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Bibliothèque de Saturna : Liste de diamant

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Réparer les vivants Réparer les vivants
Maylis De Kerangal   
Ça faisait un bout de temps que j'avais envie de lire ce roman mais l'occasion ne s'était jamais présentée. C'est lors de mon passage au salon du livre que j'ai pu rencontrer l'auteur et que je me suis donc décidée à acheter "Réparer les vivants". Et franchement, j'ai beaucoup aimé !

La narration est particulière, c'est vrai. Maylis de Kerangal fait parfois des phrases dignes de Proust niveau longueur. Elle s'attache à décrire des détails ou à donner des précisions sur certains personnages dont on se serait bien passé. En règle générale, ce style d'écriture m'ennuie. Là, il m'a hypnotisée ! Je ne sais pas vraiment dire pourquoi. Mais j'ai vraiment été complètement hâpée dans le récit et la plume aussi particulière soit-elle ne m'a pas dérangée.
Il faut dire que l'histoire en elle-même m'a complètement ensorcelée. L'auteure nous raconte comment se déroule une greffe, tant d'un point de vue médical que personnel. J'ai trouvé ça dur, j'ai trouvé ça bouleversant. Mais j'ai trouvé ça beau aussi et très original. C'est différents de tout ce que j'ai lu ces derniers temps et même jusqu'à présent.
Et puis, une bonne partie de l'intrigue se passe au Havre, ma ville. Rien que pour cette raison, je ne pouvais qu'apprécier cette oeuvre ;)
Petit bémol tout de même. Il en faut bien ! Je ne me suis pas attachée à la plupart des personnages. À l'exception de Rémige et de Simon, aucun ne m'a vraiment transportée.

Voilà. "Réparer les vivants" est donc un coup de cœur en ce qui me concerne. Il possède une grâce très particulière.

par Saturna
De pierre et d'os De pierre et d'os
Bérengère Cournut   
La rentrée littéraire est plus qu’alléchante cette année ! Hélas on ne peut pas tout lire, il faut choisir… C’est dans un petit catalogue produit par le réseau Les Libraire Ensemble intitulé "S’il n’en restait que 100" que j’ai découvert "De pierre et d’os". Une histoire d’Inuit errant dans la Toundra ? J’achète bien sûr ! J’adore découvrir de nouvelles cultures via les romans et celui-ci s’annonçait en outre comme une grande aventure humaine. Et franchement, il a répondu à toutes mes attentes !

Déjà le résumé m’avait laissé croire que je ne suivrais Uqsuralik que sur une courte période. Je m’attendais à ce qu’elle doive survivre seule après s’être trouvée séparée de sa famille. Au final, le roman nous raconte toute sa vie, de cette fameuse séparation jusqu’à sa mort. C’est beaucoup mieux ! J’aime comme ça suivre un personnage de femme forte pendant des années, l’accompagner dans tous les moments de son existence, partager ses joies et ses peines. Je me suis vraiment attachée à Uqsuralik et aux différents protagonistes qui l’entourrent.
L’autre gros point fort du roman c’est évidemment la découverte de la culture Inuit qui est aussi belle et fascinante que difficile. D’un point de vue spirituel, les Inuits se plient à un certain nombre de règles, ils ont beaucoup de tabous. Mais ils ont également des légendes et des croyances magnifiques. Au quotidien, la vie de ce peuple est dure. Ils sont habitué à mener une existence rude jalonnée d’épreuves si bien que leurs réactions (ou plutôt leur peu de réaction) peuvent parfois surprendre. Leur vision de la mort et leur manière de l’appréhender par exemple est surprenante. J’étais vraiment reconnaissante à l’auteure de nous faire découvrir tout cela.
Le roman a aussi un côté très spirituel. Il flirte parfois avec le fantastique. Comme c’est Uqsuralik qui nous raconte son histoire, forcément elle accorde foi à tout ce qu’elle vit d’étrange. Après, le lecteur qui n’est pas réceptif à tout ça peut l’interpréter comme il le souhaite. Les moments où la jeune femme a des contacts avec les esprits peuvent ainsi être perçus par ceux qui n’y croient pas comme des visions provoquées par la faim ou le froid. Ces passages étaient un peu déstabilisants au début. J’avais du mal. Mais finalement je m’y suis fait et même cet aspect de l’ouvrage a fini par me plaire.
Enfin, un dernier mot sur les chansons. Le livre est entrecoupé de sortes de poèmes qui permettent à tous les personnages de s’exprimer à un moment ou à un autre. C’est vraiment une bonne idée d’avoir insérer ces chants et ils sont tous très beaux. Ils confèrent encore plus de majesté à "De pierre et d’os ".

Ce roman est donc un énorme coup de cœur que je vous recommande fortement.

par Saturna
Georges, le monde et moi Georges, le monde et moi
Illana Cantin   
Entre le petit défi "tour du monde en livres" que je me suis lancée au mois d'août et la rentrée littéraire, je n'avais pas lu de romans Young Adult depuis presque deux mois ! Un comble quand on sait qu'il s'agit de mon domaine de prédilection et du rayon dont je m'occupe à la librairie où je travaille. Mais il faut dire aussi qu'aucune nouveauté ne m'attirait vraiment ces derniers temps...Toutes les récentes sorties dans ce genre littéraire ne me tentaient pas. Jusqu'à ce qu'une cliente me demande "Georges, le monde et moi" et que je retourne tous les cartons de la réserve pour le lui trouver. En lisant le résumé j'ai pensé "ça, ça pourrait me plaire". Et je ne me suis pas trompée !
Bon sang cette lecture à été totalement addictive ! Je n'arrivais pas à décrocher. Je voulais, je devais, continuer à lire pour connaître le destin des personnages exceptionnels créés par Illana Cantin.

Car le grande force de ce roman, c'est avant tout ses protagonistes. Plus que des personnages, je les ai vus comme des amis tant ils m'ont touchée et m'ont amusée. J'avais hâte de lire la fin pour tout savoir de leur histoire et en même temps j'avais peur de terminer ce roman car l'idée de les quitter me transpercait le coeur (non, j'exagère à peine). Commençons par Priam, le héros de ce roman. C'est un garçon qui m'a vraiment émue. Ce maniac du contrôle perd littéralement tous ses repères en tombant amoureux d'un autre garçon. À partir de là, commence pour lui une longue réflexion. Qui est-il vraiment ? L'auteure insiste sur le fait qu'il n'est pas forcément gay et j'ai trouvé ça très bien. Ma meilleure amie était très amoureuse d'une fille au lycée mais n'en a jamais aimé d'autres et n'est par la suite sortie qu'avec des garçons. Les filles ne l'intéressaient pas. C'était juste Elle. Ce roman m'a rappelé son histoire et m'a du coup un peu replongée dans mes propres années lycée. J'aurais aimé pouvoir soutenir Priam comme j'ai soutenue mon amie. Mais la remise en questions de Priam n'est pas seulement sexuelle et amoureuse. C'est toute sa vie qui bascule. Et à travers son parcours, le lecteur apprend lui aussi à réfléchir.
Parlons maintenant de Georges. Ah Georges ! J'aimerais qu'il aime les filles pour pouvoir sortir avec lui. Ou plutôt non, j'aimerais être un garçon pour pouvoir sortir avec Georges. C'est typiquement le genre de personnalités qui me fait craquer. Et ses jeux de mots...! Qu'est ce qu'il m'a fait rire ^^
J'ai aussi aimé leur petite bande d'amis bien sûr. Gabrielle et Charlotte, puis Thibault et Eliott. Ce dernier m'a particulièrement touché. On sent que c'est un grand enfant qui ne se maîtrise pas toujours. S'il se comporte comme un gros connard à un moment, il trouve le moyen de ravaler sa fierté et de faire son mea culpa. J'ai trouvé ça bien de montrer que tout le monde peut changer et que l'amitié la vraie, peut vaincre les préjugés. On ne dirait pas comme ça au depart, mais au final, Eliott apporte un message positif; on peut faire évoluer les mentalités.

L'autre force de ce roman c'est son style. Simple, sobre, réaliste. Il s'agit d'un roman français et ça se ressent. Pas de gros cliffhanger de malade, pas d'histoires tirées par les cheveux (bon, la "fausse disparition" de Georges peut être un peu. Mais passe encore), pas de romantisme exacerbé. "Georges, le monde et moi" est un roman très ancré dans la réalité. Il est d'autant plus facile de s'identifier à ces personnages qui nous paraissent accessibles. On pourrait facilement être potes avec eux. Je me suis promis de lire "Love Simon" qui traite également, mais d'une manière différente j'en conviens, de l'homosexualité chez les ados et du regard des autres, justement pour comparer le style américain et français. En général, le premier est un peu plus too-much sans vouloir la jouer chauvine. J'ai aussi trouvé très juste la manière dont l'auteure traite le passage de l'enfance à l'adolescence. Une fois de plus, elle fait preuve de beaucoup de justesse.

Bon aller, un petit élément négatif avant de conclure. Il en faut bien un ! Le seul reproche que je fais à ce livre, c'est la manière dont il traite, ou ne traite pas d'ailleurs, de la sexualité. [spoiler]Après tout, c'est une part essentielle d'une relation amoureuse, surtout à cet âge et j'aurais pensé que le sexe entre Priam et Georges serait plus abordé. Attention, je ne demandais pas des scènes super chaudes. Ce n'est pas de ça qu'il s'agit. Simplement, on sait qu'une première fois est un acte important et une autre étape dans le passage de l'adolescence à l'âge adulte. J'aurais voulu savoir comment Priam abordait cette première fois avec son petit ami, j'aurais aimé que ses pensées soient plus détaillées. Là, j'ai été un peu déçue de cette première fois expéditive qui tombe comme un cheveux sur la soupe. Ça ne collait pas avec le reste du roman. Voilà. [/spoiler]

"Georges, le monde et moi" est donc un énorme coup de coeur !!! C'est pour moi LE roman young adult de la rentrée et je recommande sa lecture à tout le monde ! Personnellement, il m'a fait du bien. Il m'a émue, il m'a fait rire. Et plus que tout, il m'a fait réfléchir !

par Saturna
Une sirène à Paris Une sirène à Paris
Mathias Malzieu   
Chacun des livres de Mathias Malzieu est un enchantement. Celui-ci ne déroge pas à la règle. J'attendais sa sortie avec une impatience fébrile. Au final, j'ai pu le découvrir avec une semaine d'avance grâce à la générosité des Éditions Albin Michel que je remercie chaleureusement.

"Une sirène à Paris" est l'occasion pour Mathias Malzieu de repartir dans un nouveau délire onirique. La plume poétique de l'auteur, les métaphores, les références, les jeux de mot, tout y est. Franchement, je n'ai rien à dire sur le style. Il est comme toujours merveilleux et inimitable.
L'histoire aussi m'a beaucoup plu. J'adore cette idée d'une sirène tranportée dans Paris par la crue de la Seine. Comme toujours c'est original et un peu barré. Le seule reproche que je pourrais faire c'est que j'ai eu l'impression que la love story arrivait comme ça d'un coup. Mais elle n'en est pas moins très belle et nous donne envie de croire encore en l'amour. J'ai aussi apprécié l'intrigue autour de Miléna et Victor (une histoire dans l'histoire) même si elle m'a rendu un peu triste...
Les personnages sont tous très attachants, surtout Gaspard que j'ai adoré. J'imaginais parfaitement Lula et aussi Miléna pour laquelle j''avais une certaine affection. Et j'ai aussi bien aimé Johnny Cash, la "peluche vivante" ^^

Bref, encore un excellent Mathias Malzieu. Comme d'habitude, son roman est un voyage aux confins de l'imagination.

par Saturna
Un certain Paul Darrigrand Un certain Paul Darrigrand
Philippe Besson   
Énorme coup de cœur pour cet ouvrage ! Je l'ai acheté sans trop savoir à quoi m'attendre, séduite par ce titre et la couverture. Je ne m'attendais pas à ce que Philippe Besson nous plonge autant dans son intimité. Je le remercie d'avoir bien voulu partager avec nous ses lecteurs, cette époque de sa vie à la fois si belle et si terrible.

Dans ce roman qui n'en est pas vraiment un (pour moi c'est plus du récit), l'auteur nous raconte son histoire d'amour coupable avec le séduisant Paul Darrigrand (je dis coupable car l'homme était marié). Cette love story s'épanouit dans un drôle de contexte puisque dans le même temps, Philippe Besson contracte une maladie extrêmement grave qui manque de le tuer. La mort et le plaisir se côtoieront donc étrangement durant ces quelques mois, la culpabilité et l'espoir, le corps connaîtra les caresses de l'amant et les soins des médecins.
De sa très belle plume, l'écrivain nous fait éprouver toutes les sensations qui l'ont habité pendant cette période. À la lecture de ce texte, j'ai ressenti le désir, le chagrin, la douleur, l'amour...j'en suis vraiment ressortie bouleversée.

Il n'y a rien de plus à ajouter. C'est juste magnifique. Voilà.

par Saturna
Exo, Tome 1 Exo, Tome 1
Fonda Lee   
Bon sang il y a longtemps qu'un livre ne m'avait pas fait cet effet-là !!!
Et pourtant ce n'étais pas gagné...bon le résumé d' "Exo" m'attirait c'est vrai, mais si je l'ai lu, c'est surtout par souci professionnel. Il est vrai que la couverture proposée par Bayard n'est pas très engageante... Elle ne donne pas franchement envie et je me suis dis que les clients de la librairie dans laquelle je travaille ne se tourneraient pas naturellement vers lui. J'ai donc décidé de le lire afin de pouvoir éventuellement le booster si le contenu s'avérait plus intéressant que la couverture. Et au final c'est une tuerie !!!!
L'histoire est totalement addictive. Fonda Lee nous propose un synopsis en apparence simple : la terre est colonisée par des aliens, les humains résistent ou collaborent. Un genre de contexte de seconde guerre mondiale mais version futuriste en gros. Mais ce n'est pas que ça, houlà houlà ! Derrière il y a tout un univers foisonnant, une réflexion sur la condition humaine, les relations familiales et le fanatisme aussi. C'est une oeuvre vraiment très dense.
Les personnages sont fantastiques. Que ce soit le héros Donovan ou ceux qui l'entourent comme Jet (je crois que je suis amoureuse de lui ^^), Saul, Max, le premier mandataire, Tate...il y a trop de protagonistes excellents pour que je puisse tous les nommer. Chacun est bien pensé, bien utilisé.
L'auteure est parvenue à me surprendre et ça j'ai beaucoup apprécié. [spoiler]Je pensais vraiment que Max allait être sauvée par un rebondissement de dernière minute.[/spoiler]
Bref je recommande fortement ce livre. Pitié amis lecteurs, ne vous arrêtez pas à sa couverture. C'est de loin le meilleur livre de SF destiné à un public ado/young adult depuis longtemps !

par Saturna
Exo, Tome 2 Exo, Tome 2
Fonda Lee   
Quand ce deuxième tome de la série "Exo" est sortie, j'ai mis un certain temps avant de le lire. J'étais dans cette mauvaise phase où je me souvenais assez du premier pour ne pas avoir envie de le relire tout de suite mais où d'un autre côté j'avais peur de ne pas me souvenir de certains détails et que ma lecture en soit gâchée (comme ce fut le cas pour le second volet du "Gang des prodiges" que j'ai abandonné en cours de route parce que beaucoup trop d'éléments étaient passés à la trappe dans mon cerveau...). J'étais donc résolue à attendre un peu et à relire le 1er d'ici quelques temps avant d'attaquer celui-là. Mais je n'ai pas pu résister. J'ai fini par me jeter dessus !

Au final tout m'est très rapidement revenu et donc je n'ai eu aucun souci à me remettre dans le bain. J'ai même carrément plongé tête la première tant cette lecture à été addictive et passionnante. On dit que les deuxièmes tomes sont souvent moins bon mais dans le cas d'"Exo" c'est faux. L'intrigue est toujours passionnante, originale et rondement menée. Le roman est peut-être un petit peu long au début, il y a une grosse période de mise en place mais ensuite ça pète de partout ! C'est la première fois que je lis un roman de SF dans lequel je me sens vraiment immergée dans une guerre extraterrestre. Franchement c'est super bien fait. Tout tient debout, tout est bien pensé et le lecteur se trouve vraiment happé dans l'action. Il y a des moments où je retenais véritablement mon souffle et où mon coeur battait la chamade. J'ai trouvé que l'auteure, contrairement à d'autres écrivains, menait parfaitement son intrigue. Elle mélange habilement scènes de combats et moments plus calmes. Elle a compris que le lecteur, tout comme les personnages, a besoin de repos des fois et que les scènes de "parlotte" sont aussi très importantes. Le rythme du bouquin (à part un peu le début donc) est très bon. Et puis elle prend le temps de poser son intrigue. Tout n'arrive pas comme ça d'un coup, raison pour laquelle même si on est dans un livre de SF, l'histoire à un côté réaliste. On y croit.
Je dois aussi parler des personnages que j'aime à la folie. En général, j'ai du mal avec les héros, trop mis en avant. Mais dans le cas de Donovan, je n'ai pas trop ressenti ça. Il ne m'a pas insupporté du tout. Et je pense que j'aurais fait comme lui dans la plupart des cas (du moins j'espère). Mais mon chouchou reste Jet. C'est un ami en or et un soldat remarquable. J'ai tellement adoré sa bromance avec Donovan ! J'aime d'ailleurs le fait que la relation principale dans ce roman ne soit pas la love story Donovan/Anya mais la relation amicale Donovan/Jet. On insiste plus sur l'amitié que sur l'amour et je trouve ça génial. Il y a une telle cohésion entre les membres d'erzé...ça m'a beaucoup émue. En outre ils sont tous si attachants ! Les personnages secondaires sont vraiment très bien exploités autant les zhrees que les humains. [spoiler]La mort de Léon m'a vraiment fait mal. Et la révélation de Vic comme quoi c'était elle la taupe, je n'y attendais mais alors pas du tout [/spoiler] Aucun protagoniste n'est là pour être là, ils ont vraiment tous un rôle à jouer.
Il faut bien s'accrocher quand on lit "Exo". Il y a beaucoup de termes et de choses inventés par l'auteure. Il y a aussi énormément de politique dans ce roman. Le lecteur doit rester attentif. Pour ma part je n'ai eu aucun mal à comprendre. J'étais trop à fond dedans ! ^^

Je vous recommande donc vivement cette série. Pour moi c'est la meilleure histoire de SF que j'ai lu en ado/YA. Y'aura-t-il un tome 3 ? Difficile à dire avec cette fin ouverte...Je l'espère de tout cœur en tout cas. Je pense que l'univers créé par Fonda Lee peut encore être largement exploité.
(Et désolée pour ce commentaire qui part un peu dans tous les sens, je l'ai écrit à chaud et j'étais tellement surexcitée par ce livre que j'ai eu du mal à structurer mes idées ^^)

par Saturna
Phobos, édition livre de bord Phobos, édition livre de bord
Victor Dixen   
"Phobos" est sans conteste mon livre favori. Toute la série d'ailleurs m'a profondément marquée. Je ne pouvais passer à côté de cette superbe édition illustrée qui a été pour moi, l'occasion de redécouvrir ce premier tome.

L'histoire pour commencer est formidable. En combinant le projet Mars One avec les télé-réalités qui pullulent désormais sur le petit écran, Victor Dixen à créé une histoire originale, plausible et intrigante. Franchement on y croit. D'autant qu'il maîtrise parfaitement tous les détails (le côté champ/hors champ, la réaction des spectateurs, le show-biz, la psychologie des candidats...) On se croirait vraiment devant une émission. Mais le plus intéressant, c'est que "Phobos" commence comme un bon livre de S-F avec une touche de romance (présente mais pas omniprésente) puis tend lentement mais surement vers le thriller. Le suspense et la pression augmentent, le lecteur se retrouve pris dans un engrenage de faux-semblants. Victor Dixen mélange habilement les genres, ajoutant même un petit côté politique à son oeuvre. Bref, il ne manque vraiment rien à l'intrigue.

Les personnages sont très bien pensés. C'est vrai, on pourrait les trouver trop parfaits physiquement et trop stéréotypés mais ils ont été sélectionnés à la base pour être les candidats d'un show. C'est donc logique qu'ils répondent à certains critères. Il y a la grande gueule (Kelly), l'éternelle romantique (Kris), le beau gosse (Mozart) etc. Donc oui, les personnages ne sont pas très originaux mais quelque part c'est normal j'ai envie de dire. Et puis ils sont tous tellement attachants qu'on leur pardonne volontiers. Franchement, il n'y a aucun protagoniste à bord du Cupido que je deteste. Toutes les filles ont quelque chose quant aux garçons, j'aurais vraiment eu du mal à choisir à la place de ces demoiselles ^^ même si je me serais volontiers laissée tenter moi aussi par le charme du slave Alexei, j'aime aussi Mozart et Marcus dont les images dans cette édition sont vraiment superbes...quant aux personnages restés sur Terre, je les aime beaucoup aussi. Surtout Serena. Oui, oui. C'est une garce, certes, mais je la trouve fascinante. Je suis impressionnée par son charsime. Victor Dixen l'a vraiment bien réussie.

Je dois aussi souligner la superbe plume de l'auteur. Je reproche souvent aux écrivains de Young adult de soigner le fond mais pas la forme. Avec Victor Dixen, nous avons les deux ! Je trouve son écriture vraiment remarquable. Ses mots m'ont bercée, m'ont entraînée. Il décrit les choses comme personne. On sent en outre qu'il a bossé son sujet. Tout ce qu'il explique à propos du vaisseau, de l'espace ou du voyage vers Mars semble plausible. Bien sûr, je ne suis ni astronaute ni scientifique alors je ne peux pas prétendre que tout ce qu'il dit est vrai. Si ça se trouve, les gens de la profession crieraient que c'est du grand n'importe quoi. Mais c'est tellement bien présenté qu'il donne en tout cas l'impression d'avoir fait quelques recherches et de savoir de quoi il parle.

Bref, ce premier tome de "Phobos" est la première étape d'un formidable voyage à travers l'espace, une évasion parmi les étoiles, un dépaysement total. Je suis fan ! Quant à cette superbe édition, je la recommande surtout aux accros. Car au niveau de l'histoire elle ne change ni n'apporte rien. C'est vraiment du bonus. Du beau bonus.

par Saturna
Le Serment de l'orage, Tome 1 Le Serment de l'orage, Tome 1
Gabriel Katz   
Autant j'adore regarder de l'héroïc fantasy, autant je n'aime pas spécialement en lire. C'est donc sur un coup de tête que j'ai pris cet ouvrage, juste parce que la couverture me plaisait bien et que j'avais envie de sortir de ma zone de confort. Bien m'en a pris ! J'ai vraiment adoré "Le serment de l'orage".

Ce qui m'a plu dans ce livre, c'est notamment le fait que le fantastique n'est pas si présent que ça. Il n'y a pas de dragon, d'objets enchantés ou autres. En fait, dans un Moyen Âge où la religion rythme le quotidien des hommes, on parle surtout de malédiction et d’empreinte du Diable. Ce roman m'est apparut davantage comme une histoire de fantômes, un comte d'épouvante dans une époque ancienne et c'est vraiment ce qui m'a conquise.
D'ailleurs, l'intrigue ne prend pas place dans un monde imaginaire mais en Angleterre (alors appelée Anglia, son nom en latin médiéval) au temps des croisades. Ça aussi c'est un aspect qui m'a beaucoup plu. Malgré la touche de fantastique, j'avais le sentiment de lire plus un roman historique que de fantasy. D'autant qu'en plus d'affronter les ténèbres, les héros doivent également faire face à un ennemi bien plus concret; une armée d'envahisseurs. Et les Eiriniens sont au moins aussi flippants que les étranges chevaliers maudits.
J'ai aussi adoré les personnages. Morgien et Cynon sont deux hommes très attachants. Même s'ils appartiennent à un âge révolu, on peut quand même s'identifier à eux. Marie est une protagoniste très intéressante de même que Ann qui a l'air assez antipathique au premier abord mais qui est tout à fait le genre de personnage féminin déterminé que j'apprécie. Edwin de Gore, la figure paternel, est très touchant. [spoiler]Sa mort m'a fait un petit quelque chose, je dois l'avouer...[/spoiler] Même si je n'aime pas Alistair Arcus, il met du piment et son parcours est impressionnant. J'ai aussi apprécié Stone et tous les autres paysans de Hollow Grave qui font preuve de beaucoup de courage.
Puisqu'on parle de Hollow Grave, Gabriel Katz a réussi à en faire un personnage à part entière. Ces terres sont presque vivantes. En tout cas elles n'ont eu aucun mal à prendre corps dans mon esprit. Durant toute ma lecture, j'étais vraiment là-bas.

"Le serment de l'orage" est donc un très gros coup de cœur. J'ai hâte de lire la suite que j'espère du même acabit.

par Saturna
Broadway Limited, Tome 1 : Un dîner avec Cary Grant Broadway Limited, Tome 1 : Un dîner avec Cary Grant
Malika Ferdjoukh   
Mais pourquoi ais-je attendu si longtemps pour lire ce roman ?! Pourtant, quand je l'ai reçu à la librairie, la couverture et le résumé m'ont plu d'emblée mais je ne sais pas, ce n'était pas le moment. Avant-hier je me suis enfin décidée à l'ouvrir et là...impossible de m'arrêter ! Je me suis retrouvée complètement happée par cette histoire, entraînée dans ce fringuant New York de l'après-guerre. "Broadway Limited" est un chef d'oeuvre, un diamant brut. Je ne saurais dire à quel point j'ai aimé cet ouvrage ni décrire les sentiments qu'il m'a provoqués. Il a réussi à me faire pleurer, non pas de tristesse mais de tendresse et à me rendre nostalgique d'une époque que je n'ai même pas connue. Ce roman, c'est un bonbon acidulé dans un emballage de douceur.
Voilà pour la présentation générale plutôt élogieuse ^^ Mais maintenant, il serait bon d'entrer dans le détail et de préciser pourquoi je fais tant de cas de cet ouvrage.

Premièrement, pour la plume de l'auteure. Il est rare qu'un roman classé jeunesse soit si bien écrit. Malika Ferdjoukh a vraiment un style magnifique, poétique et métaphorique. Ses mots sont comme des petites notes de musique. Franchement, je lui tire mon chapeau et je pense que lirais d'autres livres de cet écrivaine en espérant retrouver la même délicatesse.
J'ai aussi adoré les personnages, tous très attachants et très humains. Ils ont leurs défauts et leurs qualités, leurs rêves et leurs désillusions, leur lot de bonheurs et de malheurs. A la fin, je ne les considérais plus comme des protagonistes mais comme des amis et j'avais envie de me poser tranquillement dans la cuisine de la pension Giboulée pour discuter avec les filles. Je dois le reconnaître, j'ai quand même une petite préférence pour Hadley et Jocelyn. Jocelyn est peut-être le personnage auquel je me suis le plus identifiée (alors que c'est le seul garçon pour au moins 6 filles ^^). Mais on débarque comme lui dans cet univers inconnu, on apprend à le découvrir en sa compagnie et on s'y fait notre nid suivant son exemple. Le fait qu'il soit français nous rapproche également. On se sent nous aussi un peu dépassé par ces traditions américaines (le coup de corsage, par exemple, m'a beaucoup fait rire). Quant à Hadley, je ne peux m'empêcher de l'admirer. Je la trouve courageuse, forte et en même temps si fragile. La partie qui lui est consacrée, véritable nouvelle au milieu du roman, est ma préférée. Pourtant je ne suis pas très romance mais alors sa love story avec Arlan m'a, pour le coup, vraiment bouleversée et émue. Elle était si bien traitée, si justement amenée. C'était la cerise sur le gâteau si j'ose dire ^^
Enfin, l'autre gros point fort de ce roman, c'est bien sûr le contexte historique. Découvrir la grosse pomme à la fin des années 40, rencontrer les stars d'alors, assister au retour des Boys victorieux et aux prémices de la chasse aux communistes...Malika Ferdjoukh n'a rien laissé passer. On a vraiment l'impression d'être à New York en 1948.

Voilà. "Broadway Limited" est vraiment un énorme coup de cœur pour moi. Ce roman m'a fait un bien fou.
Maintenant, j'espère éprouver les mêmes émotions en lisant le deuxième tome !

par Saturna