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Bibliothèque de santa : Mes envies

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Chroniques de la Vagabonde, tome 1 : La Vagabonde Chroniques de la Vagabonde, tome 1 : La Vagabonde
Petteri Hannila   
Les ombres atteignaient leur longueur du soir quand les esclaves eurent terminé leur corvées dans la maison. Vierra avait été surprise au début, car contrairement à la plupart des maisons des Vikings qu'elle avait vues, il y avait des tables et des bancs superbement sculptés, en plus du lit habituel contre le mur. Ici et là, il y avait aussi des décorations délicatement façonnées et des objets qui représentaient des hommes et des animaux. Pourtant, le maître ne les avait pas sculptés, en tous cas ils ne l'avaient pas vu le faire.
Bothvar était un bon hôte et il offrit le meilleur à son invité, installé près de la cheminée. La maison était calme, les animaux étaient encore dans leurs refuges extérieurs, après l'été. L'invité semblait avoir rajeuni depuis le matin où il était arrivé dans un piteux état, et la vie était revenue dans ses yeux bruns. Le sang sur ses vêtements n'était pas le sien, mais il ne voulait pas expliquer d'où il venait. Un morceau de tissu enroulé autour de sa tête recouvrait une profonde blessure.
Selon la coutume, les hommes continuèrent à parler du patrimoine de l'invité, et il s'avéra rapidement que le nom de l'homme était Ambjorn et que le maître connaissait son frère et son père depuis longtemps.
Le maître dit à Oder d'aller chercher plus de bière, et elle fut bue avec entrain, de sorte que la voix d'Ambjorn devint bientôt plus forte et ses paroles plus vulgaires.
Le Voyageur Bleu, Tome 1 : Prophétie Le Voyageur Bleu, Tome 1 : Prophétie
Olivia Lapilus   
Un premier tome qui nous fait traverser une aventure épique tout simplement incroyable, d'une belle émotion !
Avis complet : http://elo-dit.over-blog.fr/2016/07/le-voyageur-bleu-tome-1-prophetie-olivia-lapilus.html

par Elo-Dit
La Cité du futur La Cité du futur
Robert Charles Wilson   
Ce roman est à la fois une enquête policière rondement menée, un livre historique et de science fiction. Tout ça à la fois !? Et oui, mélange des genres pour une histoire explosive aux personnages attachants.
Commençons tout d'abord par le côté policier de cette histoire, il est comme le fil conducteur de l'histoire, autour duquel s'articule divers éléments. On suit notre héros Jesse Cullum et sa nouvelle amie Elizabeth dans leur enquête sur la tentative de meurtre. Pour cela, ils écument les côtés sombres de la cité de Futurity, mettant à jour différents trafics et réseaux en tout genre. L'enquête est bien menée et nous met en haleine, elle prend une ampleur très différente lorsque nos héros comprennent que le monde n'est ni blanc ni noir. Je ne vous en dit pas plus pour ne rien vous dévoiler !
Il y a aussi mêlé à cette intrigue, une histoire de vengeance que l'on découvre peu à peu au fil des souvenirs et discussions de Jesse. Rien de véritablement original là dedans mais il faut avouer qu'une histoire de western sans vengeance, ce n'en est pas une !
Mais ce qui m'a sans doute le plus intéressé, ce n'est pas tellement l'enquête en elle même, mais le mélange des époques. Du côté, des visiteurs du futur, peu d'informations, ni même d'avis sur ce qu'ils voient, à part qu'ils ont une vision (très) imagée de ce passé ! Ce qui manque je trouve...
Par contre, on en a davantage du côté des gens du 19ème siècle, qui eux s'interrogent davantage sur ce futur, en décalage complet avec leurs idéaux et leurs actualités, qu'ils ne comprennent pas ! C'est passionnant et cela évoque avec beaucoup de justesse l'évolution des pensées et des mœurs en à peine 1 siècle et demi !
Une question qu'a souhaitée soulever l'auteur (en y réfléchissant je dois dire que quasiment tous les romans de science fiction nous donnent à réfléchir) est sur l'éthique d'un tel voyage dans le temps ! Une rencontre entre futur et passé serait elle réellement bénéfique en particulier pour le passé ? Les inventions présentées aux gens, devançant leur création, ne bénéficieraient donc pas à leur créateur ? Et la réaction des gens face à un futur incompréhensible n'est elle pas dangereuse ? De plus l'homme du futur ne risque t'il pas de se prendre pour Dieu ? Tuer des gens pour éviter des massacres futurs est il réellement justifiable et qu'elles en sont les conséquences ? Faut il oui ou non prévenir les gens des catastrophes en tout genre qui vont arriver ? Et leur apporter un soutien médical qu'ils ne possèdent pas encore ?
Un tas d'interrogations que nous devrions un jour avoir en tête si le voyage dans le passé était possible. Toutes ces remarques font de ce roman davantage qu'une simple histoire policière !
 
En ce qui concerne la cohérence du récit, elle se tient, même si bien évidemment c'est parfois un peu gros. C'était malheureusement assez souvent clairement prévisible, je crois ne rien vous apprendre en vous disant que nos deux protagonistes tombent amoureux... Quelle surprise. Ni même en ce qui concerne la fin !
J'avoue que même si je doute de sa création, rien de prévu pour ce que j'ai pu voir, je serai assez tentée par 'une suite, pour en savoir plus sur ce qu'il arrive à Jesse, sa sœur, comment ils vont s'adapter, le futur de l'entreprise de notre cher ami... Avis à l'auteur !http://carnet-de-bord-litteraire.over-blog.com/la-cite-du-futur-de-robert-charles-wilson.htm

par PlumeVive
14-14 14-14
Silène Edgar    Paul Beorn   
Un très bon livre jeunesse sur la 1ère guerre mondiale. Avec le centenaire à la fin de l'année, l'édition est noyée sous cette thématique, mais celui-ci sort vraiment du lot. D'abord, parce qu'il s'adresse à des enfants à partir de 10 ans (même si les plus vieux y trouveront aussi leur compte) et surtout parce qu'il "explique" la guerre à travers une vraie aventure et que l'on n'a pas l'impression de lire un livre à vocation pédagogique (En général, les livres historiques pour enfants ont tendance à avoir un ton condescendant).
L'histoire en elle-même, empreinte de fantastique au travers d'un échange épistolaire qui traverse le temps, est touchante, et les émotions des deux héros de 13 ans trouveront écho chez les jeunes lecteurs.

Pour conclure, un roman que je conseille aux parents comme aux enfants.

par Yomiko
L'atelier des poisons L'atelier des poisons
Sylvie Gibert   
«Ce roman a pris sa source devant un très beau pastel d’Amélie Beaury-Saurel, Dans le bleu, une donation faite au musée des Augustins à Toulouse. Le présence forte du modèle m’a inspiré Zélie Murineau.» explique Sylvie Gibert dans sa postface qui lève également le voile sur quelques uns des autres personnages de ce beau roman, dont les compagnes de Zélie au sein de l’atelier des femmes de l’académie Julian – qui ont vraiment existé –, à commencer par Amélie Beaury-Saurel qui finira par épouser son maître : Rodolphe Julian, ainsi que Marie Bashkirtseff, Sophie Schaeppi ou Louise Catherine Breslau, l’amie d’Edgar Degas.
L’héroïne du livre est la donc la jeune Zélie, bien décidée à vivre de sa peinture à un moment où les femmes n’étaient pour ainsi dire pas acceptées dans le cercle restreint des «grands maîtres», représentants d’une peinture académique très classique. Mais nous sommes en 1880, au moment où la société commence à bouger, où le progrès va se mêler aux idées émancipatrices, où les premiers impressionnistes se font huer.
La jeune femme réalise quelques esquisses dans le Jardin des Tuileries lorsqu’elle croise le regard d’un jeune homme. Il s’agit du commissaire Alexandre d'Arbourg, amateur d’art à ses heures perdues. Il s’est longtemps demandé «ce qui faisait la différence entre les peintres amateurs et les grands maîtres» sans trouver de réponse, sinon que les grands maîtres, comme Zélie, possèdent un sens de l’observation absolument extraordinaire : «Cette étonnante perspicacité du regard ne serait-elle pas une partie du secret des grands maîtres de la peinture ?»
C’est cette qualité qu’il va mettre à son service, la jeune fille parvenant à lui décrire de façon détaillée les voleurs qui sévissent dans le parc. Une amitié naît, même si elle inquiète dans un premier temps la jeune artiste qui, pour payer son loyer, n’a pas hésité à reproduire une œuvre de Vélasquez et à la vendre à un brocanteur.
Zélie s’est crue découverte, puis elle comprend qu’Alexandre aimait s’amuser. «Il maniait l’ironie avec une véritable délectation…» Si bien qu’elle accepte son offre de réaliser le portrait de sa filleule Juliette, mais en posant ses conditions. Elle veut que le commissaire l’aide à retrouver l’enfant de la nourrice dont elle réalise le portrait et qui a disparu durant le trajet qui devait le ramener dans sa famille.
Alors qu’Alexandre commence son enquête, Zélie sa charge d’un autre mandat. En se rendant au domicile de Juliette, elle est chargée d’observer ce qui s’y passe, car le maître de maison, banquier de son état, a été victime d’une tentative d’empoisonnement. Entre Henriette, la maîtresse de maison qui s’occupe de sa fille unique «comme on traite un bibelot dont la vue dérange, mais dont il est imposible de se débarrasser parce qu’on vous l’a offert.» Léon, le fils d’un premier mariage qui est amoureux de la nouvelle épouse de son père et la bonne qui a su consoler le banquier durant son veuvage, elle a l’embarras du choix…
Habilement construit, le roman va alors nous entraîner d’une part dans les bas-fonds de la capitale et sur la route de quelques malfrats bien peu recommandables et d’autre part au sein du milieu artistique jusqu’au salon du Palais de l’industrie. En passant, on croisera Alphonse Allais, Edgar Degas et quelques autres artistes dont la renommée est loin d’être acquise à l’époque. Sylvie Gibert joue avec beaucoup de finesse sur les deux tableaux, si je puis dire, et sait distiller les indices qui tiendront le lecteur en haleine. Zélie va-t-elle tomber amoureuse d’Alexandre ? Pourquoi ce dernier, qui a découvert le subterfuge du faux Vélasquez, déclare-t-il à sa protégée : «Il se trouve que pour une raison dont je préfère garder le secret, je ne chercherai jamais à vous nuire… Jamais ! Vous en avez ma parole.» ?
Nous voilà entraînés dans un roman aux registres variés dont la partie policière rappelle, sur bien des aspects, les enquêtes de Nicolas le Floch de Jean-François Parot. Peut-être même aurons nous droit prochainement à un nouvel épisode des aventures de Zélie et Alexandre ? Gageons que ce sera le vœu le plus cher de la plupart des lecteurs de ce passionnant périple dans le Paris de la fin du XIXe siècle.
http://urlz.fr/3ppl

par hcdahlem
La Vérité sur l'affaire Harry Quebert La Vérité sur l'affaire Harry Quebert
Joël Dicker   
Une claque monumentale. Un coup de maître. Voilà ce qu'est ce livre. Comment peut-on écrire quelque chose d'aussi bien ? D'aussi abouti ? L'enquête est parfaitement menée, l'écriture est merveilleuse et on ne s'ennuie pas un seul instant ! Grâce aux flash-back on s'attache à la victime et aux personnages secondaires. On est triste que cette histoire d'amour n'ait pas pu durer, et on se surprend à espérer qu'elle s'en sorte quand même, même si nous savons pertinemment que c'est impossible. J'ai été extrêmement émue par cette fille qui a tout fait pour Harry. C'est si dur de commenter sans en dire trop ! J'ai dû faire des pauses pour reprendre mon souffle, je m'apercevais souvent que je ne respirais plus pendant ma lecture. Impossible de lâcher ce livre avant la fameuse révélation qui allait régler cette affaire. Et une fois le livre fini, on est pris de nostalgie, on en veut encore.
Ce livre est un petit bijou que je conseille vraiment à tous ceux qui hésitent encore.
Ceux qui sauront Ceux qui sauront
Pierre Bordage   
Et si la Révolution Française n'avait pas eu lieu ? L'histoire est simple, elle montre qu'en 2010 mais sous le système d'Ancien Régime, l'humanité fonctionnerait tout à fait sous forme de castes. Le prolétariat n'aurait aucun accès à l'éducation et ne pourrait donc jamais se sortir de sa condition et d'évoluer vers d'autres states de la société et n'ont accès à aucun des avantages apportés par les progrès techniques et scientifiques que nous connaissons actuellement. C'est pour ça que les écoles clandestines ont vu le jour. Jean, un jeune homme y suit les cours sous les conseils de sa mère. Lorsque les autorités font irruption dans la classe, il se sacrifie pour sauver les autres élèves. Il deviendra ensuite un hors-la-loi et fera la connaissance de Clara, pourtant d'un monde complètement différent du sien.
Un roman à lire absolument pour comprendre l'importance qu'a eu cette Révolution, l'importance de l'éducation et de l'égalité pour tous.

par nasta
Dieu n'est pas grand : Comment la religion empoisonne tout Dieu n'est pas grand : Comment la religion empoisonne tout
Christopher Hitchens   
Ce fut mon premie livre sur l'athéisme et donc, c'est celui qui aurait pu me décourager de découvrir Dawkins et Harris. Je l'ai adoré et je le conseille fortement. Le livre se concentre vraiment sur les défauts de la religion, des plus évidents au plus discrets. D'une part, Hitchens démontre comment les décrets de la bible sont ilogiques. D'autre part, il attaque la question est-ce que la religion, vraie ou fausse, fait plus de bien que de mal ? La réponse qu'il formule avec aplomb est non.
Entre chiens et loups, Tome 1 : Entre chiens et loups Entre chiens et loups, Tome 1 : Entre chiens et loups
Malorie Blackman   
Livre vraiment fantastique, je n'ai pas décroché tant que je n'avais pas fini !!! Très émouvant tout au long de l'histoire, Callum n'a pas été épargné par la vie, Sephy non plus... Dès le départ on se dit qu'une telle histoire d'amour, si compliquée, ne peut que mal finir et on ne se trompe malheureusement pas, même si malgrès tout il y a une note d'espoir en la personne de Callie Rose.
C'est juste tellement réel!!! C'est forcément arrivé à des gens biens qui ne souhaitaient que vivre libres et en paix leur amour par le passé.

par Puce880
Carnaval Carnaval
Ray Celestin   
Ce qui est bien avec les clubs de lecture, c’est qu’on va vers des genres dont on n’a pas l’habitude ou vers lesquels on n’irait pas tout seul. Typiquement, les polars et les thrillers, font partie de cette catégorie pour moi et pourtant j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Ce que j’appréhende dans ce type de livre ce sont les scènes violentes ou gores, les motivations sinistres des coupables. J’ai peur d’être mal à l’aise, choquée ou dégoûtée. Je n’aime pas le sensationnalisme et je n’aime pas avoir peur. Ici, dans Carnaval, il n’y a (presque) rien de tout cela. On se concentre sur l’enquête et tout ceux qui la poursuivent. Cette chorale de personnages bien construits est très agréable à suivre. Chaque nouvel élément faisant avancer l’enquête vient d’un personnage différent ce qui fait que le lecteur a une meilleure vision d’ensemble que les enquêteurs, sans pour autant être en avance sur eux, ce que j’ai beaucoup aimé.

Chaque personnage est attachant. Les épreuves qu’ils ont vécues et leur personnalité sont crédibles et intéressantes, ce sont ces détails qui les poussent à mener l’investigation de façon différente. Ils ont chacun leur propre façon de penser, de suivre les pistes et d’élaborer des hypothèses; c’est bien élaboré et très divertissant.

Mais ce qui fait la véritable force de ce roman c’est l’ambiance, c’est La Nouvelle Orléans, c’est les années 1920. Celestin dépeint la ville comme un personnage à part entière. Ses quartiers, ses habitudes, son mépris des lois. La ville la moins américaine des Etats-Unis, construite sur des marais, frappée d’ouragans. La ville où l’on parle des mélanges de français, créole, anglais, italiens mais où les communautés se détestent. Cette ville qui connait le vaudou. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère sombre, humide mais aussi colorée et musicale de ce lieux dangereux et miséreux mais qu’on ne peut pas quitter.

par Keikana