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Bibliothèque de Rom-san : Ma PAL(pile à lire)

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Génération Pokemon - 20 ans d'évolution Génération Pokemon - 20 ans d'évolution
Collectif   
À l'occasion des vingt ans de l'une des plus iconiques des sagas de jeu vidéo de l'éditeur Nintendo, Third Editions propose de revenir sur l'histoire de cette success-story unique. Toutes les générations de joueurs ont été marquées par ces petits monstres atypiques. Les cours d'école ont été envahies par ce phénomène, mais avec le temps, les joueurs sont restés fidèles à cette franchise et après 20 ans, ils le sont encore. Derrière le phénomène Pokémon se cache une série de jeu de rôle de grande qualité. Dans cet ouvrage anniversaire, les auteurs retracent toute l'histoire de la série, mais analysent aussi les rouages de gameplay des différents épisodes et reviennent bien évidemment sur les raisons de ce succès historique.

par mousti
Saint Seiya - Saintia Shô, Tome 4 Saint Seiya - Saintia Shô, Tome 4
Masami Kurumada    Chimaki Kuori   
Eris détruite, Saori peut se concentrer sur le Tournoi galactique et espérer ainsi débusquer celui qui représente le Mal... Voilà pour le début de ce 4è volume.
Même si on peut regretter que la déesse de la Discorde ait été liquidée en 3 tomes, on est enchanté de se retrouver en terrain de connaissance : en effet, les clins d'oeil au manga original sont légion : la présence de Seiya, son combat contre Shiryu, la rébellion d'Aiolos, le déchirement de Saga... souvenirs, souvenirs !
En outre, l'histoire ne manque pas de nouveautés : nouvelle saintia, nouveaux chevaliers d'Argent... Avec toujours de magnifiques dessins et surtout un coup de crayon d'une exquise finesse, qui a pour effet de donner une grande douceur au regard de Saori, de Mii ou d'autres... et quant aux larmes de Saga en fin de volume... Argh !!!! c'est intolérable !

par NathAries
Poison City, Tome 2 Poison City, Tome 2
Tetsuya Tsutsui   
Ce deuxième tome est aussi bien que le premier. Maintenant je n'ai plus qu'une envie: lire Manhole et tous les autre mangas de ce spetaculaire mangaka qu'est Tetsuya Tsutsui que je commence à adorer.


par Jez_76
King's Game, Tome 3: Origin King's Game, Tome 3: Origin
Nobuaki Kanazawa   
Ayant eu un énorme coup de cœur pour les deux premiers tomes de la saga, j'ai pris beaucoup de plaisir à me replonger dans l'univers si glauque et angoissant de King's Game mais je dois tout de même avouer que ce troisième volume m'a quelque peu déçue. J'avais classé les tomes précédents en liste de diamant car ils représentaient selon moi la perfection-même dans le domaine de l'horreur, mais dans Origin, certains détails qui m'ont déplu m'empêchent de l'affecter au même niveau que le reste de la saga.
Dans l'ensemble, c'est tout de même un très bon livre qui nous en apprend beaucoup sur les origines de cette atroce malédiction et qui nous raconte comment le premier Jeu du Roi a été mis en place dans le petit village de Yonaki. Même si l'on sait déjà comment va se terminer l'intrigue, et même s'il n'est pas difficile de deviner l'identité du "pantin du roi", le scénario n'en reste pas moins très mystérieux, captivant et l'ambiance est toujours aussi stressante que dans les autres tomes. Toutefois, alors que je m'attendais à dévorer ce volume aussi rapidement que les précédents - soit en 3 ou 4 jours -, j'ai cette fois-ci mis 6 jours à la terminer et même si ça peut sembler peu, je me suis bien rendue compte que je ne ressentais pas autant d'engouement et d'impatience à terminer Origin que lorsque j'avais lu les autres bouquins. D'habitude, quand je me plonge dans un King's Game, il m'est presque impossible de le lâcher et de m'arrêter dans ma lecture mais cette fois, je n'ai eu aucun mal à faire quelques pauses et je n'ai pas fait défiler les pages sans m'en rendre compte ; en bref, j'ai trouvé ce roman bien moins addictif que les deux derniers que j'avais lu et c'est déjà le premier point négatif d'Origin. En fait, il n'y a qu'à la fin que je l'ai dévoré pour connaître le dénouement, mais j'aurais aimé qu'il en soit de même pour l'intégralité du roman.

Le deuxième élément qui m'a un peu déçu, ce sont les personnages. D'habitude, le héros a plusieurs amis auxquels je m'attache énormément et à chaque fois, j'espère naïvement qu'ils ne mourront pas à la fin ou qu'ils vivront tout du moins le plus longtemps possible. Mais ici, puisqu'il s'agit d'un village et non pas d'une classe, nous avons affaire à des personnages de tout âge ; des vieillards, des adultes, des adolescents et même des enfants. Alors c'est évidemment logique qu'il n'y ait pas que des jeunes à Yonaki, et c'est d'ailleurs l'une des particularités qui rend ce tome plus original que le précédent, mais personnellement je préférais largement lorsque le Jeu du Roi s'abattait sur une classe. Ici, je ne suis pas parvenue à m'attacher à beaucoup de villageois ; les seuls pour qui je ressentais vraiment de l'affection étaient Kazunari (forcément puisqu'il s'agit du héros), Yûji et Ryûji. Et malheureusement, c'est vraiment peu sur un total de 32 personnes. Le truc, c'est que, comme à l'accoutumée, pas mal de personnages meurent trop tôt sans qu'on ait pu les voir suffisamment pour cerner leur caractère et s'attacher à eux. Quant à ceux que l'on a suivi plus longtemps, soit ils n'intervenaient que rarement, soit ils se comportaient de manière étrange et suspecte ou s'avéraient carrément égoïstes et cruels. Dans ce commentaire, je m'attarderais donc seulement sur les trois personnages cités plus haut, ainsi que sur Natsuko et Mitchiko.

Kazunari, tout d'abord, est un protagoniste comme je les aime ; très humble, loyal, attachant, humain, attendrissant et altruiste. Il fait passer tout le village avant lui, désire sauver tout le monde, oeuvre toujours pour le bien même s'il prend parfois de mauvaises décisions sans le vouloir, et reste bon jusqu'au bout malgré les événements funestes qui se succèdent. Il essaie toujours de garder espoir même si cela se révèle souvent inutile, tient énormément à Natsuko et ferait tout pour elle, et malgré son profond respect et la politesse dont il fait toujours preuve, il sait tenir tête à l'inspecteur Dôjima, et quand il s'agit de sauver sa bien-aimée, il est prêt à tout pour y parvenir, quitte à enfreindre des règles ou même à se sacrifier. En fait, il ressemble beaucoup à Nobuaki, le héros des deux tomes précédents, dont j'étais quasiment tombée amoureuse. Mais le problème, c'est qu'il ne s'agit tout de même pas de la même personne, et l'auteur nous le rappelle parfois en lui faisant faire des choix que Nobuaki n'aurait jamais toléré. [spoiler]Je parle notamment du chapitre de la chasse à l'homme, lorsque Shûhei et Mitchiko traquaient Yûji, Ryûji et Fumiko. Dans un moment pareil, Nobuaki ne serait jamais resté les bras ballants en espérant naïvement que ses amis s'en sortent sans lever le petit doigt pour les aider. Nobuaki aimait certes tous ses camarades, mais il savait faire des choix, reconnaître les personnes habitées par la folie et la cruauté, et les différencier des élèves apeurés et ayant besoin d'aide. Dans Extrême, par exemple, alors qu'il essayait de sauver tout le monde, il savait tout de même qui secourir en priorité, et il s'était vite rendu compte de l'horrible personnalité de Natsuko qui ne cherchait qu'à se débarrasser du plus grand nombre de survivants. Et à aucun moment il ne s'est dit "puisque je ne veux pas qu'elle meurt non plus, je vais laisser les gens qu'elle prend pour cible se débrouiller par eux-même face à elle en espérant vainement qu'il n'y ait aucune victime". Nobuaki était bien plus courageux et altruiste que Kazunari, et il n'a pas hésité à s'opposer à Natsuko, à lui dire clairement ce qu'il pensait de sa façon d'agir, et surtout, il a fait tout son possible pour déjouer ses plans diaboliques. Et dans le premier volume, Nobuaki tenait d'abord à Chiemi et Naoya et c'était eux qu'il secourait en priorité.
Mais dans Origin, Kazunari est un peu trop naïf à mon goût.
Mitchiko n'arrêtait pas de le lui répétait et je ne peux pas la contredire sur ce point. Car si quand il s'agit de Natsuko, Kazunari est prêt à tout pour la défendre, quand ce sont ses amis comme Yûji et Ryûji qui se trouvent en danger de mort, il se contente de rester les bras ballants à observer la scène sans rien dire et sans agir. Je ne sais pas ce qu'en ont pensé les autres lecteurs, mais personnellement ça m'a énervé au plus haut point. J'avais terriblement envie de secouer Kazunari, de lui hurler de sauver ses amis, de choisir son camp et d'arrêter de croire qu'en ne faisant rien, tous ses voisins s'en sortiront indemnes. Yûji était censé être son meilleur ami mais il n'a pas essayé de l'aider à s'enfuir, il l'a laissé se faire transpercer d'une balle par Shûhei et a même fini par se dire que s'il avait empêché le chasseur de le tuer, ce dernier serait mort à la fin de la journée à cause de l'ordre du roi, ce qui n'aurait finalement pas été mieux. Mais bon sang, il s'agissait tout de même de son MEILLEUR AMI, et il ne ressent pas plus de regrets que ça ? Enfin, ce n'est pas encore le pire.
Ce qui m'a vraiment mis hors de moi, c'est quand Ryûji se faisait menacer par Mitchiko. Kazunari s'était bien rendu compte qu'elle était assoiffée de sang, que la folie avait pris possession d'elle, et qu'elle n'avait aucun remords à tuer ses voisins pour assurer sa propre survie, mais il n'a pas fait un seul geste pour l'arrêter et pour porter secours à son ami ! Il n'a pas cherché à fuir avec lui, ne l'a pas aidé une seule fois, et a laissé Shûhei lui blesser gravement la jambe d'une balle. En fait durant tout le roman, il s'est contenté de s'inquiéter à propos de Natsuko sans vraiment penser à ses amis, et en ne parvenant jamais à prendre position pour tel ou tel habitant. Quelque part, ça prouve que ce garçon est vraiment d'une gentillesse sans borne mais je préfère quand même largement les gens qui, comme la plupart des êtres humains, cherchent toujours à défendre leurs proches avant tout le reste.[/spoiler]

Yûji est mon deuxième personnage préféré de Yonaki. Au début, il est très enjoué, espiègle et expressif, et j'adore ce genre de garçons dans n'importe quel livre donc il m'a tout de suite beaucoup plu. Lorsque le Jeu du Roi commence à décimer une partie de la population, il n'a bien sûr plus le cœur à rire, mais il est resté attachant tout au long du roman et c'était vraiment le personnage que je ne voulais pas voir mourir. D'ailleurs, je regrette qu'il ne soit pas intervenu si souvent que ça. [spoiler]Quand il a été piégé par Yuri peu avant Kazunari, j'ai vraiment cru qu'il allait mourir dans la grotte et j'ai vraiment été soulagée qu'il survive. Cette fois-là, Kazunari l'a véritablement aidé, et d'ailleurs je ne dis pas que ce dernier n'a jamais levé le petit doigt pour secourir les villageois mais ce que je voulais dire dans le spoiler plus haut, c'est qu'il n'est pas capable de porter secours à ses amis quand ils sont menacés par une autre personne.[/spoiler]

Ryûji, quant à lui, est mon troisième et dernier favori. On ne le voit pas tant que ça mais comme il est l'un des derniers survivants, il fait tout de même pas parti des villageois les plus importants. En fait, ce qui m'a beaucoup plu chez lui, c'est qu'il se montre si courageux et dévoué lors du deuxième ordre. Il s'est immédiatement porté volontaire pour faire tomber le nid de frelons géants alors qu'il savait parfaitement que c'était très risqué et j'ai d'ailleurs vraiment cru sur le moment qu'il avait succombé à toutes les piqûres qu'il avait reçu par ces horribles insectes. [spoiler]Le fait qu'il soit piégé pendant la chasse à l'homme par Mitchiko et Shûhei m'a vraiment fait beaucoup de peine et comme je l'ai dit plus haut, j'en ai beaucoup voulu à Kazunari de ne pas avoir tenté de l'aider, au moins en échange de ce qu'il avait subi lors de l'épisode des frelons. Ce qui est sûr, c'est que je comprends parfaitement pourquoi il a préféré se suicider plutôt que de se laisser abattre par sa camarade de classe ou par le chasseur ; c'est ce que j'aurais sûrement fait aussi si je m'étais retrouvée à sa place, après tout ces monstres ne méritaient pas qu'il s'offre à eux pour leur permettre de vivre plus longtemps.[/spoiler]

Même si je ne me suis pas spécialement attachée à Natsuko, je ne peux pas passer à côté de ce personnage, puisqu'elle est, après Kazunari, la plus importante du récit. En vérité, dans le roman, on la voit peu, mais Kazunari pense si souvent à elle qu'on ne peut pas l'oublier. Personnellement, je n'ai pas réussi à l'apprécier car elle n'est pas intervenue suffisamment de fois pour que je me forge une véritable opinion d'elle et pour que je parvienne à la cerner. [spoiler]De plus, je l'ai très vite soupçonnée d'être responsable de la malédiction, et je ne me suis pas trompée. Apprendre qu'elle était le pantin du roi ne m'a donc pas du tout étonnée puisque c'est ce que je croyais depuis que Miyazawa avait évoqué ce terme. Au début, je croyais qu'elle avait volontairement déclenché le Jeu du Roi dans un accès de colère, en créant elle-même la malédiction dans le remise remplie de potions en tout genre appartenant à ses ancêtres chamans, et c'est la raison pour laquelle je me suis toujours méfiée d'elle.
Quand j'ai appris qu'elle avait cassé la fiole contenant la malédiction, mais sans savoir ce que ce geste entraînerait,
j'ai compris que je m'étais fait de fausses idées à son sujet.
Elle est certes responsable de ce massacre, mais ce n'est pas elle qui l'a souhaité, et ça fait une nette différence. Toutefois, je comprends son désir de mourir après ce qu'elle a découvert ; après tout, avec ou sans mauvaise intention, elle a tout de même entraîné la mort de tous ses voisins, et la pauvre ne sait même pas que son geste a également tué beaucoup d'autres adolescents, quelques années plus tard... Et dire que si elle n'avait pas touché à cette fichue fiole, rien de tout cela ne serait arrivé... C'est vraiment horrible de penser que cette boucherie et celles qui suivront auraient pu être évitées si la jeune fille ne s'était pas disputée avec sa mère avant de s'enfermer dans cette remise qui aurait dû être condamnée depuis bien longtemps... Mais bon, si rien de tout cela ne s'était produit, écrire un livre sur la vie des habitants de Yonaki n'aurait eu aucun intérêt. En tout cas, pour en revenir à Natsuko, le fait qu'elle se suicide en sauvant Kazunari montre qu'elle avait bon fond et qu'elle regrette vraiment ce que son accès de colère a provoqué. Elle s'oblige même à connaître une mort atroce, et j'avoue avoir beaucoup pleuré à ce moment-là, pas forcément parce que j'étais triste pour elle, mais surtout à cause de la souffrance de Kazunari qui pensait pouvoir enfin vivre avec elle. Le pauvre a vraiment tout perdu, d'abord son père et sa grand-mère, puis ses amis, et enfin celle qu'il chérissait par-dessus tout et qui le hantera même encore quand il sera père de famille...[/spoiler]

Mitchiko est sûrement l'un des personnages que j'ai le plus détesté dans ce livre, mais je ne peux pas non plus ignorer un tel personnage. Dès le début, elle ne m'a pas plu, à draguer un peu tous les mecs du groupe, à se croire plus téméraire et forte que tout le monde, et à se moquer ouvertement de Kazunari parce qu'il avait peur de toucher le cadavre afin d'obéir au premier ordre du roi. Le fait qu'elle l'ait carrément poussé dans la tombe pour qu'il se retrouve nez-à-nez avec le défunt m'avait tout de suite donné une mauvaise image de cette fille, et je me suis rapidement rendue compte qu'elle était encore pire que ce que je pensais. Très vite, on s'aperçoit en effet que Mitchiko considère que sa vie est plus importante que toutes celles de ses voisins et de ses amis, et même si quelque part on peut comprendre qu'elle veuille à tout prix survivre, son manque de respect envers les victimes et leurs familles m'a vraiment dégoûté. On aurait dit qu'elle se moquait bien de ce qui arrivait au village, et parfois elle semblait même s'amuser de la situation. Ses nombreuses remarques désobligeantes, irrespectueuses, égoïstes et cruelles étaient toutes plus insupportables les unes que les autres, et je me demande si elle a un jour ressenti de véritables sentiments d'amitié envers Kazunari, Yûji, Ryûji et Natsuko. [spoiler]Mais ce qui m'a encore plus choqué, c'est quand elle a immédiatement accepté l'ordre l'obligeant, elle, Shûhei et Kazunari à tuer deux villageois de leurs propres mains. En fait elle n'a pas du tout eu l'air horrifiée par cette injonction et tout ce qui l'embêtait, c'était d'aller en prison une fois que le Jeu du Roi se terminerait. Elle s'est d'ailleurs empressée de mettre en place cette chasse à l'homme, a abattu son propre père de sang-froid, et a d'abord tenté de tuer Ryûji avant de s'en prendre à Kazunari. Enfin, tout ça pour dire que le comportement de Mitchiko m'a révulsé du début à la fin, tout en me rappelant celui de Natsuko dans le tome 2, que j'avais tout autant détesté. Et même si elle avoue à Kazunari peu avant de mourir qu'elle a toujours été amoureuse de lui, je ne suis pas parvenue à la prendre en pitié une seule fois.[/spoiler]

Maintenant que j'ai fait le tour des personnages importants, j'aimerais aborder les éléments originaux qui renouvellent un peu cette histoire et qui la différencient des volumes précédents. Déjà, le fait que les ordres soient transmis par lettre et non pas par SMS représente un énorme changement. Personnellement, je préfère les SMS qui rendent le Jeu du Roi encore plus angoissant, encore plus proche de nous. En plus, par SMS, tout le monde est averti de tout ; pas seulement des ordres mais également des peines attribuées aux perdants ou aux élèves refusant de se soumettre à la volonté du roi, et c'est ce qui rend les deux premiers King's Game plus addictifs et stressants, à mon avis. Par lettre, c'est certes original, mais ça n'a tout de même pas la même portée. Il faut déjà la trouver, et en plus n'importe qui peut s'amuser à en écrire une fausse. De plus, il faut cette fois-ci qu'un "pantin du roi" se charge de retranscrire ses ordres et de dissimuler la lettre quelque part, alors que par SMS, tout se fait automatiquement, ce qui rend le roi encore plus impersonnel et intouchable - même si, par conséquent, l'histoire des lettres est plus crédible que les SMS s'envoyant tout seul.
Ensuite, il s'agit d'un infime détail, mais les villageois subissent de nouvelles peines de mort qui n'existaient pas dans les deux autres tomes, et qui sont bien évidemment encore plus gores qu'avant.
Les ordres sont eux aussi complètement différents et c'est quelque chose qui m'a beaucoup plu, même s'ils deviennent de plus en plus cruels au fil du temps. Malgré tout, même si l'on sait que chaque ordre va condamner au moins un villageois, on ne peut pas s'empêcher d'avoir hâte de découvrir ce que les habitants de Yonaki vont devoir exécuter à chaque grand chapitre. Ce que j'ai également apprécié, c'est le fait que l'on retrouve l'action inutile au Jeu du Roi rendue interdite pendant un jour. À chaque tome, la fameuse action diffère et il est intéressant d'essayer de deviner ce qu'elle peut bien être.
Enfin, pour terminer sur ce point, contrairement aux tomes précédents dans lesquels seuls les élèves d'une classe étaient confrontés à la malédiction sans pouvoir en parler à qui que ce soit et sans pouvoir bénéficier de l'aide de la police, dans Origin, la police a une place très importante, et notamment l'inspecteur Dôjima. Même si l'on se doute rapidement que l'armée et les scientifiques ne pourront rien faire contre ce virus, j'ai bien aimé les voir se rapprocher doucement de la vérité avant de finalement comprendre que ce roi ne pouvait être un simple humain. Quant à l'inspecteur Dôjima, même s'il est loin de faire partie de mes personnages préférés, j'ai tout de même fini par l'apprécier car on se rend compte qu'il s'est attaché aux villageois et qu'il souhaitait vraiment que le plus grand nombre survive.

Pour ce qui est de l'écriture, je l'ai trouvé assez semblable aux autres tomes même si j'ai eu l'impression qu'elle était légèrement moins fluide. Peut-être que les descriptions un peu plus nombreuses en sont la raison, je ne sais pas trop, mais dans l'ensemble la plume de Kanazawa était tout de même très agréable et facile à lire.

Enfin, pour clore ce long commentaire, j'aimerais terminer sur le dénouement du livre même si j'ai déjà évoqué plusieurs éléments de cette fin à travers certains spoilers. [spoiler]Premièrement, j'ai été contente de savoir d'où vient cette horrible malédiction. Désormais, on sait qu'il ne s'agit pas d'un virus apparu de nulle part, mais bien d'une volonté de décimer 31 personnes en faisant en sorte qu'elles s’entre-tuent, que des chamans - les ancêtres de Natsuko sont parvenus à transformer en une sorte de poudre bien plus dangereuse qu'on ne pourrait le croire. Je trouve que ça rend ce Jeu du Roi plus crédible que l'explication de Miyazawa un peu tirée par les cheveux, et puis c'est toujours plaisant d'en apprendre davantage sur les origines de ce fléau.
En ce qui concerne Kazunari et son choix de subir un châtiment au lieu de poursuivre le Jeu du Roi, je peux parfaitement le comprendre car il s'attendait sûrement à mourir, ce qui lui aurait permis de rejoindre tout son village et surtout Natsuko, mais s'il savait que ça obligerait ses futurs enfants à subir le même supplice, je pense qu'il aurait préféré se donner la mort lui-même... D'ailleurs, c'est ce qu'il aurait dû faire pour que ce macabre jeu ne se reproduise jamais. Mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir essayé, après tout il a tenté de se suicider après avoir enterré Natsuko, mais cette dernière l'en a visiblement empêché, souhaitant qu'il ne gaspille pas la vie qu'elle lui avait offerte à travers son sacrifice. À cet instant, j'ai d'ailleurs beaucoup pleuré ; j'avais versé pas mal de larmes pendant la mort de Natsuko mais voir Kazunari seul et abandonné durant presque 5 mois après le décès de sa cousine m'a également attristé.
Le fait qu'il construise un torii au-dessus de sa tombe et qu'il continue à redoubler d'attention pour elle même après sa mort a créé un trou béant au fond de ma poitrine, tellement je souffrais pour lui.
Nous apprenons ensuite qu'il finit par pouvoir sortir de Yonaki et qu'il parvient à fonder une famille, mais comme si le bonheur ne lui était pas permis, il faut qu'il fasse l'erreur de nommer l'une de ses jumelles Natsuko... Je connaissais déjà l'histoire que l'on apprend dans le tome 2, mais la relire m'a fait beaucoup de peine.
Le destin de Natsuko et Chiemi était déjà scellé par le choix de leur père bien des années auparavant, mais c'est tout de même triste de voir que Natsuko aurait pu avoir une meilleure vie si elle n'avait pas reçu ce prénom lourd en souvenirs douloureux...
D'ailleurs, j'ai été surprise de savoir que Kazunari maltraitait même Natsuko quand elle était encore toute petite ; lui qui était si doux, attentionné, pacifiste et gentil a donc su se montrer violent envers sa fille simplement parce qu'elle portait ce prénom maudit ? Je n'arrive pas vraiment à le croire, mais dans un sens, il n'est pas dur de comprendre que cet homme n'a jamais pu vivre une vie complètement épanouie et sereine après les épreuves qu'il a traversé et toutes les morts auxquelles il a assisté durant son adolescence...
Enfin, le livre s'arrête une fois de plus sur une phrase qui nous laisse sans voix, qui nous transperce le cœur et nous saisit de stupeur et d'effroi durant quelques secondes puisque le Jeu du Roi ne se termine visiblement jamais. C'est en effet au tour de Chiemi d'y participer et même si je me doutais que ça se terminerait sur cette funeste annonce, je n'ai pas pu m'empêcher d'être horrifiée. Si je ne me trompe pas, Kazunari va finir par retourner à Yonaki après la mort de sa fille pour s'y suicider, mais s'il savait que ses deux filles ont subi ce terrible Jeu et que Natsuko l'a même traversé deux fois... J'ai vraiment beaucoup de peine pour lui car ce personnage n'aura finalement pas eu le droit à beaucoup de bonheur, comme si le malheur finissait toujours par le rattraper après lui avoir laissé quelques faux espoirs...
D'ailleurs, en repensant à son suicide, je me souviens que Nobuaki avait trouvé son fameux carnet, mais avec d'autres inscriptions dessus, dont une phrase qui avait été entièrement barrée... Je pensais que l'on découvrirait de quoi il s'agissait dans ce tome et puisque ça n'a pas été le cas, j'espère que l'on en apprendra plus à ce sujet dans le volume suivant ![/spoiler]

En conclusion, malgré quelques déceptions et des personnages moins attachants que dans les tomes précédents, j'ai tout de même passé un très bon moment en lisant ce troisième volume. Rempli de rebondissements, d'action, de suspense, et d'angoisse omniprésente, il reste un excellent roman d'horreur, qui nous hante un moment et qui nous permet d'en apprendre davantage sur les origines du fameux Jeu du Roi.

par Cassy33
 Sword Art Online, Tome 3 : Phantom Bullet Sword Art Online, Tome 3 : Phantom Bullet
Reki Kawahara   
http://lireunepassion.blogspot.fr/2016/03/sword-art-online-tome-3-phantom-bullet.html

RISQUE DE SPOILERS DES TOMES PRECEDENTS !

Il me tardait tellement de lire cette suite ! Pour ceux qui me connaissent, vous savez à quel point j'adore SAO. Ça avait une telle surprise avec le tome 1, qu'à chaque sortie des tomes suivants, je n'ai qu'une hâte : les lire. Même si avec ce tome 3, le côté magie m'a vraiment manqué, pour laisser place aux armes à feu, il n'empêche que l'intrigue a tout de même su me tenir en haleine. Et retrouver Kirito et Asuna fait toujours plaisir !

Deux ans après le terrible jeu « Sword Art Online », où les joueurs s'y retrouvaient enfermés, Kirito et Asuna essayent de retrouver leur vie d'avant, dans le monde réel. Bien que leur aventure ait été difficile psychologiquement, il n'empêche qu'ils ne peuvent pas s'empêcher de se connecter à d'autres jeux en ligne. Lorsque la rumeur qu'un joueur en tue d'autre grâce à une arme et qu'il tue du même coup la personne se trouvant derrière ce profil, se met en place, Kirito est de suite mandé pour mener l'enquête. Il découvrira alors un nouveau jeu, où la magie n'existe pas et qui est donc remplacée par les armes à feu.

Une fois sur place, il y fera la rencontre de Sinon, une jeune fille qui essaye de surmonter sa peur des armes, suite à un événement qui a ébranlé sa vie lorsqu'elle était plus jeune. En sa compagnie, il va essayer de découvrir qui se cache derrière le masque de Death Gun et quelle est sa raison de vouloir tuer des gens. Une nouvelle aventure, avec de nouvelles règles, de nouveaux rebondissements, mais toujours la même envie : ne pas mourir (dans le jeu).

Comme je le disais plus haut, le côté magie que l'on découvre avec les deux premiers tomes m'a beaucoup manqué. De pouvoir voir les personnages évoluer en combattant uniquement par ce biais était très intéressant et faisait rêver. De ce fait, j'ai été un peu moins prise par ce tome-ci, n'étant pas vraiment fan des armes. Cependant, malgré cela, je l'ai quand même dévoré, ravie de pouvoir retrouver cet univers qui me tient en haleine à chaque intrigue.

Ce que j'ai apprécié, c'est que l'on retrouve Kirito comme il était dans les précédents tomes. Fidèle à lui-même, même si un peu perdu avec ces nouvelles règles, il reste fier et essaye de ne se fier à personne. Il est réfléchi, intelligent, et l'amitié qui naît avec Sinon le surprend de plus en plus. Il n'est pas du genre à s'attacher, mais plus loup solitaire. Il aime faire ses missions seul, alors l'arrivée de Sinon va tout changer.

Quant à Sinon, même si elle a m'a parfois agacée avec ses réflexions et ses réactions un peu vives, ce qu'elle a vécu m'a touchée. Le fait qu'elle veuille enlever cette crainte permanente de son cœur et son esprit, prouve en quelque sorte que malgré ce qu'elle pense, elle est forte et déterminée. Dans la vraie vie, elle a tendance à se rabaisser, à perdre confiance en elle et se refermer sur elle-même. Elle s'en veut énormément pour l'événement qui s'est produit quelques années plus tôt, et elle essaye de se racheter.

Et pour finir, Death Gun. Même si j'ai deviné presque depuis le départ qui se cachait derrière, j'ai apprécié découvrir qui il était peu à peu. Il n'a aucune pitié ni aucun remords à tuer ceux qui le dérange. L'intrigue autour de lui est très bien menée, à tel point que le doute et le suspense sont présents jusqu'à quasiment la toute fin (même si pour ma part, j'avais deviné qui il était). Mais même en sachant son identité, ça ne nous empêche pas de nous poser des questions sur ses gestes, ses propos, et pourquoi il mène cette guerre. Mais surtout, la question qui revient tout le temps est : « Comment peut-il tuer un personnage d'un jeu ainsi que son hôte, qui se trouve chez lui ? ». Et en cela, je dois bien avouer que l'auteur a réussi à m'avoir. Même si, à l'explication, tout paraît logique, on cherche le petit côté magique de l'univers qu'il pourrait y avoir pour la révélation et le mode opératoire.

En résumé, un troisième tome qui m'a plu, mais moins que les précédents. Cependant, j'ai beaucoup apprécié retrouver Kirito & Co, et suivre cette intrigue qui sort de l'ordinaire, ou du moins de l'univers. Une nouvelle intrigue, de nouveaux personnages touchants. Bref, j'ai bien aimé, et je suis très curieuse de lire la suite !

* Je remercie Guillaume et Ofelbe pour leur confiance ! *

Justine P.

par just2iine
Seraph of the end, Tome 9 Seraph of the end, Tome 9
Yamato Yamamoto   
On aura beau dire ce qu'on veut, Glenn se comporte clairement comme un père de substitution envers Yû, même s'il crie haut et fort le contraire. Ses intentions vis-à-vis du jeune homme restent floues cependant (il semble être parfaitement au cours de l'opération Séraphin de la fin de la Secte Hyakuya...). En tout cas, petit Yû est vraiment à croquer !

Yû a bien évolué depuis le premier tome. Alors qu'il criait vengeance et mort aux vampires à tout bout de champ, il ne vit désormais plus que pour sa nouvelle grande famille. En tout cas, j'ai hâte d'assister à ses retrouvailles avec Mika, dans le prochain tome (depuis le temps qu'on attend ça !).

par Calypso-x