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Commentaires de livres faits par RMarMat

Extraits de livres par RMarMat

Commentaires de livres appréciés par RMarMat

Extraits de livres appréciés par RMarMat

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Pour préserver une liberté devenue sans objet, Mathieu Delarue, professeur de philosophie, refuse de s'engager avec Marcelle, enceinte de lui. Cependant, il éprouve des sentiments pour la très jeune Ivich. Il traverse alors le tout Paris durant 3 jours et 3 nuits en demandant à ses amis une aide financière nécessaire à l'avortement de Marcelle, avec qui il partage le lit en cachette de sa mère deux nuits par semaine. Ainsi se résume la trame du premier roman de Jean-Paul Sarthe que je viens de finir de lire. La construction narrative est tout à fait séduisante. On pourrait presque en faire une pièce de théâtre ! Mais c’est vraiment par son style et la puissance de ses pensées que ce roman m’a réellement séduit. Nous pouvons tous s’identifier, comme je l’ai fais aux différents personnage à travers leurs sentiments, leurs doutes, leurs peurs. A travers des thèmes aussi intemporels que la liberté, l’estime ou la haine de soi, l’auteur nous confronte directement à nos individualismes et aux questionnements de nos sociétés actuelles. Finalement , pas grand chose n’a changé, nos égoïsmes, notre égocentrisme, l’écoute et les désirs des unes et des autres. Mathieu, Daniel, Boris, Ivich, Lola, Marcelle mènent une existence somme toute banale. Nous sommes pourtant dans les années 30. Les accords de Munich ont été signé. La guerre qui se prépare fait trembler les consciences. Mais ses personnages sont rongés par leurs problèmes et leurs soucis. Ils les empêchent de voir, de rencontrer l’autre, d’avoir de la compassion. Cette liberté, cette vie foutue les enlise. Comme nous aujourd’hui, ils se complaisent dans leur confort, leurs tristes destins, oubliant le plus important, les chemins de vie, ses choix déchirants qui mènent à l’émancipation.
Autre fait marquant de cette lecture se trouve dans le témoignage d’une époque où la condition et les droits des femmes n’étaient encore qu’illusion. L’écoute et le respect du désir des femmes se résume à ce que l’homme imagine. Alors que les sentiments amoureux des femmes ne s’exprime ici que par leur désespoir à ne pas être aimer. Sans que j’y sois engagé, la place des femmes, ses droits à disposer de leurs corps, leur droit à l’avortement à cette époque m’a interpellé. La place et le regard de l’homosexualité a heureusement aussi beaucoup progressé, ne relevant plus aujourd’hui de tels tabou.
Oui, « le malheur, c’est que nous sommes libre. » Un Chef-d’œuvre de lucidité sous l’éclairage de l’existentialisme Sarthien dont je suis impatient de lire la suite dans « Le sursis ».
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date : 21-07
J’avoue que j’ai été déçu par l’univers porté par ce roman. Moi qui découvre à travers lui le style Steampunk pour le challenge Booknode des thèmes littéraires. Pour cause, je m’attendais à des descriptions des systèmes économiques propre à la révolution industrielle, à de la science mécanique utilisant la vapeur, le tout porté par les mystères de la magie et la présence de créatures fantastiques. Il n’en est rien… Ou si peu… L’univers et les idées sont là mais j’ai eu l’impression que l’auteur n’a pas pris la peine de les développer pour rendre l’histoire réellement intéressante et originale. En fait, ses défauts se retrouvent à tous les niveaux du roman ! J’ai eu l’impression de survoler une enquête policière sans profondeur, sans relief, dénué de sentiments, de descriptions, avec des personnages secondaires transparents. Même le style tombe trop souvent dans la facilité. Les dialogues sont souvent superficiels. Les propos et les réflexions manquent elles aussi de consistances.
Malgré tout quelques belles trouvailles parsèment cette aventure. Les vampires sont ici des créature démoniaques vivant sur un autre plan dimensionnel que le notre, que l’on peut invoquées pour les matérialiser dans un corps. Les zombies sont de la main d’œuvre concurrentielle aux ouvriers humains car programmables, tel des robots à une tache répétitives, exécutable 7 jours sur 7 et 24 heure sur 24.
Cette lecture ne m’a pas donné de bulles au cerveau. Elle fut suffisamment divertissante et rapide pour ne pas devenir sans intérêt d’autant que je venais de finir un livre qui m’avait demandé beaucoup d’effort et de temps. Mais c’est pas sur que l’on me fasse lire une autre « histoire steampunk ».
Avez vous apprécié ce commentaire ? +2
Plus drôle et plus abouti que le second tome qui était le premier tome que je lisais de cette BD extrapolation de la série qui me fait tant rire. Tout y est pour faire passer un bon moment de détente et de rire et comme un bon Asterix se finit toujours autour d'un banquet, un bon Kaamelott se finit toujours autour de la table ronde.
Avez vous apprécié ce commentaire ? +2
De toute façon même si ça ne vaut pas à mes yeux la série TV, la BD reste un bon moment de détente et de rigolage avec ses personnages déjantés que l'on connait par cœur, ses répliques culte et ses voix qui résonnent dans la tête tout au long de la lecture.
Avez vous apprécié ce commentaire ? +2
Dernier auteur du grand challenge français sur Booknode (Avoir lu 20 oeuvres de 20 auteurs différents parmi une liste subjective des plus marquants ou incontournables de notre littérature), pour le réussir, j’ai choisi le procès-verbal dans la bibliographie de J.M.G. Le Clézio pour avoir reçu le prix Renaudot en 1963.
J’ai vraiment eu du mal à finir ce roman dont l’écriture m’a souvent paru décousu, le style soporifique. Alors malgré de belles pages, des fulgurances, ce texte traîne en longueur et en langueur par son néant d’action. Paradoxalement, cette lecture est autant troublante que dérangeante par ses même défauts que je lui reproche.
A peine, sait-on où et quand se déroule cette histoire. A peine sait-on ce que fut le passé d’Adam Pollo et ce qu’il veut faire de sa vie. Je devine que nous sommes en périphérie d’une ville de méditerranée, au bord d’une plage… C’est l’été, la fin de l’été, un été très chaud où la lumière aveuglante, la chaleur, le soleil aveugle le lecteur comme pour faire disparaître Adam de notre vue. Et comme lui, on attend… J’ai attendu… Comme Adam mais sans atteindre le même résultat, la même extase ! Parce que son but à lui est de se fondre, se confondre dans les choses, dans le monde. Il cherche à devenir, à être végétal, animal. Il attend et disparaît dans sa conscience, il s’unit et se mêle avec le soleil, avec cette chaleur et tout ce qui l’entoure… En toute nudité.
Bref, je n’ai pas tout bien compris, même pas grand chose… Mais peut-être n’y a-t-il rien à comprendre dans ce monde (Nous sommes à la fin de la guerre d’Algérie, c’est l’émergence de nos sociétés consuméristes) quand le héros ne sait plus lui-même s’il a fait la guerre, s’il est déserteur, s’il est échappé d’un asile. Ce qui est évident, c’est qu’Adam n’a plus aucun désir sauf celui d’être. Il se contente d’être là, conscient et vivant dans ce monde, sans en être acteur. Il écrit, suit un chien, entretien une relation trouble et épisodique avec une certaine Michèle, lui écrit des lettres dans des cahiers d’écolier, fume une cigarette puis d’autres, déambule sur la plage, dans les cafés, au zoo, dans les magasins, expérimente le meurtre jusqu’au jour où il prend la parole à la manière des prophètes, apparaît aux yeux des autres, dérangeant l’ordre de la ville et de ses moutons. Autant de divagations, d’errances physiques et intellectuelles qui ne rentrent dans aucune case, aucune structure de notre société comme je l'ai compris à la fin du récit alors qu’Adam est enfermé, il s’exprime devant un groupe d’étudiant en psychiatrie, sur son refus de cette société uniformisatrice, individuelle et sur sa raison et sa satisfaction d’être.
Un livre finalement abscons qui ne me laisse pas une grande impression. Pas sur que je m’aventure à lire une autre de ses œuvres ! Mais qui me permet de prétendre à la médaille d’or du Challenge : grand challenge français.
Avez vous apprécié ce commentaire ? +3
Voici un roman très agréable à lire par son style, facile d’axé par son vocabulaire. La narration est agréable, l’ensemble très harmonieux. J’ai aimé cette lecture. Alors même si l’intrigue ne semble pas des plus originales pour certains, la force et la justesse des sentiments, le réalisme de l’histoire me conforte dans le fait que ce roman soit parmi les grands classiques du 19è siècle.
Fi donc du théâtre, des adaptations cinématographique ou même de la Traviata de Verdi pour apprécier cette lecture ! C’est avant tout la description de la condition des courtisanes (et des femmes en générale) dans une société encore très cloisonnée et une très belle photographie des différences entres le milieux sociaux, leurs actions et réactions, le rôle de l’argent et les difficultés à échapper à sa condition qui m’ont touché. Marguerite est une femme indépendante, presque rebelle aux carcans de l’époque dont elle tente de se défaire à travers sa conduite et cet amour impossible. Mais
Spoiler(cliquez pour révéler)
« Quand Dieu permet l'amour à une courtisane, cet amour, qui semble d'abord un pardon, devient presque toujours pour elle un châtiment. Il n'y a pas d'absolution sans pénitence. ».[/spoiler] Alexandre Dumas connaît bien le sujet puisqu’il a été l’amant de Marie Duplessis, une courtisane célèbre dans le tout Paris de l’époque. De cette relation, il en tire les sentiments, le réalisme tragique et bouleversant du récit. C’est donc à travers les confidences du jeune Armand Duval, que j’ai découvert la vie et les souffrances de la belle Marguerite Gautier. dont il est tombé éperdument amoureux. Amour réciproque à n’en pas douter ! Jalousie, orgueil, honneur, mensonges seront les cilices de ses amants maudits Marguerite rompt un instant avec cette vie éphémère mais facile, de luxe, de fêtes et de confort. Malheureusement les réalités morales et sociétales de l’époque rattraperont vite les deux amants. Armand, le bourgeois est contraint par son père et les convenances d’abandonner Marguerite à sa condition de femme ne pouvant être aimer. Le mariage de la sœur d'Armand pourrait être ainsi remis en question si celui-ci continuait à aimer et à être aimer par une courtisane ! [spoiler]« Vous aimez Armand, prouvez-le lui par le seul moyen qui vous reste de le lui prouver encore : en faisant à son avenir le sacrifice de votre amour. »
Marguerite, la courtisane se sacrifie à l’avenir de l’homme qu’elle chérie. La tuberculose qui la rongeait déjà fera le reste. Se sera alors son chemin de croix, sa rédemption jusqu’au tombeau…Puis le désespoir et le malheur d’Armand.
Par contre, il va falloir que je relise Manon Lescaut de l’Abbé Prévot dont il est question plusieurs fois dans ce roman. A ce que je me souviens, il présente de nombreuses similitudes comme le procédé de construction – Un récit conté par un narrateur rencontré au début de l’histoire et dont finalement on ne connaît pas grand chose – et la fresque cruelle et sévère sur la condition des femmes payées et entretenues pour les plaisirs charnelles d’une certaine bourgeoisie oisive qui s’encanaille la nuit tout en prêchant moral et décorum le jour !
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J’ai déjà dû l’écrie dans un précédent commentaire mais je ne suis pas un grand lecteur. Je lis lentement. Souvent seulement trois ou quatre pages me font refermer le livre que je suis en train de lire pour aller faire autre chose ou simplement m’endormir. Rare sont les livres qui m’ont retenu aussi longtemps. Le ravissement de Lol V. Stein en fait parti. Pourquoi ? Difficile à expliquer en quelques mots ! Est-ce le style de Marguerite Duras dont la narration témoigne de son talent, l’extase de l’héroïne, mon propre transport provoqué par le mystère de Lol, ma propre fascination pour les non-dits ou la mise en lumière de ma propre inhibition pour cette recherche de l’amour absolu.
Mais plus que cela, ce livre se résume dans son titre. Le ravissement exprime à la foi la prise du fiancé de Lol par Anne-Marie Stretter lors du bal du Casino, l’état de prostration de Lol devant ce couple qui danse et s’aime jusqu’au matin. Et cette béatitude qui se transforme en indifférence. Un enfermement que son entourage et par la même, le lecteur que je suis, interprète comme un état de folie. Le retour à S. Tahla, de Lol V. Stein avec son mari Jean Bedford et ses trois enfants va rompre l’inertie de cette abdication. Dix ans après Lol semble sortir de son apathie pour ravir à son tour l’amour à Tatiana Karl son amie d’enfance. A moins que ce soit sa douleur sur laquelle elle n’arrive pas à mettre de mot,
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« Un mot-absence, un mot-trou », « Le chien mort de la plage en plein midi. »[/spoiler] qui la pousse vers cet exutoire, qui la pousse à prendre sa revanche !
Reste que le ravissement de Lol V. Stein est une lecture troublante, parfois frustrante. Souvent, j’ai dû relire deux trois fois certains passages tellement la forme est déstructurée, les tournures elliptiques et certaines phrases hachées. Ce style met en lumière les difficultés à exprimer par des mots l’état mental de Lol et le voyeurisme des différents protagonistes. Ils semblent nostalgiques de ce bal ; de l’état de choc de l’héroïne. Quelque foi, j’ai cru comprendre ses sentiments, ce qui pouvait l’animer… et puis tout se referme… me laissant dans le doute et l’expectative. Les vrais/faux rapports que les personnages ont ou ont pu avoir dix ans auparavant, m’ont aussi égaré ! Passionné…Parce qu’ils se méfient des uns des autres. Ils se mentent. Ils doutent du changement de comportement de Lol… D’autant que Marguerite Duras nous fait approcher la personnalité de son personnage et sa recherche d’amour – amour physique ou sentimental ? Je me le demande encore ! – uniquement à travers Jacques Hold, l’amant de Tatiana Karl. Peu à peu, il tombe dans « les sables mouvants » de Lol en devient amoureux. [spoiler]« Je voudrais vous parler un peu du bonheur que j’ai à vous aimer. ».

Roman psychologique, j’ai vraiment apprécié cette lecture qui m’en rappelle une autre, à laquelle j’ose la comparaison : Thérèse Desqueyroux de François Mauriac. Deux histoires de femmes dont les destins restent impénétrables, tant elles se laissent porter par les choses, les événements… sans lutte ! Fatalement !
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date : 18-02
Acerbes et morbides, tel pourraient être les sentiments que ses trois très courtes nouvelles m’ont laissé après lecture. Sous un titre décalé et pour moi totalement étrange (pourquoi les lunettes fourrées ?) c’est un concentré des démons de Boris Vian cachés dans un univers surréaliste, violent et inexorable. On retrouve la conscience déchirée de l’auteur entre la mort et le besoin de régler ses comptes avec son passé.
Je comprend le rappel comme un jeu de mot entre les deux sens du mot. Un homme se souvient et cherche à ordonner sa vie à travers certaines rencontres de sa descente ; quelques instants avant de mourir - un peu comme Wolf dans l’herbe rouge règle ses comptes avec son passé. Le second sens est à comprendre comme une technique de descente d’une paroi (ici L’empire State Bulding) où l’on glisse par petit saut, tout en maîtrise. A chaque pose de cette fuite, le lecteur pense que l’homme va dire stop, s’arrêter… Mais le point final est inexorable.
La nouvelle Les pompiers est très courte et je dois le dire, assez déconcertante ; sur le thème de la fatalité et de la vacuité de lutter contre son destin. Les secours arrivent quand à eux toujours trop tard !
Le retraiter est une nouvelle assez cruelle. La jeunesse est cruelle vis-à-vis des anciens. Mais bien que celle-ci soit patiente et semble impassible le retour de bâton peut être fatal. Choqué ? Non ! Pas tant que ça quand on connaît un peu l’œuvre de Boris Vian.
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date : 05-02
Dans ce roman, j’ai retrouvé avec délectation le style inimitable de Boris Vian, à la foi absurde, burlesque et dramatique. Son écriture est pleine de jeux de mots, de langage. Il s'amuse à passer du propre au figuré, à transformer et déformer les mots... Les concitoyens deviennent des coadjupiles, la voyante est une reniflante, les prostitués des amoureuses... Il y a des marchands de bébés et l'on peut jouer à la saignette. Même les objets ont conscience d'eux-mêmes
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«La bouteille vide ayant conscience de son inutilité totale, s'étrécit et se tassa, se tsantsa et disparut.»[/spoiler] Et les chiens parlent, mangent à table avec tout le monde. [spoiler]«Un Ouipiti, c’est vert, ça a des piquants ronds et ça fait glop quand on le jette à l’eau. »[/spoiler] Quel délice tout de même ses inventions d’une si pure poésie, miroir d’un état d’âme à fleur de peau. [spoiler]« Par la fenêtre, on voyait les longues traînées de larmes du crépuscule sur les joues noires des nuages. »

Mais à travers cet univers farfelu, j’entrevoie en fait sa propre psychanalyse décalée et humoristique. Il cache dans ses personnages ses propres fêlures, ses doutes, ses peurs sur le sens de la vie, le bonheur et l’oubli. Pour cela, ses héros inventent une machine à remonter la mémoire, pour revivre ses souvenirs afin de les faire disparaître. Wolf cherche à retrouver dans son enfance les raisons de son mal-être. Il tente de se révolter contre son histoire, de comprendre le pourquoi et le comment son passé a pu autant déterminer ce qu’il est. A travers lui, Boris Vian semble régler ses comptes avec l’école, les croyances, les femmes, ses parents…
Wolf et son ami Saphir Lazuli sont des inquiets. Wolf est aimé de Lil. Lazuli voudrait aimer Folavril mais s’en montre incapable. C’est intéressant de constater à quel point les personnages féminins chez Vian sont sur d’elles, grandes et fortes de caractères. Elles savent ce qu’elles veulent de la vie contrairement aux personnages masculins.. Lil et Folavril, sont vivantes. Elles ont un puissant désir d’aimer encore. Tandis que Wolf et Lazuli semblent, eux, absents, pas vraiment dans le présent, fuyant l’avenir et voulant oublier le passé… Ils finissent par choisir la mort pour mettre fin à leurs névroses
J’avoue que ce n’est pas un texte facile d’accès et léger à comprendre. Mais que je l’aime ! Peut-être aussi parce que j’oscille moi-aussi entre le désir de vivre et le besoin de me nettoyer de ces vécus trop envahissants qui polluent mon présent et entravent surement mon avenir…
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Comme le dit mon papa, il faut lire les "nouvelles" aventures d'Asterix avec son âme d'enfant ! Il faut savoir rire pour un trait de dessin, un jeu de mot approximatif. Il faut savoir s'évader avec une histoire légère et facile. Voilà ! Simplement savoir être heureux avec nos héros qui nous font tant voyager et qui nous déconnectent avec légèreté de notre monde réel.
C'est tout le but de ce nouvel album, qualitatif côté dessin autant que pour le texte. Personnellement, j'ai aimé le lire, le relire, parcourir les planches et les bulles.
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date : 15-01
Comme beaucoup de jeunes présent sur Booknode, j’avais lu ce livre durant mes années scolaires. Je n’en gardais aucun souvenir si ce n’est matériel puisque l’ayant dans la très belle collection 1000 soleils. Plus de 30 après, au lendemain d’un Noël en famille, pris d’une certaine nostalgie voilà que je me replonge dans ce délicieux hymne à la liberté dont l’action se passe en Provence. Pascalet, le héros nous raconte à travers ses yeux et son cœur sensible son voyage initiatique sur cette rivière interdite, sur la découverte de l’amitié, de la vie sauvage, du petit théâtre forain. J’ai été véritablement envoûté par la relecture de ce très agréable livre rempli de poésie.
Spoiler(cliquez pour révéler)
"Plus loin, un verger d'amandiers n'était qu'une neige de fleurs où roucoulaient les premières palombes de l'année nouvelle. J'étais enivré."[/spoiler] Le style d’Henri Bosco est simple, limpide comme l’eau du bras mort de la rivière, frais comme le vent au petit matin, clair comme la lune [spoiler]qui « enchante les âmes bien mieux que toutes les autres planètes. »
Quel bouffée d’oxygène ses belles descriptions, cet héroïsme d’enfant, ses joies et ses peurs, ses émerveillements et ses tristesses.
Le petit plus de l’édition 1000 soleil, est qu’elle s’accompagne du cahier de Pascalet avec force dessins sur le contenu de la barque, la survie mais aussi la faune et la flore de la rivière avec ses poissons, ses mammifères, ses insectes et ses plantes aquatiques.
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La TRANSitalique ne m’a pas TRANSandé ! Certes c’est un Astérix ! Et un cadeau oublié par ma mère Noël dans un carton pour que je le découvre plus tard… Une belle surprise qui m’a mis en joie. Je pensais alors retrouver la joie et l’innocence de mon enfance rêveuse, jouant dans les bulles d’Uderzo et Goscinny. Et bien non ! Pourtant tous les ingrédients sont présents : les pirates, des romains, Idéfix, le banquet final… Le graphisme est fidèle au trait d’Uderzo. Est-ce alors parce qu’Panoramix n’a pas fait de potion ? Non plus ! Les anachronismes de celle-ci ne m’ont pas enthousiasmé ! J’ai trouvé qu’il manquait à cette opus une histoire originale, qui tienne la route, avec des rebondissements (autres que des nids de poule !!). J’espérais d’autres ficelles scénaristiques que celles maintes fois utilisées par les pères de nos héros. Astérix et Obélix visitent l’Italie mais avec tellement de clichés ! Dommage ! Quelques jeux de mots (bien huilés à celle d’olive !)
Spoiler(cliquez pour révéler)
- Par Zeus, le Sarmate, tu insinues que c'est moi qui ai versé de l'huile d'olive sur la voie ?!
- En tout cas, c'est ma première impression, à froid !!![/spoiler]
, quelques situations potaches, des noms de personnages (même si ils sont trop nombreux !) frisant le ridicule mais bien drôle.
[spoiler]- Gaulois, hein ? Enchantés ! Nous sommes des irréductibles ombriens ! Nous avons tout un réseau…
— Erasmus ! N’en dis pas trop !

m’ont fait tout de même rire et passer un court mais bon moment de détente.
Merci maman pour cet indispensable cadeau !
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date : 03-01
Voilà le second recueil de poésies que je lis de Patrick Duchez, un auteur qui mériterai d'être plus connu et reconnu.
C'est toujours avec autant de plaisir et de gourmandise que j'ai vibré au fil de pages "Dolce", "Appassionato" ou encore "Allégro". Les thèmes abordés comme l'amour, les femmes ou le temps qui passe mettent en joie et donnent envie de chanter, sourire mais aussi à faire une pose. L'écriture est tantôt délicate, tantôt pleine de fougue puis amusante. Je suis sur qu' "Accords perdus" sera toucher des auditeurs peu enclin à ce genre de lecture.
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date : 13-11-2017
Lu déjà 3 ou 4 foi, ce roman me procure toujours autant de frissons et de réflexions face à tous les totalitarismes que nos sociétés peuvent si facilement engendrés.
Par un récit rythmé et dynamique, Ray Bradbury imagine un pays où les pompiers n’éteignent pas les feux mais au contraire, s’en servent pour procéder à de spectaculaires autodafés répressives et exemplaire. C’est dans ce contexte qu’un pompier Montag viendra à sauver un livre, puis deux, à les lire. La rencontre avec Clarisse, la vision d’une femme s’immolant avec ses livre précipiteront un cheminement intérieur et éloquent sur le totalitarisme, la censure et qui le pousseront à la dissidence, puis à la fuite.
Classé roman de science fiction et/ou d’anticipation, Fahrenheit 451 résonne toujours aussi juste, aussi fort aujourd’hui qu’en 1951 année de sa parution. Ray Bradbury aurait été un prophète. Il sera lanceur d’alerte demain. Il est en tout cas le voyant rouge de nos sociétés contemporaines en dénonçant le fossé entre l’homme et ses racines ; les difficultés à concilier bonheur et progrès et surtout l’impérialisme des médias. Il révèle les effets perverses du déferlement incessant des images et de leurs bruits annihilant le temps de la réflexion individuel, son libre arbitre et le débat… tandis que les guerres enflamment toujours un trop grand nombre de pays, tandis que de trop nombreux pays enflamment des ouvrages supposés subversifs.
Une société libre et humaniste ne serait se passer de livre, ni d’écrivain. Alors comme nous le rappelle Jacques Chambon « Il y a plus d'une façon de brûler un livre, l'une d'elle, peut-être la plus radicale, étant de rendre les gens incapables de lire par atrophie de tout intérêt pour la chose littéraire, paresse mentale ou simple désinformation. » Lire et relire Fahrenheit 451 est donc un vaccin nécessaire (et sans adjuvant !)
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date : 09-11-2017
Complètement absent de ma culture, Régine Deforge, à travers cet ouvrage m'a fait découvrir la poésie Féminine allant du moyen-âge à nos jours. Je dois bien le dire, cet oubli ou cet omission dans mes lectures est bien dommageable. Je découvre avec surprise et passion que depuis des siècles, de nombreuses femmes plus ou moins connues ont mis en rimes, en proses leurs sentiments les plus profonds. Ce n'est pas toujours facile en tant qu'homme "conditionné" par notre société (même si ça change, heureusement) de vibrer à leurs amours, leurs sensualités, leurs révoltes ou leurs maternités. Mais après quelques faux-pas (quelques réticences !! ) de mon cerveau, il n'y a que du bonheur à vibrer au rythme de vos sentiments du beau, sur la nature, ou vos rapports au monde.
Bien évidement, je n'ai pas lu tout d'une traite ; j'y reviendrai encore. Chaque poème a son heure pour se révéler... d'autres attendent encore. D'autres encore restent obscures, difficiles comme ceux des auteures contemporaines pour lesquelles je l'avoue j'ai eu plus de mal.
Le petit plus de cet ouvrage comme l'a déjà relevé Elerinna2 dans son commentaire, réside dans la biographie sous le nom de chaque auteure permettant ainsi de mieux appréhender l'oeuvre sélectionnée.
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Et pour ceux qui voudrait continuer de lire la belle poésie féminine, je vous invite à lire Dans le cœur du poète - Cycle poétique d'Alexa Heinze-Bonin... Mon coup de coeur
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date : 26-10-2017
Il y a des trésors dans cette table de nuit. Ce recueil de poésies en fait partie. Tantôt tendres ou amères, tantôt drôles ou coquines Patrick Duchez nous promènes dans les rues de nos villages que la vie dans nos grandes villes nous fait trop souvent oublier ou mépriser.
Rue, ruelle, chemins, place, faubourg, allée, impasse, parc sont autant de chapitres, prétextes à faire revivre des personnages oubliés à travers leurs mots qui se découvrent, entre leurs maux qui se camouflent.
De la poésie comme j'aime la lire au grès de mes humeurs... De l'encre noire pour éclairer ma vie secrète d'émotions et de sentiments.
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Encore un livre trouvé dans la table de nuit de la chambre des filles de Nicole et Jean-Luc chez qui je dors en ce moment. J'ai commencé à le feuilleter... Et au hasard des pages et des expressions, je me suis pris au jeu des expressions et j'ai fini par toutes les lire ; même si 90% des expressions, je les connaissais déjà pour les avoir apprises et entendues dans la bouche de ma famille depuis ma plus tendre enfance, les répétant aujourd'hui. J'ai trouvé l'écriture fluide et les explications assez drôles, instructives.
Un livre intéressant distrayant et qui en apprendra beaucoup, surtout aux plus jeunes.
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date : 22-10-2017
Un recueil de poésie trouvé par hasard dans la table de nuit de la chambre que j'occupe chez l'habitant à Orléans en attendant de trouver un logement à moi...
Une belle découverte d'un auteur local dont j'ai apprécié la découverte et la lecture. En rimes, ou en proses et même si le style est assez classique, Mario Rigault témoigne de la femme d'une manière douce, respectueuses, avec chaleur et amour.
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Un de mes plus beaux livres présent dans ma bibliothèque. Je le lis et relis, feuillette depuis des années au grès de mes envies, des saisons. C'est toujours le même bonheur que d'ouvrir ce recueil de poésies illustré de si belles œuvres faisant voyager le rêveur que je suis, du moyen-âge au XXe siècle à travers le caléidoscope des émotions et conditions humaines en vers, en rimes, en proses...
Les poèmes sont classés par époque et par auteur. Le grand plus : Une table de matières très pratique qui permet, au choix, de retrouver un poème grâce à son titre, le poète ou les premiers vers.
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Moi qui croyais avoir sauver de la bibliothèque de mes grands-parents qu’un beau livre relié de 1893 mais dont la lecture me serait ennuyeuse, une histoire de vulcanologue sur le monstrueux Vésuve qui détruisis les villes d’Herculanum et de Pompéi. Je me trompais !
Rien à voir ! Le Vésuve et son éruption ne sont en fait que des prétextes à conter une belle histoire d’amour, de rivalité, d’amitié et de fidélité au temps de l’empire Romain, dans la belle ville de Pompéi, en l’an 79 après J.C. J’ai aimé cette lecture. Glaucus le Grec et Arbacès le grand-prêtre Égyptien de la déesse Isis se disputent le cœur de la noble Ione, elle-même jalousé par la belle Julia. Nydia, l’esclave aveugle et secrètement éprise de Glaucus sauvera les amants de tous les dangers en donnant sa vie après avoir été le grain de sable dans la machination d’Arbacès pour se débarrasser de ses ennemis et se faire aimer d’Ione.
L’intrigue est classique mais permet de découvrir la vie des romains à cette époque et dans cette ville de façon ludique. L’auteur s’appuie en plus sur les découvertes faites sur les fouilles même de la ville. J’ai vraiment eu l’impression d’y être, de voir les richesses des peintures, des mosaïques, de la nature qui faisaient rayonner Pompéi au-delà de ses frontières. E. Bulwer-Lytton décris merveilleusement bien la société pompéienne, ses plaisirs et ses divertissements, ses croyances, avec l’opposition des anciens cultes contre l’émergence d’une nouvelle religion que sera plus tard le christianisme. J’ai découvert également les coutumes romaines, en particulier les jeux du cirque, les combats des gladiateurs et autres « sacrifices humains » comme exutoire sociétal.
Finalement, la seule déception que j’ai par rapport à mon attente de cette lecture, c’est le peu de place qu’occupe le volcan et les prémices du cataclysme. Regret aussi sur le fait que ce livre est quelque peu tombé dans l’oubli des bibliothèques. Cette lecture a pourtant beaucoup d’intérêt ; elle est plaisante, ludique et ne me laisse qu’une envie, celle d’aller visiter les ruines de fameuse Pompéi.


Merci à freyja04 de m’avoir conseiller de lire ce livre. Deux ans après c’est enfin fait…
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date : 19-08-2017
Je m’excuse déjà auprès de tous ceux qui lieront Parallèle parce que je leur aurai chaudement recommandé et si je les ai induit en erreur par l’enthousiasme de mon commentaire.
Mais que voulez-vous Marie est ma belle-sœur. J’ai eu le privilège de lire les moutures originales de cette première oeuvre et c’est bien humblement que je lui ai proposé de menus corrections et améliorations.
J’avoue, ce roman n’est pas trop mon style de lecture ; aimant lire d’habitude des écrits plus consistants, plus aboutis. Mais c’est un bon premier roman avec tous les défauts et les qualités de la jeunesse. C’est frais, pétillant, plein d’amour, de révoltes, d’amitié… un peu à l’image de celle qui ose aujourd’hui se dévoiler à travers cette histoire.
Sur, il plaira aux jeunes adolescents, qu’ils soient romantiques, passionnés d’histoire, ou aimant le style fantastique.
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date : 14-08-2017
J’ai presque préféré cette suite et fin au roman initial Thérèse Desqueyroux. Essentiellement du fait que je connaissais déjà l’héroïne, ses démons et le style de l’auteur qui dépeint avec sobriété des personnages fragiles et muent par des émotions contradictoires que nous connaissons tous dans nos vies... Très vite je me suis replongé dans cet univers subjuguant… à la limite de la parano.
Dès les premières pages, j’ai compris que Thérèse était malade et n’attendait plus que la fin de sa nuit. Malgré ça, entre passion, désir, folie, Thérèse distille, aimante et amoureuse une dernière foi son poison à sa fille Marie et son ami Georges Filhot.
Rejetée par sa famille, Thérèse s’est construit à Paris une prison moral qui tourne chez elle à l’obsession. Elle attend la justice humaine qui ne vient pas. Son acte criminel resté impuni la poursuit et pèse comme un fardeau sur sa vie et plus insidieusement sur celle de sa famille, de sa fille Marie. Finalement, sur tous les êtres qui sont en contact avec elle.
Thérèse à l’aube de son trépas est finalement encore plus fascinante dans sa solitude. Son désespoir résonne en moi comme une fatalité. Et paradoxalement ses imprécations la grandies vis à vis d’un monde banal, de son quotidien et de la fadeur des gens qui la cernent.
François Mauriac excelle dans ce roman à dépeindre l’âme humaine et ses tourments. Voici toutes la beauté de cette lecture, la psychologie de Thérèse Desqueyroux complexe et fascinante.
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Damien, mon beau-frère m’a offert ce livre à Noël dernier. C’est un magnifique livre qui nous retrace la fragilité de notre planète et plus encore la précarité de l’espèce humaine.
Et si nos inconsciences et nos égoïsmes face au vivant faisait de nous les prochaines victimes d’une extinction de masse ? Parce qu’il est aujourd’hui prouvé que nous sommes à la croisée des chemins. La balance de l’air homo peut basculer d’un côté ou de l’autre : vers notre irrémédiable disparition ou notre adaptation à une société nouvelle en parfaite symbiose avec le monde animal, minéral et végétal.
Voilà qui est dit, très bien expliqué, documenté sans aucun jugement, ni discourt culpabilisant ou moralisateur. Gaël Derive replace seulement chacun de nous face à nos responsabilités et nos défis de demain quand aux causes et aux conséquences du réchauffement climatique.
A travers trois grands thèmes, Gaël Derive nous fait redescendre de notre piédestal. Il nous remémore que notre terre est une poussière perdue dans le cosmos ; que le vivant même malmené a le temps pour lui (contrairement à nous ! ) ; et que si nous voulons continuer à vivre ici, il faudra obligatoirement préserver notre maison-terre, considérer ceux qui meurent de faim, les migrants, les réfugiés (a cause de nos guerres, nos cupidités, nos modes de vie…). Il rappelle les mûrs à abattre, les nouveaux modes de cultures, de développements et de partage à adopter, les nouvelles institutions intergouvernementale à inventer comme une organisation mondiale de l’environnement.
Seul regret peut-être à cette lecture. Je trouve que Gaël Derive laisse trop de questions en suspend. Il se tient à des constats terribles et je n’ai pas senti suffisamment de projections positives face à tant d’incertitudes. Un sujet m’a plus particulièrement interpellé. Je pense même qu’il mériterai d’être plus débattu de façon sereine. Le nombre d’humain sur la planète et son contrôle démographique.
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La fourmilière humaine
Il faudra bien un jour s'occuper de cette variable clé pour l'avenir de l'humanité : le nombre d'humains sur la planète Terre. Parlons-en sans tabou. Une espèce qui se dit civilisée ne devrait-elle pas pouvoir gérer sa destinée démographique ?
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Dernière raison de lire ce livre. Il est illustré de magnifiques photos de notre terre, de femmes et d’hommes citoyens de l’humanité (espèce humaine elle aussi menacée ! ) nous invitant à l’altruisme..
[spoiler]Notre patrie n'existe plus
A l'heure des questions de déchéance de nationalité, je ne suis plus français, je ne veux plus être français. Je suis népalais, brésilien, chinois, éthiopien, groenlandais, syrien, et tout cela à la fois. Je suis un apatride. Soyons sages et plaçons au plus haut la parole de Victor Hugo :
"Soyons l'humanité, il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie."
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date : 26-07-2017
J’ai été ému… J’ai souri… J’ai aimé… J’ai rêvé… J’ai voyagé… J’ai été un chat, un chien…
Les vrilles de la vigne est un ensemble d’anecdotes autobiographiques aux thèmes variés mais qui résonnent d’une si douce musique que se fut un vrai bonheur que de lire la prose de Colette.
Dans ce kaléidoscope littéraire, j’ai été frappé par la place prédominante des chats et chiens qui prennent la parole pour exprimer les états d’âme de leur maîtresse. Mais plus que ses « dialogues » de bêtes, de ses chroniques de voyage en baie de sommes (Magnifique ! ), de ses relations amoureuses (licencieuses pour l’époque), de ses activités théâtrales ou au music-hall, de son quotidien… ce qui marque cette lecture, se sont les émotions qu’elle suscite. L’écriture est précise, intense et subtile. Le choix de chaque mot coule comme le miel, réchauffe comme une sensuelle étreinte pour dessiner des tableaux de senteurs, de couleurs, vigoureux comme la nature, évocateur comme un silence Comme un poète, ses textes sont des odes à la vie tantôt plein de retenue, de douce gravité, tantôt léger faisant naître en mon cœur de doux sourires de félicité.
Un très beau recueil à déguster tranquillement, dans une marche vagabonde.
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Je deviens un inconditionnel de la saga Fortune de France. J’aime ses personnages impétueux dans leurs propos, intrépides dans leurs actions, volages en amour mais tellement attachants, attendrissants par leur franchise, leur bonne foi et leur fidélité en amitié.
Sous la plume de Robert Merle, l’histoire de France devient passionnante et plus compréhensive., Cette lecture est un vrai régale de littérature grâce au mélange de l’ancien français et de l’occitan que manie avec brio l’auteur. Ce plaisir est du également à la confrontation entre personnages de fiction et réel ; comme par exemple dans ce volume avec Michel de Montaigne et Pierre de l’Estoile.
Fresque brillante et truculente, nous retrouvons dans ce troisième tome Pierre de Siorac héros plein de panache, à Montpellier où il obtiens ses diplômes de médecine. Condamné suite à un duel où il tue le conte de Frontenac, ennemi juré des siens, il doit se réfugier à Paris afin de quérir la grâce du Roi.
Pierre de Siorac découvre une ville agitée, sale, puante mais aussi la vie de cour et ses intrigues… Il assiste au mariage de Marguerite de Valois et Henri de Navarre. Mais rien ne s’arrange et les tensions sont à leurs combles dans la capitale entre les princes catholiques et les chefs protestants... Prémisse de la funeste nuit de la saint Barthélemy où riches et misérables catholique s’enflamment dans un immense massacre de protestants.
J’ai vraiment ressenti de manière intense les événements de ce 24 août 1572, la sauvagerie et toute la meurtrissure de cette nuit. J’ai vécu comme si j’y étais les hésitations de Catherine de Médicis et de son fils le roi Charles IX. J’ai découvert le cynisme du duc de Lorraine, Guise et de sa « sainte ligue » qui complotent contre le roi, contre les protestants avec l’argent du roi d’Espagne tandis que l’amiral de Coligny, chef de fil des huguenots, vieux et malade veux encore croire en une cohabitation entre les deux religions bien que tous les signaux alertent son camps du contraire…
Heureusement Pierre de Siorac et ses amis traversent sans trop d’accros, avec courage et panache ses embûches et ses horreurs me promettant ainsi un quatrième tome (Le prince que voilà) que j’attends avec impatience.
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C’est vrai qu’en ses temps où le Français se cherche, j’avais souvent la sensation d’être réactionnaire, de droite, voire de l’extrême droite, à dire aimer la France et me revendiquer Français. Alors que c’est faux ! Encore faut-il oser le dire, le défendre et l’argumenter… C’est ce que fait merveilleusement bien Raphaël Glucksmann dans cet ouvrage en nous donnant des arguments positifs, convaincants et persuasifs sur ces thèmes qui font régulièrement la une de l’actualité et des débats.
C’est donc à travers nos mythes, nos valeurs, notre littérature et notre histoire que Raphaël Glucksmann nous démontre que la France et les Français ne sont pas ce que l’on veut nous faire devenir : des chantres du replis, de l’exclusion… Une nation en déclin. Non ! Ce n’était pas mieux avant ! Les racines de la France n’ont jamais été de longs fleuves tranquilles ! Oui nous doutons ! Oui, nous avons peur ! Mais ne soyons pas attentiste face à la démobilisation de nos représentants et de nos institutions, face aux discours lénifiants des extrêmes…
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« Une identité nationale n'est ni une donnée naturelle, ni un fichier d'état civil. Elle n'est pas innée et ne sera jamais définitivement acquise. C'est une construction politique et sociale complexe à cultiver sans relâche, sous peine de la voir se déliter. »[/spoiler]
Il y a toujours eu des luttes entre déclinistes et progressistes. Il y en aura toujours sauf si nous ne réinventons pas ce « commun » qui nous rassemble et qui fait l’unité de la France. Il faut simplement prendre la parole et oser le débat sans éluder nos contradictions. Il faut maintenant retrouver le chemin de notre histoire à travers ses révolutions, à travers ses auteurs ; ses philosophes. Alors nous nous rendrons de nouveau compte que la France et ses Français sont humanistes, universalistes, existentialistes, cosmopolites.
Du roman de Renart au Tartuffe de Molière, de Descartes à Voltaire en passant par Rabelais, Beaumarchais, Hugo, Zola, Montaigne, ses grands hommes sont le terreau de notre France ouverte et progressiste. Ils sont les étendards de chacun de nous ; épris et en perpétuelle recherche de l’absolu liberté, égalité, fraternité ; combattant toutes les tyrannies qui se dressent sur nos chemin.
[spoiler]« Nous devons incarner à nouveau notre vision de la France dans des causes, des individus, des mouvements. Il est temps que Renart reprenne place au centre de l’arène française. Tartuffe et Ysengrin ont gagné des batailles, mais la guerre n’est pas finie. Elle ne « finira jamais ». Encore faut-il la mener. »

Un dernier mot avant de conclure. J’ai vraiment apprécié le discourt imaginaire que Raphaël Glicksmann fait prononcer à notre ex-président de la république François Hollande. En ce jour, le panthéon aurait accueilli en son sein « trois étrangers et nos frères pourtant » fusillés par les Allemands. Trois soldats qui luttaient pour la libération de la France alors occupée par les Nazis. Ils ont été fusillés pour notre liberté, avec 20 autres FTP du groupe Manoukian (l’affiche rouge) pour leurs actions armées contre l’occupant.
Raphaël Glucksmann nous invite finalement toutes et tous à nous investir en tant que citoyen pour défendre et faire vivre cette France que l’on aime.
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