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Satisfaction



Description ajoutée par Kmydaukho 2021-07-25T22:23:05+02:00

Résumé

« Je pense souvent à ce qu’il restera, à ce qu’Erwan gardera de moi, de son enfance, j’aimerais saisir, révéler ses sensations sur la pellicule photographique, graver nos instants, craignant que l’amour ne disparaisse avec les souvenirs, graver l’odeur du jasmin quand nous nous approchons de notre maison, odeur de la stabilité du lieu intérieur malgré les désordres de mon cœur, contre la violence extérieure, réelle ou imaginaire, de la mer, des hommes. »À travers la voix incandescente de Madame Akli, Nina Bouraoui nous offre un roman brûlant, sensuel et poétique qui réunit toutes ses obsessions littéraires : l’enfance qui s’achève, l’amour qui s’égare, le désir qui fait perdre la raison.

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Classement en biblio - 8 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Phil_33 2021-10-26T00:08:30+02:00

Le combat que nous menons dans notre chambre est celui de la jouissance que nous implorons pour nous délivrer de la chaleur, de l’ennui, de la défaite de la parole.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Kiki1744 2022-10-08T12:18:52+02:00
Or

"Satisfaction" ; plutôt "Non satisfaction" ?

Nina BOURAOUI nous livre l'histoire et le ressenti de Madame Akli à travers sept carnets écrits par elle en sept chapitres , de 1977 à 1978.

En 1962, Madame Akli, traverse la Méditerranée dans l'autre sens que ces français contraints de quitter l'Algérie.Elle est mariée à Brahim, un algérien mais elle est française...Elle va perdre sa dynamique, ses désirs, sa jeunesse, son identité. En Algérie, elle ne sent plus elle-même car elle est française et femme.Elle assiste au passage d'une colonisation de l’Algérie par la France à celle des femmes par les hommes.

C'est ce malaise, cette tourmente dont Nina BOURAOUI nous fait part; c'est dans cette folie mélancolique de Mme Akli, qu'elle nous emmène.Seuls le vin la lui fait oublier .Seuls les paysages, détonants, exotiques et vrais de l'Algérie semblent lui donner "Satisfaction."

Madame Akli est satisfaite en apparence de cette vie, sans sens, sans désirs, fade et lisse .Elle voudrait s'en convaincre. Elle restera la femme de Brahim : le premier et le dernier, soumise et acceptant son rôle et sa place de femme. C'est la fonction de mère qui lui donnerait "Satisfaction". Mais, la relation de son fils grandissant, aux portes de l'adolescence, avec Bruce, une fille masculinisée la perturbe et la rend jalousement folle.C'est pour tout cela que Madame Akli écrit ses états d'âme qui traduisent dans ses carnets son "Insatisfaction"

Nina BARAOUI nous livre une histoire de déracinée, dans une Algérie qui se prépare à une nouvelle colonisation : celle des intégristes. C'est son histoire qui faute de lui donner une double culture, la prive de son identité jusqu'à son identité sexuelle.L'écriture est poétique, ciselée, envoutante, précise, torturée mais belle.Il faut lire ce livre lentement, tellement chaque mot a sa place dans ce magma bouillonnant de la "non satisfaction" de Mme Akli

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Commentaire ajouté par Phil_33 2021-10-27T23:33:03+02:00
Or

Insatisfaction… « Nos baisers sans tendresse remplacent les mots. Il m’est impossible de dire « je ne t’aime plus », comme il me serait impossible de quitter Brahim, de partir avec mon fils, de laisser son père au pays de la tristesse, d’apprendre une autre ville avec d’autres hommes et d’autres femmes. Je suis condamnée à rester ou je me condamne à rester, manquant de courage et d’imagination. Je ne saurais où me rendre après ici. »

En 1962, au lendemain de l’indépendance, la narratrice, Michèle Akli, une bretonne, s’est installée à Alger par amour pour son mari, Brahim. Quelques années plus tard, elle a 38 ans, son fils Erwan en a dix, elle est dans l’attente d’un évènement qui n’arrive pas, dont elle ignore la nature, attend-elle quelque chose ou quelqu’un ? Que deviendrait-elle si Brahim ne rentrait pas ? Aurait-elle le courage de refaire sa vie ?... Les années assignent à résidence… « Peut-on aimer sans amour ? »

C’est dans ce désarrois absolu que débute le magnifique ouvrage de Nina Bouraoui « Satisfaction ».

Nina Bouraoui (Yasmina Bouraoui) est une romancière française, née en 1967 à Rennes, d'un père algérien et d'une mère bretonne.

Ses parents se rencontrent à Rennes, en 1960, alors qu'ils sont étudiants. Son père, brillant élève, avait été envoyé en France à Vannes, pour poursuivre ses études. Il y passe son bac, et, recommandé par le proviseur de son lycée, entre à la faculté d'économie de Rennes. Il obtient un doctorat d'économie. La mère de Nina, fille de chirurgiens-dentistes, est étudiante en droit. Ils se marient à Rennes en 1962, malgré l'opposition des parents.

Nina Bouraoui passe les quatorze premières années de sa vie à Alger. Lors d'un été en Bretagne, dans sa famille maternelle, ses parents prennent la décision de ne pas retourner en Algérie. C’est alors que naît le déracinement. Elle vivra son adolescence successivement à Paris, Zurich et Abou Dhabi, puis revient à Paris après son baccalauréat pour étudier la philosophie et le droit. Attirée dès l'enfance par le dessin et l'écriture, c'est l'écriture qui lui permettra de « trouver sa place dans le monde ». Elle dit « écrire avec son corps ». Pour elle, l'écriture est un temps où « la sensualité n'est pas séparée de l'esprit ». Ses thèmes de prédilection sont le déracinement, la nostalgie de l'enfance, le désir, l'homosexualité, l'écriture et l'identité.

En 1991 elle obtient le Prix du Livre Inter puis le Prix Renaudot en 2005. En août 2018 elle est promue au grade de Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres.

"Satisfaction" est son dix-huitième roman.

Il saute aux yeux que la ressemblance est frappante entre les parents de Nina (père algérien et mère bretonne) et les protagonistes de son livre, Brahim et Michèle Akli. Qu’en sera-t-il du dénouement ? Sur ma fiche de lecture, j’ai mis une photo de Nina, elle est belle. Ou du moins, je la trouve très belle. Il me plait de donner ses traits à Michèle, comme deux sœurs jumelles. Les voilà incarnées.

L’amour de Michèle ? Son fils : « Dans la chambre de mon fils : son drap, l’oreiller, son odeur, ses vêtements, ses jouets, les cahiers sur son bureau. L’enfance à l’odeur des champs de blé. Je suis ivre d’Erwan. Je l’imagine dans la cour attendant l’appel de son nom, cartable sur l’épaule, short et chaussettes hautes, chemise en denim, sa médaille de la Vierge contre sa peau ; je ne crois pas en Dieu, mais, superstitieuse, je prie contre le mal. »

Tout, dans ce livre parle aux sens, « … j’entends le froissement des fleurs qui s’ouvrent gavées de pluie […] La terre vit, déborde, grandit. Elle renaît, se nourrit de ses pousses, de ses écorces, de ses débris. Elle sent, empeste, ravit, enivre. Elle rend fou, folle, dépendant. […] Elle chante, gesticule, s’ouvre et se ferme, coule en sève, en résine… » plus intime « … Le combat que nous menons dans notre chambre est celui de la jouissance que nous implorons pour nous délivrer de la chaleur, de l’ennui, de la défaite de la parole… »

Et, « En robe, parfumée, je me sens « femme » pour aller chercher mon fils. En écrivant ces mots, j’ai conscience de mon ambiguïté. Je n’éprouve pas de désir charnel pour Erwan, mais une jalousie anormale pour ceux qui me voleront son cœur. » Et, justement, voilà qu’apparaît Bruce « Le garçon est des années soixante-dix, sa coupe de cheveux, son allure, le collier en ivoire au ras du cou. Je ne suis d’aucune époque, vaincue, […] un charme animal. Il fera du mal à Erwan, je devrais l’en protéger. » Bruce et Erwan se tiennent par la main au sortir de l’école… Pire !... Bruce n’est pas un garçon, mais une fille dont le prénom est un surnom : elle adore Bruce Lee…

Et enfin, après un (trop) long intermède de désespérance, voici que se présente Catherine, la maman de Bruce… « Elle n’est ni grande, ni petite, son corps est taillé pour le désir des hommes, des femmes, nous foudroyant dès le premier regard comme si elle lançait au visage des poignées de pétales de roses et de cristaux. » Alger abritait une femme, et Michèle l’ignorait !...

Plusieurs romans se superposent, se chevauchent et s’entremêlent. L’histoire que vivent Michèle, Erwan, Catherine et les autres, et celles, fantasmées, imaginées, rêvées, que s’invente Michèle du fond de sa névrose, de son obsession, de sa folie… À vous de les découvrir…

L’écriture est fluide et poétique, de petites phrases crépitent, précises et percutantes, une multitude de paragraphes courts, espacés, font de ce texte une succession de tableaux qui hésitent entre impressionnisme et pointillisme tant les touches sont vives, sautillantes et rapprochées. Le soleil et la lumière d’Algérie apportant une pointe de fauvisme et de sensualité, la mélancolie, le déracinement et le mal-être de Michèle y créent un contraste déstabilisant… Troublant !

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Commentaire ajouté par Matatoune 2021-09-17T21:45:37+02:00

Nina Bouraoui sait de romans en romans surprendre et se réinventer. Car, ce roman a de quoi étonner ! Nina Bouraoui choisit la forme du journal, sept petits carnets trimballés partout. Y sont confiés les ressentis secrets d’une femme exilée dans l’Algérie des années 60/70, enfermée dans son quotidien, qui sombre irrémédiablement, si ce n’est dans la folie, c’est dans une neurasthénie importante.

Par petites touches, un vécu de solitude se révèle où l’amour pour son fils, Erwann, va combler, certainement trop, un vide émotionnel et une vie où rien n’arrive. A tel point que le vin vient réchauffer quelque peu et, elle le sait, de façon illusoire, ses journées. Seul réconfort, son jardin qu’elle cultive ardemment comme une branche auquel elle se raccroche pour ne pas sombrer. Il y a aussi la mer et le soleil, mais l’inquiétude rode, la peur envahit le quotidien car les années sombres de ce magnifique pays s’annoncent. Alors la narratrice prend des photos pour saisir les instants remarquables de sa vie.

Que peut-elle faire d’autres ? Quitter Brahim, son mari algérien propriétaire d’une usine de papier, mais pour aller où ? Aucun désir pour ce qu’il est, son corps ou alors juste en s’inventant des fantasmes… Elle arrive même avoir honte de lui.

Les jours s’égrènent inexorablement. Jusqu’au moment où le désir, l’envie d’un autre corps, d’une autre chaleur vienne embraser le feu qu’elle avait tenté d’éteindre en elle.

La suite ici https://vagabondageautourdesoi.com/2021/09/17/nina-bouraoui/

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Date de sortie

Sortie récente

"Satisfaction" est sorti 2023-01-11T00:01:35+01:00 en version poche
background Layer 1 11 Janvier

Dates de sortie

Satisfaction

  • France : 2021-08-18 (Français)
  • France : 2023-01-11 - Poche (Français)

Activité récente

Les chiffres

lecteurs 8
Commentaires 3
extraits 3
Evaluations 3
Note globale 8.67 / 10

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