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Bibliothèque de Root : Ma PAL(pile à lire)

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Les Amants météores Les Amants météores
Eloïse Cohen de Timary   
Marianne, rédactrice pour un journal, reçoit pour mission d’interviewer un grand écrivain. Ce dernier lui donne rendez-vous dans un bar particulier. Alors que l’écrivain va à peine lui accorder quelques minutes de son temps et s’enfuir brusquement, elle va alors décider de rester boire un verre. C’est ainsi qu’elle va rencontrer Virgile, un homme homosexuel. Pourtant, l’attirance entre eux est immédiate et évidente. Tout dans cette relation sera fulgurance et passion.

Il va m’être très difficile de vous parler de cette lecture et de vous donner envie de lire ce roman sans spoiler des événements, qui à mon avis doivent rester secrets, pour vous laisser la pleine découverte de cette relation passionnelle entretenue par Marianne et Virgile. Sachez juste que je pense pouvoir affirmer que je suis rarement sortie aussi bouleversée d’une lecture.

Je pensais lire une romance, mais l’auteure m’a emmenée là où je n’imaginais pas, et ses mots se sont frayés un chemin empli d’embûches, de bouleversements, de retournements de situation. Je ressors sonnée, chamboulée. Je n’arrive pas à me sortir cette histoire de la tête, c’est vous dire à quel point c’est profond.

Le postulat de départ paraît assez simple. Eloïse nous parle d’une magnifique histoire d’amour, qui à priori n’avait aucune raison de débuter, puisque Virgile est homosexuel. Elle nous décrit ce tourbillon de sentiments qui pousse Virgile dans les bras de Marianne. C’est un amour irrépressible et le titre du livre prend toute son envergure. Il s’agit vraiment d’amants météores. C’est raconté avec une délicatesse inouïe et beaucoup de justesse.

Sans vous spoiler quoi que ce soit, sachez que malheureusement, ce couple devra faire face à l’adversité. Et là, l’auteure aborde plusieurs thématiques qui sont finalement peu présentes dans les romans d’aujourd’hui. Elle le fait avec brio, et la situation de Marianne m’a touchée au-delà de ce que je pouvais imaginer.

Tout m’a plu dans cette romance, qui est à mon sens l’une des plus belles et des plus tristes que j’aie pu lire dernièrement. L’auteure a su brosser des personnages délicats, forts, mais avec leurs doutes et leurs faiblesses. Elle a réussi à les rendre profondément humains et si vous vous immergez totalement dans cette histoire, il vous sera impossible d’en ressortir indemnes.

La plume est d’une grande délicatesse. Avec un style sans fioriture, mais tout en douceur, l’auteure nous décrit les sentiments et les émotions avec une rare acuité et une grande sensibilité. Tout sonne juste dans ce récit. Pas de pathos, pas de surplus, pas d’invraisemblances.

Je pensais lire une simple romance et finalement, je me suis vite rendue compte que ce roman serait un pur chamboulement pour moi. L’auteure nous dépeint une histoire d’amour bouleversante, toujours avec la justesse de sa plume affûtée. Une véritable pépite dont on ne ressort pas indemne.

par Waterlyly
The Sinner The Sinner
PETRA HAMMESFAHR   
J’ai lu ce livre avant d’avoir entendu parler de la série. Donc aucun à priori, la découverte est totale. Je reprends mon souffle après cette lecture complexe qui nécessite une bonne concentration sous peine d’être très rapidement perdu dans le récit…

Par un bel après-midi, sur les bords d’un lac, Cora Bender, vingt cinq ans, poignarde subitement devant plusieurs témoins, dont son mari et son fils, un jeune inconnu venu comme elle prendre du bon temps en famille… Interrogée par les policiers, la jeune femme qui parait tout d’abord satisfaite de son acte, se contente d’avouer sereinement son crime. Mais le commissaire Rudolf Grovian veut comprendre les raisons de cet acte et parvient à fissurer un mur que Cora a bâti entre elle et de lourds traumatismes : il ramène à elle « les fantômes du fond de l’enfer« . Cora a semble t-il grandi dans une bien étrange famille, durant les années 80, imagine t-on suite à quelques références musicales. Une mère, arriérée, catholique intégriste, (pour qui un téléviseur est un instrument du diable…), véritable tyran, qui répète sans cesse à Cora que ses péchés finiront par tuer sa soeur Magdalena, « la candidate à la mort » souffrant d’une très grave maladie du coeur… Un père frustré pour lequel elle éprouve beaucoup d’affection réciproque mais qu’elle « érotise » par manque de repère… Une tante, Margret, qui aide comme elle le peut cette jeune adolescente perturbée, sans oser toutefois s’immiscer dans cette famille dysfonctionnelle. Et la jeune soeur, Magdalena, autour de qui se noue ce drame, qui est à l’origine du sentiment de culpabilité extrême éprouvé par Cora.

Nous soupçonnons rapidement cette histoire d’être glauque, sordide à souhait et parfois très malsaine. Mais ce ne sont que des soupçons car face aux questions du commissaire dont le but est de lui éviter l’internement en asile psychiatrique, puis à celles d’un avocat et d’un psychologue, le lecteur se rend rapidement compte que Cora extrapole, ment, déforme la vérité, tait certains faits, en invente d’autres… ce qui rend le récit si difficile à suivre parfois. Mais dans ces allers et retours très complexes de l’esprit torturé de la jeune femme, certaines crises et symptômes psychosomatiques finissent par révéler le traumatisme véritable qu’elle a subi et qui génère chez elle culpabilité et désir de vengeance.

Dans un style froid et dense, l’auteur signe un thriller psychologique éprouvant, où le spectre de la folie est toujours présent. Ce sujet passionnant m’évoque l’ambitieuse trilogie du duo suédois Erik Axl Sund Les Visages de Victoria Bergman.

par loeilnoir
Les Passagers Les Passagers
John Marrs   
Ultime destination.

Alors que les véhicules sans chauffeurs deviennent la norme sur les routes britanniques , Libby doit participer à une commission d'enquête sur un accident impliquant l'un de ces véhicules. Mais alors qu'elle se rend compte de la partialité de cette commission un hacker s'attaque à plusieurs véhicules sans chauffeurs. Il prend en otage leurs passagers et fait d'eux les victimes d'un piège machiavélique. Seul l'un d'entre eux pourra survivre . Pour cela il devra convaincre les spectateurs suivant en direct leur prise d'otages.

"Les passagers" fait partie de ces romans à la fois passionnants et troublants. Passionnant car une fois pris dans l'histoire on a beaucoup de mal à s'en échapper mais aussi troublant car il réveille en nous certaines inquiétudes.

Avec ce roman John Marrs nous présente notre avenir , plus ou moins proche. On le sait tous les nouvelles technologies et les intelligences artificielles prennent de plus en plus de place dans notre quotidien, elles sont souvent gages de sécurité pour nous. Elles nous facilitent les choses au quotidien, nous permettant de gagner du temps , un temps pour le moins précieux. Mais en leur laissant prendre autant de place nous perdons sans nous en rendre vraiment compte une part de notre liberté. Nous devenons dépendants de choses qui nous semblent contrôlables mais qui ne le sont en fait jamais vraiment totalement.

John Marrs nous met face à ce constat. Et il en profite pour nous rappeler combien chacun de nos gestes, de nos choix , chaque parcelle de nos vies sont enregistrées, captées par ces technologies conçues pour nous aider ou nous faciliter la vie. On en vient même à oublier ce fait tant il est devenu banal. Et pourtant . Cela peut vite se retourner contre nous .

C'est ce qui arrive dans ce roman. Chaque personnage va voir sa vie révéler au grand public , un public désormais maître de leur survie. Car le hacker ayant pris le contrôle des huit véhicules autonomes va se charger de révéler au public témoin de tout cela les petits secrets des otages. Des petits secrets qu'ils croyaient bien cachés mais qui ont laissé d'infimes traces que le hacker n'a eu aucun mal à trouver grâce aux nouvelles technologies. Des petits secrets qui ne pourront qu'influencer un public friand d'émotions fortes et porteur de jugements pour le moins hâtif.

Le hacker se pose en moraliste , voulant montrer au monde combien il est aujourd'hui simple de prendre le contrôle sur ce qui fait notre quotidien mais aussi combien notre monde n'est que mensonges et petits arrangement avec la vérité. Mais lui n'ont plus n'est pas un parangon d'honnêteté car il ne nous dévoile que ce qu'il veut , nous donnant au finale une vision biaisée des otages . Une vision conforme à ses projets.

John Marrs nous rappelle ici combien il est facile de se laisser influencer par ce que l'on voit , ce que l'on nous montre comme étant la vérité. Il nous pousse à nous interroger, à remettre en cause les vérités établies pour nous faire notre propre opinion car ce que l'on voit n'est que l'infime reflet de la réalité. Ne soyons pas de simples moutons que l'on peut guider , soyons nos propres bergers.

Tout au long de ce roman notre esprit est en ébullition, il ne peut s'empêcher de cogiter , de se demander également si l'histoire qui se joue devant nos yeux est bien telle qu'elle semble être. On ne peut alors s'arrêter de tourner les pages avec avidité pour en connaitre tous les enjeux.

Pour ma part j'ai passé un très bon moment , à la fois intéressant et passionnant. Je ne mettrais qu'un seul petit bémol à ce roman , la fin est un chouïa prévisible. Mais cela ne gâche en rien l'histoire.

Alors bouclez votre ceinture et venez découvrir "Les passagers" .
Après la fête Après la fête
Lola Nicolle   
Ce livre est une découverte de la rentrée littéraire 2019 dont j'attendais beaucoup et qui m'a déçu.

Le thème m'intéressait énormément mais le récit est décousu, avec des idées, des allers retours dans le temps, pour certainement, offrir au récit " un style " d'écriture que je n'ai pas apprécié.
Quel dommage!

Après le livre est petit et se lit très rapidement.

par Ikaty
Une bête au paradis Une bête au paradis
Cécile Coulon   
J’ai pas mal vu passer ce roman ces derniers temps, dans les magasines littéraires ou sur les réseaux sociaux. Il avait l’air de recevoir beaucoup de critiques positives. Forcément, ça m’a rendu curieuse. Pour une fois, je suis plutôt d’accord avec l’opinion générale. "Une bête au paradis" est bon, très bon.

Une fois n’est pas coutume, ce qui m’a d’abord séduite dans cet ouvrage c’est l’ambiance. Il se dégage une atmosphère bestiale, morbide, à la fois dérangeante et intrigante. Le Paradis a l’air sympathique au premier abord. On se dit qu’on y passerait bien quelques jours au calme, en pleine nature. La bonne odeur de foin et de terre battue semble imprégner les pages. Mais on se rend vite compte que le lieu est comme "pourri", hanté par les fantômes du passé et les souffrances de ceux qui restent. Le Paradis est en fait peuplé d’anges aux ailes cassées.
J’ai aimé chacun de ces anges, à l’exception d’Alexandre. Mais lui ne fait pas vraiment partie du Paradis (et c’est bien ça le problème). Ils m’ont tous émue à leur manière. À travers eux, Cécile Coulon fait ressortir l’animalité qui sommeille en chaque être humain. Nous avons par exemple Louis, le chien. Fidèle, aimant et protecteur, mais qui peut mordre à tout moment. Émilienne, la louve qui veille sur sa meute, Gabriel, le petit oiseau blessé. Et bien sûr ; Blanche. C’est elle, la bête. La plus dangereuse, la plus imprévisible, la plus sauvage. Ce personnage est vraiment bien réussi. Il m’a fascinée. Tout part de l’histoire d’amour qu’elle vit. Avec Alexandre mais aussi et surtout avec sa terre. Blanche est indissociable du Paradis. Elle fait partie de lui. Et elle est prête à tout pour le préserver, tel un animal défendant son territoire.
Cécile Coulon en profite pour évoquer les difficultés rencontrées par le monde paysan, un monde malheureusement voué à disparaître à cause de l’urbanisation. Ce roman est un peu une métaphore de cette triste réalité. Alexandre, c’est le progrès, l’ambition, la ville qui s’étend et qui va venir détruire Blanche, la ferme, la paysannerie, la nature.
J’ai beaucoup aimé la plume de Cécile Coulon. Elle est très jolie et poétique mais reste quand même simple. On est vraiment dans un récit. J’ai d’ailleurs aimé que le roman soit à la troisième personne et non à la première. Curieusement, je m’immerge plus dans les histoires lorsqu’elles ne sont pas racontées par le héros mais par un narrateur externe.

Bref, "Une bête au paradis" est un très bon livre. En ce qui me concerne, c'est même un coup de cœur.

par Saturna
De fièvre et de sang De fièvre et de sang
Sire Cédric   
Encore un roman de Sire Cédric que j'ai lu avec un grand plaisir !
Je dois dire que les meurtres dans ce roman ont de quoi en dégouté plus d'un ! Mais c'est ça quand on écrit ce genre de romans. Et comme toujours, j'ai adoré !!!
Le personnage de Eva est vraiment très intéressant. J'espère qu'on la verra vite de nouveau dans un de ses prochains romans.
Horreur, folie, action...tout les ingrédients qui réussissent à Sire Cédric !

par Skoldasy
Le Chant de l'assassin Le Chant de l'assassin
R. J. Ellory   
Quand le roman policier se fait littéraire *****

Les amateurs de romans à la fois policiers et littéraires seront une nouvelle fois comblés par « Mockingbird Songs » de RJ Ellory.

L’intrigue pourrait être celle d’un roman ordinaire et peut se résumer comme suit. Henry Quinn termine de purger une peine de prison à Reeves, où il a été détenu pendant trois ans suite à une erreur de jeunesse aux conséquences dramatiques. Il a survécu à sa difficile détention grâce à un autre détenu, Evan Riggs, condamné quant à lui à finir ses jours à Reeves. Evan demande une faveur apparemment simple à Henry : remettre une lettre à sa fille Sarah, qu’il ne connaît pas et dont il sait seulement qu’elle a été adoptée. La seule information donnée à Henry est qu’il doit s’adresser à Carson Riggs, frère d’Evan et shérif tout-puissant d’une petite ville du Texas, Calvary. Fidèle à sa promesse, Henry réalisera cependant rapidement qu’elle est tout sauf aisée à respecter, Calvary étant un lieu de drames, de secrets et de non-dits. Le suspense et l’envie irrésistible d’en savoir plus sont assurés d’une part par la narration alternée de la quête d’Henry et de l’histoire ancienne des frères Riggs, et d’autre part par des allusions semées en fin de chapitre, présages des drames à venir (« <…> he felt strangely and uncomfortably afraid, not only for Carson but for everyone else as well. »)

Le point fort de ce roman et de l’auteur de manière générale est de transcender l’histoire -qui est déjà intéressante en soi- pour en faire une œuvre littéraire. J’entends par là une œuvre dont l’écriture est un régal et où les sentiments sont exprimés de manière souvent percutante par le biais d’une formule dont la justesse est l’apanage des grands écrivains. Qu’il s’agisse de relations humaines (« Some people -a rare handful- left their fingerprints on your soul”), de l’amour pour une femme (« She makes my mind quiet and my heart loud ») ou du déchirement amoureux (« They were that different, and it was as if she possessed no magnetic pole at all and was being pulled both north and south simultaneously”), le lecteur de RJ Ellory trouve toujours çà et là, au détour d’une page, des mots, une image, qui raviront les amateurs de belles lettres. Il arrive également que le roman prenne une dimension plus philosophique, voire religieuse : « War changes a man. It changes his eyes, his mind, his heart, his soul. It teaches him about impermanence and fragility. It shows him the holes in the master plan, and it questions his belief in God. Most often undermines it as well.”

Vous aurez compris que je vous recommande chaleureusement ce roman, excellent tant au niveau du fond que de la forme.

Page Facebook: Pascale Bookine
Blog: pascalebookine.eklablog.com
Ce qu'il reste Ce qu'il reste
Elena Varvello   
Un beau roman qui a su me toucher. C’est Elia le personnage principal qui nous raconte sa vision de cet été en 1978 où sa vie a basculé. J’ai aimé lire les souvenirs d’un adulte nous contant son adolescence et la tragédie qui a secoué sa famille. On trouve de très belles choses dans ce roman, la montée en tension fonctionne et on sent qu’il va se passer quelque chose de terrible. La lente descente aux enfers du père ne se fera pas s’en entrainer à sa suite le destin des membres de sa famille. Le retour dans le passé d’Elia est à son initiative et l’on vit avec lui ce qu’il a ressentit, éprouvé et vécu lorsque les évènements ont eu lieu. J’ai trouvé Elia très solitaire avec peu ou pas d’amis pour partager ses joies et ses peines. En revanche le rapport d’Elia à sa mère est omniprésent et très fort. Cette femme montrera des forces insoupçonnées pour maintenir le plus possible la cohésion familiale. C’était incroyable de voir l’imagination de l’auteur à travers les paroles d’Elia pour la description des actes et des pensées de son père. La fin du livre nous révèle une surprise de taille qui donne un sens et un regard nouveau sur l’histoire. J’ai aimé le côté intimiste de ce livre avec peu de personnages, il aurait presque pu se jouer en huis clos. C’est tout le talent de l’auteur qui s’exprime dans les non-dits, les secrets de famille et la façon de les dévoiler lentement avec beaucoup de pudeur. Un petit bémol cependant, l’écriture ou serait-ce la traduction m’a parfois dérangée dans la façon de formuler les choses toujours entre deux tirets, cette figure de style devient lassante pour le lecteur car elle est répétée bien trop souvent et elle m’a gêné.
L'Odeur de la colle en pot L'Odeur de la colle en pot
Adèle Bréau   
L’adolescence dans les années 90, à Paris (ou ailleurs, mais là ça se passe dans notre belle capitale, donc ne boudons pas notre plaisir), c’était tout de même quelque chose.

Tous ceux qui ont eux la chance de vivre cette époque l’admettront sûrement, avec le sourire aux lèvres et une pointe de nostalgie dans les yeux.

Caroline a 13 ans et vient d’emménager à Paris avec ses parents et sa petite sœur. Pour elle ça va donc être nouveau collège, nouveaux amis, nouvelle vie... avec tous les questionnements et les continuelles remises en question propres à une adolescente de cet âge et à cette époque.

Et nous la suivons dans ces grands chamboulements, entre petits bonheurs et grands moments de déprime, joie intense et tristesse démesurée.

De sa rencontres avec Vanessa, sa nouvelle meilleure amie, de son gros coup de cœur pour David, des ses profs invivables, de ses chamailleries avec Charlotte, sa petite peste de sœur, et de ses rapports emplis d’amour et de conflits générationnels avec ses parents, nous la suivrons partout.

Et nous retrouverons un peu nous-mêmes dans chacun de ces moments.

On se souviendra des petits mensonges pour obtenir plus de liberté, et des grands désespoirs causés par les parents et leur vie compliquée.

On se rappèlera les cartes téléphoniques à unités, des téléphones de voiture, des walkmans, des premiers baladeurs CD, des heures passées au téléphone avec les copains, des plans sur la comète, et de chaque petite histoire qui devenait (forcément) une grande tragédie.

Et puis, aussi, des problèmes familiaux, à ne surtout pas raconter à ses copines, de la guerre du Golfe et de la trouille énorme que ça donnait à tout le monde...

Avec ce roman Adèle Bréau, grâce à une plume douce et vive, nous fait sourire, soupirer, revivre et, il faut bien l’admettre, beaucoup regretter, une époque où finalement la vie était bien moins compliquée.

Entre rires et larmes Caro nous entraîne dans sa vie, et on la regarde évoluer avec attendrissement, comme en revoyant un vieux film adoré dont on aurait oublié certains passages.

Finalement, c’est peut-être vrai que c’était mieux avant...

Un livre à découvrir et à déguster sans attendre et surtout sans modération !
Le Manuscrit inachevé Le Manuscrit inachevé
Franck Thilliez   
Là Mister Thilliez a vraiment fait très très fort. Adepte inconditionnelle de cet auteur je dois dire que sur ce roman je reste sans voix, complètement anéantie, perdue, en détresse. Je n'ai même pas pu lire autre chose de suite derrière… Les poupées russes vous connaissez; les chiffres ça vous parle; les intrigues familiales vous aimez; les crimes odieux, pervers, narcissiques, sanguinaires vous adorez; Une histoire à lire sans être dérangée, une histoire à savourer et à comprendre, s'arrêter, réfléchir, repartir… Terrible, ce récit m'a complètement chamboulée. L'auteur s'amuse, l'auteur torture, l'auteur est un petit malin mais c'est tellement jouissif, excellent. Et la fin, là je suis restée sur le derrière… Maintenant j'attends avec impatience "Vos retours" sur ce livre. Celui-ci va rester en première place dans mes préférés et je pense pendant un moment.

par annick69