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Extrait ajouté par Lyanaa 2019-07-18T11:24:12+02:00

« Mon loup est sur une île, et j’en habite une autre.

Il y est protégé, entouré de marais.

Des hommes assoiffés de sang ont envahi la mienne.

Ils l’opprimeraient s’il venait à eux.

Nous ne sommes pas semblables.

Loup, mon loup, je suis malade

D’avoir tellement besoin de toi. Tes trop rares visites

Rongent mon pauvre esprit, plus que les trop rares proies.

Nous ne sommes pas semblables.

Il est trop facile de briser ce qui jamais ne fut uni :

Notre chant, à nous deux.

Nous ne sommes pas semblables. »

Extrait de « Le Loup et le gardien »,

Le Livre d’Exeter, Xe siècle.

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Extrait ajouté par JennDidi 2019-08-08T17:55:29+02:00

– L’alpha de la meute du Grand Nord est mort, reprend-elle. Notre territoire a été envahi, et il y a encore des matémorphes qui traînent dans le coin. Notre échelon n’a pas besoin d’un patron ! Ce qu’il nous faut, c’est un meneur, un modèle qui ose renoncer à ses espoirs et à ses désirs pour le bien du groupe. Il nous faut quelqu’un qui soit le premier à s’élancer à la chasse, le premier à se battre, le premier à se sacrifier, le premier à mourir. Ce qu’il nous faut, c’est un vrai alpha.

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Extrait ajouté par Lyanaa 2019-07-18T11:26:24+02:00

Les loups détestent les métamorphes. Ces derniers ont la faculté de se transformer, comme nous, mais ils n’y sont pas obligés, et cette infime différence a suffi à les rendre presque humains, c’est-à-dire aussi corrompus et cupides qu’eux.

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Extrait ajouté par LLyza 2019-06-21T23:43:51+02:00

Tant pis pour Leonora. Je ne voyais pas comment j’allais pouvoir survivre à de longues années hors-terres avec ma main droite pour toute compagne. J’ai donc appris les règles du jeu tel qu’il se pratique entre humains.

Ce ne fut pas sans quelques ratés, comme la fois où j’ai frotté ma joue à celle d’une fille pour la marquer. Ou le soir où, debout au pied du lit de Marian, le sexe dressé comme un mât, j’attendais qu’elle se décide enfin à me tendre les fesses et à s’offrir.

Puis le moment où j’ai refermé les dents sur son cou pour l’ancrer et qu’elle a failli me percer le tympan avec son hurlement.

Heureusement Jeremy m’a pris sous son aile et m’a fait découvrir la pornographie et l’imagination sans bornes des humains quand il s’agit d’emboîter deux corps – ou, parfois, plus.

Ces films se sont révélés très instructifs mais également très éprouvants à regarder. Trop souvent les hommes y traitaient les femmes comme des subalternes et semblaient leur infliger leur volonté plutôt que de jouer avec elles. Et puis je leur trouvais quelque chose d’à la fois terrifiant et irrésistible, un peu comme les films d’horreur. Combien de fois je me suis dit, horrifié : « Là, je le sens, elle va lui faire mal… Elle va prendre ses testicules entre ses carnassières et… »

Croque, mâche, croque.

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Extrait ajouté par LLyza 2019-06-21T23:43:02+02:00

Je me demande s’il y a quelque chose dans l’air conditionné des bureaux de HST. Lors de la dernière lune, j’ai fait le trajet avec deux loups qui vivent hors-terres depuis aussi longtemps que moi. Reena siège à la cour d’appel, et son compagnon, Ingmar, occupe un poste quelconque au sein de l’administration de l’État de New York. Ils ne retournent dans les Adirondacks que pour de rares vacances – et, naturellement, pour la lune de fer. Pendant ces trois jours où la lune est ronde et pleine, son influence fait loi, et les loups de la meute n’ont pas d’autre choix que de vivre sauvages.

Reena et Ingmar, qui sont des loups subalternes du deuxième échelon, ne paraissent pas affectés par ce déchirement qu’est la vie hors-terres. Ils ont passé tout le trajet à échanger des anecdotes au sujet de divers restaurants, d’avocats, du marché de l’immobilier et de Hamilton Magazine. J’avais l’impression d’être enfermé dans un espace confiné avec une paire d’humains – moins la puanteur caractéristique d’acier et de charogne.

Je les aurais bien mordus, mais ils ne sont pas de mon échelon.

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