 2018-08-04T17:11:14+02:00

" Merde, les garçons, c'est pas ça, le blues.

- Qu'est-ce que tu veux dire, Grampa ? demanda Ronnie.

- Le blues, c'est une musique qui a la rage. Ce p'tit gars, on aurait dit qu'y venait de pisser au lit et qu'il avait peur que sa môman s'en aperçoive. "

Ça fit rire les garçons, en partie d'amusement, en partie de surprise de découvrir qu'Hector avait de l'étoffe comme critique musical.

" Attendez voir ", leur dit-il.

Et il monta lentement l'escalier, se hissant de marche en marche en tirant sur la rampe de sa main noueuse. Hector resta absent si longtemps que les garçons avaient presque oublié qu'il devait redescendre quand il reparut, tenant une vieille Silvertone déglinguée par le cou. La caisse était rayée et rafistolée avec un bout de corde à foin effilochée. Les clés étaient de guingois. Hector s'assit en lâchant un grognement et un pet et remonta la guitare sur ses genoux osseux.

" Éteignez-moi cette merde ", dit-il.

Ronnie obéit - le Hoot était bientôt terminé, de tout façon.

" Je savais pas que tu jouais de la guitare, Grampa, dit-il.

- Pas joué depuis des années, répondit Hector. Mise au rencart quand l'arthrite a commencé à mordre. Je sais même pas si je suis encore capable d'accorder cette garce.

- Ton langage, papa ", cria Mme Paquette depuis la cuisine.

Hector le Barbier ne lui prêta aucune attention ; sauf s'il avait besoin qu'elle lui passe le plat de purée, il lui prêtait rarement attention. Il accorda la guitare lentement tout en marmonnant des grossièretés dans sa barbe, puis joua un accord qui effectivement ressemblait un peu à de la musique. [ ]

" Waouh ! fit Ronnie. C'est quel accord, ça, Grampa ?

- Mi. Toutes ces conneries commencent en mi. Mais attendez un peu, vous avez encore rien entendu. Voyons voir si je me souviens comment on caresse cette pute. "

Depuis la cuisine : " Ton langage, papa. "

Il n'y prêta guère plus d'attention, se mettant seulement à gratter sa vieille guitare avec un ongle biscornu et jauni par la nicotine en guise de médiator. Il démarra lentement, marmonnant toujours plus de gros mots dans sa barbe, puis trouva un rythme régulier, syncopé qui fit échanger aux garçons un regard de stupéfaction. Ses doigts glissaient le long du manche, montant et descendant gauchement d'abord, puis - alors que les vieilles synapses de sa mémoire se décrassaient - un peu plus souplement : accord de si, puis la, puis sol, puis retour à mi. C'est une progression d'accords que j'ai bien jouée une centaine de milliers de fois, même si en 1963, j'aurais pas su faire la différence entre un accord de mi et un accord du participe passé.

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Extrait ajouté par Lilith86 2017-02-25T21:09:44+01:00

Chez soi, c'est là ou ils veulent que vous restiez un peu plus.

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Extrait ajouté par Elo971 2017-01-28T19:02:57+01:00

J'entendais ma mère pleurer à présent mais je n'ai pas tourné la tête pour la regarder. Je ne le pouvais pas. J'étais figé sur place. D'horreur, oui, bien sûr. Je n'avais que neuf ans. Mais je ressentais aussi une jubilation sauvage, confuse, j'avais le sentiment que quelqu'un, enfin, me livrait la vérité crue et nue. Une petite partie de moi espérait qu'il s'arrêterait mais la plus grosse souhaitait farouchement qu' continue, et mon voeu a été exaucé.

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Extrait ajouté par Stephanelefort 2016-12-22T20:08:33+01:00

Beaucoup d’agitation donc, mais à cet instant précis, tout sembla s’arrêter. Je sais que ce n’est que le genre d’illusion due à une mémoire défaillante (sans parler d’une valise remplie d’associations obscures) mais le souvenir que j’en ai est très fort. Tout d’un coup, plus d’enfants criant dans le jardin, plus de musique venant de l’étage, plus de coups de marteau depuis le garage. Pas un seul chant d’oiseau.

Puis l’homme se pencha et le soleil déclinant étincela par-dessus son épaule, m’aveuglant momentanément. Je levai la main pour m’abriter les yeux.

« Oh, désolé », dit-il en se décalant pour que je puisse le regarder sans avoir à fixer le soleil.

En haut, il portait un veston noir du dimanche et une chemise noire avec un morceau de col blanc au milieu ; en bas, un blue-jean et des mocassins éraflés. C’était comme s’il voulait être deux personnes à la fois. À six ans, je classais les grands en trois catégories : les jeunes adultes, les adultes et les vieux. Lui, c’était un jeune adulte. Il avait mis ses mains sur ses genoux pour pouvoir regarder les deux armées qui se faisaient face.

« Vous êtes qui ? demandai-je.

– Charles Jacobs. »

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