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Bibliothèque de Root : J'ai lu aussi

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Les Fleurs du Mal Les Fleurs du Mal
Charles Baudelaire   
Euh... question... Je suis peut-être idiote et ma bêtise va sans doute ressortir dans cette interrogation, mais quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi y a des gens qui notent le scénario et le suspens sur ce bouquin ?? O.o parce que personnellement, je pige pas...
Sinon, j'ai étudié Baudelaire en plein milieu de ma dépression, et... Quel bien fou ! Ce recueil a eu un effet totalement thérapeutique sur moi. Quelle hargne, quelle passion, quelle douleur, quelle force ! Mon dieu. Je remercierai assez mon prof de théâtre qui a mis en scène certains poèmes et nous les a fait déclamer... Tout simplement jouissif. Une petite strophe de mon préféré, soyons fous (c'est de mémoire, hein donc désolée si la ponctuation n'est pas respectée... =) )

"C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre,
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui comme un élixir nous monte et nous enivre,
Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir."

"La Mort des pauvres"

par flo0wer
Pine Creek Pine Creek
Celine Thomas   
Qu’on se le dise : Nutty Sheep, c’est la petite bête qui monte. J’ai donc sauté sur l’occasion quand le petit mouton à la tronçonneuse m’a proposé de découvrir sa collection.

En route pour Pine Creek avec Céline Thomas, fondatrice de Nutty Sheep, soit dit en passant.

Je me suis sentie comme une gosse à qui on raconte une histoire de monstres, assise devant le feu à griller des marshmallows. Ne vous méprenez pas, c’est quand même une histoire pour les grands!

La nouvelle n’est pas un exercice facile mais Céline plante le décor en quelques lignes seulement et donne vie à des personnages attachants. Entre folklore et cauchemar éveillé, j’aurais volontiers suivi Baptiste et Peny un peu plus longtemps. Le style est pétillant, les dialogues drôles et vivants. Ajoutez à cela une dose de suspens et une chute inattendue, vous voilà avec un nouvel auteur à suivre.

par Root
Tombent les anges Tombent les anges
Marlène Charine   
Je commencerais presque à devenir exigeante. Très bien ne me suffit plus, il faut que ce soit vraiment très bien.

Alors pourquoi ce bouquin?

Parce que l’histoire tient diablement la route et qu’elle risque de vous aimanter.

Cécile Rivère n’est pas un exemple de stabilité. Quand elle se met à voir des morts, c’est le moment de faire un break: même Batman jetterait l’éponge, c’est elle qui le dit. Débarque Merlin Kermarec, qui lui demande de rejoindre son équipe. Ambiance poltergeist et franches bourrades, elle va devoir bousculer le naturel cartésien de ses nouveaux collègues. Heureusement, elle est tenace.

Et puis parce que le paranormal est intelligemment exploité et la patience malmenée. Que le style est accrocheur, les descriptions nerveuses, on s’y croirait. Les personnages sont profondément humains, Rivère et Kermarec souvent maladroits, touchants, ballotés entre leur boulot et leurs soucis persos. Au-delà de l’enquête, il se passe des jolies choses, ça sonne vrai, jamais mièvre. Ça tourne à l’américaine, le côté too much en moins.

Voilà pourquoi ce bouquin!

Si le cœur vous en dit, jetez un œil au catalogue de Numeriklivres, vous ne serez pas déçus.

par Root
La forme dans le noir La forme dans le noir
Murphy Myers   
La forme dans le noir. C’est vrai que ça paie pas de mine comme titre à côté de Bloodypidémik tome 23. Mais fut un temps, on se faisait peur sans zombies et autres dégénérés du bulbe qui vous obligent à vous barricader dans un supermarché.

C’était le bon temps de l’Épouvante.

Je suis agréablement surprise qu’un jeune auteur s’attaque au genre. Murphy Myers bouscule doucement vos repères, joue avec vos nerfs, vous fait suivre un livreur de pizzas dans le salon d’un type à moitié ivre qui vous demande si « vous la voyez »… La chute, je l’ai comprise un peu avant la fin, mais ça n’a pas gâché le plaisir, au contraire. Pour l’anecdote, voilà pas le vent qui se lève et qui cogne à ma fenêtre, j’ai fait un bond ! Je m’en souviendrai de La forme dans le noir.

Le style est délicieusement rétro, riche et minimaliste à la fois, l’ambiance s’impose et par le fond, et par la forme (sans jeux de mots). L’auteur a potassé ses classiques et leur rend un bien bel hommage.

par Root
Lynwood Miller, Tome 1 Lynwood Miller, Tome 1
Sandrine Roy   
« Un polar mais pas que… », je dirais plutôt « Un polar et même mieux » ! Ce polar-là, il vous embarque sans vous demander votre avis et il vous dépose chez Simon, le geek gentiment déjanté, et son fidèle Maurice. Une chose en entrainant une autre, vous allez faire connaissance avec le mystérieux Lynwood et ses habitudes de vieux garçon puis avec la douce Eli, qu’il ne vaut mieux pas contrarier. Accrochez-vous, parce qu’ils ne vous laisseront pas le temps de dire ouf.

Une intrigue béton, du suspens, des rebondissements, des dialogues rondement menés, de l’humour, de l’amour, des personnages attachants, la french touch qui donne un charme en sus à l’histoire, et tout ça dans un premier roman ?

Je suis ravie à l’idée de retrouver ce trio d’enfer dans Pas de printemps pour Eli.

par Root
Irma & Adriel, tome 1 : La Baie des Morts Irma & Adriel, tome 1 : La Baie des Morts
Azel Bury   
Encore une très belle découverte issue de l'auto-édition, que je suis heureuse et fière de pouvoir vous faire découvrir.

Un livre difficile à classer, tellement l'auteur nous embarque dans une histoire qui peut sembler complètement barge ! J'aime ce côté flippant, qui te laisse présager une belle découverte...

Irma et Adriel, journalistes pour une émission télé sur les phénomènes paranormaux, débarquent dans la petite ville du nord de l'Écosse pour élucider les phénomènes étranges : un petit garçon est hanté par le fantôme d'une petite fille, Betty et par l'esprit d'un Viking. L'intrigue est posée ! A moi les fantômes !

Je n'ai pas été déçue par l'atmosphère que dégage Cruden Bay, "la Baie des morts", lieu d'une terrible bataille en 1012, Olderik, grand chef viking, meurt, trahi par les siens. C'est aussi à Cruden Bay, qu'un avion s'est écrasé, trente ans plutôt...

Avec Azel Bury, on embarque en Ecosse, pays propice aux légendes en tout genre et ça fonctionne ! L'atmosphère de la petite ville est palpable et donne à la trame du livre un aspect irréel !

L’alternance entre les points de vues des personnages est magistrale et permet de vivre l'intrigue au plus prêt et donne au récit un rythme soutenu, sans temps morts. Cette alternance m'a vraiment permis de m'attacher aux personnages, tous ont un rôle et tous sont travaillés avec brio, au point de les voir défiler devant toi, à l'instar des spectres et vikings de Cruden Bay...

Nos deux journalistes, commencent leur enquête de façon simple et on se dit effectivement, cette affaire sera plus du "sensationnel", comme ils ont l'habitude de le faire pour l'émission "au-delà de l'au-delà". Mais c'est sans compter sur les découvertes qui vont faire émerger l'iceberg , c'est sans compter le passé et ses secrets avec les démons qui hantent le présent...

Rien n'est pris réellement au sérieux au départ et puis on se retrouve vite plonger dans le doute. J'ai vécu l'enquête avec Irma et Adriel et mes doutes ont fondu en même temps que les leurs, mon esprit s'est mis à se poser beaucoup trop de question... L'atmosphère va peu à peu se transformer, nous prendre dans ses filets et nous glacer... Oui, nous, car j'ai également participé à cette enquête!

L'auteur a ça de génial qu'elle t'embarque dans son récit, sans que tu saches que tu vas partir pour un voyage complètement flippant... Entre paranormal et réalité, tu n'arrives plus à distinguer le vrai du faux, la réalité du rêve... Nos peurs sont présentent et les sentiments tellement bien décrits que c'est troublant...

Rien ne m'a préparé à la fin... Une fin glaçante et complètement surnaturelle... Azel Bury mélange les genres, fournit un livre inclassable, entre le thriller, le paranormal et la sauce prend et j'en redemande !

Je n'ai qu'une envie, c'est de me retrouver aux côtés d'Irma et Adriel pour une nouvelle enquête...

Chapeau bas et merci !
Suspecte, Tome 7 Suspecte, Tome 7
Brian Freeman   
Très bon thriller de Brian Freeman Olivia a - t-elle vraiment tuée Ashlynn dans le parc voilà toute la question que nous devons répondre pendant notre lecture de ce magnifique thriller. il nous balade à gauche et à droite avec les fausses pistes. Vraiment chapeau un autre Mr. Freeman.

par goretti
Le Week-end Le Week-end
Natasha Preston   
Ce week-end entre amis aurait pu être parfait. Une maison de campagne, une bande d’amis, la fin des cours… Sauf qu’il y a Josh, et Mackenzie ne peut pas le saquer. Difficile de « désinviter » le propriétaire des lieux. Il faudra faire avec. Alors que la fine équipe s’apprête à prendre la route, le frère ainé de Josh, Blake, se joint à eux. Évidemment, le bad boy tape dans l’œil de Mackenzie. Tous comptes faits, le week-end ne sera peut-être pas si terrible…

… sauf qu’au matin, après une soirée copieusement arrosée, Josh et Courtney gisent dans une mare de sang au beau milieu de la cuisine.

Le schéma est classique : personne n’a rien vu, rien entendu. Entre panique et premiers soupçons, Mackenzie décide de prendre les choses en mains. Elle a suffisamment clamé ne pas pouvoir encadrer Josh pour avoir un mobile, alors autant démasquer le coupable avant qu’on ne lui tombe dessus, et secondée par Blake, tant qu’on y est, pour que le mystérieux invité surprise se dérobe lui aussi aux regards en biais.

Pourquoi la sauce a-t-elle du mal à prendre?

La première phrase très accrocheuse du résumé ne rend pas vraiment compte de la suite. J’imaginais ce Week-end plus oppressant, plus sinistre (oui, plus encore, avec des scènes qui font sursauter et de vrais détails qui font froncer le nez), les personnages plus torturés, moins transparents. Je me suis retrouvée avec des ados puérils, dont les dialogues ne volent pas haut (certains termes auraient mérité d’être traduits), et la bluette entre Blake et Mackenzie n’apporte pas grand chose à l’histoire, si ce n’est des remarques mièvres de la demoiselle. Le tandem aurait tout aussi bien fonctionné sans ça.

Ceci dit, bien que prévisible, c’est assez rythmé, plutôt bien construit, et ça se lit tout seul. La toute fin m’a fait sourire, et je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment, mais je rejoins la plupart des avis: c’est un roman très teenager, pour lequel j’ai passé l’âge.

Pour les nostalgiques de Souviens-toi l’été dernier.

par Root
Le Silence des aveux Le Silence des aveux
Amélie De Lima   
Ce n’est pas le genre d’affaire sur laquelle on rêve de se pencher : 16 ans à peine, scalpée à coups de ciseaux, elle gisait près du canal en position fœtale. Le dernier repli sur soi dont son corps peut témoigner. Le commissaire Véronique De Smet n’a pourtant pas le choix, quelqu’un doit s’y coller.

Sur le divan d’Elise Louvage, Benjamin Morel confesse devoir se débarrasser de ses vieux démons. Son dossier médical est long comme le bras. Jusqu’où la psy devra-t-elle s’impliquer pour lui venir en aide ?

Ça a l’air assez simple comme ça : un meurtre, une flic, un détraqué… Mais ça n’est pas simple du tout ! Parce qu’un deuxième meurtre ne tarde pas à suivre. Un serial killer, à Lille ? C’est ce qu’indique le modus operandi. Peut-on se fier aux apparences? Elles sont parfois plus que trompeuses. De Smet n’est pas la flic bien dans ses pompes qu’on pourrait croire. Si elle ne se donne pas le droit à l’erreur dans sa vie professionnelle, sa vie privée est plus chaotique. Élise, elle, a fort à faire avec ses propres démons, qui n’ont rien à envier à ceux de ses patients. La ville est sous la neige, et vous risquez de ne pas voir où mettez les pieds.

D’une voix à l’autre, ce roman se construit doucement, sans jamais trop en dire. Amélie De Lima a pris la liberté de mettre un peu de son Nord natal dans la bouche de ses personnages, et ça fait du bien. On fouille les esprits jusqu’à avoir l’impression qu’ils ne pourront rien nous cacher, encore moins nous tromper. Dès le départ s’instaure une espèce de proximité presque gênante où chacun lève le voile sur son côté sombre au cours de moments d’introspection et de dialogues si réalistes qu’ils en sont troublants. Personne n’est épargné, encore moins le lecteur, car faute de piste réellement exploitable, l’enquête se veut de plus en plus éprouvante pour tous ceux qui y sont mêlés.

Le dénouement surprend et convainc, vous tournez quelques pages en arrière, un indice qui vous aurait échappé ? L’auteur les a semés à sa guise, pour vous emmener exactement là où elle le voulait… ce qui semble être sa marque de fabrique (je vous conseille Voix nocturnes paru en février). Le Silence des aveux est un premier roman « avec les maladresses d’un premier roman », mais qui révèle le potentiel d’une plume noire, sèche, rentre-dedans. L’authenticité au service de l’horreur humaine. Efficace.

par Root
Rencontre à contre-sens Rencontre à contre-sens
Loly P-K   
Je remercie Loly P-K pour m'avoir proposé de lire son histoire, enfin son livre, pas ce qu'elle a vécu. Le résumé était tentant, intriguant, sombre aussi. La couverture montre une jeune femme pensive, peut-être déprimé, peut-être tout simplement en train de chercher une solution, ou bien encore de rêver. C'est ce que nous propose la lecture de ce récit.

Louise a un appartement moyennant des contreparties en nature lorsque le financier est au plus bas. Ayant fuis son domicile, elle vit dans la rue depuis des années. La prostitution, le froid, la drogue, le manque, elle cherche un moyen à s'en sortir. Soann vit également dans la rue. Sans elle, Louise aurait pu finir encore plus mal qu'elle ne l'est. Mais Soann est malade et sa vie ne tiens plus qu'à quelques jours, peut-être des heures. La promesse tirée à Louise d'être là au dernier moment, l'amitié entre ces deux femmes est si forte que c'est une logique pour Louise d'être là. Mais la rencontre avec Marc va modifier ce qu'elle est. Et si c'était lui qui allait l'aider dans tous les sens du terme ?

Une belle histoire, dure, réaliste sur la vie dans la rue, triste, avec une touche d'espoir. Les mots défilent. L'auteur nous fait entrer dans un monde qui gêne, qui déplaît et que nous côtoyons tous de près ou de loin. Qui a déjà eu un regard de pitié, de tristesse, de méfiance, de médisance, voire pas de regard du tout pour ceux qui vivent dans la rue ? Je ne reviendrais pas sur ce la façon dont nous traitons ou non les autres, qu'ils soient avec un toit ou non. L'auteur insiste sur certains points pour mieux effleurer en surface d'autres.

Louise a fait un choix, ce choix de se retrouver dans la rue plutôt qua dans sa famille. Pour des raisons diverses qui sont expliquées au fur et à mesure du récit. Le mensonge fait partie de sa vie. Elle a touché à tout afin de survivre. La peur la tenaille souvent, l'angoisse de ne pas s'en sortir également et pourtant elle a un rêve. Un espoir. Elle a quelque chose en elle qui défie quiconque de l'emmener dans la noirceur de la vie. D'un côté il y a Soann qui est très malade. Une jeune femme qui a un vécu tragique également et qui a pourtant une famille quelque part. toutes les deux se sont soutenues et continuent jusqu'à la fin. Lorsque Marc débarque dans la vie de Louise, dans celle de sa famille, il se passe quelque chose d'indéfinissable. En un regard il peut s'en passer des choses, des sentiments.

Nous passons par plusieurs émotions. Ce besoin que Louise a de tenir sa promesse pour sa meilleure amie, le fait qu'elle voit ses parents une fois par an pour la bonne société... Les choix qu'elle fait pour être ce qu'elle veut, même si elle n'en a pas les moyens. Son espoir fait autant plaisir à voir que mal. Qui peut dans sa situation en avoir encore ? Est-ce que cela suffira pour la maintenir en vie ? L'auteur nous montre les squats sans s'y attarder, mais donne juste les moyens de voir ce qui peut s'y passer. Nous découvrons de véritable pourriture en matière d'êtres humains et d'autres qui sont véritablement des anges. Mais cela, je l'avais déjà appris. Le relire n'est que le remettre en mémoire, histoire de ne pas oublier.

En conclusion, un récit qui est poignant, réaliste et qui montre qu'avoir de l'espoir est la meilleure chose à avoir. Car on ne sait pas si nos futurs choix seront les meilleurs.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/rencontre-a-contre-sens-loly-p-k-a130391922