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Bibliothèque de Roxane_ : Ma PAL(pile à lire)

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Kaleb, Tome 3 : Fusion Kaleb, Tome 3 : Fusion
Myra Eljundir   
http://wandering-world.skyrock.com/3195600873-KALEB-T-3-FUSION.html

Oh my ! Il y a tellement de choses à dire à propos de FUSION ! Ce roman, c'est un monstre, un pur ovni de la littérature YA. C'est bien la première fois de ma vie que je lis une histoire aussi étrange et aussi obsédante. Je dois bien l'avouer : la trilogie KALEB m'a envoûté et m'a hypnotisé du premier au dernier volet. FUSION clôt à merveille cette saga, car c'est un opus qui répond à absolument toutes nos questions, tout en nous laissant la possibilité d'envisager bien des futurs pour nos héros qu'on adore détester. Malgré tout, je suis un peu plus mitigé qu'après ma lecture des deux premiers romans. En effet, FUSION est véritablement un récit à part, qui se détache à la fois de KALEB et d'ABIGAIL, mais également de tout ce qu'on peut connaître et expérimenter en termes de voyages livresques. J'ai vraiment vécu quelque chose d'unique et de particulier, et je ne sais pas encore si j'ai aimé ou détesté ça. D'un côté, je suis frustré, car Kaleb est assez absent du récit. A contrario, je suis également hyper satisfait et ultra impressionné du travail de l'auteure sur son univers. Bref, la trilogie KALEB ainsi que FUSION n'ont jamais rien fait pour me faciliter la tâche côté émotions et, ça, j'adore !
Le truc vraiment spécial avec FUSION, c'est que c'est un roman... Qui nous parle d'un roman. En effet, ce troisième opus de la saga KALEB nous offre de très nombreux extraits du Livre du Volcan. Ainsi, nous nous retrouvons confrontés aux histoires des EDV (Enfants Du Volcan), chose qui m'a particulièrement étonné. Je ne m'attendais absolument pas à ce que Myra Eljundir (si cette personne existe vraiment, d'ailleurs !) emprunte un tel chemin ! Du coup, j'ai eu besoin d'un peu de temps pour me faire à l'idée qu'on ne suivrait pas que Kaleb dans cette histoire. Je l'avoue, j'ai été déçu et un peu frustré. Kaleb m'a ÉNORMÉMENT manqué. Son histoire m'a toujours irrémédiablement attiré. Sa personnalité, son don, son caractère, ce qu'il projette, tout cela m'a TOUJOURS passionné et enivré. J'étais tellement impatient de pouvoir réitérer ces expériences que voir mes désirs mettre plus de temps à être assouvis m'a mis un petit coup au moral. J'ai profondément craqué pour Kaleb, c'est officiel. Il y a quelque chose d'envoûtant, de chaotique, de sensuel, de charnel, d'hypnotique, de sulfureux, d'inoubliable et de destructeur chez lui. Quelque chose qui nous pousse à sans cesse en redemander plus. Plus, plus, plus. Plus de Kaleb Helgusson. Vous l'aurez compris, une grosse part de ma "déception" provient du fait que le héros de la trilogie ait été effacé au profit d'une histoire encore plus complexe et encore plus intrigante. C'est un peu paradoxal, mais c'est exactement ça. J'ai aimé les éléments qui ont "remplacé" Kaleb, mais j'aurais encore plus aimé retrouver ce héros de la manière dont c'était le cas dans les deux précédents romans.
Concernant le Livre du Volcan, houlalalala ! Myra Eljundir est dingue, c'est sûr. L'auteure part tellement, tellement, tellement loin que je n'ai pu que rester admiratif et ébloui devant autant de travail. C'est juste B-R-I-L-L-A-N-T. Surtout que cela explique pourquoi Kaleb doit être estompé du paysage. D'où le fait que je sois perdu, en fait. Parce que je pardonne aisément à Myra le choix de faire disparaître son héros pour nous livrer un récit aussi mystérieux et envoûtant que celui du Livre du Volcan. Le Livre du Volcan, c'est une histoire gigantesque, ultra sophistiquée et subtile, à laquelle il faut vraiment s'adapter. J'ai eu besoin de beaucoup de temps pour me mettre dans le bain, en fait. On pénètre vraiment au cœur d'un tout autre univers, alors qu'on voyage déjà au beau milieu d'un monde lui-même hyper bien construit et possédant sa part de complexité. Préparez votre concentration pour dévorer ce roman, c'est un conseil !
Rencontrer Wothan, Edda, Hermeda, Järell, Östan ou encore Loki a été une aventure exceptionnelle. Vraiment. Une fois que je suis parvenu à me faire au Livre du Volcan, j'ai été aspiré dans un ouragan de rebondissements et de surprises à couper le souffle. Tous les protagonistes cités précédemment sont HYPER HYPER HYPER profonds. Ils sont tellement bien décrits, tellement authentiques et tellement humains qu'ils en paraissent presque réels. Ils sont presque là, avec nous. C'était pratiquement palpable, bordel ! Myra Eljundir est parvenue à donner une profondeur juste démente à ses héros. J'en suis encore tout retourné ! C'est juste un truc de dingue ! Leurs histoires s'entrecoupent, se croisent et se recroisent, s'entrechoquent pour nous faire halluciner et nous consumer. Puis elles nous mènent logiquement à l'histoire de Kaleb et, là, c'est carrément l'implosion.
Myra Eljundir est vraiment allée loin. Je me répète, mais vous comprendrez ce que je veux dire lorsque vous lirez le roman. Tout est si... Immense. J'ai vraiment eu l'impression d'avoir affaire à quelque chose d'énorme. A un monstre. Je n'arrive pas à m'enlever cette image de la tête. KALEB T.3 est un monstre, tout simplement. Plus on tourne les pages du Livre du Volcan, plus nous sommes possédés par cette espèce d'avidité et de curiosité toxiques qui rampaient déjà dans chacune de nos cellules depuis notre lecture du premier volet : quel sera le dénouement final de cette histoire ? Entre le récit des premiers EDV et les passages où nous retrouvons Kaleb, je vous assure que notre patience est mise à rude épreuve. J'ai vraiment été conquis par les moments relatés au présent, où nous rejoignions enfin Kaleb et ses acolytes. Malheureusement, j'ai trouvé que trop peu de place et d'importance leur était accordée. C'est dommage, car ils sont pourtant ultra intéressants et nécessaires au fil conducteur de l'intrigue. Si les choses avaient été un peu plus approfondies les concernant, tout aurait été parfait !

par Jordan
Evil, Tome 1 : Vicious Evil, Tome 1 : Vicious
Victoria Schwab   
Ma note: 6/5 (gros coup de cœur)
Chronique disponible sur mon blog: https://callmeeluh.wordpress.com/2017/09/13/villains-tome-1-vicious-de-v-e-schwab/

“Plenty of humans were monstrous, and plenty of monsters knew how to play at being human.”

Il y a certains livres que vous adorez et vous savez malgré tout former des pensées cohérentes pour en parler, et il y en a d’autres qui vous laissent sans voix. Vicious fait partie de cette catégorie. Après mon coup de cœur pour la trilogie Shades of Magic en début d’année, j’étais sûre d’une chose: que j’allais relire du Victoria Schwab. De tous ses romans, Vicious était celui dont j’entendais le plus l’éloge, donc j’ai décidé de me lancer. Je me doutais que j’allais aimer ce livre, j’ignorais juste que ce serait à ce point !

Eli et Victor sont en dernière année de fac. Bien que travaillant sur des thèses différentes, les deux amis se retrouvent rapidement à travailler ensemble sur celle d’Eli, qui recherche les conditions qui mènent à la création d’un ExtraOrdinaire ou EO. Rapidement, les simples recherches vont laisser place à l’expérimentation qui, entre expérience de quasi-mort et conséquences imprévisibles, va vite tourner au vinaigre. Dix ans plus tard, Victor s’évade de prison aux côtés de Mitch, un détenu rencontrer pendant sa décennie passée derrière les barreaux. Durant ces dix années, Victor a eu le temps de se préparer pour la seule chose qui le motive à aller de l’avant: se venger de Eli. Accompagné de Mitch et de Sydney, qu’il a rencontré après son évasion et qui est elle aussi une EO, il compte bien faire payer son vieil ami. Pendant ce même temps, Eli s’est employé à traquer et tuer des EO, à l’exception de Serena, qu’il garde en vie malgré lui.

Par où commencer ? Après avoir lu Shades of Magic, je savais déjà que Victoria Schwab est une auteure de génie, mais pour le coup ce livre repousse les limites du génie. Vicious est différent de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant. Comme beaucoup, je suis habituée à lire des livres qui opposent gentils contre méchants. Or ce livre ne suis pas du tout cette trame: ici c’est l’affrontement entre le mauvais et le pire. Et c’est génial ! C’est original, et c’est tellement plus intéressant que les trames classiques !

“ExtraOrdinary. The word that started—ruined, changed—everything.”

Les personnages sont hauts en couleur et attachants. Qu’on aime les détester ou qu’on les aime tout court, le résultat est le même: ils sont tous incroyables. Chacun d’eux est développé avec intelligence, leur évolution est cohérente, et même si j’ai été surprise plus d’une fois lors de ma lecture par rapport à leurs actions, en prenant du recul on se rend compte que c’est toujours logique.

Durant la première moitié du livre, Victoria alterne les chapitres entre le ‘présent’ et dix ans auparavant, nous permettant de comprendre comment Eli et Victor en sont arrivés là. Au début j’ai eu un peu peur que cette façon de faire casse un peu trop le rythme du livre, mais au final je pense que c’est ce qui m’a rendu encore plus accro à ma lecture.
Dans la deuxième partie les flashbacks sont toujours présents mais moins nombreux, et ne se concentrent plus uniquement sur Victor et Eli mais également sur Sydney, Serena et Mitch. J’ai adoré en découvrir plus sur eux et leur passé, d’autant plus que je ne m’y attendais pas du tout. Il n’est pas rare que des auteurs négligent certains de leurs personnages, mais ce n’est pas le cas de Victoria Schwab qui prend bien le temps de poser les bases de chacun d’eux à travers le livre.

Vicious a un rythme particulier qui, je m’en doute, ne va pas forcément plaire à tout le monde. La première partie est un peu plus lente, mais honnêtement ça ne m’a pas du tout dérangé ! Entre la plume toujours aussi excise de Victoria et l’histoire complètement prenante, j’ai été très rapidement happée par ce livre. Les passages plus lents permettent de construire la tension toujours plus pesante qui nous maintient accroché à notre lecture.

“The paper called Eli a hero.
The word made Victor laugh. Not just because it was absurd, but because it posed a question. If Eli really was a hero, and Victor meant to stop him, did that make him a villain?”

Ce livre a été une vraie claque. Je ne m’attendais pas à une telle lecture. Victoria Schwab nous maintient en haleine du début à la fin et réussi avec brio à créer une histoire aussi complexe qu’incroyable. Je sais que ce n’est que mon quatrième livre de cette auteure que je lis, mais oserai-je m’avancer et dire qu’il s’agit de son meilleur ? En tout cas une chose est sûre: ce livre a été un énorme coup de cœur comme j’en ai rarement.

par Callmeluh
L'Épreuve, Tome 5 : La Braise L'Épreuve, Tome 5 : La Braise
James Dashner   
5/5

Lire ma review : http://www.milkywaygraph.fr/article/books/183/chronique-l-epreuve-tome-06-the-fever-code-de-james-dashner

“WICKED was never going to stop. They were never, never going to stop.”

Retrouver les personnages cultes de la trilogie L'Épreuve de James Dashner était un vrai bonheur ! Thomas, Newt, Minho, Chuck... Je ne m'étais pas rendue compte à quel point je m'étais attachée à eux quand j'ai lu les livres il y a 1-2 ans et je ne réalise que maintenant qu'ils m'avaient cruellement manqués.

CE LIVRE. Ce livre est juste parfait ! L'Épreuve est l'une de mes séries préférées de tous les temps. J'adore cette ambiance mystérieuse et pesante que l'auteur parvient à créer tout au long de ses récits. J'avoue que je suis parfois très frustrée par tous ces secrets mais c'est une "bonne frustration" puisque ça me donne envie de lire toujours plus et de résoudre tous les mystères qui entourent les épreuves, le WICKED, le virus, etc. SO MANY SECRETS.

The Fever Code ne fait pas exception. Il y a toujours cette même ambiance sombre que j'adore et on se rend compte, que même avant le Labyrinthe, le WICKED manipulait les enfants. Toute leur vie n'est fait que d'épreuves. Trop triste.

MAIS LÀ. Ce qui change, par rapport à d'habitude c'est que l'on a enfin le plaisir d'obtenir TOUTES les réponses aux milliers de questions accumulées au cours des trois tomes. ÇA FAIT DU BIEN. *soulagement extrême*

Ce livre suit la vie de Thomas du jour de son arrivé au WICKED jusqu'à son entrée dans le Labyrinthe... Tout n'est que réponse. TOUT EST EXPLIQUÉ. Je ne saurais vous dire à quel point The Fever Code a comblé toutes mes attentes, c'était vraiment une délivrance par rapport à tous ces mystères.

Ça faisait un petit moment que j'avais lu les livres, donc j'avais un peu peur de ne plus me souvenir de grand chose et de ne pas accrocher. Si vous êtes dans mon cas, ne vous faites aucun soucis. La plume de l'auteur est toujours aussi captivante et vous rentrerez dans l'histoire dès les premiers chapitres. On ne s'ennuie pas un seul instant.

J'avais quand même oublié quelques petits détails *tousse* Teresa *tousse*. ARG JE NE L'AIME PAS DU TOUT.

Ce livre m'a rendue une fois de plus émotive par rapport aux personnages qui m'avaient brisé le cœur dans la trilogie. Tout d'abord, retrouver NEWT. C'était si bon, mais si triste, awww. Je le trouve tellement génial, j'adore quand il surnomme Thomas "Tommy". SO CUTE.

Chuck... Ce petit me provoquera toujours un petit pincement au cœur avec son petit côté touchant. JE SUIS TROP TRISTE. J'ai tellement de peine pour lui, c'était le petit frère de la bande.

MINHO. Omg, qu'est-ce que je l'aime celui-là. On retrouve bien sa personnalité haute en couleur et son franc-parlé dans The Fever Code qui m'avaient vraiment manquée. J'étais morte de rire à chacune de ses répliques !

“This is spooky," Minho spoke quietly, "Alby hold my hand."

Faites-moi le plaisir de lire The Fever Code afin que l'on puisse pleurer ensemble pour cette fin cruelle mais prévisible si vous avez d'abord lu les livres principaux (ce que je vous conseille fortement).

par wilkymay
Pourquoi pas nous ? Pourquoi pas nous ?
Adam Silvera    Becky Albertalli   
https://lecturesmmdoriane.wordpress.com/2018/11/14/pourquoi-pas-nous-service-press/

Déjà, je souhaite vivement remercier Hachette pour ce Service Press et pour leur confiance.

Arthur est à New York pour quelque semaine. Il est en stage dans la boite de sa mère et rien ne le préparer à rencontrer Ben dans un bureau de poste. Ben ne pensait pas faire une rencontrer non plus alors qu’il voulait juste renvoyer les affaires de son ex aussi vite que possible. Pourtant ils se sont rencontrés. Et si c’était l’univers qui les avait mis sur le chemin de l’autre ?

Je ne vais pas mentir, j’ai un blog plutôt petit (enfin il est plus que bien rempli, mais je n’attire pas les foules pour autant) alors quand j’ai demandé ce Service Press a Hachette je pensais me prendre un « non » simple et rapide. Pourtant, à ma grande surprise j’ai eu une réponse négative. Et je ne sais pas si, comme pour Ben et Arthur, c’est un geste qui me prouve que l’univers est de mon côté, mais j’ai envie de le croire. Car dès le premier chapitre je suis tombé amoureuse de cette histoire et j’ai mal au cœur à l’idée de dire au revoir à Ben, Arthur et tous leurs proches.

Commençons par Arthur. C’est un garçon plutôt intelligent, il vise Yale quand même ! Il est plutôt bavard, adore Hamilton et le président (ex président pour nous) Obama. Il est si simple de fondre pour son personnage, je ça n’a pas raté avec moi. Je suis tombé amoureuse de lui en quelques pages seulement et je n’étais pas au bout de mes peines avec lui.

En face de lui, nous avons Ben. Ce dernier est en cours de rattrapage tout l’été pour avoir une chance de passer en terminale et il peine à se remettre de sa rupture avec Hudson. Tout comme pour Arthur, il est vraiment facile de le trouver attachant au point de tomber en amour devant son personnage. En plus de ça il est écrivain et ça ne le rend que plus parfait à mes yeux.

Je ne peux pas parler de ce roman sans parler des amis de Ben et d’Arthur. Alors je ne vais pas parler de chacun d’eux, car mine de rien il y a en a pas mal. Mais je souhaite au moins parler de Dylan. Il est mon énorme coup de cœur du roman. Et pourtant ce n’était pas gagné vu comment j’aime Arthur et Ben. Mais Dylan… C’est Dylan ! Chacune de ses apparitions m’a fait rire et j’aurais adoré qu’il soit encore plus présent.

Pour parler de l’histoire, elle se découpe en plusieurs parties. D’abord la rencontre de Ben et d’Arthur et la façon dont ils vont se revoir. Puis leur évolution et puis la façon dont leur histoire se passe. Et je dois dire que si la fin m’a légèrement frustré, je ressors de ma lecture avec des étoiles plein les yeux.

Je connaissais déjà de nom les deux auteurs et j’avais toujours entendu parler d’eux en bien, je comprends maintenant pourquoi. Becky a notamment écrit « Love, Simon » que je meurs d’envie de lire depuis pas mal de temps et encore plus depuis que j’ai vu le film qui est génial. Et Adam a lui écrit, entre autres, « Et ils meurent tous les deux à la fin » qui m’a intrigué au possible à sa sortie. Autant dire que ces deux titres sont maintenant dans ma liste d’achats et de lecture obligatoire pour les prochains mois ! Leurs styles est si fluide, sans prise de tête, adorable et vraiment parfait. Si j’avais pu, j’aurais dévoré tout le roman en une après-midi tant j’étais prise dedans. Quand je faisais une pause, je m’imaginais ce qu’allait pouvoir donner la suite sans pouvoir m’en empêcher. C’est donc sans surprise que ma lecture se révèle être un coup de cœur. C’est le genre d’histoire dans laquelle je pourrais me replonger avec plaisir alors même que d’habitude je ne relis pas mes romans.
Si loin de toi Si loin de toi
Tess Sharpe   
Un très, très beau livre, qui m'a touché, émue et fait pleurer.
Un livre qui m'a fait rentrer au cœur de cette histoire incroyable, horriblement attachante et terriblement dur pour ses personnages brisés.
On tourne les pages sans même s'en apercevoir. Tour à tour, on se met à la place de chaque personnage : Sophie, Mina, Trev et tous les autres.
Durant chaque ligne, chaque mot, c'est toujours plus : plus de surprises, plus de tristesse, plus d'espoir.
Parce que ce livre m'a fais prendre conscience de la dureté de la vie.
Parce qu'il nous donne une véritable leçon de vie.
Parce c'est un des meilleurs qu'il m'a été donné de lire.
Je l'ai idolâtré, je l'ai maudit parfois, mais surtout, je le recommande vivement.

par lou73
Endgame, Tome 2 : La Clé du ciel Endgame, Tome 2 : La Clé du ciel
Nils Johnson-Shelton    James Frey   
J’avais adoré le T1 d’Endgame malgré un certain scepticisme, notamment la crainte d’une réécriture à la Hunger Games. Il s’était avéré que ce n’était pas le cas. Absolument pas. C’était un cran plus haut glauque : là où il restait une part d’Humanité dans HG, il ne reste aux Joueurs d’Endgame qu’une amoralité sans nom ; la fin du monde, qui était en train de se mettre en place dans le T1, devient de plus en plus imminente. Dès ce second tome, on est replongé dans cette atmosphère de panique, de peur et de mort, bien plus forte que celle de Suzanne Collin.


Le principe du Jeu est le même que dans le T1 avec quelques variations : il ne reste plus que 9 participants, les plus forts et les plus déterminés. Représentant une civilisation immémoriale, une part de la population terrestre, ils Jouent dans un jeu qu’eux seuls sont en mesure de comprendre. Enfin, plus si seuls que cela car quelques hommes ordinaires décident d’agir… Mais un principe demeure : tout est permis tant que l’on gagne.


Dès le début, le lecteur est pris dans l’intrigue. Les Joueurs sont blessés, mais qu’importe pour ces machines à tuer. On halète et on s’inquiète du dénouement face aux morts qui se multiplient. Ne vous attachez pas trop à un personnage, il risque bien de disparaitre. On ne sait même pas lequel soutenir, ils sont tous fous et irrémédiablement dangereux. Comme toujours dans Endgame, rien ne nous est épargné et le niveau monte même d’un cran. Actions macabres en tout genre se mêlent aux trahisons et les humains sont pris entre ces multiples feux. Les Joueurs sont acculés et en deviennent d’autant plus dangereux et le lecteur va jusqu’à ressentir l’adrénaline des Joueurs. Une fois encore, on alterne avec les différents points de vue et on se demande lequel est le pire : l’amoureux transi qui joue pour la mort, le psychopathe qui est trop jeune pour comprendre de quoi il en retourne, ceux qui veulent sauver le monde, la mère qui ne souhaite que sauver son enfant mais qui est prête à tuer des innocents. Voilà la chose la plus glaçante selon moi dans Endgame : les Joueurs sont des animaux et ils réagissent comme tels. Leur éducation leur a enlevé cette part d’Humanité mais pourtant on ne sait pas comment les juger. Coupables ou non ? La cruauté augmente d’un cran, certes, mais l’ambivalence aussi. Et nous, comme les humains du livre, nous suivons impuissants cet itinéraire vers la fin d’une civilisation, d’un monde censé. Glaçant et bouleversant. A plusieurs reprises, je me suis surprise à penser : « non ? Ils vont pas oser ? » et à plusieurs reprises, les Joueurs et les auteurs ont réussi à me choquer. Vous voyez Janice dans Friends, son « Oh. My. God. » ? Et bien c’était moi ^^ La multiplicité des points de vue, la chasse au trésor, la cruauté et l’écriture font de cette série une vraie « page-turner » où le lecteur, comme les Joueurs, ne peuvent pas s’arrêter un instant.

Mon avis sur le T1, des extraits et des infos sur le T3 ici : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2015/10/endgame-t2-la-cle-du-ciel.html
Le Jeu du maître, Tome 1 Le Jeu du maître, Tome 1
James Dashner   
http://wandering-world.skyrock.com/3268316388-LE-JEU-DU-MAITRE-T-1-LE-JEU-DU-MAITRE.html

LE JEU DU MAÎTRE est une lecture hyper agréable et très satisfaite. Cette histoire est, certes, en-dessous de celle de L'ÉPREUVE mais elle reste ultra prenante et extrêmement bien construite. James Dashner nous entraîne avec lui au cœur d'une intrigue palpitante et qui a été beaucoup plus addictive que ce à quoi je m'attendais. Je me suis surpris à ne pas vouloir lâcher le roman alors que je devais absolument m'endormir les veilles d'examens. LE MAÎTRE DU JEU possède indéniablement un rythme haletant qui rend le roman saisissant et vraiment excitant. On veut sans cesse le rouvrir et découvrir la vérité sur les évènements auxquels nous sommes confrontés. Une lecture vraiment sympathique et satisfaite, en résumé.

Dès le départ, on sent bien que ce livre fait dans l'originalité et s'écarte des sentiers battus. En effet, les premiers chapitres, bien que très courts, nous font pénétrer dans un monde plein de surprises et dont on meurt rapidement d'envie de connaître les moindres secrets. Michael est un héros auquel on s'attache très vite et avec qui on n'a aucun mal à s'identifier. Même s'il nous faut un tout petit temps d'adaptation pour bien comprendre où nous mettons les pieds, l'histoire reste vraiment intelligente et bien menée. Notre héros possède la capacité de s'extraire des situations compliquées avec une dextérité impressionnante. Il sait rester calme quand tout semble s'écrouler mais est également capable de ressentir tout un tas d'émotions contradictoires lorsque les choses empirent. Tout cela permet de lui conférer une vraie humanité. Avec Sarah et Bryson, les deux autres personnages principaux du roman, ils forment un trio que j'ai pris énormément de plaisir à suivre et à connaître. Plus nous avançons avec eux dans l'histoire, plus nous nous sentons proches d'eux. Ils possèdent tous une personnalité distincte et un caractère bien défini, ce qui apporte une vraie fraîcheur à l'histoire. Avec eux, pas le temps de s'ennuyer !

En effet, LE MAÎTRE DU JEU s'avère être un vrai cocktail de surprises inattendues et de rebondissements tous plus énormes et éblouissants les uns que les autres. Il n'y aucun chapitre qui ne possède pas son lot de retournements de situation et de suspense. James Dashner est définitivement un professionnel pour jouer avec les nerfs de ses lectures et pour créer des situations absolument imprévisibles. Évidemment, j'ai tellement, tellement aimé ça. Cette histoire est une petite bombe concernant les coups de théâtre qui s'y déroulent, sincèrement. Le fil conducteur de ce livre est doté d'un nombre incalculable de surprises et de twists tout simplement grandioses. Dès lors, on veut toujours en savoir plus, toujours aller plus loin et passer encore plus de temps avec Michael pour percer les mystères du monde virtuel dans lequel lui et ses amis se retrouvent à investiguer.

Néanmoins, même si j'ai passé un excellent moment en compagnie de ce récit et des protagonistes qu'il renferme, je dois bien avouer qu'il m'a manqué ce petit quelque chose, cette étincelle qui fait qu'on passe d'un bon roman à un véritable coup de cœur. LE MAÎTRE DU JEU est vraiment une histoire intéressante avec de nombreuses qualités mais, à l'inverse, cette intrigue reste plus ou moins légère et ne va pas assez en profondeur. J'aurais aimé aller encore plus au cœur des explications, de l'univers et des sentiments des héros. Cependant, vu la conclusion, il me semble justement que James Dashner va opter pour cette option dans la suite et nous offrir une vue d'ensemble sur cette trilogie, chose que je risque de fortement apprécier.

La conclusion, d'ailleurs, est tout simplement exquise. Les ultimes retournements de situation m'ont complètement pris au dépourvu et m'ont coupé le souffle. J'étais tellement choqué et surpris que j'ai dû relire les dernières pages plusieurs fois pour bien assimiler le génie de l'auteur et de ce qu'il nous avait concocté. C'est une fin à la hauteur de mes espérances concernant James Dashner qui me donne terriblement envie de sauter sur le tome 2 en version originale tant les révélations qui nous sont faites s'avèrent être poignantes et renversantes. J'ai tellement hâte de découvrir la suite de cette histoire !

En résumé, LE JEU DU MAÎTRE est un roman qui possède de nombreux bons points et qui a tout pour plaire. Son rythme, ses personnages et ses coups de théâtre m'ont complètement charmé et m'ont laissé impatient à l'idée de sauter sur le second volet de la saga. Néanmoins, il manque à ce récit un peu d'intensité et de profondeur pour être totalement parfait. Je ne me fais pas trop de soucis là-dessus, cependant, étant donné que James Dashner est un excellent auteur que j'apprécie beaucoup depuis sa trilogie L'ÉPREUVE. Une lecture originale et piquante que je vous recommande chaudement.

par Jordan
Dissonance Dissonance
Erica O' Rourke   
http://luminadark.blogspot.fr/

Whaouuuu ... C'est un peu la première chose qui me vient en tete en refermant ce livre que j'ai au combien adorée. Erica O'rourke s'offre le luxe d'avoir créer une histoire a la fois addictive, prenante, bien construite et originale. Un univers intéressant, ou tout s'imbrique parfaitement et gérer d'une main de maître. Une mythologie dinguissime, haletante, époustouflante. Travaillée avec soin jusque dans la moindre de ses ramifications, le tout vous étant expliqué pas a pas, de façon claire et détaillée, permettant ainsi au lecteur de s'immerger totalement dans l'intrigue. Une intrigue qui va crescendo jusqu’à se conclure en apothéose.

Les personnages sont attachants, chacun étant au final bien plus que ce que l'on attend de lui de prime abord. Leurs caractères, leurs sentiments, leurs développements sont utilisés avec brio d'un bout a l'autre du livre. L’héroïne est touchante, forte et fragile a la fois. Luttant entre son sens du devoir, ce qu'on lui a toujours appris, et ses sentiments pour Simon. Un personnage avec qui elle forme un duo particulièrement attractif, j'ai vraiment beaucoup aimée leur dynamique, la façon dont se construit leurs histoire. Ils sont adorables. Vrais.

Du coté de l'intrigue, de l'univers, c'est juste absolument captivant. De la première a la dernière page, vous êtes littéralement happer par les événements. Vous voulez comprendre, vous voulez en savoir plus. Tout ce qui tourne autour des choix et des réalités qui en découlent est juste passionnant. L'auteure se sert de cette partie de son histoire avec brio, s'offrant ainsi une mythologie novatrice et rudement bien menée. Sa plume est fluide, elle vous emporte sans mal. Pleine de rythme et d'action, elle ne manque pas non plus de douceurs dans les scènes romantiques ou plus dramatiques. Elle est le chef d'orchestre parfait de cette symphonie qui s'infiltre en vous jusqu'a imprégner votre cœur de ses notes a la fois graves et douces.

Quand la fin s'en vient, retentissante, étourdissante, frustrante, implacable et pourtant si belle. Vous ne pouvez que vous raccrochez a ses dernières notes qui sonnent a vos oreilles tel un dernier espoir. Celle d'une mélodie magnifique que voulez entendre a nouveau. Du haut de ses presque 600 pages, ce livre est bien trop court. Il est tellement génial, qu'on ne peut juste pas se résoudre a ce qu'il soit déja terminé. Il me faut la suite et vite, pas seulement a cause de cette fin, mais par ce que je veux y retournée. Je veux retrouver Del, Simon et cet univers oh combien accrocheur et réussi. Je n'ai qu'une hâte qu'Albin Michel Wiz annonce la date de parution du deuxième et dernier tome de ce diptyque que vous devez absolument lire.

En bref: J'ai adorée .. Ok c'est peut etre un peu trop bref ( :D ), mais j'ai véritablement adorée ce premier tome ou se mêlent avec brio: Sentiments, action, personnages attachants, humour, rebondissements, drames, univers dinguissime et mythologie prenante. En un mot, il est juste ADDICTIF de la première a la dernière page. A tout ceux qui aiment les univers parallèles, les récits bien construits et les intrigues bien menées, je ne peux que vous le recommander chaudement. Pour finir. VIVEMENT LA SUITE !!!
Revanche Revanche
Cat Clarke   
http://wandering-world.skyrock.com/3146253302-Undone.html

Elle a réussi. Une fois de plus, elle a réussi. Alors qu'à un certain moment je n'y croyais plus trop, Cat Clarke a réussi. Elle a réussi à me faire pleurer devant toute ma famille. Elle a réussi à me faire trembler et à m'arracher le cœur, à me couper le souffle et à me retourner l'estomac, à me faire vivre une aventure tellement intense que c'est comme si je l'avais rêvée. Elle a dépassé toutes mes attentes, alors que nous savons tous qu'elles étaient juste inaccessibles. Mais elle l'a fait. Undone est un coup de cœur. En fait, non. C'est tellement plus que ça. Je suis en train de vivre une véritable gueule de bois livresque. Je ne comprends pas comment les gens autour de moi peuvent continuer à agir normalement alors que mes sentiments viennent juste d'être éclatés, détruits, ravagés. Ce n'est pas normal. Undone m'a bouleversé. Undone m'a dérangé. Undone occupe mon esprit. Undone fait frissonner mes mains. Undone va me hanter. Undone va m'obséder.
Écrire cet avis ne va pas être une partie de plaisir. Loin de là même, je pense. Voyez-vous, je plains sérieusement le prochain livre que je vais lire, parce qu'il ne pourra pas arriver à la cheville de ce roman. Il y a tellement de choses à dire. Tellement de choses à ressentir. Tellement de choses à vivre. Je pense que je ne e dirai jamais assez : Cat Clarke est, en l'espace de quelques mois seulement, devenue ma déesse en tant qu'auteure de Young-Adult. Je ne vous cache pas qu'après avoir lu Confusion et Torn, j'en attendais donc beaucoup venant de Undone. Surtout que les avis sur Goodreads étaient vraiment excellents, et qu'ils promettaient la réception de nombreuses claques. Je m'étais préparé à ça. Et, franchement, je ne pensais pas que Cat Clarke pouvait dépasser les limites déjà parfaites qu'elle s'était imposée avec ses deux précédents ouvrages. Sauf qu'elle l'a fait. Et merveilleusement bien, en plus. Undone m'a dévasté.
Undone c'est, avant tout, l'histoire de Jemima et de Kai. Une histoire d'amitié renversante et émouvante au possible, qui ne laissera personne de marbre. Kai est homosexuel et, malheureusement pour elle, Jem a complètement craquée pour lui depuis leur plus tendre enfance. La situation est assez spéciale et assez amusante quand on y pense, et Jem a appris à faire avec. Tout était parfait, jusqu'au jour où une vidéo de Kai a été mise en ligne. Vidéo dans laquelle on comprend clairement qu'il est gay. Pour Jem, ce n'est pas grand chose. Il va savoir vivre avec. Sauf que les choses ne se passent pas exactement comme ça. Kai se suicide, laissant derrière lui une Jem détruite. Mais il n'a pas vraiment dit son dernier mot. En effet, il a laissé douze lettres, une pour chaque mois de l'année, à Jemima.
Je n'ai pas vraiment l'habitude de développer un peu plus le résumé d'une histoire mais, pour écrire mon avis, je pense que cela est nécessaire. Sinon, vous ne comprendriez pas du tout mon ressenti sur l'héroïne, Jem. Jem est un personnage hors du commun. Mais pas le sens que vous pourriez croire. Elle n'est pas parfaite. Elle n'est pas plus intelligente, plus belle, plus connue ou plus forte que les autres. Elle est hors du commun parce qu'elle est dérangeante. Je ne sais pas vraiment si je me suis réellement attaché à elle. Quoique les larmes que j'ai laissé couler une fois ma lecture terminée me penchent à dire oui. Je vous explique : Jem s'est mise en tête de venger la mort de Kai. Pour elle, les responsables de son suicide ne sont autre que les élèves les plus populaires du lycée. Elle va donc décider de s'introduire dans leur cercle très fermé, pour le détruire de l'intérieur.
Undone nous permet donc de totalement et exclusivement vivre son désir de revanche. Au départ, j'ai eu du mal à la cerner. Puis au bout d'un moment, clac. Je me suis mis à l'adorer. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais un milliard de papillons se sont mis à battre des ailes dans mon ventre. Le truc, c'est que Cat Clarke joue carrément avec la santé mentale de Jem. Et, vous me connaissez, j'ai adoré ça. A des dizaines de reprises je me dis : "Non. Non ce n'est pas possible. Elle n'a pas fait ça. Oh purée si, elle l'a fait.". Et je parlais aussi bien pour Jem que pour l'auteure. Elles nous en font véritablement voir de toutes les couleurs. Jem m'a dérangé. Mais, genre, VRAIMENT dérangé. Le "est-ce-qu'elle-est-folle-ou-quoi-?" dérangé. Je n'arrive même pas décrire mes sentiments vis-à-vis d'elle. Elle à beau débloquer complètement et être prête à toucher la folie du doigt pour venger la mort de Kai, elle n'en reste pas moins touchante et renversante. Mais je ne devrais même pas m'en étonner. Cat Clarke a toujours eu ce pouvoir. Elle sait rendre ses protagonistes réels. Concrets. Cohérents. Humains. Destructeurs. J'ai souffert physiquement pour Jem. Je ne vous parle même pas de mon mental, qui est pratiquement décédé, là tout de suite. Jem est une étoile. Un peu folle et inquiétante, mais personne n'est parfait, non ? Puis sa quête de revanche pour son meilleur ami est magnifique, en un sens. Dangereuse, dérangeante et déchirante, mais magnifique.
Hormis Jem, Kai m'a, lui aussi, énormément convaincu. Il m'a touché comme rarement un personnage l'a fait. L'idée de ses lettres m'a carrément tué. Le retrouver chaque mois était devenu vital, aussi bien pour Jem que pour moi. Il m'a fait rire. D'ailleurs, le roman en général m'a fait rire. Plutôt bizarre. Enfin personnellement, je trouve ça juste magique. Cat Clarke a le don de nous faire sourire alors que l'ambiance de son récit est noire et ensorcelante. C'est juste... Ouaw. Kai m'a fait pleurer. Kai m'a donné envie de vivre. De sourire. De profiter de chaque seconde. Kai m'a tué, au même titre que Jem. Ces deux-là, ainsi que leur amitié inébranlable, ont fait saigner mon cœur et mon âme.
Niveau rebondissements, c'est l'explosion. Bon par contre, j'ai noté un petit bémol. Voyez-vous, je me suis quand même dit au bout d'une centaine de pages que j'en attendais trop, comme dit un peu plus haut. Cat Clarke ne faisait que tâter le terrain et mettre en place les bases de son récit. Je ne dis pas que c'était ennuyant, loin de là, mais j'aurais aimé que tout aille un tout petit plus vite. En même temps, je ne suis absolument pas objectif vu que j'avais mis la barre très haut. Donc bon. Toujours est-il que j'ai eu peur d'être déçu à un moment, et que je comprendrais totalement que certaines personnes trouvent quelques longueurs assommantes. Je le répète, ça n'a pas été mon cas, mais je préfère vous avertir. Mais Cat Clarke se rattrape parfaitement bien avec la suite de son histoire. La preuve, j'ai mis 6/5 à Undone malgré ce minuscule défaut, cela veut tout dire. Les coups de théâtre vont crescendo, et, au fur et à mesure que l'intrigue se développe, c'est comme si l'auteure nous enfonçait des coups de poignard dans l'estomac. On souffre vraiment. J'ai dû poser plusieurs fois le roman pour reprendre mon souffle. Undone, c'est ce genre de livre. Celui qui vous fait transpirer, qui vous pousse à aller voir votre demie sœur à 1h30 du matin dans sa chambre pour lui parler de vos sentiments carrément emmêlés les uns aux autres, qui vous empêche de dormir et vous pousse à réfléchir. Undone, c'est une histoire qui vous fait du mal et qui arrive à vous faire aimer ça. L'overdose nous guette à chaque page, tel un précipice mortel, et on se jette pourtant tête la première à l'eau.
Quand je vous dis qu'il vous pousse à réfléchir, j'entends par-là qu'il vous pousse VRAIMENT à réfléchir. Il y a tellement tellement tellement de messages à déchiffrer. Tellement de symboliques à comprendre. Tellement de choses à creuser et à interpréter. Rien que le fait que Jem puisse s'introduire dans le groupe le plus populaire du lycée laisse à penser : il ne serait donc pas si horrible que ça ? Il ne jugerait donc personne ? Et si ce que l'on pensait de lui était totalement faux ? Bon ok, à l'écrit ça paraît stupide, mais, quand j'y pense, je vous jure que les réflexions sont hyper importantes. Puis même, la revanche de Jem est ultra perturbante. De toute manière, tout est perturbant dans ce livre.
Amitiés, trahisons, mensonges et amours s'entremêlent et s'entrechoquent dans Undone. Je vous jure que la romance présente dans cette histoire m'a bouleversé. A cause de Jem, une fois de plus. Il y a du sexe. Beaucoup de sexe, d'ailleurs. Il y a des instants chargés de passion et d'émotions. Il y a des moments perdus entre beauté et horreur. Puis il y a des heures de lecture enchanteresses et palpitantes, qui ressemblent terriblement à des secondes qui s'engrènent trop vite.
Avec Undone, Cat Clarke va encore plus loin. Encore plus au cœur même des choses : des sentiments, des désirs, et de tous les éléments qui font de nous des êtres imparfaits. Elle a réussi à créer une histoire encore plus intense, plus touchante, plus à fleur de peau que ses précédents récits, chose qui semblait être juste impossible et impensable. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais je n'ai pas pu m'empêcher de répéter les mots "dérangeant", "perturbant" et "obsédant". Mais Undone, c'est ça. Une histoire dérangeante et perturbante, qui ne peut pas s'empêcher de nous obséder. Je reviendrai souvent à ce livre, à ses personnages et à son histoire. J'en suis intimement persuadé.

Suite de ma chronique : http://wandering-world.skyrock.com/3146253302-Undone.html


par Jordan
Nos éclats de miroir Nos éclats de miroir
Florence Hinckel   
En tant que libraire, j'ai reçu ce service presse dans un joli coffret avec un stylo et un cahier donc avant tout je tiens à remercier les éditions Nathan pour ce joli geste.
Ce qui m'a vraiment plu dans cet ouvrage, c'est l'idée que Cléo, touchée par l'histoire d'Anne Frank, se "fasse passer" pour Kitty. J'ai trouvé ça très beau et poétique. C'est encore plus émouvant quand Florence Hinckel nous explique à la fin du roman qu'elle-même faisait cela a douze ans et nous livre deux pages de son propre journal intime.
Après en ce qui concerne l'histoire en elle-même, je n'y ai malheureusement pas été sensible...Le texte est beau mais c'est du vu et revu...on s'intéresse au mal-être adolescent en utilisant toujours les mêmes stéréotypes (parent perturbé, meilleure amie qui est en fait une vraie peste, premier émoi...) et je ne suis pas parvenue à m'attacher à Cléo. Je ne saurais dire pourquoi...je pense que j'aurais voulu une héroïne un peu moins lunaire, plus terre à terre, davantage représentative des adolescents d'aujourd'hui.
Après cela reste un très beau roman, qu'on soit bien d'accord. Je pense qu'il saura toucher nombre de gens. Seulement il n'a pas réussi à me bouleverser, moi :(

par Saturna
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