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Par le Editer
Melinda-3 Or
Note : 8/10
https://livresacroquer.wordpress.com/2017/02/27/%E2%99%A0-chronique-%E2%99%A0-leatitia-arnould-ronces-blanches-et-roses-rouges/

Je ne vous l’ai encore jamais dit, mais je fais partie du comité de lecture de la toute nouvelle maison d’édition Magic Mirror. A cette occasion, j’ai pu lire Ronces blanches et roses rouges en tant que manuscrit. J’ai tout de suite donné un avis positif à Sandy l’éditrice. Maintenant, faisant également partie du service presse, j’ai pu lire la version finale avant sa sortie afin de vous donner mon avis pour le jour de la publication officielle qui n’est autre qu’aujourd’hui !

Dès l’instant où j’ai vu la couverture, je l’ai trouvée sublime. Elle ne laisse pas deviner au premier coup d’œil à quel conte on va avoir affaire. En effet, on pourrait penser à Blanche-Neige, La belle au bois dormant, la Belle et la Bête, etc. La couverture elle-même nous délivre le suspense sur le contenu de l’oeuvre. Sans parler du dos du livre qui est juste magnifique avec les roses et ronces qui entourent le résumé. Je ne peux pas vraiment juger l’apparence intérieure puisque je n’ai eu le roman que sous forme epub, ce qui modifie l’apparence des chapitres.

Nous plongeons ensuite dans la réadaptation de Blanche-Neige et Rose-Rouge. Le prologue nous fait découvrir deux petites filles, une brune et une blonde, Rose et Blanche et un père magicien que la mère, Mathilda, soutient. Le père affirme que cette nuit, la magie est présente et s’en va donner son spectacle. Il ne reviendra pas et un tremblement de terre détruira le village dans lequel habite la petite famille.

Par la suite, on se retrouve dans une petite bicoque avec deux adolescentes : Sirona et Eloane qui ont perdu leurs parents et sont élevées par Mme Whitecombe, une petite dame un peu revêche qui passe son temps dans son laboratoire. Les deux orphelines ne se souviennent pas de leur passé. Un jour, un homme vient frapper à la chaumière, c’est leur première visite depuis qu’elles y habitent. C’est à partir de cet instant que l’intrigue se lance. Qui est cet homme mystérieux ? Pourquoi Mme Whitecombe tient à marier Sirona tout d’un coup et quel est cet ours mystérieux qui hante la forêt dans laquelle elles vivent ? Qu’est-il arrivé à leurs parents ? Tant de questions dont les réponses sont données au compte goutte dans le livre afin de préserver le suspense.

J’ai beaucoup aimé l’histoire qui met l’accent sur le fait de se méfier des apparences et sur l’amour fraternel. Des morales qui pourraient parfaitement être inculquées à des enfants et qui font de cette histoire un conte à part entière.

Je ne vous ai pas encore parlé du style de l’auteure qui fait partie intégrante de l’histoire. En effet, Laetitia Arnould a une plume très poétique qui s’intègre parfaitement à l’idée de conte. La magie de l’histoire liée à sa plume enchanteresse font de Ronces blanches et Roses rouges un conte sublime !

L’éditrice a également décidé d’intégrer le conte original au livre afin de le faire découvrir aux lecteurs qui ne le connaisse pas et relire à ceux dont ce n’est pas le cas. Cela permet au lecteur de comparer les deux écritures et histoires et de distinguer par eux-mêmes les détails que l’on retrouve dans l’un et l’autre conte.

En conclusion, une histoire qui mérite d’être lue qui est assez mixte puisqu’elle s’adresse à tous selon moi : enfants, adultes, hommes, femmes. Je la conseille vivement à tous les fans de contes et de magie !
Par le Editer
http://lecalepindunelectrice.fr/service-presse-ronces-blanches-et-roses-rouges-de-laetitia-arnould/
Je remercie infiniment Magic Mirror de l'envoi de Ronces Blanches et Roses Rouges, dont la sublime couverture de Mina M Illustration – telle une invitation au rêve et à la plongée dans un univers fascinant et diabolique – réhausse à la fois la qualité de l'objet-livre, la magie et la profondeur du texte.
Les contes n'ont pas fini de nous surprendre. Si certains adultes acariâtres peuvent les qualifier de passés de mode, de poussiéreux, de bons pour les enfants, ils véhiculent un propos universel et sont porteurs d'une énergie fondamentale, profondément vivifiante. En veut pour preuve leur durée dans le temps, « malgré » leur forme brève. Laetitia Arnould, en répondant au premier Appel à Textes de Magic Mirror, s'est emparée de ce matériau littéraire à la richesse incroyable – plus précisément du conte des frères Grimm intitulé Blanche-Neige et Rose-Rouge – en nous livrant un roman étonnant dans lequel jalousie, vengeance, manipulation, musique et amour se mêlent, le tout savamment orchestré par sa plume enchanteresse…
Si Les yeux sont le miroir de l'âme – comme l'affirme le père de Blanche et Rose, les mots de Laetitia Arnould sont le révélateur d'un inconscient et d'un imaginaire collectifs qu'elle s'emploie à sculpter de façon personnelle et touchante, variant les styles avec une grande dextérité. On y retrouve, bien sûr, des figures et des thèmes du conte originel – dont on peut lire une version à la fin du roman (une belle surprise que nous fait Magic Mirror), mais l'auteure procède à des ajouts, des détournements, des mises en abymes (que je vous laisse découvrir…) qui concourent à une dimension dramatique et un suspense hors pairs. Des phrases courtes et percutantes aux pararagraphes poétiques et détaillés, narration, descriptions et dialogues s'organisent en un ensemble à la fois mosaïque et harmonieux, rendant la lecture très agréable. La forme romanesque du conte, qui correspond à la ligne éditoriale de Magic Mirror Éditions, permet cela et prend ici tout son sens. Contrairement aux formes brèves, la plume de l'auteure s'est amusée en effet à délier, à épaissir les traits de caractères ou les sentiments, à faire s'entrechoquer ou se caresser les objets, les personnages, les espaces, à accélérer ou ralentir le temps, à faire durer le plaisir ou le déplaisir des situations – comme autant de variations sur un même thème. de jolies trouvailles parsèment le roman, comme la Nuit des Toujours, les Pluies des-Sans Pourquoi et l'atrium mouvant aux instrument magiques…
L'image d'Épinal qui semble se dessiner sous nos yeux dans les premières lignes du roman – une famille heureuse, quelques clichés bien choisis – est vite balayée par l'ondulation de la terre qui engloutit la Cité. Cette onde de choc se propage et se prolonge tout au long du roman. À chaque lecture (oui, je l'ai lu trois fois…), j'ai eu une sensation de vertige, tant certains passages me rappelaient d'autres histoires, d'autres quêtes initiatiques, d'autres univers poétiques et oniriques que j'apprécie particulièrement. J'ai eu l'impression de me retrouver tour à tour (pour n'en citer que quelques-uns) dans "La Belle et La Bête" (les scènes du château), "À la croisée des mondes de Philipp Pullman" (la relation entre Sirona et l'ours), "La Passe-miroir" de Christelle Dabos (le mariage forcé, le transfert des pouvoirs, les illusions) ou encore "L'Odyssée" (le chant des sirènes, Pénélope).
Les descriptions, toutes plus belles les unes que les autres, arrivent toujours à point nommé, mettant nos sens à rude épreuve. Elles rythment le récit et prennent part – pleinement – à la construction de l'identité et à la quête des protagonistes. Les éléments, les objets, les espaces, la musique sont dotés d'une vie propre, se mettent en mouvement, faisant écho à la malveillance de l'intimidante marâtre, à l'incompréhension grandissante de Sirona, aux relations complices ou diaboliques qui se nouent entre les protagonistes. La tempête, les flocons de neige, les ronces et les roses, la chaumière, les flammes de l'âtre, la forêt, le château, tous participent à leur manière aux épreuves. Adjuvants ou opposants, ils agissent avec autant de conviction et de force que les personnages eux-mêmes et acquièrent un nouveau statut. Certains passages (beaucoup même…) sont magistraux !
Le traitement des personnages et de leurs relations est époustouflant. Tous les protagonistes apparaissent en effet dans toute la dualité et la fragilité dont ils sont porteurs, sans pour autant nous révéler l'intégralité de leurs secrets. Reliés par des fils ténus, si l'un d'eux faiblit, on imagine très vite que c'est tout un mécanisme – alors même que nous ne connaissons pas encore les tenants et les aboutissants de l'intrigue – qui s'écroule. L'identification et l'attachement aux personnages fonctionnent à merveille. On vit pleinement, le temps du roman, avec les deux soeurs, que l'on suit depuis leur enfance jusqu'à l'âge adulte. Leur évolution est palpable (les ellipses temporelles aidant), les différences se creusent, mais leur merveilleuse complicité résiste au temps qui se joue d'elles et aux multiples épreuves. On voudrait pouvoir détester Madame Whitecombe, le nain, le pianiste, ou même le valet du château – complice, semble-t-il, d'une vaste et infernale machination, mais on passe, sans même s'en rendre compte, par une mutitude de sentiments contradictoires. Et l'on en perd ses repères. le jeu en vaut largement la chandelle, comme on dit, et certaines questions restent ouvertes.
"Ronces Blanches et Roses Rouges" nous fait voyager au-delà des traditionnelles frontières génériques. Selon les points de vue, le merveilleux s'inscrit naturellement dans la « normalité » ou non. Fantastique et merveilleux sont donc à l'honneur et cohabitent naturellement. Je l'interprète, pour ma part, comme un écho aux divergences des deux soeurs en ce qui concerne la croyance en la magie. La filiation gothique, également, est perceptible dans l'esthétique des espaces et l'atmosphère mystérieuse qui s'en dégage. Des lieux isolés, une forêt quasi impénétrable, participent de la mise en scène de topoï caractéristiques du genre : la mort et le motif du double, qui se manifestent sous des formes multiples et inattendues, interrogeant au passage la notion d'identité et notre rapport à l'étrange, tout en mettant au jour nos peurs ancestrales. Cette oscillation entre les genres cristallise le trouble et l'inconfort qui font hésiter les protagonistes et le lecteur entre répulsion et fascination.
L'architecture du récit est parfaite. Deux grandes parties, des chapitres aux titres énigmatiques, un prélude, un interlude et un postlude composent le roman. Chaque chapitre comporte une introduction qui prend la forme d'une pensée – belle matière à réfléchir. Un vrai bonheur !
Par le Editer
Eleanara Bronze
Note : 7/10
J'étais plus que curieuse de découvrir le premier livre publié de la toute jeune maison d'édition Magic Mirror. Je ne regrette pas mon acquisition ; je pense surveiller leurs nouvelles parutions de près.

Je suis toujours aussi séduite par la couverture qui retranscrit merveilleusement l'ambiance de l'histoire : douce, poétique et sombre à la fois. J'ai également apprécié la pagination en forme de miroir, symbole typique de la maison d'édition. Une touche personnelle qui est plus qu'appréciable. Je ne connaissais pas du tout le conte d'origine, ce qui fait que j'ai pu apprécier cette histoire avec des yeux « neufs ». Je pensais qu'on allait suivre Eloane, or ce n'est pas le cas et j'en suis ravie. On a toujours tendance à préférer la sœur plus gaie, plus joyeuse. Au contraire, j'étais intriguée par le personnage de Sirona et j'étais contente de suivre l'histoire à ses côtés.

De manière générale, le premier point sur lequel je devrais revenir est la plume de l'autrice. Je l'ai beaucoup appréciée, elle dégageait une telle poésie et maniait les mots à la perfection. Si bien que j'avais l'impression que chaque mot se trouvait à sa juste place. Sa plume est telle que j'ai été transportée dans son histoire avec facilité. J'ai été enchantée de découvrir qu'à la fin du livre, on pouvait trouver le conte originel. J'ai apprécié l'initiative, ce qui m'a permis de découvrir un conte dont j'ignorais l'existence.

Outre l'univers merveilleux et la plume poétique de l'auteur, les personnages m'ont marquée. Que ce soit Sirona et son tempérament, le Pianiste qui était à la fois intriguant et effrayant, la mystérieuse Mme Whitecombe, … Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je n'ai pas eu d'attachement particulier pour l'ours, alors que j'ai adoré le personnage du Pianiste. Il dégageait quelque chose qui faisait que j'avais envie de creuser en profondeur et ce qu'on trouve est fabuleux. J'ai adoré chacune de ses apparitions. A ce propos, j'ai préféré le temps où Sirona se trouvait au château. L'ambiance avait beau être angoissante, j'ai trouvé ça passionnant à suivre.

Pour conclure, je dirais que la première parution de Magic Mirror est une réussite. La conclusion est réussie, malgré un « happy ending » trop mielleux à mon sens. On en devient que plus curieux sur leurs prochaines parutions et je ne fais pas exception.
Par le Editer
Laralee Or
Note : 9/10
S'attaquer à un classique pour le réécrire est un défi et non une chose aisée. Ce conte fait partie des histoires qui ont bercé mon enfance. J'avoue que j'avais un peu peur de le découvrir sous un nouvel angle.
Mais la plume de Lætitia Arnould a ce pouvoir de faire tout oublier et je suis entrée dans cette histoire avec abandon et passion.
On oublie de suite que c'est un remake...
L'auteur a su créer sa propre version de l'histoire et le lecteur se retrouve happé dans son univers;
Un vrai bonheur.
Encore une fois, Lætitia a su me captiver et me charmer par ses mots et son incroyable imagination.
Ce livre, comme tous les autres livres de cet auteur , est remarquable.
Tout en finesse, l'auteur nous transporte à travers ce classique avec une modernité extraordinaire.
Merci Lætitia. tu as su me faire revivre mon enfance bien lointaine.
Un livre à mettre entre toutes les mains dès l'âge de 10 ans.
Par le Editer
caizy Lu aussi
Note : 5/10
Bon et bien la magie n'a pas opéré chez moi... Le début m'a plu mais j'ai eu l'impression de tourner en rond et je me suis ennuyée à partir du moment où elle se retrouve dans le manoir...
Par le Editer
Frany14 Diamant
Note : 10/10
J'ai vraiment adoré se livre dévoré en 2h je vous le conseil vraiment.
Par le Editer
Sorcier Diamant
Note : 10/10
http://for-ever-dreamer.blogspot.fr/2017/04/ronces-blanches-et-roses-rouges.html

Magic Mirror Éditions est une récente maison spécialisée dans la réédition des contes, que ces derniers soient des classiques ou des histoires oubliées. Et pour leur première publication, je n'ai qu'une chose à dire : chapeau !

Je suis immédiatement rentré dans l'histoire, car ce qui m'a frappé d'emblée, c'est l'ambiance à la fois onirique et mystérieuse mise en place, ainsi que la magnifique plume de Laetitia. Celle-ci est à l'image de ce merveilleux conte : féerique, poétique, douce et sombre à la fois. Elle reste toujours cohérente avec son propos, parvenant à me faire ressentir les sentiments et émotions des personnages.

Ces derniers sont bien construits et suffisamment développés pour que le lecteur prenne le temps de se familiariser avec eux.
J'ai beaucoup aimé Sirona, qui incarne la prudence, le mystère et la raison, tout en demeurant plus sensible qu'il n'y parait. Le fait qu'elle sache voir au-delà des apparences m'a touché, bien qu'au départ, elle ait du mal à croire en la magie. Les événements dont elle va être témoin vont la forcer à reconsidérer son opinion sur cette dernière. C'est un personnage intelligent qui a également une certaine force de caractère, et ça m'a beaucoup plu.
Eloane est l'opposée de Sirona : plus gaie, enjouée, mais aussi plus naïve. J'ai aimé sa relation avec Sirona, faite de remises en question et de compréhension. Elles sont protectrices l'une envers l'autre, même si la vie et les événements rencontrés ne vont pas les épargner.
Quant au pianiste, j'ai eu, tout au long de l'histoire, du mal à le cerner. Plus exactement, je comprenais ses intentions, mais mon sentiment oscillait sans cesse entre désarroi et peine. C'est un personnage qui demeure énigmatique et ambigu.

L'intrigue du roman est saisissante, pleine de suspense. Elle est entourée de mystère, de féerie, de poésie, nous rappelant l'enfant qui sommeille en nous, à cette époque où nous nous émerveillions devant les paysages enneigés, la beauté même de la nature et tout ce qui l'entoure. C'est une histoire tendre et forte à la fois, qui ne manque pas d'émouvoir et de surprendre par sa sensibilité et ses messages cachés.

Laetitia a fait bien plus que se réapproprier ce fameux conte oublié des frères Grimm : elle a construit cette histoire à sa manière, avec sa plume et sa sensibilité, lui donnant un nouveau souffle. Magic Mirror a eu une superbe idée en incluant le conte original à la fin de l'histoire, permettant de le (re)découvrir et de se faire sa propre idée par rapport à ce qu'en a fait Laetitia. Je ne m'étendrais pas sur le sujet, mais je trouve que Laetitia l'a magnifié, lui donnant un côté plus mature et encore plus humain, tout en créant sa propre histoire, et c'est un vrai tour de force.

Ce conte est absolument merveilleux. Ce qui fait tout son charme réside pour moi dans sa morale et les messages qui y sont dissimulés. C'est un vibrant hommage à la nature et à son respect, à l'art dans son ensemble (notamment la musique), ainsi qu'aux liens familiaux.
Laetitia, à travers sa plume, donne corps à la nature et à ses éléments, faisant comprendre que tout ce qui nous entoure a une âme et une volonté propre. La nature devient de ce fait un personnage à part entière dans l'histoire. Et cet ours... Si sensible, si humain... Je ne pouvais m'empêcher d'être ému à chacun de ses passages, ainsi que par ce lien qui se crée entre lui et Sirona. Voilà de ce fait un autre message : les animaux sont des êtres vivants, comme nous, plus sensibles encore que nous le sommes, ce ne sont pas des objets ou des trophées, et il faut eux aussi les respecter.
Il y a également beaucoup de leçons à tirer au niveau humain, cette histoire démontrant que les apparences ne font pas tout, et que la soif d'argent, la convoitise et la jalousie font partie de la nature humaine, certains étant prêts aux pires atrocités pour obtenir ce qu'ils veulent.

Je finirai en disant que ce conte se ressent plus qu'il ne se comprend. Tout n'est que sensations et émotions, le langage des fleurs, du vent et des autres éléments parlant pour nous. C'est original, enchanteur et vivant.

Félicitations à Magic Mirror éditions pour cette publication. Il ne fait aucun doute que cette maison a un potentiel certain et est à suivre de très près, en tout cas c'est très bien partie. Et surtout, félicitations à Laetitia, pour avoir brillamment reprit ce conte, faisant de celui-ci quelque chose de personnel et d'atypique.
Par le Editer
Dans cette réécriture nous rencontrons deux sœurs : Sirona et Eloane. Les deux jeunes filles ont à peine trois années d'écart et pourtant cela se ressent fortement. Elles sont également orphelines sans pour autant savoir ce qu'il s'est passé. En effet, elles n'ont aucun souvenir d'avant leur emménagement chez Mme Whitecombe, la femme qui les a recueillies. Elles vivent toutes les trois dans une petite chaumière au beau milieu de la forêt.

Sirona est l'aînée de la famille. C'est une jeune fille assez silencieuse, mystérieuse et oh combien pessimiste. Elle est taciturne et très terre à terre, elle ne croit que ce qu'elle voit et qui est palpable. Elle est l'exact opposé d'Eloane. Elle est également protectrice envers sa cadette, attentionnée et réfléchie (enfin la plupart du temps). Lorsqu'elle apprend qu'on la fiance à un inconnu et qu'elle devra quitter sa sœur pour vivre avec son époux, la jeune femme le prendra vraiment mal et s'interrogera sur son avenir peu prometteur (de son point de vue). Elle prend donc une décision lourde de conséquences en s'enfuyant de la demeure. Elle se promet de revenir chercher Eloane le plus tôt possible.
Je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal à m'identifier ou à même à m'attacher à elle. Elle m'a laissé un sentiment d'inaccessibilité, de froideur et m'a parfois agacée. Ça a commencé à aller mieux lorsqu'elle se retrouve au pays de la nuit éternelle. On la découvre enfin plus en profondeur. Elle se montre colérique, triste, apeurée, perdue et plus qu'incertaine sur son avenir. Par moment, j'ai su l'apprécier et à d'autres ses réactions m'ont saoulées.

Eloane est une jeune adolescente vivante, débordante d'énergie, volontaire, optimiste et qui s'émerveille de pas grand chose. Elle croît en la magie et n'hésite pas à tenter de convaincre son aînée. J'ai eu beaucoup plus de facilité à m'attacher à elle dès le début du roman, pourtant c'est l'héroïne qu'on suit le moins. Elle est plus lumineuse et joviale que Sirona et met un peu de gaieté dans cet univers sombre et pesant. Elle ne comprend pas toujours les réactions de sa sœur et je ne peux pas l'en blâmer puisque pour moi aussi, elle est longtemps rester une énigme. Au bout d'un moment cela mettra à mal leur relation et on ne peut qu'être touchée par cela.
Eloane est jeune et ses réactions s'en ressentent parfois.

J'ai aimé le contraste saisissant vis-à-vis des personnalités de chacune.

Iphigénie Whitecombe est une femme glaciale et dure. Elle est bizarre et dès le début on sent que ce qu'elle nous camoufle de présage rien de bon. Elle a pris soin des deux sœurs, mais dans quel but?Est-ce de la gentillesse? De la pitié? Ou compte t-elle tirer profit de la situation?
Elle est intransigeante, déteste les questions et la remise en question de soi-même ou des consignes. Elle m'a clairement fait froid dans le dos pendant tout le récit. On se questionne, on cherche des indices sur ce qu'elle complote sans pour autant trouver la juste réponse.
Je l'ai détesté dès le début et plus on avançait plus ce sentiment prenait de l'ampleur.

Malgré le fait qu'elle ait écrit plusieurs livres, je ne connaissais pas encore la plume de Laetitia Arnould. Celle-ci se révèle être poétique, mystérieuse tout en étant fluide, un vrai plaisir que de la lire. L'auteure réussi à construire un univers sombre, oppressant, mystérieux et limite machiavélique tout au long du récit, sans faiblir, bien au contraire. L'univers est bien construit, détaillé et fait la force du livre. Néanmoins, certains passages m'ont quelque peu ennuyés et j'aurais apprécier qu'on s'attarde moins dessus pour peut-être développé un peu plus d'autres aspects. Point positif, l'ouvrage est juste sublime et le fait qu'on puisse retrouver en bonus le texte original duquel s'inspire cette réécriture est un réel atout. Petit point négatif, je trouve le prix de l'ouvrage papier assez cher. Je sais qu'il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte lorsqu'on édite un roman et qu'on en fixe un prix, mais je pense également que cela va restreindre le nombre de potentiels lecteurs. Tout le monde ne lit pas en numérique et pour ces personnes là, je ne suis pas certaine que grand nombre d'entres eux acceptent de payer ce prix, malgré la beauté de l'ouvrage. Ce qui est assez dommage, car même si je ne suis pas entièrement convaincue pas Sirona, c'est une histoire que j'ai pris plaisir à découvrir et qui mérite d'être lue.
J'attend la prochaine réécriture qui concernera La petite sirène avec une grande impatience et je pense acheter tous leurs ouvrages, mais au format numérique.

En résumé, une lecture quelque peu mitigée car, d'un côté j'ai adoré l'univers créer par Laetitia Arnould et d'un autre, j'ai eu beaucoup de mal avec notre héroïne principale ce qui m'a empêcher de savourer pleinement ma lecture. Une revisite d'un conte tombé dans l'oubli qui saura en émerveiller plus d'un tout en dégageant une aura malfaisante. Malgré quelques lenteurs, l'ensemble du roman possède une dynamique assez bonne et la façon qu'à l'auteure de nous narrer l'histoire nous pousse à faire défiler les pages les unes derrière les autres. La plume est belle et fluide et les révélations ont su me surprendre. Un livre que je conseillerais facilement à tous les amoureux de conte ou réécriture de conte.
Par le Editer
camille2159 Argent
Note : 8/10
Ce premier roman est une réussite pour cette jeune maison d'édition. Le début (excepté le prologue qui était vraiment bon) m'a pas mal effrayée, je me suis dit "mais dans quoi je me suis lancée ?". Finalement, j'ai adoré l'univers magique de ce livre et je ne regrette pas ma lecture !
Par le Editer
Je remercie Magic Mirror Editions pour leur confiance. Cette toute jeune maison d’édition, spécialisée dans la réécriture de contes, a tout de suite attiré mon attention. Avec cette ligne éditoriale originale et ce visuel particulièrement attractif, j’étais prête à tenter ma chance et à me lancer dans leur tout premier titre paru : Ronces Blanches et Roses Rouges, qui reprend le conte allemand assez méconnu de Blanche-Neige et Rose-Rouge des frères Grimm.

Lorsque j’ai réceptionné mon exemplaire, j’ai d’abord été séduite par la qualité du livre en temps qu’objet. La couverture est de toute beauté et capte l’essence même du roman, retranscrivant à merveille l’ambiance dans laquelle baignent nos héroïnes. J’ai également beaucoup apprécié le soin apporté à l’intérieur, ne serait-ce que les petits miroirs de la pagination. Pour une première publication, je trouve que la maison d’édition a fait du très bon travail.

Ronces Blanches et Roses Rouges raconte l’histoire de Sirona et Eloane, deux orphelines qui ont perdu leurs souvenirs. Elles ont gracieusement été recueillies par Mme Whitecombe qui les élève comme ses propres filles dans une chaumière au cœur de la forêt. Un jour, un événement sans précédent vient rompre la monotonie de leur petite vie tranquille : un homme du nom d’Emmanuel se présente chez elles et demande à voir Mme Whitecombe. Sirona se méfie de lui au premier regard, et pour cause, elle apprendra par la suite que Mme Whitecombe la destine à l’épouser. Pour échapper à cette union forcée, Sirona décide de prendre ses jambes à son cou, ignorant sa peur de l’ours qui rôde dans la forêt. C’est le début d’une longue et périlleuse aventure.

La première chose qui m'a sautée aux yeux, c'est la poésie qui se dégage du récit. La plume de Laetitia Arnould exhale une mélodie connue d'elle seule, qui emporte le lecteur dans un monde fait de mystères et de magie. L'histoire est racontée à la manière d'un conte, avec la féerie qui la caractérise. Il suffit de se laisser entraîner sur ce chemin tortueux pour que la magie opère. Derrière ces aventures saisissantes, l’auteur n’hésite pas à introduire tout en douceur des valeurs humaines qui parleront à chacun de nous.

Chaque page est une aventure singulière. J'ai eu ce sentiment persistant que l'auteur savait très bien où elle nous embarquait, alors que moi, je n'en avais pas la plus petite idée. Laetitia Arnould maitrise très bien l'art du suspens. Demandez-moi où elle m'entraînait, j'aurais été bien en peine de vous répondre. Mais je savais que l'auteur avait déjà toutes ses surprises dans la manche, en bonne illusionniste qui se respecte. Cette intrigue nous a bien fait cogiter avec Justine, ma copine de Boudoir. Elle, avait déjà quelques idées bien précises quant au dénouement, mais il s’est avéré que son radar était en panne, car cette fin nous a beaucoup surprises, l’une comme l’autre.

Concernant le côté réécriture, je ne connaissais pas ce conte, éclipsé par celui de Blanche-Neige, beaucoup plus popularisé. Magic Mirror Editions a intégré le conte des frères Grimm à la fin du roman, et j’ai été ravie de pouvoir le lire avant de commencer la version de Laetitia Arnould. Quelques éléments sont piochés dans le conte originel, mais pour l'essentiel, l'auteur s'est approprié cette histoire et l’a tournée à sa manière pour en faire quelque chose d'unique. Pour tout vous dire, je n'ai pas tellement eu l'impression de lire un conte réécrit. Au contraire, Laetitia Arnould a créé sa propre histoire, et elle est ensorcelante.

Les personnages sont tous hauts en couleur. Les deux sœurs possèdent un lien très fort et sont aussi différentes que complémentaires. D’un côté, il y a Sirona, la voix de la raison, sérieuse et protectrice ; de l’autre, Eloane, aussi blonde que sa sœur est brune, optimiste et ingénue, friponne et malicieuse. Je ne m’attarderai pas trop sur Mme Whitecombe et Emmanuel qui entretiennent le mystère jusqu’au bout, mais je dirai simplement que je suis tombée un peu amoureuse d’Emmanuel, car il cache une profondeur insoupçonnée.

En résumé, le premier roman de Magic Mirror est une très belle réussite. Laetitia Arnould nous ouvre les portes d’une histoire féérique, faite d'attente et d'espoir. Ronces Blanches et Roses Rouges est un conte qui mêle habilement l’ancien et le renouveau, tout en regorgeant de secrets, où les illusions côtoient le mensonge et la manipulation.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/ronces-blanches-et-roses-rouges-laetitia-arnould

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