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Commentaire ajouté par lianne80 2019-01-09T10:48:13+01:00
Bronze

Je suis malheureusement passé à coté de la majorité de ce livre, qui avait pourtant quelques points intéressants.

On est ici vraiment à la croisée de la fantasy et de la science-fiction. En fait si le background est résolument porté sur la science-fiction, avec des technologies vraiment très avancées, des A.I., un peuple extraterrestre guerrier, ... finalement le fond de l'histoire est plus fantasy avec une quête, un élu et tout les points habituels, mélangé a un coté "recherche de la liberté" classique en général des dystopies.

Un point que j'ai vraiment bien aimé dans ce livre a été les Ashantis. Ils sont en fait bien moins humanoïdes que ne le laisse penser la couverture. D'après les descriptions en fait j'avais vraiment l'impression de retrouver le peuple des Charrs du jeu Guild Wars (pour ceux qui connaissent).

Les Ashantis sont une espèce de prédateurs "ultimes" et qui veulent garder leur pureté et leur force. C'est vrai que la question qui m'est venue au début a été : mais comment un peuple si agressif et pour qui tout ce qui n'est pas le combat est dénigré a pu atteindre un niveau scientifique si avancé si rapidement?

En fait c'est juste que l'image des Ashantis qu'on a sur Salicorne n'est pas vraiment représentatif de toute leur race et qu'ils sont du genre à ne jamais laisser tomber quand ils sont confrontés à un problème.

En fait dans le livre l'intrigue se divise en deux parties. En plus de l'histoire Ygrenne et de sa licorne, racontée dans le résumé éditeur que j'ai mis plus haut, nous suivons aussi Akkaat. Celle ci est une Ashanti, la maitresse ou plutôt l'employeur d'Ygrenne.

Pendant qu'Ygrenne est occupé à rechercher ses origines, de son coté Akkaat est un peu la seule Ashanti à s’intéresser de plus prés aux humains. Du coup quand Ygrenne lui apprend les disparitions mystérieuses de ses compatriotes, elle décide d'enquêter de son coté et ce qu'elle va trouver n'est pas bien joli.

Si il n'y avait eu que l'histoire d'Akkaat, ce livre aurait bien mieux marché pour moi, parce que j'aime les intrigues politiques, les luttes de pouvoir. Surtout que pour les Ashanti ça n'est pas du gâteau, le moindre faux pas peut vous couter cher. J'ai bien apprécié ces jeux de pouvoirs, la façon dont Akkaat utilise sa différence pour obtenir ce qu'elle souhaite. Elle est vraiment déterminée à avoir le fin mot, à trouver ce qu'il se passe dans les bas-fond de son peuple et de leurs manipulations des autres espèces.

Mais malheureusement, j'avoue que le point faible du roman a été pour moi les humains. En comparaison je les ai trouvé plats et faibles et j'avais vraiment du mal à m’intéresser à eux. C'est vrai que le coté "misérable" est bien fait, on sent qu'ils ont peur en permanence, ils ne sont que des esclaves à la merci des instincts tueurs des Ashantis. Mais ça n'a pas suffit pour moi.

Il faut dire qu'Ygrenne n'aide pas trop. Elle est à la fois trop crédule et peureuse. Elle commence à montrer des signes d'indépendance à certains moments, vu qu'elle est un peu du genre à ne faire que ce qu'elle a envie si on ne la force pas, mais mon intérêt pour elle n'est jamais monté très haut.

Le problème c'est que son histoire était vraiment trop cliché sur certains points, bien sur qu'elle est l'élue, bien sur qu'elle va tout changer. On le sait à l'avance et du coup ça ne surprend personne.

En plus on pourrait limite classer ce roman en dystopie young adult, c'est typiquement une histoire de peuple opprimé qui va tenter de reprendre sa liberté par le biais d'une ado qui n'a pourtant rien de différent des autres au départ. Et je ne suis pas vraiment fan de ce genre d'histoires.

Du coup je ne dirais pas que c'est une mauvaise dystopie, loin de la, elle en a tout les points habituels, en plus elle se mélange bien à de la fantasy classique, et pourra surement plaire à ceux qui apprécient ce genre, ce n'était juste pas fait pour moi.

Au final je suis passé à coté. J'ai eu du mal à trouver de l’intérêt pour une partie du récit, malgré la bonne invention des Ashantis et de leur façon de vivre, tellement différente de la notre. Je ne lirais pas la suite.

13/20

https://delivreenlivres.blogspot.com/2019/01/salicorne-tome-1-le-livre-dygrenne-de.html

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Diamant

Entre fantasy et science-fiction…

À la lecture de ce roman, il me semble difficile de trancher : science-fiction ou fantasy ? Si les deux genres de l’imaginaire sont plutôt différents, ici, ils se complètent tellement qu’ils se confondent presque pour nous offrir une histoire originale et haletante. Nous avons des humains, débarqués sur Salicorne depuis des siècles. Puis, des extra-terrestres, nommés Ashanti qui viennent coloniser la planète. Clairement, nous sommes dans la science-fiction. Mais voilà, une fois oublié ces histoires de planètes et d’extra-terrestres, nous voilà perdu dans un monde mystérieux plein de magie et de secrets, où chaque peuple a son histoire… Les humains partent en quête d’un pouvoir perdu, oublié, d’un pouvoir qui pourrait tous les sauver de l’emprise des Ashanti. Puis, en vis-à-vis, une autre intrigue se déroule. Une intrigue que j’ai trouvé, à mon sens, bien plus passionnante que la quête à peine esquissée d’Ygrenne. Un complot se fomente, le pouvoir est en crise… La hiérarchie Ashanti souffre. Qu’est-ce que peut bien cacher ce territoire inconnu des humains mais pourtant sacré des Ashanti ? Que se passe-t-il sur Garth ?

Des personnages féminins forts…

Je vous parlais un peu plus haut d’Ygrenne, qui est l’un des protagonistes principal du récit. C’est une jeune femme de 19 ans, qui pour le moment, ne brille pas par sa personnalité, je le déplore. Elle paraît néanmoins déterminée, forte et lucide, bien qu’un peu trop fleur bleue à mon goût dans sa relation avec Eamon. C’est d’ailleurs le seul point du roman qui m’a dérangée, celui qui a fait que Salicorne reste un « presque coup de cœur ». J’ai eu, cependant, l’occasion d’en discuter avec l’auteur, Françoise Berr, qui m’a répondu : « il [le personnage d’Ygrenne] se transforme totalement dans le deuxième tome que je suis en train de terminer. En fonction de ce qu’elle va devenir, il me fallait au départ créer une personnalité malléable, qui ne devait pas donner son véritable potentiel tout de suite. » Une réponse qui m’a clairement satisfaite je l’avoue. Elle a ensuite ajouté : « Salicorne doit être une trilogie au minimum (mais l’histoire me porte déjà à envisager plus !) ce qui me permet une transformation de certains personnages de manière progressive en laissant un certain suspens… »

Vient ensuite Akkaat, mon personnage préféré. Akkaat est une Ashanti, une Ashanti très bien placée dans la hiérarchie, faisant partie de la plus haute faction de ce peuple. Et cette créature a une histoire passionnante, une personnalité plurielle, des idées novatrices pour sa race… Je l’ai trouvé à contre-courant de ses pairs, et j’ai adoré ça. Une figure féminine forte, intelligente, et brave !

La construction et le style…

À travers ce roman, nous plongeons dans la vie de plusieurs protagonistes, suivant leurs aventures, de façon plus ou moins régulière. On alterne ainsi entre les péripéties d’Ygrenne, puis celles d’Akkaat, ou encore celles d’Emrys et bien d’autres. Et si on pourrait croire que cette multitude de points de vue nous perd, il n’en est rien. Au contraire, ces chapitres se cimentent entre eux, pour donner une base solide au récit. Ce premier tome est ainsi un tome introductif, où l’action bien présente, se joint à un explicatif de l’univers, du décor et des intrigues entre les personnages. Ce sont des connaissances importantes que Françoise Berr nous partage puisqu’elles vont nous permettre de bien cerner tous les enjeux des tomes suivants. Ce que j’ai beaucoup apprécié concerne encore la construction, et plus particulièrement les débuts de chapitre introduit par un passage d’un livre. Le ton de ces extraits est tellement différent de l’histoire, que j’ai vraiment eu l’impression d’avoir des citations d’un ouvrage publié. Et le ton du récit, parlons-en. Le style de Françoise Berr est tellement travaillé qu’il me paraît fondamental de le souligner. C’est fluide, élégant, sans anicroches. Un style qui plaira à un public extrêmement large et qui se trouve être finalement, à la portée de tous.

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