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Bibliothèque de SalemaW : Liste de bronze

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Le Dernier Descendant: Tome I Le Dernier Descendant: Tome I
Amelia Jones   
Avant toute chose, merci à l’auteure Amélia Jones qui m’a permis de découvrir son livre, au travers de la plateforme Simplement.

Le roman nous fait découvrir plusieurs personnages, qui vont au fil du récit se croiser, se mêler, se trouver. Leurs histoires sont toutes intimement liées. J’ai eu un peu de mal au début, avec tous ces protagonistes, mais l’auteure propose un rappel des personnages au début du livre, et j’y ai eu recours plus d’une fois. Mais après, on s’attache aux personnages, nombreux certes, mais tous importants.

Le personnage principal, Caelan peut paraître un peu niais plusieurs fois. C’est une jeune fille qui subit plus les événements qu’elle ne les vit et qui se laisse porter, sans vraiment agir. À côté de cela, on a Kieron, avec qui j’ai eu vraiment du mal à accrocher, de par son caractère antipathique. Mais j’ai beaucoup apprécié les autres personnages, particulièrement Kenrick et son frère, Lyle, leurs interactions, leurs actions … J’espère aussi en découvrir plus sur Helen et Gavinn dans le second tome, car ils ont l’air intéressant, mais ne sont que survolés ici en tant que personnage secondaire. Le gros plus de ce roman c’est qu’on voyage d’un personnage à un autre, il y a des ellipses, mais on finit quand même toujours par si retrouver. L’univers est aussi intéressant, mi-médieval, mi-fantastique. J’apprécie ce genre de monde, et l’auteur le développe assez bien, en revenant sur son histoire plusieurs fois.

Par contre, l’histoire est très bien développée, les personnages sont aboutis, mais les sentiments amoureux sont pour moi bâclés. Je n’ai pas du tout ressenti la naissance de sentiment pour Caelan, et après, durant la romance, on c’était la même chose. La relation de Duncan et Malène, bien que secondaire, est beaucoup plus visuelle et réaliste.

Et le gros bémol de ce roman pour moi : bien que la lecture puisse paraître addictive, elle n’a pas été du tout fluide, entaché par de nombreuses coquilles. Dès les premières pages, on peut voir des négations manquantes (« Tu es un garçon pas comme les autres » « s’il n’aurait pas fallu rien dire », « je sais pas si ça te conviendrait »). Si le manque de négation peut s’expliquer dans un dialogue (argot, les gens parlent vite …), et encore, ce n’est pas le cas dans le récit. Et malheureusement, il y en a énormément des cas comme ça. Il y a également des coquilles (« il n’aurait su deviner à quoi son frère pendait »). J’ai également pu lire une fois, une erreur de personne qui parle (« Je n’ai pas voulu te réveiller, dit-elle en se relevant » alors qu’il s’agit de Kieron) ; ou des mots en trop (« il la laissait aux mains de son incapable de son chancelier », « mais sa loyauté envers eux l’en avait dissuadée grande »).

Il manque donc sur ce livre un sérieux travail de relecture pour moi.

En conclusion, cela a été une bonne lecture, l’univers étant entraînant, malgré quelques petits problèmes d’écriture.

https://lecariboulitteraire.wordpress.com/2019/06/22/amelia-jones-le-dernier-descendant/

par benerogue
La Nostalgie heureuse La Nostalgie heureuse
Amélie Nothomb   
Nous voilà le 21 août, et enfin sonne le glas de la rentrée littéraire avec l’incontournable nouveau roman d’Amélie Nothomb. Ce nouveau roman "La nostalgie heureuse" a une fois de plus une belle couverture avec la mise en scène de l’auteure. Elle nous raconte cette fois son retour au Japon lors d’une occasion bien particulière : le tournage d’un reportage, "Une vie entre deux eaux", sur sa vie, ses racines, pour la chaîne France 5 .

"L’apocalypse, c’est quand on reconnaît plus rien."

Ce reportage, j’ai eu la chance de le voir mais je ne savais pas que ce nouveau roman était la partie immergée de l’iceberg et j’ai beaucoup apprécié découvrir l’envers du miroir du point de vue d’Amélie Nothomb.

"Comparés aux Tokyoïtes, les excentriques du reste de la planète sont de petits joueurs."

Comme toujours dans sa narration des phrases, des thèmes abordés qui font réfléchir. Pour ma part, je reste conquise par cette auteure, par son ton et son style.

"Si le temps mesure quelque chose chez un être humain, ce sont les blessures."
Les Catilinaires Les Catilinaires
Amélie Nothomb   
Une histoire d'intrusions quotidiennes et de culpabilité lancinante... A découvrir absolument.
Péplum Péplum
Amélie Nothomb   
Encore une fois, je suis tombée sous le charme de la plume d'Amélie Nothomb. Qui sinon elle aurait l'idée d'écrire un tel roman ? J'aime... J'ai eu l'impression de me replonger dans les dialogues enflammés d'hygiène de l'assassin, même si j'ai moins aimé. L'histoire de l'hibiscus m'a vraiment fait rire... Ah cette Amélie Nothomb, si on de l'avait pas il faudrait l'inventer.

par MFHPT
Riquet à la houppe Riquet à la houppe
Amélie Nothomb   
Chaque année, c'est le même rituel, on garde un oeil sur les sorties littéraires d'août pour voir la tête du nouveau roman d'Amélie Nothomb. Si je dois avouer que ces dernières années, les nouvelles parutions de l'auteure ont eu tendance à me laisser de marbre, cette fois-ci, la surprise est au rendez-vous !

Riquet à la houppe, comme son titre le laisse entendre, est la réécriture d'un conte (de Charles Perrault pour être précise). Si l'auteure a déjà utilisé ce procédé (notamment avec Barbe-Bleue), on la retrouve ici avec un nouveau roman dans la veine de ses premières histoires et qu'est-ce qu'il est plaisant de retrouver la Amélie Nothomb de ses débuts !

J'ai adoré suivre la naissance et l'évolution de ses deux personnages principaux, Trémière et Déodat, découvrir la drôle de mythologie qui semble se tisser autour de leur vie tout en gardant un pied dans l'air moderne d'aujourd'hui. Amélie Nothomb est toujours très forte pour donner un côté intemporel à ses histoires en les situant cependant dans le monde actuel.

L'auteure, qui nous a déjà prouvé mainte et mainte fois qu'elle maîtrise l'art du discours, utilise ici le procédé plus discrètement. On ne se perd pas dans de longs échanges entre les personnages. Les discours sont plus souvent intérieurs, les points de vue internes, ce qui laisse place à un récit plus prenant. On retrouve cependant toujours le ton incisif de l'auteur dans ses différentes analyses sur la nature de l'humain, et ici sur la question de la beauté, de l'art, de l'intelligence. Mais plutôt que de nous présenter ses analyses dans de longues dissertations qui plombent le rythme et enlisent dans la lecture, elles servent ici le récit et sont habilement disséminées dans celui-ci. La lecture est donc très agréable : on retrouve ce qu'on adore chez l'auteur, son style et son ton si particulier, mêlés à une histoire prenante pour laquelle on se prend vraiment d'intérêt.

Construit comme une drôle d'oxymore disproportionnée, on prend plaisir à se plonger dans ce conte à la fois cynique et poétique où la beauté côtoie la laideur, où l'absurde se mêle au pragmatique. Un bon nouveau roman dans la lignée des premiers roman d'Amélie Nothomb.

http://desmotsenvrac.blogspot.fr/2016/08/livre-riquet-la-houppe-damelie-nothomb.html

par x-Key
La Guerre commence au-delà de la mer La Guerre commence au-delà de la mer
Ryû Murakami   
Un livre plus déjanté que ceux habituellement écrits par l'auteur, mais une lecture sympathique, un peu à la manière des plus récents livres de Murakami.
Lignes Lignes
Ryû Murakami   
Je reste perplexe quant à cette lecture pour le moins originale.
Il me reste cependant en tête un sentiment confus de tristesse et de désespoir après avoir fermé le livre.
Du Murakami Ryû, dans la lignée de la déchéance humaine.

par Iliane
Love and Pop Love and Pop
Ryû Murakami   
Un roman curieux, dans tous les sens du terme. L'alternance entre le récit d'Hiromi, les flash-back et les différents médias qui parasitent le récit est un peu perturbant au début. On cherche à faire un lien entre tout ça. Il n'y en a pas sinon mettre en scène une tranche de vie, rendre en quelque sorte une littérature en 3D. L'histoire d'Hiromi en elle-même fait froid dans le dos. C'est un aperçu de tout un pan de la culture japonaise qu'on connait peu, mais l'interprétation qui est donnée par l'auteur de cette pratique de rendez-vous arrangé, qui est un terme correct pour prostitution, est étrangement très poétique. Love and Pop est non seulement le récit d'une pratique culturelle, mais aussi celui du désir, de l'inconscience de la jeunesse et d'un acte manqué. L'image de fin nous laisse cependant bon espoir quand à l'évolution d'Hiromi, la mise en garde semble porter lentement ses fruits.

par Anarore
Cette lumière qui vient de la mer Cette lumière qui vient de la mer
Hiromi Kawakami   
Premier livre de Kawakami Hiromi que je découvre.
Le thème abordé dans ce roman est l'adolescence avec ses doutes, ses questionnements et ses souvenirs.

Pour ceux qui chercheraient de l'action ou un semblant de rebondissement, ils n'en trouveront pas ici.
En effet ce livre, dont le récit est raconté par Midori un adolescent vivant avec sa mère et sa grand-mère, décrit son quotidien en tant que lycéen avec sa famille et ses amies. Il se pose beaucoup de questions sur lui-même, sur sa mère peu présente, son père un peu décalé (dont il découvre l'existence en primaire), sa grand-mère au fort caractère. Sur Mizue sa petite amie, et Hanada son meilleur ami qui décide de s'habiller en fille pour casser l'osmose avec le monde.

Bien qu'on puisse avoir du mal à rentrer vraiment dans l'histoire par sa trop grande passivité, le style d'écriture et le récit n'en restent pas moins agréables et poétiques.

par Whale
La péninsule aux 24 saisons La péninsule aux 24 saisons
Mayumi Inaba   
La péninsule aux 24 saisons est un roman peu commun, assez particulier. Il ne ressemble pas à ce que l'on trouve habituellement dans les romans. L'action n'est pas vraiment le propos, plutôt la contemplation, les choses simples de la vie dans l'instant présent de la narratrice, son vécu du moment.
Car le roman raconte l'histoire d'une femme qui, se lassant de la vie trépidante à Tokyo, vient passer un an sur la presqu’île de Shima, près de Nagoya au Japon, où elle possède une maison depuis quelques années. L'histoire se déroule selon le rythme du quotidien de cette femme, ce qu'elle fait, ses déplacements, ses réflexions, des images que lui évoquent certaines choses, ses observations, ses souvenirs... Cela crée une sorte de poésie, une sensation de torpeur que vient parfois ébranler certains passages plus évocateurs, plus tourmentés.
J'ai beaucoup apprécié ce récit qui nous amène vers une certaine sérénité, celles des descriptions de ce qui est en train de se vivre à différents niveaux, dans les faits, dans la tête et dans le cœur. Et puis, il y a ce calendrier d'antan qui découpe une année en 24 saisons c'est-à-dire en périodes de quinze jours concernant les changements qui se produisent dans la nature. C'est le calendrier du jardinier, celui du moment où il faut planter, cultiver, cueillir, mettre les fruits et légumes en pots, faire des confitures... Alors, on vous y parlera de mûres, de fraises des bois, des abeilles et leur miel, des marais, de la mer, de la forêt...
Il ne faut rien attendre de spécial de ce roman, rien d'autres que ce qui nous est livré : un moment de vie, jour après jour, durant 24 saisons de quinze jours avec la nature qui change, et les pensées de cette femme, ses sentiments, son imagination. Une vie calme, celle des gestes simples, des tâches à faire actuelles et celles de toujours... Une vie où l'on s’assoit le soir sur une terrasse pour regarder les étoiles et les lucioles après avoir composé des haïkus...
Car c'est l’histoire d'un moment de vie au rythme des saisons et de la nature... pour se retrouver à un tournant de sa vie, faire le point et prendre un nouveau départ.