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- Je ne pense pas que ce soit un animal, bégaya Maura.

Après un silence, Rizzoli souffla :

- Moi non plus.

- Fichons le camp d'ici. S'il te plaît...

- D'a... d'accord.

Maura aurait juré avoir entendu un trémolo de crainte dans sa voix.

- Ouais, d'accord. Repli en bon ordre. Interdiction de courir, hein ?

Elles restèrent collées l'une à l'autre tandis qu'elles rebroussaient chemin. L'air se fit plus froid, plus humide ; ou bien c'était la peur qui glaçait la peau de Maura. Lorsqu'elle aperçut l'ouverture par laquelle elles étaient entrées, elle dut prendre sur elle-même pour ne pas se propulser au-dehors.

Dans la galerie de la chapelle, les premières bouffées d'air froid dissipèrent sa peur. Là, dans la lumière, elle reprit son empire sur elle-même. Et retrouva son bon vieil esprit cartésien. Qu'avait-elle vu, vraiment, dans le noir ? Un alignement de poupées, rien de plus. De la peau de plastique, des yeux de verre et des perruques de Nylon ...

- Ça n'était pas un animal, lâcha Rizzoli.

Elle était accroupie et regardait le sol de la galerie.

- Comment ça ? fit Maura.

- Il y a une empreinte de pied, ici, fit-elle en désignant du doigt une trace poussiéreuse sur le parquet.

L'empreinte d'un chaussure de sport.

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– Non, mais il ne devait pas être tellement difficile de s’introduire dans le cloître. Il y a du lierre qui pousse sur tous les murs – n’importe qui aurait pu passer par-dessus sans trop de mal. Et puis il y a une porte, derrière, qui donne sur un champ où elles font pousser leurs légumes. Le meurtrier a pu entrer par là aussi

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Maura mit des gants et s’accroupit pour examiner les dégâts. L’instrument mortel avait provoqué des lacérations linéaires, déchiquetées, sur le cuir chevelu. Des fragments d’os transperçaient la peau arrachée, et une masse de matière grise avait suinté au-dehors. La peau du visage était presque intacte, mais boursouflée et d’un violet foncé

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Son regard décrivit un cercle plus large, englobant un bout de chiffon blanc, piétiné, abandonné dans l’allée, des éclaboussures rouges sur les bancs. Elle voyait son propre souffle se condenser dans l’air glacial, dont la température semblait chuter un peu plus à chaque instant, au fur et à mesure qu’elle découvrait les taches de sang qui maculaient même les rangées de bancs, et qu’elle commençait à se faire une idée de ce qui s’était passé là

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Elle eut donc un choc quand elle vit trois visages qui la scrutaient derrière l’une des vitres. Trois religieuses pareilles à des fantômes vêtus de noir regardaient cette intruse pénétrer dans leur sanctuaire. Les yeux de ce tableau silencieux, encadré par la fenêtre, la suivirent d’un même mouvement alors qu’elle passait devant elles.L’entrée de la chapelle était barrée par le ruban jaune rituel, qui fléchissait sous le poids du grésil. Elle le souleva, passa dessous, poussa la porte

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Derrière le portail, une femme vêtue de noir apparut tout à coup, si discrètement que Maura sursauta en voyant qu’on la regardait à travers la grille. Un visage austère, strié de rides comme une vieille pomme ratatinée, avec les yeux brillants et pénétrants d’un oiseau. La religieuse ne dit rien, l’interrogeant de son seul regard.– Je suis le docteur Isles, du bureau du légiste, annonça Maura. C’est la police qui m’a appelée.La porte s’ouvrit en grinçant. Maura entra dans une cour.– Je cherche l’inspecteur Rizzoli. On m’a dit qu’elle était dans la chapelle

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C’est la porte, là-bas, avec la grande croix dessus. Vous ne pouvez pas la rater.La grille d’entrée ne voulut pas s’ouvrir. Une cloche de fer était fixée au mur ; elle tira sur la chaîne et un tintement médiéval mourut lentement dans le tic, tic, tic plus doux de la grêle. Juste en dessous de la cloche se trouvait une plaque de bronze, dont l’inscription disparaissait à moitié derrière les tiges de lierre bruni 

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Elle se gara de l’autre côté de la rue et s’apprêta à affronter les premières bourrasques de vent. Quand elle sortit de sa voiture, sa semelle dérapa, se dérobant sous son poids, et elle n’eut que le temps de se cramponner à sa portière. Se redressant à la force des poignets, elle sentit un filet d’eau glacée couler le long de ses mollets depuis l’ourlet trempé de son manteau, qui avait plongé dans la gadoue. Pendant quelques secondes, elle resta là, sous la morsure du grésil, saisie par la soudaineté de l’incident

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Elle arriva à Jamaica Plain, un quartier de la partie ouest de Boston. Des parcs paisibles, des promenades le long du fleuve, des demeures vénérables entourées de belles pelouses. L’été, c’était une oasis de verdure, loin du bruit et de la chaleur du centre-ville, mais aujourd’hui, sous ce ciel gris, les pelouses pelées, labourées par le vent, offraient un spectacle peu engageant

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Maura enleva ses gants et alla décrocher le téléphone mural. Yoshima, qui nettoyait les instruments dans levier, ferma le robinet. Il se tourna pour la regarder avec ses yeux de félin, sachant déjà ce que voulait dire le coup de fil de Rizzoli.Quand Maura raccrocha enfin, elle répondit à sa question muette

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