Livres
472 984
Membres
446 320

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

- Tu as été parfait ! lui dit Sally. J'écoutais à travers la porte. Tu as été ferme, tu as trouvé les bons mots. Nous voilà lancés ! C'est parti .

- J'ai les nerfs en pelote, avoua Frederick. Mon âme est trop fragile pour ce genre de joute commerciale. Pourquoi tu ne t'en charges pas à ma place?

- Je m'en chargerai, dès que j'aurais l'âge d'être prise au sérieux.

- Je te prends au sérieux, moi !

Elle le regarde. Ils étaient seuls dans la boutique; les autres s'étaient absentés pour diverses raisons. Frederick était assis sur le comptoir; Sally se tenais à environ 1 mètre de lui, les mains posées sur le présentoir en bois fabriqué par Trembleur pour exposer les stéréogrammes. Et soudain, elle prit conscience de la situation. Elle baissa les yeux.

- En tant que femme d'affaires? demanda-t-elle, en essayant de conserver un ton léger.

- En tant que plein de choses. Sally, je...

La porte s'ouvrit et un client entre. Frederick s'empressa de sauter du comptoir pour le servir, pendant que Sally retournait dans la cuisine. Son coeur cognait dans sa poitrine. Ses sentiments pour Frederick étaient si confus et puissants qu'elle était incapable de les formuler; elle osait à peine imaginer ce qu'il s'apprêtait à dire.

Afficher en entier

2

La toile

Plusieurs jours s’écoulèrent. Il y eut une enquête, et Sally fut convoquée au tribunal. Mme Rees avait justement organisé ce matin-là (par le plus grand des hasards) une visite chez sa grande amie Miss Tullett, et elle fut fort contrariée par ce contretemps. Sally répondit aux questions du coroner en toute franchise : elle parlait de son père avec M. Higgs, lorsque soudain il était tombé raide mort, expliqua-t-elle. Personne n’insista. Elle commençait à comprendre qu’en jouant les jeunes filles fragiles et apeurées, et en se tamponnant les yeux avec un mouchoir en dentelle, elle pouvait esquiver toutes les questions embarrassantes. Elle détestait jouer cette comédie, mais elle n’avait pas d’autre arme, à part son pistolet. Et celui-ci était inutile face à un ennemi qu’elle ne voyait pas.

Afficher en entier

Elle sentit un coup violent sur sa joue. Le bruit lui parvint une seconde plus tard ; tout était décalé, et tout était redevenu sombre. Sally ressentait un sentiment de vide désespérant...

Puis elle se réveilla, à genoux, le visage ruisselant de larmes. Frederick était agenouillé près d'elle, et sans réfléchir, elle se jeta à son cou en sanglotant. Il la serra contre lui sans rien dire.

Afficher en entier

-Adélaïde a dit qu'elle le retenait prisonnier. Et ...

- C'est l'opium qui le retient prisonnier. Nous sommes en Angleterre ! On ne peut pas retenir les gens contre leur gré !

Afficher en entier

Par une froide et maussade après-midi d'octobre 1872, un fiacre s'arrêta devant les bureaux de Lockart & Selby agents maritimes au coeur du quartier financier de Londres.Une jeune fille en descendit et paya le cocher.

C'était une jeune personne d'environ seize ans ,seule et d'une beauté rare. Mince et pâle, elle portait un costume de deuil avec un petit bonnet noir,sous lequel elle coinça une mèche blonde, que le vent avait détaché de sa chevelure. Elle avait les yeux marrons,étonnamment foncés pour quelqu'un d'aussi blond. Elle s'appelait Sally Lockart et dans moins d'un quart d'heure elle allait tuer un homme

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode