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Je sentis mes yeux se remplir de larme, mon corps se mit à trembler et mon cœur sembla se briser. Mais je ne trouvai rien à dire, parce qu'il n'y avait rien à dire. Il avait pris sa décision et rien, en dehors de ma démission, ne le ferait changer d'avis.

Je me pris à regretter de ne pas m'être écrasée sur les rochers. Cela aurait certainement été moins douloureux.

Je pris une grande inspiration tremblante et me contentai de dire :

- Va-t'en. juste... va-t'en

- Riley...

- Non, le coupai-je d'un ton sans réplique. Ça suffit. Il n'y a rien que tu puisses dire pour arranger la situation.

Il me regarda pendant un long moment, les yeux pleins de colère et de tristesse, puis me tourna le dos et sortit de ma vie.

La porte se referma sur lui et je laissai enfin libre cours à mon chagrin. De grands sanglots douloureux me déchirèrent, des sanglots qui venaient de cet endroit où reposaient tous mes rêves.

Des rêves qui gisaient désormais à terre, brisés en mille morceaux.

Exactement comme mon cœur.

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-Ok, bon, ça va, tu te fous de ma geule. Les poules auront des dents avant que Blake demande notre aide.

-Eh bien! Fait gaffe aux morsures de poulets, frangin, parce que je n'ai jamais été aussi sérieuse.

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Je jetai un coup d'oeil à l'espace qui séparait les deux immeubles et effleurai mon oreille pour activer le communicateur.

-Y a quelqu'un ? demandai-je.

-Quelle joie de t'entendre, petite chienne ! répondit une voie familière.

Je ne pus m'empêcher de sourire.

-Coucou, Sal, contente de te parler. Tu m'as manqué.

-Ouais, je sais, vingt-quatre heures sans avoir de mes nouvelles et tu te languis déjà de moi. Bon. Que se passe-t-il ?

-On vient de me tirer dessus. Avec des balles d'argent.

-T'avais emmerdé qui, cette fois ?

-Personne à ma connaissance.

-Difficile à croire.

J'étais d'accord avec elle.

-En tout cas, il n'a pas réussi à m'avoir.

-Ca a l'air évident, non ?

Je rigolai franchement.

En revanche, il a fait plein de trous dans ta jolie bagnole.

-Ah ! Le salaud !

-Je ne te la fais pas dire.

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-Merci, Cole.

Un sourire inattendu étira ses lèvres et plissa le coin de ses yeux, et eut soudain l'air presque chaleureux, ce qui le rendit également beau. Et, bien évidemment, mes hormones réagirent en conséquence. Il faut dire qu'elles avaient été plus que frustrées par mon passage au club.

-Deux remerciements en deux jours ? dit-il, et la lueur taquine dans son regard augmenta encore le charme de son sourire. C'est probablement un record pour un gardien, ça, non ?

-Je ne suis pas vraiment une gardienne ordinaire.

-C'est indéniable.

Je lui décochai un sourire éblouissant.

-Ah ! Vous le reconnaissez enfin ! Est-ce que ça signifie qu'on peut maintenant sortir ensemble et faire des cochonneries ? demandai-je d'un ton mi-taquin, mi-sérieux.

-Non.

-Zut !

Il éclata d'un rire qui me réchauffa le coeur.

-Vous avez beau être une tueuse, vous êtes vraiment une fille marrante.

-Merci. Enfin, je crois.

-De rien.

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-Il y à beaucoup d'homme dans votre vie, mai jen vois trois qui y joueront un rôle particulier.

-Trois? Mais je n'ai pas besoin de trois hommes. Un seul suffira amplement.

Un homme. Mince, ce n'était pas trop demander!

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Il m’invita à m’asseoir et s’installa en face de moi.

— Nous devons parler. Maintenant.

— Je suis d’accord.

Il me lança un regard surpris.

— Ah bon ?

— Oui. Parce que j’ai pris ma décision.

— Et quelle est-elle ?

Il demanda cela d’une manière à la fois furieuse et résignée qui me fit mal au coeur. Il s’attendait au pire, et c’était entièrement ma faute, parce que je ne lui avais jamais accordé plus de quelques semaines à me consacrer entièrement à lui. Chaque fois qu’il avait réclamé plus, je lui avais demandé d’attendre. Je passais mon temps à dire que je voulais une relation stable, mais, chaque fois qu’il avait essayé de me le proposer, j’avais trouvé de bonnes excuses pour refuser l’engagement.

Eh bien, ça allait changer.

— Je veux accepter ta proposition. Je veux que nous devenions un couple monogame et voir si les sentiments qui nous lient sont aussi sérieux qu’ils le paraissent.

Il me dévisagea un long moment, et l’intensité de son regard s’accrut. Je sentis soudain comme des papillons dans mon estomac, et mon coeur se serra.

Quelque chose n’allait pas.

Il ne réagissait pas comme je l’avais espéré. Son visage n’exprimait rien. Ni joie ni soulagement. Il restait seulement assis là, à me regarder fixement, les lèvres serrées.

— Dis quelque chose, murmurai-je d’un air suppliant.

— C’est génial.

C’était une réponse machinale, totalement dépourvue de chaleur ou de sentiment. Pourtant, il y avait une tension incroyable dans l’atmosphère, et ses yeux verts débordaient d’émotion. Mais quel genre d’émotion ? Je l’ignorais. On aurait dit un mélange de colère, de désir, de détermination, et Dieu sait quoi d’autre.

Cela m’effraya, de la même manière que sa réponse m’avait effrayée.

Qu’est-ce qui se passait, bon sang ?

Pourquoi réagissait-il ainsi alors que j’avais enfin prononcé les mots qu’il attendait depuis plusieurs semaines ?

Je ne comprenais pas, mais j’avais peur.

Tellement peur.

Je croisai les bras et me penchai en avant pour dissimuler mes poings serrés.

— Qu’est-ce qui se passe ?

— Rien, répondit-il vivement, avant de se passer la main dans ses épais cheveux bruns. Et tout.

— Ça ne m’aide pas vraiment, fis-je remarquer, cette fois-ci avec une pointe de colère dans la voix.

Mais c’était parce que j’avais peur. Peur de la manière dont il réagissait.

Il me contempla longuement, puis secoua la tête d’un air résigné.

— Tu ne vois vraiment pas le problème, n’est-ce pas ?

— Si je le voyais, je ne resterais pas comme une imbécile, le coeur serré. Je ferais mon possible pour le résoudre.

Il se pencha vers moi et me prit la main, l’entourant de ses longs doigts. Sa peau était plus chaude que la mienne, son contact ferme et rassurant.

— Pourquoi ne m’as-tu pas appelé pour annuler notre déjeuner ?

Je sentis l’exaspération monter en moi. Une exaspération teintée de colère qui fit vibrer ma voix autant que la peur que je ressentais au fond de moi.

— Parce qu’un malade m’a assommée et enlevée.

— Alors pourquoi ne m’as-tu pas appelée quand tu as été libérée ?

— Parce que j’avais encore des choses à faire. Il fallait régler cette affaire une bonne fois pour toutes.

— Et c’était plus important que de me passer un coup de fil ?

— Je voulais en terminer avec tout ça pour pouvoir me consacrer à toi.

À nous. Je me mordis la lèvre et clignai des paupières pour ravaler mes larmes.

Bon sang, je ne voulais pas pleurer.

C’était hors de question.

Pas tant que je ne serais pas sûre d’avoir une bonne raison pour ça.

Il effleura mon poignet du bout de l’index, mais la douceur de ce geste ne fit qu’accentuer la sensation de papillons au creux de mon ventre.

— Comme je te l’ai dit tout à l’heure, je ne suis jamais en haut de ta liste de priorités, Riley. Jamais tu ne te tournes vers moi pour me parler de ce qui te fait mal, de ce qui te fait peur, de tes rêves. Je tiens à toi, je tiens énormément à toi, même, mais je doute que ce soit réciproque.

— Mais c’est justement pour ça que je veux m’engager, protestai-je. Pour voir si nous sommes effectivement des âmes soeurs, ou si ce n’est qu’une agréable relation vouée à ne pas durer !

— Sauf que moi, je ne peux pas m’engager dans ces conditions. Et ces derniers jours n’ont fait que le confirmer.

Je devais vraiment être aveugle. Peut-être que la semaine que je venais de passer m’avait plus fatiguée que je le pensais, parce que je ne comprenais rien à ce qu’il disait. Et pourtant, j’avais l’impression qu’il croyait être parfaitement clair.

— Qu’est-ce que tu veux dire ?

Il me sourit d’un air las et plein de tristesse.

— Je suis un Alpha, tu te souviens ? Je ne cesse de te rappeler que c’est dans ma nature de vouloir protéger ce qui m’appartient. Mais jamais je ne serai en mesure de te protéger, toi. Pas avec ton travail.

— Je ne m’attends pas à…

— Je sais, et ce n’est pas ce que je veux dire. (Il hésita un instant, puis reprit, d’un ton plus doux.) Est-ce que tu sais ce que ça fait d’avoir l’impression d’être impuissant ? De savoir que tu es en danger, que tu risques ta vie à chaque instant, et que je ne peux absolument rien faire pour t’aider ?

Je lui caressai la joue, mais il ne se laissa pas aller contre ma main. Il semblait maîtriser bien plus que l’émotion dans ses paroles.

— Mais je suis là, en sécurité, balbutiai-je au bout d’un moment.

— Et un autre jour, tu seras ailleurs et en danger.

Il me serra la main, puis recula, s’éloignant de mon contact. Je sentis la nausée me gagner et fis tout ce qui était en mon pouvoir pour réprimer une montée de bile dans ma gorge.

— Je ne peux pas vivre ainsi, Riley. Ça va à l’encontre de ma nature, tout simplement.

— Mais…

— La seule manière dont ce serait possible, ce serait que tu démissionnes. Sinon, il n’y a aucune chance que ça fonctionne entre nous.

— Je ne peux pas…

Je fus surprise par le ton désespéré de ma voix. Après tout, s’il y avait bien quelque chose que je voulais dans ma vie, en dehors d’une famille bien à moi, c’était justement démissionner, abandonner ce métier que je détestais, redevenir une employée ordinaire au Directoire. Comme je l’étais avant que Talon, Misha et leur dingue de frère se mêlent de ma vie.

Mais, avec les changements provoqués par le traitement dans mon organisme, je n’osais plus quitter les rangs des gardiens. Qui sait ce qui m’attendait encore ? Je ne pouvais pas l’affronter seule, je ne pouvais pas compter que sur Rhoan. Nous n’avions tout simplement pas les ressources nécessaires pour surveiller ce qui se passait dans mon corps.

— Tu ne peux pas, ou tu ne veux pas ? demanda Kellen d’une voix dure.

— Bon sang, Kellen, c’est tellement injuste ! protestai-je en me levant d’un bond pour arpenter le salon. Tu m’as demandé de m’engager, et maintenant que j’y suis prête, tu recules en disant que ça ne peut pas marcher. Tu trouves que c’est correct de ta part ?

— C’est peut-être injuste, mais je suis honnête. Et c’est le plus important.

Il se leva à son tour et vint me rejoindre. Mais je m’éloignai, refusant de sentir la chaleur familière de son étreinte. C’était déjà assez difficile de me maîtriser, et je redoutais de craquer complètement s’il me prenait dans ses bras alors qu’il était en train de me quitter.

Il laissa retomber ses bras, puis ajouta :

— Je ne peux pas plus que toi changer ma nature, Riley. Je n’ai vraiment pas envie de prendre cette décision, je te le jure. Mais je refuse de t’attendre à la maison durant le reste de ma vie, à me demander si tu rentreras bien ce soir-là. Je pense que nous sommes faits l’un pour l’autre, mais mon rêve est celui d’une vie de famille tout à fait ordinaire, et pour cela il faut une âme soeur qui ne risque pas son existence – et notre bonheur – chaque jour que Dieu fait.

Je serrai mes bras contre moi et le contemplai en silence, tremblant de tous mes membres, comme si la température avait soudain baissé dans la pièce. Ou peut-être était-ce parce que mon avenir semblait à présent aussi dénué de joie et d’espoir que dans mes pires cauchemars.

Pourquoi me faire ça maintenant ? voulais-je hurler. Tu savais exactement en quoi consistait mon travail ! Pourquoi prendre cette décision alors que je viens d’accepter de prendre le risque de me lier à toi ?

Mais je ravalai ma colère et ma frustration et restai silencieuse.

Parce qu’au fond de moi, je le comprenais.

J’avais beau détester ce qu’il me disait, et la décision qu’il avait prise, je comprenais. Moi aussi, j’aurais refusé de m’attacher à un compagnon dont le boulot était si dangereux que je savais qu’un jour il ne rentrerait pas à la maison. Qu’un jour je sentirais sa mort, et que ma vie deviendrait un champ de ruines.

C’était beaucoup trop demander à quiconque.

Les flics et les pompiers étaient bien placés pour en parler : le taux de divorces et de ruptures était incroyablement haut, chez eux, non sans raison.

Néanmoins, je ne pus m’empêcher de le supplier :

— Ne fais pas ça.

Je t’en prie, ne me fais pas ça.

Il soupira d’un air malheureux.

— Je suis désolé, Riley. Je le suis vraiment. Mais ces derniers jours m’ont montré à quoi ressemblerait ma vie avec toi si tu n’abandonnais pas ton travail. Et je préfère encore vivre sans toi que dans ces conditions.

Je sentis mes yeux se remplir de larmes, mon corps se mit à trembler et mon coeur sembla se briser. Mais je ne trouvai rien à dire, parce qu’il n’y avait rien à dire. Il avait pris sa décision et rien, en dehors de ma démission, ne le ferait changer d’avis.

Je me pris à regretter de ne pas m’être écrasée sur les rochers. Cela aurait certainement été moins douloureux.

Je pris une grande inspiration tremblante et me contentai de dire :

— Va-t’en. Juste… va-t’en.

— Riley…

— Non, le coupai-je d’un ton sans réplique. Ça suffit. Il n’y a rien que tu puisses dire pour arranger la situation.

Il me regarda pendant un long moment, les yeux pleins de colère et de tristesse, puis me tourna le dos et sortit de ma vie.

La porte se referma sur lui et je laissai enfin libre cours à mon chagrin. De grands sanglots douloureux me déchirèrent, des sanglots qui venaient de cet endroit où reposaient tous mes rêves.

Des rêves qui gisaient désormais à terre, brisés en mille morceaux.

Exactement comme mon coeur.

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-Mais enfin...

-Tu es toujours en vacances, m'interrompit-il. Ils n'ont aucun droit de te contacter.

L'agacement m'envahir, mêlé d'une pointe de désir. Rien ne rendait mes hormones plus enthousiastes qu'un homme qui prenait les choses en main quand il le fallait. Néanmoins, je ne pus m'empêcher de remarquer:

-Tu as bousillé mon téléphone... Et ça aurait vraiment pu être important

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Rhoan resta muet pendant ce qui me parut de longues minutes. Je me levai et me dirigeai vers le mini-frigo, d’où je sortis une des barres chocolatées fournies par l’hôtel. Elles  étaient atrocement chères, mais tout était cher, sur cette île. — Nous ne devons rien à notre mère, finit par articuler  Rhoan. Elle s’est bien lavée les mains de notre sort, quand nous sommes partis. — Elle aurait pu se laver les mains de notre sort alors qu’elle nous attendait. Mais non. Elle nous a élevés malgré la volonté de la meute, et malgré celle de son propre père. Nous lui devons la vie, Rhoan. Ce n’est pas rien.

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Sa silhouette sembla se dissoudre en volutes de couleurs emportées par le vent devenu plus frais. Je frissonnai et me  frottai les bras en scrutant les arbres pour être certaine  –  vraiment certaine  – qu’il était bien parti. Puis je fis demi-tour et me dirigeai vers mon bungalow. Une  fois à l’intérieur, j’allai chercher mon téléphone et composai le  numéro de mon frère. On était en plein milieu de la nuit et il  était probablement déjà endormi, mais cela n’avait aucune  importance. Il fallait que je lui parle.

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Extrait ajouté par anonyme 2013-05-30T14:37:10+02:00

- Mauvaise nouvelle, patron. Un connard de chauffeur de camion a projeté mon taxi hors de la route.

- Tu vas bien ?

- je suis en train de te parler, non ?

Il laissa échapper un ricanement.

- Je vois que ta grande gueule est intacte, j'imagine donc que çà va.

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