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Description ajoutée par x-Key 2012-02-06T14:34:14+01:00

Résumé

Que peut la poésie pour l'enfant ayant grandi dans les blessures ? Comment dire le pays enseveli dans le souvenir de plus en plus lointain, épais et tremblant ? Pour le Palestinien Mahmoud Darwich, il reste le corps et les mots, citadelle abritant une douleur d'orgueil.

Il reste l'errance pour un peuple voyageant dans " la caravane ininterrompue de l'exode ". Mahmoud Darwich a deux métiers : la poésie et le souvenir. Parfois les deux se rejoignent. Avec le poème, le souvenir devient miroir, échelle pour le temps et défaite du sommeil et de l'oubli. Célèbre dans le monde arabe, il n'est pas pour autant ce qu'on appellerait un " poète militant ". Son engagement est dans l'écriture, dans la poésie ; il est loyal envers l'imaginaire de son peuple, de tout peuple voué à l'errance.

Rien à voir avec cette poésie qui brandit les slogans et ruine la beauté et l'émotion. Darwich est un poète épique. Tahar Ben Jelloun.

(Le Monde)

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Classement en biblio

Extrait

Extrait ajouté par x-Key 2012-02-06T14:36:04+01:00

Une pomme à la mer. Narcisse de marbre. Papillon de pierre. Beyrouth.

La forme de l’âme dans le miroir description de la première femme, parfum de nuages

Beyrouth de fatigue et d’or, d’Andalousie et de Syrie argent natif. Ecume. Testament de la terre dans le plumage des colombes. Mort d’un épi. Errance d’une étoile entre moi et Beyrouth mon amour. Jamais auparavant je n’ai entendu mon sang prononcer le nom d’une amante profondément endormie sur mon sang dans l’orage sur la mer, nos avons découvert le Nom, dans le goût de l’automne et des oranges des émigrants du Sud. Pareils à nos ancêtres, nous venons à Beyrouth pour venir à Beyrouth d’une pluie, nous avons construit une baraque, si le vent ne court pas, nous ne courons pas, comme un clou planté dans l’argile, le vent creuse notre cave, nous nous serrons ainsi que des fourmis dans la petite cave comme si nous chantions subrepticement :

Beyrouth est notre tente

Beyrouth est notre étoile

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