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Rire pour ne pas mourir : souvenirs



Description ajoutée par anichinabe 2011-04-08T20:56:52+02:00

Résumé

Longtemps, Jean-Marie Bigard a pensé qu’il ne survivrait pas aux blessures de son passé, à la mort de ses parents, à l’éloignement de ses frère et sœurs. Alors il n’a pas cessé de courir, du Point-Virgule au Stade de France, en passant par l’Olympia et Bercy, devenant au fil de ses spectacles le premier clown de France. Mais, derrière le masque du comique se cache un homme meurtri…

Pour la première fois, Jean-Marie Bigard trouve la force de se retourner sur sa vie. Pour la première fois, il raconte sur quels chagrins inconsolables il s’est construit, et combien le chemin a été long et douloureux depuis sa naissance à Troyes. Pour retrouver sa force de vivre, pour continuer à nous faire rire…

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Classement en biblio - 7 lecteurs

Extrait

Extraits

La première phrase

« J’ai 53 ans. Voilà donc trente ans que je cours pour échapper au chagrin. »

morceau choisi

« On était quatre copains. Quand on nous demandait où on irait gratter en sortant du lycée technique, on répondait : “on a décidé de prendre notre retraite à 18 ans. Si tu réfléchis bien, c’est vachement mieux qu’à 65.” Je ne voulais être ni charcutier comme mon père ni ouvrier comme ma mère et mes soeurs. Je crois que je ne pouvais pas me résoudre à ce que la vie se réduise à l’image que m’en donnaient mes parents : travailler du matin au soir sans voir le jour. C’était impossible, ça ne pouvait pas démarrer si joyeusement, dans la découverte des filles, de l’amour, de la sensualité, et sombrer aussi vite dans ce long tunnel. Quand on en apercevait le bout, à l’heure de la fameuse retraite, c’était généralement le moment de rendre des comptes au bon Dieu. C’est impossible, il devait se passer dans la vie des choses éblouissantes, magnifiques, bouleversantes, comme l’éclosion du printemps, comme les grands orages d’août, comme la tombée de la neige durant la nuit de Noël. Si la nature le faisait, on pouvait également le faire, nous qui étions ses enfants. »

morceau choisi

« Pourquoi mon regard s’arrête-t-il sur celle-ci plutôt que sur une autre ? Une petite poupée blonde échappée de Broadway, qui lève merveilleusement la jambe, qui a les yeux un peu trop grands pour son visage. Ce soir-là, elles dansent toutes comme Liza Minnelli dans <i>Cabaret</i>, alors pourquoi elle et pas une de ses copines ? Parce que c’est elle que le bon Dieu me destine. Aujourd’hui, dix-huit ans plus tard, je peux l’écrire, je le sais. Pour fêter son ouverture, le Club Med a fait venir une petite délégation de danseuses du Paradis latin. Une dizaine de filles dont on découvre le spectacle le premier soir. Elles passent après nous. Je ne dis pas que les autres ne sont pas jolies, mais moi je suis immédiatement fasciné par celle-ci. C’est peut-être les boucles blondes qui se détachent de son chignon, son oreille minuscule, la ligne fragile et tendue de la nuque, ou encore une façon particulière d’attraper le rythme... »

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Commentaires récents

Lu aussi

Comme le disait Beaumarchais : "Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer." Voilà camper le personnage qui comme tout "clown" présente une façade gai alors qu'en secret se joue une tragédie. Émouvant récit.

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Argent

Très surprise par ce livre, vois Jean-Marie Bigard autrement que l'image qui veut bien nous donner !!

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Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 7
Commentaires 2
Extraits 1
Evaluations 2
Note globale 7.5 / 10

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