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Commentaires de livres faits par Roxy427

Extraits de livres par Roxy427

Commentaires de livres appréciés par Roxy427

Extraits de livres appréciés par Roxy427

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
-Je n'arrive pas à croire qu'Apollon m'ait foudroyée.
-Et moi, ce que je n'arrive pas à croire, c'est qu'Aiden lui soit rentré dedans, répliqua Marcus, qui vida d'un trait le reste de son vin.
J'en restai comme deux rond de flan.
-Quoi ? Tu n'as pas fait ça…
Le demi-sourire d'Aiden s'agrandit jusqu'à faire apparaître une fossette sur sa joue gauche.
-Eh si.
-Tu n'arrêtes pas de me répéter qu'il ne faut pas frapper les gens, et toi, tu frappes un dieu ?
Je refusais d'y croire.
Il sourit cette fois complètement.
-C'était une situation très particulière.
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-On trouvera un moyen.
-Et si ce n’est pas le cas, on fait quoi ? répliqua Solos en secouant la tête. On la laisse sortir pour qu’elle rejoigne Seth et qu’ils nous la jouent à la Bonnie and Clyde ? Ou on la laisse pourrir au sous-sol et mourir de faim ?
-Solos, je te préviens, il vaut mieux que tu la boucles, dit Marcus. -Attendez. J’aime beaucoup Alex. C’est une fille très cool, poursuivit Solos malgré tout. Mais ne serait-il pas plus humain d’abréger ses souffrances au lieu de…
Mon poing s’écrasa sur sa mâchoire sans que j’aie le temps de savoir ce que je faisais. Sa tête fut projetée en arrière et il vacilla sur ses appuis. Je me jetai sur lui et l’empoignai par son maillot pour le plaquer contre le mur, où plusieurs tableaux tremblèrent. --Aiden ! cria Marcus.
-Nous ne ferons aucun mal à Alex, grognai-je entre mes dents en soulevant la Sentinelle qui n’était plus en contact avec le sol que de la pointe de ses bottes. Il est hors de question de toucher à un seul de ses cheveux. C’est clair ?
Solos avait les yeux exorbités.
-Je sais que tu l’aimes…
-Tu ne sais rien du tout. Et surtout pas jusqu’où je suis prêt à aller pour la protéger.
Je le lâchai et il s’affaissa contre le mur.
-Et si je dois tuer un sang-mêlé pour m’assurer qu’il ne lui arrivera rien, je n’hésiterai pas une seule seconde.
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- Je veux une péridurale. Putain, même les forceps, s'il me faut. N'importe quoi, mais faites sortir ce môme de mon ventre !
-Ok. (Je dégage ses cheveux trempés de sont front.) On va le dire au docteur Laura quand elle reviendra...
-Maintenant ! Va lui dire maintenant, hurle Sabrina.
-Elle va arriver d'une seconde à l'autre, Bébé. Et tu as une contraction toutes les trois minutes. On a encore le temps avant la prochaine...
Avant que je puisse finir ma phrase, une petite main folle m'attrape par le col de la chemise. Sabrina siffle comme un chat sauvage pris au piège et me foudroie du regard.
- Je jure devant Dieu, Tucker, que si tu ne vas pas immédiatement la chercher, je t'arrache la tête et JE LA DONNE À MANGER AU BÉBÉ !
En hochant calmement la tête, je détache lentement ses doigts du col de ma chemise et je dépose un baiser sur son front. Ensuite je pars à la recherche du docteur.
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La première qualité d'un écrivain était de savoir captiver son lecteur par une bonne histoire. Un récit capable de l'arracher à son existence pour le projeter au cœur de l'intimité et de la vérité des personnages. Le style n'était que le moyen d'innerver la narration et de la rendre vivante.
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En sortant du garage, nous saluons mon père de la main et, n remontant le chemin qui conduit au portail, nous passons à côté du père Noël.
-Brrr, je l'avais oublié, celui-là.
Evan s'arrête pour l'examiner à la lumière du jour.
-Je ne saurais dire s'il sourit ou s'il fait la grimace, ajoute-t-il, mais je suis quasiment sûr qu'il a déjà tué.
-C'est marrant que tu parles de ça, rétorqué-je en enfonçant mon bonnet sur mes oreilles. Avant d'avoir Pacino, on avait un chien appelé Byron, un beau labrador chocolat qui me suivait partout ; un animal vraiment loyal et gentil. Bref, chaque Noël, sans exception, Byron aboyait et couinait devant ce père Noël quand on le promenait. Ce truc lui flanquait vraiment une trouille bleue.
-Pas étonnant, approuva-t-il.
Je vois la respiration d'Evan s'accélérer lorsqu'il ose effleurer prudemment du doigt la barbe cradingue du papa Noël.
-Le dernier Noël avant mon emménagement à Londres, c'est moi qui ai sorti Byron, par le même chemin que celui qu'on vient d'emprunter. Tout se passait bien, quand, soudain, quelque-chose l'a fait paniquer. Il est devenu fou furieux. Byron était un chien très calme [...] mais il a sauvagement attaqué ce père Noël, en déployant une force que je ne luis connaissais pas. Il a réduit sa veste en lambeaux. Regarde, juste ici, poursuivis-je en lui montrant un endroit où le manteau rouge miteux a été salement amoché, et ici aussi, sur la jambe, où c'est tout déchiré. J'ai dû le lui arracher de la gueule.
Evan inspecte de plus près le manteau et les taches sur la jambe du père Noël.
-Waouh ! C'est flippant. Qu'est-ce qui lui a fait peur à ce point ?
-On ne l'a jamais su, parce que le lendemain matin, Byron était mort.
-Non ! s'exclama Evan, sidéré. Que s'est-il passé ?
-Le vétérinaire a dit que c'était un problème cardiaque, expliqué-je tristement. Comme si quelque-chose avait arrêté net...son cœur.
Le teint rosé d'Evan devient soudain blême.
-Mais le plus étrange, c'est, qu'après les fêtes, en voulant ranger le père Noël dans l'abri de jardin, mon père a eu la frousse de sa vie. L'expression de son visage avait changé. Jusque-là, sa bouche était cachée sous sa barbe, mais maintenant...il sourit...
Evan examine de nouveau le père Noël.
-Pitié, dis-moi que tu plaisantes, lance-t-il timidement en reculant d'un pas. Parce que je crois que je n'ai jamais rien entendu d'aussi terrifiant.
-Parfois, la nuit, soufflé-je, on jurerait entendre des bruits de pas qui passent le portail... qui font crisser le gravier... "crac"... "crac"... "Bouh !"
Evan bondit d'au moins un mètre, avant de faire une gissade magistrale sur les fesses, tandis que je pleure de rire.
-Oh, mon Dieu ! haleté-je, entre deux éclats de rire. Ta tête... Je n'arrive pas à...
Evan est toujours par terre.
-C'était une blague ? Mais ses vêtements déchirés...? Les marques sur sa jambes...?
-Son manteau s'est pris dans la chaîne de mon vélo quand j'étais enfant, expliqué-je. Nous n'avions même pas de chien ! Ha ha ha ha !
Evan se relève péniblement.
-Méfie-toi, il va t'arriver des bricoles, menace-t-il, en formant une énorme boule de neige entre ses gants.
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-[...] Griff a toujours été gentil avec moi. Je ne veux pas devenir un problème pour lui cet automne.
Il tend la main et m'attrape l'avant-bras.
-De qui veux-tu être le problème, alors ?
Je réalise à quel point qu'il dit vrai.
-Apparemment, je suis déjà le tien, je suppose. Je suis désolée.
Sa main plonge sur la mienne et la serre.
-Tu peux être mon problème quand tu veux.
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Archer portait un costume semblable à celui de Daemon. Son étrange regard violet paraissait détendu, plus détendu que je ne l’avais jamais vu.
-Si tu veux tout savoir, Daemon essaie de se la jouer cool, mais il est aussi nerveux que toi.
Un rire étranglé m’échappa.
-Tu as lu dans ses pensées ?
-Évidemment !
Je secouai la tête.
-Tu sais qu’il déteste ça.
-Évidemment ! répéta-t-il en souriant.
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date : 31-12-2018
-Tu veux me raconter ta journée de merde ? me demande May.
-Eh bien...
Je me demande quoi lui raconter quand Zach apparaît dans l'encadrement de la porte. Super. Le monde entier va être au courant de mon humiliation. Je sais que je ne suis pas censée me soucier du mariage de Gilman. J'ai décidé de ne plus avoir de relations avec lui. Pour l'instant, du moins. Voilà le point d'achoppement. Il a claqué la porte. Il m'a dit qu'il voulait s'amuser, rester célibataire. Et voilà qu'il épouse quelqu'un d'autre et m'annonce que je ne suis pas digne d'être aimée. Comme si j'avais besoin qu'on me le rappelle.
-Il va se marier, je lance à brûle-pourpoint.
Voilà, je l'ai dit. J'ai arraché le pansement d'un coup sec.
-Quoi ? glapit May, en bondissant du lit. Ce connard !
J'enfourne un morceau de viande du chili et je mâche.
Audrey a fait un chili d'enfer, et en plus, il n'y a rien à ajouter au sujet de Gilman.
-Est-ce que j'aurais dû lui filer un pain ? propose Zach depuis la porte.
ça me fait sourire.
-Ce n'aurait pas été trop difficile, n'est-ce pas ?
L'idée de Gilman tout mince se mesurant à Zach est plutôt comique.
Zach hausse les épaules en souriant.
-Je suis certain que tu pourras lui régler son compte toi-même, Lark. Au moins, à présent, je sais que ce n'est pas lui le gars qui hante tes nuits.
-Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda May en se tournant vers moi pour m'observer. Quelqu'un hante tes nuits ?
-Nan, je réponds à toute vitesse en évitant le regard subitement coupable de Zach. Mais vas-y, May. Tu crèves d'envie de le dire. Dis-moi que tu ne l'as jamais aimé.
Ma meilleure amie se rassoit sur mon lit.
-Ce n'est pas sympa de dire "je te l'avais bien dit".
-Aujourd'hui, tu peux me dire tout ce que tu veux.
Je prends une autre bouchée.
C'est bon tout ça, le chili, leur compagnie. Analyser mes échecs avec May a toujours été plus drôle que de le faire toute seule. May lève les bras en croix.
-Très bien. Il est trop vieux pour toi.
J'éclate de rire.
-Il a vingt-huit ans !
-Mais il fait plus vieux. Il n'est pas assez intéressant pour toi.
-Merci, M'man.
-Je veux dire, il est mignon, tout ça. Mais j'ai toujours pensé qu'il était trop méticuleux. Quand je posais une tasse sur la table de votre cuisine, il courait immédiatement la laver. Il avait classé tes livres par ordre alphabétique contre ta volonté.
-Tu as raison, May. Comment ai-je pu être aussi aveugle ?
Mais mon amie ignore mes sarcasmes.
-Je parie qu'il a aussi classé tes chaussettes. Je parie qu'il se fait manucurer. Attends, est-ce qu'il se fait épiler les couilles ?
-Pas de commentaire, je dis, ne voulant pas admettre que la minutie de Gilman est très, très détaillée.
-Est-ce que, au moins, il faisait bien l'amour ? demande-t-elle.
-Oh, mes oreilles chastes ! plaisante Zach en se les bouchant avec les mains.
Malgré mon humeur sombre, je me mets à rire.
-C'était correct. Mais il faisait un excellent café.
May et Zach se mettent à hurler de rire.
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date : 07-12-2018
Je jette un coup d'œil à Audrey, qui fronce les sourcils en regardant ce cochon d'environ quatre-vingt-dix kilos, vidé, sans peau, et étalé sur notre immense plateau en aluminium. Puis, malencontreusement, elle tombe sur la tête de Tauntaun posée juste là, dans un seau, et dont les yeux nous fixent quasiment.
-Attendez ! crie-t-elle en gesticulant.
Oh merde !
-Si tu as la nausée, tu peux reculer.
Audrey se tourne vers moi.
-Griff Shipley, tu n'as tout de même pas l'intention de jeter cette tête sans enlever la viande des joue !
-Excuse-moi ?
-Tu m'as très bien entendu. Non, tu sais quoi, je vais le faire.
Elle s'agenouille et tire le seau vers elle pour que ce soit plus commode. Puis elle tend la main pour qu'on lui donne un couteau.
Ahuri, je lui remets le mien. Se penchant au-dessus du seau, elle saisit l'oreille du porc et enfonce la lame du couteau sous la peau.
-La joue est la seule partie de l'animal qui est à la fois maigre et tendre. C'est délicieux, braisé avec des épices du Szechuan. Je suis sûre qu'en une seconde je pourrais faire de vous des italiens pure souche, si on y ajoutait vite fait des tomates italiennes, du vin, un peu d'ail et de l'origan frais...
Elle continue à découper en faisant un cercle délicat sur le visage du cochon à l'aide du grand couteau.
Zach, à côté de moi, me donne un coup de coude, incrédule. Le regard que je lui renvoie veut dire, je sais, on est d'accord, elle est incroyable. Même le nouveau met la main devant sa bouche pour cacher un sourire.
Audrey pose alors un morceau de viande sur le plat que ma mère nous a laissé. Puis elle tourne la tête et continue la découpe, de l'autre côté cette fois. Après avoir obtenu la pièce qu'elle voulait, elle repousse du coude le seau sous la table et lève les yeux vers moi.
-Est-ce que je peux continuer ? Je n'ai jamais découpé de rôti d'épaule. Cette partie-là sera pour des steaks de lame, et ensuite il y a les filets...
Epouse-moi. Mon cerveau est tout à elle et je suis bouche-bée devant ses mains ensanglantées et son sourire éclatant. Note à moi-même : ne plus jamais énerver Audrey à l'avenir, du moins s'il y a un couteau de chef bien aiguisé dans les parages.
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date : 16-10-2018
"Pourquoi tu gâches ta vie ?
Pourquoi tu gâches ta vie ?
Pourquoi tu gâches ta vie ?
Danse, danse, danse, elle me dit..."

Je ne m'entends même pas chantonner contre la fenêtre, qui se couvre de buée. C'est le timbre enroué de Suzanne qui me ramène à la réalité en rouspétant.
-C'est encore une chanson de ce Mika qui n'a qui la moitié d'un nom, une voix de pucelle et des costumes dignes du carnaval ?
-Il vend des millions de disques, il parle douze langues, il a une créativité de génie et il est trop mignon, Suzie... Il va falloir vous mettre à la page question mecs, aussi !
-Mais pas aussi mignon que mon Laszlo, si ? me demande-t-elle d'un œil noir.
-Non, j'ai bien retenu ma leçon, récité-je dans un soupir. Personne n'arrive à la cheville de votre petit-fils, de Gédéon-le-chat, de Gédéon-feu-votre-mari et de Stanislas-le-fauteuil !
-C'est tout à fait ça !
-D'ailleurs, Suzanne, je suis un peu triste que vous n'ayez toujours pas donné de nom à l'iPod que je vous ai offert et qui ne vous quitte plus.
-Comme si j'étais une vieille gâteuse qui donne des prénoms aux choses ! me snobe-t-elle d'un haussement d'épaules.
La grand-mère récupère le baladeur sur une étagère, enfonce les écouteurs dans ses oreilles et quitte le salon à petits pas feutrés en lâchant d'une voix sonore :
-Allez, viens, Hippolyte, on va chanter dans le jardin !
Je souris à son dos courbé et à son probable rictus de fierté. [...]
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date : 16-09-2018
-Franck et Camille ?
-On sait, on sait... Tu vas nous remercier parce que t'as vu ton père rigoler pour la première fois depuis la chute du vas de Soissons...
-Pas...pas du tout.
-Qu'est-ce qu'y a ?
-A...acceptez-vous d'ê...d'être mes té...mes té...mes té...
-Tes té quoi ? Tes têtards ?
-Non. Mas té...
-Tes teckels ?
-N...non, mes té...té...
-Tes quoi ? Putain !
-Mes té...moinsdemariage.

La voiture pila et Paulette se mangea l'appuie-tête.

Il ne voulut pas leur en dire d'avantage.
-Je vous préviendrai quand j'en saurai plus.
-Hein ? Mais euh... Rassure-nous... T'as une copine au moins ?
-Une côpine, s'indigna-t-il, jamais de la vie ! Une côpine... Quel vilain mot... Une fiancée, mon cher...
-Mais euh... Elle le sait, elle?
-Pardon ?
-Que vous êtes fiancés ?
-Pas encore... avoua-t-il en piquant du nez.
Franck soupira :
-Je vois le travail... Du pur concentré de Philou, ça... Bon, ban... T'attends pas la veille pour nous inviter, hein ? Que j'aie le temps de m'acheter un beau costard quand même...
-Et moi une robe ! ajouta Camille.
-Et moi un chapeau... répliqua Paulette.
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date : 12-09-2018
-Franck ?
-Hé ! On a dit qu'on dormait maintenant !
-Tu vas m'aider ?
-A quoi ? A avoir moins froid et à devenir plus appétissante ?
-Oui.
-Pas question. Pour que tu te fasses enlever par le premier blaireau qui passe... Ttt tt... Je te préfère racho et avec nous... Et je suis sûr que Philou serait bien d'accord là-dessus...

Silence.

-Un petit peu alors... Dès que je vois tes seins qui poussent trop, j'arrête.
-D'accord.
-Bon, me v'là transformé en Rika Zaraï, maintenant... Putain tu m'auras tout fait, toi... Comment on va faire ? Premièrement, tu ne fais plus les courses parce que t'achètes que des conneries. Les barres de céréales, les gâteaux secs, les Flamby, tout ça, c'est terminé. Je sais pas à quelle heure tu te lèves le matin, mais à partir de mardi, tu te souviens que c'est moi qui te nourris, vu ? Tous les jours, à trois heures quand je rentrerai, je te ramènerai une assiette... T'inquiète pas, je connais les filles, je te donnerai pas du confit de canard ou des tripoux... Je te préparerai un bon frichti rien que pour toi... Du poisson, des viandes grillées, des bons petits légumes, que des choses que t'aimeras... Je te ferai des petites quantités mais tu seras obligée de tout manger sinon j'arrête. Et le soir, je serai pas là donc je t'embêterai pas, mais je t'interdis de grignoter. Je continuerai de faire une grande gamelle de soupe en début de semaine pour Pilou comme j'ai toujours fait et basta. Le but, c'est que tu deviennes accro à mon picotin. Que tous les matins tu te lèves en te demandant ce qu'il y aura au menu. Bon, euh... Je te promets pas du grandiose à chaque fois, mais ce sera bien, tu verras... Et quand tu commenceras à te remplumer je...
-Tu quoi ?
-Je te mangerai !
-Comme la sorcière dans Hänsel et Gretel ?
-Exactement. Et ce sera pas la peine de me tendre un os quand je voudrais palper ton bras parce que je suis pas miro, moi ! Maintenant, je veux plus t'entendre... Il est presque deux heures et on a une longue journée demain...
-En fait, tu te donnes des airs comme ça mais t'es un gentil, toi...
-Ta gueule.
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date : 01-08-2018
Un boom me fait sursauter et je me tourne d'un bond. Personne. Mais un autre boom résonne dans les escaliers. La lionne a retrouvé ses kilos ou quoi ?
Je me lève pour aller voir de quoi il s'agit. J'arrive en haut des marches quand un troisième boom résonne. Le père est au milieu de la montée et trimballe une porte dont les coins sont protégés par du polystyrène.
-Ah ! Viens m'aider, ça pèse son poids, me dit-il.
L'aider ? Putain, je ne suis pas un gentil super héros ! Je ne peux pas aider la fille et le père dans la même journée.
Il s'est arrêté et attend que je bouge.
-Ou ne m'aide pas... C'est vrai que c'est moi qui ai défoncé cette porte pour essayer d'aller fracasser une adolescente, ajoute-t-il.
Aussitôt, les bleus d'Elena passent dans ma tête et mon souffle se raccourcit. Fais chier. Je sais exactement ce qui se passe en moi : je m'en veux d'avoir été aussi loin, mais ça m'énerve de culpabiliser parce qu'elle l'avait bien mérité.
Je descends rejoindre le père et je l'aide, alors qu'en temps normal, j'aurais tourné les talons. Arrivés dans la chambre, on pose notre fardeau contre un mur et il me propose le truc le plus inattendu du monde.
-Tu veux balancer l'autre par la terrasse ? Comme ça, on n'aura plus qu'à la mettre dans la voiture pour la décharge.
Je le regarde, surpris. Balancer un truc d'une terrasse et le regarder s'écraser par terre : c'est cool et assez tordu pour me détendre. J'acquiesce d'un signe de tête et on va prendre la porte qui n'a pas survécu à mon coup de pied pour l'amener jusqu'à la rambarde sur la terrasse.
-Attends, Chevy était dans le coin... Chev ? Chev, t'es là ? appelle-t-il.
Pas de réponse jusqu'à ce qu'un blabla interminable provienne d'en bas.
-Papa ! Vous faites quoi ? Pourquoi vous avez sorti la porte ?
-Chev, mets-toi là et regarde, dit Daniel sans répondre.
Le gamin obéit et recule. Le père me regarde et, d'un coup d'œil, me demande si c'est ok. Je soulève la porte et il fait de même. Elle glisse sur la rambarde et tombe dans le vide. Deux étages, c'est haut. Elle explose donc dans un grand bruit en atterrissant sur le sol. Le gamin crie et saute en applaudissant.
-Wouaaah ! C'était trooop bien ! On recommence ? On peut jeter la télé d'Elena aussi ? s'écrie-t-il tout content.
Son père se marre et je me surprends à sourire. La joie du môme est contagieuse. En même temps, c'était vraiment cool. Et l'idée de balancer la télé de la lionne est encore plus cool. J'échange un regard avec le père et il fronce les sourcils.
-A toi de voir, mais tu l'entendras pendant des jours...
J'ouvre de grands yeux : la lionne et sa grande gueule, non merci. Le père ricane et me tape sur l'épaule.
-On est d'accord. [...]
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date : 06-07-2018
[...] Je le regardais pendant plusieurs heures se consacrer à William. Il révélait peu à peu les traits du petit visage de l'ange. Le martèlement de son burin me servait de musique de fond, la poussière dansait autour de lui avant de disparaître dans les airs. J'étais fascinée d'assister à la naissance de William. Cela me coupait presque le souffle.
-Comment sais-tu ?
-Quoi?
-A quoi il ressemble ?
-Je ne sais pas. Il me le dit au fur et à mesure, a-t-il répondu avant de marquer une pause. En fait, j'ai une idée générale de son apparence et je l'utilise pour tracer les grandes lignes, mais je ne sais pas exactement à quoi ressemblera son visage a-t-il ajouté avant de reprendre sa besogne. Je pense que tous les artistes créent de cette manière. Les écrivains... Les peintres... On commence par une vision globale vague, puis les détails émergent progressivement. [...]
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date : 02-06-2018
Lorsque les lectrices et les lecteurs familiers des librairies pourront à présent opposer qu'il manque encore un facteur pour que tout se goupille comme il faut: une chatte mystérieuse, qui aurait été pharaonne ou danseuse du temple dans une vie antérieure, ou bien un matou insolemment dévergondé, avec des yeux vairons et une griffe manquante. Ringelnatz et Co. disposait de l'équipement technique requis - une fenêtre sur l'arrière-cour haute et étroite (la fenêtre comme l'arrière-cour). Lorsque Valérie l'ouvrit pour laisser entrer un peu d'oxygène afin de surmonter la fatigue qui l'avait submergée et ne semblait plus vouloir la quitter, elle crut vraiment voir filer un matou grisâtre. [...] Valérie préféra mettre la fenêtre en bascule pour ne pas risquer de se la prendre sur le nez. Mais elle ne manqua pas de déposer auparavant une coupelle de lait sur le rebord. Puis elle attendit en se demandant déjà comment elle appellerait le chat. Elle pensa à "Ruby", sauf que ça ne cadrait pas avec le couleur. "Grisella" ! Mais n'était-ce pas le nom du petit âne dans une histoire dont elle se souvenait vaguement ? "Grisaille" peut-être. Certes, c'était aussi une technique picturale, mais Valérie l'ignorait. Alors elle adopta Grisaille. ça faisait très vieille dame affable, Tante Charlotte tout craché. Mais elle changea d'avis lorsque le chat refit son apparition sur le rebord de la fenêtre et qu'il fut évident que ce n'était pas du tout un chat? Ni une chatte. Grisaille était d'une tout autre nature, et, oui, Valérie eut un petit sursaut lorsque l'animal, bien que séparé d'elle par une vitre, se retrouva soudain à quelques centimètres, le regard planté dans le sien. Car Grisaille était pour ainsi dire quelque-chose comme le contraire d'un chat : c'était une rate.
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-Il y a un démon sang-mêlé en liberté sur le campus qui attaque mes cadets.
-C'est donc un sang-mêlé qui a été transformé ?
-Je crois que tu connais déjà la réponse à cette question, Alexandria. Tu es certainement beaucoup de choses - impulsive, irresponsable et mal élevée - mais tu n'es pas stupide.
J'étais nettement plus intéressée par ce démon sang-mêlé que par l'énumération de mes défauts.
-C'était qui ? Vous l'avez attrapé ?
Marcus ne répondit pas à ma question.
-Et voilà que je suis interrompu dans une enquête dont l'issue décidera de ma carrière dans cet établissement parce que ma nièce sang-mêlé a fracturé le nez d'un camarade dans la cafétéria... avec une pomme, qui plus est.
-Elle m'accusait d'être un démon !
-Et tout ce que tu as trouvé à faire, c'est de lui jeter une pomme à la tête avec suffisamment de force pour lui briser un os ?
Sa voix avait baissé d'intensité, maintenant traîtreusement douce. Marcus était une sorte de Chuck Norris en polo rose pastel. J'avais appris à mes dépens à ne pas le sous-estimer.
-Elle a dit que c'était ma faute si ses parents ont été tués.
-Je te repose ma question une dernières fois : et tu as décidé de lui lancer une pomme au visage avec suffisamment de force pour lui briser un os ?
Je me tortillai sur mon siège avec embarras.
-Ben... oui.
Il relâcha très lentement son souffle.
-Tu n'as rien d'autre à dire pour ta défense ?
Je regardai autour de moi, le cerveau totalement vide. Je dis la première chose qui me passa par la tête.
-Je ne pensais pas que la pomme lui casserait le nez.
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date : 19-04-2018
-Au fond, c'est quoi un livre, Milo ? De simples lettres alignées dans un certain ordre sur du papier. Il ne suffit pas d'avoir mis le point final à un récit pour le faire exister. J'ai dans mes tiroirs quelques débuts de manuscrits non publiés, mais je les considère comme des histoires mortes parce que personne n'a jamais jeté un œil dessus. Un livre ne prend corps que par la lecture. C'est le lecteur qui lui donne vie, en composant des images qui vont créer ce monde imaginaire dans lequel évoluent les personnages.
Notre conversation fut interrompue par la bibliothécaire sous-employée qui proposa à Milo une tasse de son chocolat aux épices. Mon ami prit une gorgée de cacao avant de remarquer :
-Chaque fois qu'un de tes livres sort en librairie et qu'il commence à vivre sa vie, tu me dis toujours qu'il ne t'appartient plus vraiment...
-Exact ! Il appartient au lecteur qui prend le relais en s'appropriant les personnages et en les faisant vivre dans sa tête. Parfois, il interprète même à sa façon certains passages, leur donnant un sens qui n'était pas celui que j'avais en tête au départ, mais ça fait partie du jeu !
Milo m'écoutait avec attention tout en griffonnant sur mon bloc :

(Schéma, à voir dans le livre)

Je croyais dur comme fer à cette théorie. J'avais toujours pensé qu'un ouvrage n'existait vraiment qu'à travers sa relation avec le lecteur. Moi-même, depuis que j'étais en âge de lire, j'avais toujours cherché à m'enfoncer le plus loin possible dans l'imaginaire des romans qui me plaisaient, anticipant, échafaudant mille hypothèses, cherchant toujours à avoir un coup d'avance sur l'auteur et prolongeant même dans ma tête l'histoire des personnages bien après avoir tourné la dernière page. Au-delà des mots imprimés, c'est l'imagination du lecteur qui transcendait le texte et permettait à l'histoire d'exister pleinement.
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Un homme s'approche de notre table. Il porte un costume ajusté, une oreillette et a l'air important - les serveurs le saluent nerveusement ou s'écartent pour le laisser passer. Comme Will est assis avec nous, je ne pense pas que ce soit un canular.
-Messieurs, dit-il. Vous devez être Bennett, Max et Will ?
Nous acquiesçons tous n plaisantant.
-L'autre Monsieur Ryan nous a rejoints dans la salle des high-rollers, continue-t-il. C'est donc là que Henry se trouce depuis le début : "Comme il n'a plus de batterie, il m'a demandé de venir voir si tout allait bien pour vous. Je suis Michael Hawk, vice-président des relations clients au Bellagio."
Je jette un coup d'œil à mes amis pour voir s'ils sont impressionnés. Will ferme les yeux un moment, avalant sa salive avec difficulté, puis les rouvre en se contenant. Bennett acquiesce, et à ma grande surprise, doit se mordre la lèvre pour s'empêcher d'éclater de rire.
-Je voulais m'assurer que votre soirée était à la hauteur de vos attentes, continue M. Hawk en nous dévisageant tour à tour.
-Vraiment fantastique, je réponds, incapable de détourner les yeux de Bennett.
Je ne l'ai plus vu comme ça depuis des années : ses lèvres tremblent, il pose la main devant sa bouche, ses yeux s'embuent de larmes. Finalement, il me regard...et pète un câble.
Ben se laisse aller sur le canapé et éclate de rire, juste assez ivre et fatigué par cette nuit de folie pour perdre son calme devant le dénommé Mike Hawk. A côté de lui, Will vire au rouge tomate avant de se pencher en avant pour prendre sa tête entre ses mains.
-Je suis désolé, gémit Will entre ses doigts. Je ne voudrais pas être impoli, M. Hawk. C'est juste too much.
Je me tourne en souriant vers l'homme qui se tient à côté de notre table.
-Merci beaucoup d'être passé nous voir. Vous pouvez dire à Henry que tout va bien.
Mike Hawk n'est pas très grand, il n'a pas l'air aussi dur et intimidant que les managers de casinos dans les films. Il est de taille moyenne, le visage rond et amical, des yeux plein de compréhension. Il se met à rire, secoue la tête avant de nous laisser :
-Profitez de votre soirée, Messieurs.
-Je tiens à souligner que j'ai été le seul d'entre nous à réussir à garder son sérieux, putain ! Je m'écrie une fois qu'il est parti.
-Mike Hawk* ! hurle Bennett. Ses yeux sont rouges, à force de rire : "Comment veux-tu que je garde mon sérieux ? C'est comme rencontrer une putain de licorne.

*"Mike Hawk" est un jeu de mot américain qui se prononce "my cock", ce qui se traduit en français par "ma queue".
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-Besoin d'aide ?
Chloé se met à rire en se jetant sur son canapé :
-Je ne sais même pas par où commencer. Nous venons tout juste de finir d'emménager notre appartement. Et j'ai l'impression d'avoir déjà fait ces cartons hier.
-Commence par la bibliothèque. Je ne me sens jamais bien tant que je ne peux pas voir des rangées impeccables de livres.
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date : 05-03-2018
-Parfois, tout perdre permet d'y voir plus clair. De découvrir qui l'on est réellement et comprendre ce qui est vraiment essentiel.
Louis se redressa, un sourire amer flottant sur ses lèvres, et faillit pouffer de rire tant il trouvait ce genre de poncifs niais. Mais il s'étrangla et dut se racler la gorge pour chasser la boule qui s'y était formée, à mesure que dans son esprit la phrase s'imprimait, faisant peu à peu écho en lui.
En vérité, dans son cas, rien n'était plus juste...
Il se tourna et avisa Erik, lequel demeurait concentré sur la route, ignorant l'étrangeté de ses réactions. Puis il se jeta à l'eau, d'un coup, et s'enquit, sincèrement curieux de connaître l'avis du palefrenier à ce sujet :
-Mais que peut-on faire lorsque, après avoir enfin trouvé cet essentiel, celui-ci vous file soudain entre les doigts pour vous fuir comme si vous étiez la peste incarnée ?
Cette fois, Erik coula un regard furtif vers lui et l'un des coins de sa bouche s'étira quasi imperceptiblement.
-Alors il faut s'y accrocher de toutes ses forces et ne jamais le perdre de vue, faire de la patience son meilleur allié.
Louis se rencogna pour méditer ces paroles.
La patience était une vertu qu'il n'avait clairement jamais possédée. Mais peut-être était-il encore temps de l'apprendre ? Erik ignorait tout du sens que revêtaient ses mots pour lui, mais il avait raison, il ne devait pas renoncer.
Abandonner reviendrait à se laisser couler, sombrer pour de bon, et ce n'était pas envisageable.
Pas maintenant qu'il savait.
Pas tant qu'elle serait là, tout près. Pas tant qu'elle ferait partie de son monde...
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date : 23-02-2018
[...] le mécanicien croise les bras sur son sweat gorgé d'eau et reste immobile. Mon imagination se réveille : ce gars se planque sous des fringues sombres, il est volontairement désagréable, il traîne avec un animal sauvage qui tient plus du loup que du chien.
Est-ce que je suis tombée sur Wolverine dès le premier jour ?
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Moi : Le monde, immuable Sur-Moi, tourne autour de chacun de nous. Au point qu'il est permis de soutenir que l'univers n'existe que parce que nous existons. Selon la formule célèbre, une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie.
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date : 14-01-2018
-Il faut que j'y aille. Mon frère m'attend dans la voiture et je dois aller travailler, dit-il. Je te raccompagne. Tu peux garder la tasse.
J'observe la tasse en question avant d'avaler une autre gorgée. Il y est écrit : Le Meilleur Papa du Monde. Mon ère avait la même à la maison.
-Je vais m'en sortir, le rassuré-je en me dirigeant vers la porte. Je crois que j'ai compris comment marcher debout.
Il me suit à l'extérieur et referme la porte derrière lui. Il insiste pour que je renne sa veste. Je la passe sur mes épaules, le remercie et traverse la route.
-Layken ! crie-t-il alors que je suis sur le point de rentrer cher moi.
Je me retourne vers lui. Il se tient dans son allée.
-Que la force soit avec toi !
Hilare, il monte en voiture, et moi, je reste plantée là à regarder mes chaussons Dark Vador. Tout va bien.
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date : 13-01-2018
-Nick ?
Mon frère et Mady nous tournent le dos, ils bavardent en observant la matinée qui commencent par la fenêtre. Il se retourne vers moi, un grand sourire illumine son visage fatigué.
-Ta nièce t'attends.
Aussitôt, je me fais la réflexion que j'aurais mieux fait de me taire, car les yeux de mon frère se remplissent de larmes à nouveau.
-Tu es dans un état encore pire que lorsque nous t'avons annoncé notre mariage, sourit Jessy.
-Tu veux que je te rappelle qui a pleuré à la naissance d'Andrew ?
-Toi !
-Oui, nous étions tous en larmes comme aujourd'hui, réplique Nicolas en souriant. Une vraie famille de pleureurs. Non, mais c'est vrai, il n'y en a pas un dans cette pièce qui ait les yeux secs !
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date : 07-01-2018
-Si je n'ai pas parlé de ta maladie à Mady, c'est juste que je souhaitais oublier l'espace de ces deux mois, cette épée de Damoclès qui flotte au-dessus de nos têtes. Je voulais rêver à un avenir heureux, faire des projets de couple... Et puis que j'en parle ou pas, qu'est-ce que ça peut bien faire ? ça ne change rien.
-Si, ça change tout ! lance Jessy en se levant.
-Pourquoi ?
-Parce que je ne serai pas toujours là et que si tu n'arrives pas à parler librement de moi avec les gens que tu aimes, comment feras-tu quand je serai mort ? Je veux que tu puisses parler de moi. Je ne souhaite pas que tu m'oublies, que tu fasses comme si on ne s'était jamais rencontrés, jamais aimés. Tu ne comprends pas que si tu ne continues pas à me faire exister, je mourrai vraiment. Si tu ne penses plus à moi, si je ne vis plus dans ta mémoire, dans ton cœur alors ça sera comme si je n'avais jamais vécu. J'ai besoin d'être sûr que tu me garderas toujours en toi. Je ne veux pas que tu m'oublies !
Soudainement, il éclate en sanglots. Mon cœur se brise à le voir ainsi et mes larmes redoublent. Je franchis rapidement les deux pas qui nous séparent, le prends dans mes bras en le serrant le plus fort possible, et je lui promets le plus sincèrement du monde :
-Je t'aime et je t'aimerai toute ma vie.
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date : 02-01-2018
Reby...
J'étais un gros naze...
Grâce à toi...à notre rencontre...
Je me suis peut-être un peu bonifié...
Tu m'as appris le sens du mot "aimer" !
Grâce à toi...
J'ai réfléchis à des choses qui m'étais étrangères...
L'avenir...
La famille...
Le bonheur...
Tu imagines, un peu ? Moi, le fier Gajil...mener la vie d'un homme ordinaire ?
J'aurais voulu qu'on ne se quitte jamais... Je n'avais pas pensé avoir, un jour, aussi peur pour mes projets d'avenir...
Je te confie mon avenir... Tu vivras pour nous deux !
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