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Bibliothèque de Schlaaf : Je suis en train de lire

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Les Monades urbaines Les Monades urbaines
Robert Silverberg   
J'avais lu ce classique de la Science-Fiction, il y a une bonne dizaine d'années et à l'époque je trouvais qu'il avait assez mal vieilli.
En effet, pour moi c'était très soixante huitard (la drogue, l'amour libre, la musique psychédélique etc...).
Bref, ce roman était très marqué années 70 et flower power.
Après une relecture récente, j'ai pas mal changé d'opinion à son sujet.
Le côté babal cool est devenu très anecdotique et finalement je ne retiens que l'histoire qui est vraiment originale et excellente.
L'histoire: Nous sommes en 2381 avec une planète Terre surpeuplée.
Les humains sont entassés dans des tours immenses de plus de mille étages (environ une hauteur de 3 000 mètres) et les buildings du 21ème siècle ne sont que des petites cabanes à côté.
Le but de l'homme est de croitre et de se multiplier.
Avec "Les Monades urbaines", le sexe est omniprésent et devient aussi banal que de lire un journal.
Le paradoxe est qu'il y a surpopulation (pas loin de 75 à 80 milliards de terriens).
Comme dans toute société, il y a "les ouvriers" et "les dirigeants".
Les premiers vivent en bas des tours et les autres tout en haut.
Au milieu, on trouve les classes moyennes.
Un jour pourtant un homme défit le système et part dans les communautés agricoles qui se trouvent à l'extérieur de ces gigantesque grattes ciel.
Tout commence alors pour lui car il se trouve dans un univers qu'il ne connaît pas.
L'auteur de "L'Homme dans le labyrinthe", "L'Oreille interne" et le "Cycle de Majipoor" posent ici des questions essentielles.
Ce roman qui pour moi avait pris un coup de vieux lors de ma première lecture se révèle finalement intemporel.
Un livre d'une part très agréable à lire et d'autre part qui fait vraiment réfléchir.
Je le conseille.
Adanson Marco.

par Adanson
La ballade de Black Tom La ballade de Black Tom
Victor LaValle   
Ce roman-court est très puissant, il sonne parfois comme un cri. On sent que l'auteur avait une vraie rage et une vraie urgence à s'exprimer, et à mettre des mots sur ce qu'il a sur le cœur. L'histoire se déroule dans le New-York des années 20, mais exprime pourtant une critique terriblement d'actualité sur l'immigration et le racisme latent américain, et notamment de sa police. On met vraiment le doigt là où ça fait mal, sur ce qui cloche dans cette société, à travers des scènes parfois très fortes [spoiler]: je garde notamment en mémoire la mort du père, Otis.[/spoiler]

Mais c'est également un livre ambitieux, bourré de références à H.P. Lovecraft, aussi adoré que controversé. On fait parfaitement ressentir dans ce texte cette dualité, dès les remerciements de la première page. On ne nie en rien l'apport énorme de cet auteur pour la SF horrifique, on s'en inspire même assez clairement. Mais les aspects controversés de cet auteur sont également abordés de façon très frontale, et pour le coup, et c'est une vraie originalité et audace.

Mais peut-être ne suis-je pas assez connaisseuse de Lovecraft pour totalement apprécier ce texte ? Car malgré ses qualités, j'avoue ne pas avoir été complètement embarquée par l'intrigue, que j'ai finalement trouvé assez simpliste ; un peu noyée dans le message qu'on cherche à faire passer. Les personnages ne m'ont pas marqué et le rythme était trop inégal à mon gout.
Avis de tempête Avis de tempête
Serge Brussolo   
Une excellente course au trésor où l'angoisse croît à mesure que nous avançons dans l'histoire. Quel secret cache l'épave remplie de lingots? Comme toujours une imagination débordante!


par Delissia
Armageddon Rag Armageddon Rag
George R. R. Martin   
Nous sommes bien loin de « Trône de fer » que j’ai réellement adoré. Mais attention cela ne veut pas dire que je n’ai pas aimé ce bouquin. Mais plutôt que j’ai découvert un autre univers de l’auteur. Et tout aussi prenant que sa fameuse saga à succès.

Les années sixteen, woodstock, le rock pure et dure font un parfait décor de polar cauchemardesque et sanglant dans lequel l’auteur nous envoie plonger sans bouée de sauvetage.

Sandy Blair, romancier actuellement bloqué du syndrome de la page blanche, se voit offrir l’opportunité de revivre une époque qu’il pensait révolue en écrivant un article pour le journal qu’il a conçu avec un ami qui l’a renvoyé depuis bien des années. Mais ce dernier va l’appâter avec une histoire que seul Sandy peut comprendre. Car Sandy connait parfaitement l’époque du fameux groupe de Rock « Les Nazgûl » : il les a suivis et interviewés du temps de leur grandeur dans les fameuses années sixteen, à l’époque de Woodstock. Aujourd’hui ce groupe revient dans les mémoires avec la mort tragique de leur imprésario, Jamie Lynch.

Une mort trop mystérieuse qui fera remonter également la première mort tragique du chanteur du groupe, Patrick Hobbins abattu violemment en plein concert. Mais surtout une mort étrange qui se rapproche un peu trop d’un des textes du groupe. Sandy va alors tout quitter pour se lancer dans cette histoire et essayer de déterrer des cadavres pour comprendre qui est derrière tout ça. Mais il est loin de se douter de ce qui l’attend. Aura-t-il une imagination assez vaste pour assimiler tout ce qui va lui tomber dessus ?

Sandy est un écrivain d’âge mure, qui part à la conquête de son propre passé. Il a évolué en plein Woodstock, avec une vie sans attache, où plaisir valait mieux que devoirs. Aujourd’hui, c’est un homme sans grande passion, avec une compagne, une maison et une vie trop rangée. Et la mort de Jamie Lynch va le plonger dans son propre passé. Parfois très cohérent et parfois complètement immature. On sent une crise de la quarantaine bien tassée. Mais cela le rend également attachant et plutôt sympathique.

L‘écriture du livre est égale à l’auteur. Elle varie parfois de la fluidité à un côté plus brut, plus saccadé, mais sans jamais nous fatiguer. Une bonne dose de rock, de sang, d’angoisse et on obtient une perle de thriller. A recommander chaudement.
Les Annales du Disque-Monde, Tome 27 : Procrastination Les Annales du Disque-Monde, Tome 27 : Procrastination
Terry Pratchett   
Un livre qu'on ne saurait décrire autrement que "complètement barré".
Personnellement, j'étais ailleurs en le lisant. Il faut parfois relire plusieurs fois certains passages mais n'est-il pas écrit : "C'est en prenant des chemins tortueux que l'esprit imprime la carte" ?

par Ivalnur
Silo Origines Silo Origines
Hugh Howey   
J'ai absolument adoré ce deuxième tome, tout comme le premier. L'alternance des chapitres et la chronologie peut sembler compliqué mais à aucun moment je ne me suis égarée dans les événements. Ce tome offre une nouvelle dimension au Silo, et vient enrichir le premier tome.

par Isaurea
Rêves d'Utica Rêves d'Utica
Roznarho   
Récit initiatique d'une rare envergure, Roznarho à travers son personnage d'Alyss nous poses des question relative à la transformation de l'adolescence à la femme et de la femme à la machine.

L'écriture du roman est d'une très grande richesse laissant une grande fluidité à la narration.
Roznarho nous fais visiter l'afrique du Nord au Sud dans un monde transformé par l'Homme.

par Gyna
La longue terre La longue terre
Terry Pratchett    Stephen Baxter   
La Longue Terre fait partie d'une série en cinq tomes ce qui se sent dans ce premier tome. Le pitch du livre est intrigant et donne envie de se lancer dans l'aventure mais se premier tome prend son temps avec l'histoire. Il ne faut pas s'attendre à beaucoup d'action, la première partie de ce tome 1 nous présente le voyage entre les mondes, les réactions de la population, l'exode et la quête de richesses ou d'idéaux... Bref l'action n'est pas là. La seconde partie du livre nous donne plus de suspense avec la découverte de ces mondes si différents, toutes les possibilités d'évolution de la Terre à un pas de distance, à travers l'expédition de Josué et Lobsang, l'intrigue commence alors avec les découvertes faites par les deux étranges compères. Je dois dire que si je n'avais pas lu ce livre en LC, j'aurais surement laissé tomber avant de passer les 100 premières pages. Les personnages ne sont pas vraiment attachants, parfois tout juste sympathiques ce qui n'aide pas vraiment à s'attacher au récit. Malgré tout, les bons passages rattrapent les passages looooongs et je m’aventurerai surement dans les pages de La Longue Guerre pour connaitre l'évolution de ces terres nouvellement colonisées et de ceux rester sur la Terre d'origine.
Finalement même avec ce premier tome en demi teinte, j'ai envie de continuer l'aventure qui m'intrigue toujours autant, la trame de l'histoire reste pleine de possibilités et les titres des autres tomes me tentent beaucoup.


par Bleuopale
Le Rempart Sud, Tome 1 : Annihilation Le Rempart Sud, Tome 1 : Annihilation
Jeff VanderMeer   
Très bonne surprise aussi bien dans le fond que la forme. Ce livre est prenant, surprenant.

Déjà il y a les partis pris vraiment intéressant et différent, qui plongent dans l'interrogation.

[spoiler]Pas de nom, pas de description physique, pas de nom de lieu, très très peu de dialogue[/spoiler]

Je me suis retrouvé plongé dans une zone étrange, bizarre, inquiétante voir lugubre le tout avec une sensation d'être dans un rêve/cauchemar sans réellement savoir.

Le personnage principale est tellement différente de ce qu'on peut trouver habituellement dans ce genre d'oeuvre.

Beaucoup de place à l'imagination est laissée.

La fin est là également très bonn, angoissant.


Impatient de m'attaquer à la suite.

par Givres
Le Nuisible Le Nuisible
Serge Brussolo   
Après avoir lu et adoré Peggy Sue et Nouchka, j'avais envie de tester les livres pour adultes de Brussolo, et je ne suis pas déçue d'avoir commencé par celui-ci. Même si le style d'écriture n'a rien avoir avec ses livres jeunesse (ce qui semble tout de même logique) et même si je ne pense pas que ses autres romans pourront détrôner la première saga qui m'a fait découvrir cet auteur (soit Peggy Sue et les Fantômes), j'ai tout de même apprécié la lecture de ce thriller.
Le Nuisible est un roman assez complexe (en tout cas par rapport à mes lectures habituelles) que je n'aurais pas pu lire d'une traite, mais qui a vraiment su m'intriguer jusqu'au bout grâce à son suspense omniprésent et son atmosphère mystérieuse et très oppressante. Tout le long du roman, on se demande qui se cache derrière les envois anonymes que reçoit Georges chaque semaine, on se met à élaborer tout un tas d'hypothèses dans notre tête, et on suspecte rapidement un peu tout le monde. On se demande quel genre de dénouement a choisi l'auteur, et on se met même à douter des faits affirmés par le protagoniste et les lettres décrivant avec minutie son passé.
D'ailleurs, ma partie favorite de ce roman n'est autre que le premier chapitre que reçoit Georges et qui nous donne un aperçu détaillé de sa vie avec son ex-femme Jeanne. Ces trente pages sont à mon avis les plus angoissantes de tout le livre, en particulier lorsque l'enfant noir débarque dans leur vie. Ce passage montre bien comment la folie s'installe doucement dans l'esprit de Jeanne, comment il la transforme, et les répercussions qu'elle a sur leur foyer. Même si Georges a voulu poursuivre sa vie comme si de rien n'était après cet épisode pour le moins stressant, il en a conservé des séquelles et il n'est pas difficile de constater qu'il est toujours hanté par le souvenir de Jeanne et de l'enfant noir.
Puisqu'il s'agit d'un thriller psychologique, on ne peut pas dire que ce roman soit bourré d'action et de rebondissements, mais il s'avère tout de même captivant, surtout au début et à la fin. À partir du moment où Georges est en mesure d'utiliser l'auteur des manuscrits afin de punir ses proches, le rythme s'accélère et on est à la fois impatient de découvrir l'identité de l'homme au masque rouge qui exécute ses ordres, et de savoir jusqu'où osera aller Georges.

Pour ce qui est des personnages, je n'ai pas spécialement de préférence et je dois avouer que je ne me suis pas particulièrement attachée à l'un d'entre eux.
Georges est un protagoniste assez spécial et différent des héros que l'on retrouve dans beaucoup de romans. Malgré tout ce qui lui arrive, on ne peut pas vraiment le plaindre ou ressentir de la compassion à son égard car s'il avait agi autrement par le passé, rien de tout cela ne se serait produit. Comme le dit l'auteur des lettres anonymes, Georges est un lâche, qui préfère fuir plutôt qu'affronter la réalité, et c'est ce trait de sa personnalité qui lui jouera des tours par la suite.
Jeanne est tellement bizarre et imprévisible qu'il est également difficile de s'attacher à elle. Même avant que la folie ne dicte ses actes et ses paroles, j'avais beaucoup de mal à la cerner et à comprendre quel intérêt avait pu lui trouver Georges. Son tempérament solitaire, sa tendance à ne presque jamais parler, et son art pour le moins morbide ne me donnerait pas franchement envie de sympathiser avec elle, et encore moins à partir du moment où elle devient obsédée par la présence de l'enfant noir.
Nicole, quant à elle, ne m'a pas vraiment plu davantage. Même s'il s'agit d'une femme on ne peut plus normale en comparaison avec Jeanne, elle n'est pas assez présente dans le roman pour que l'on arrive à l'apprécier. Ses discussions avec Georges sont assez plates, et je n'aimais pas trop la façon dont elle le prenait parfois de haut.
Quant à Laurent, je n'ai pas pensé grand-chose de lui à vrai dire. Là encore, il n'avait pas une importance assez grande dans le récit pour que l'on parvienne à bien le cerner, et même si je ne comprenais pas trop pourquoi Georges le jalousait autant, je ne prenais pas non plus le parti de Laurent.
Je n'ai donc eu aucun coup de cœur au niveau des personnages, mais ce n'est de toute façon pas ce qui fait la force de ce roman. Ici, on n'a pas spécialement besoin d'apprécier les protagonistes pour être captivé par le scénario et pour aimer l'histoire. Tout repose sur le suspense, les nombreuses questions que l'on se pose au fil de notre lecture, l'attente du dénouement, et l'angoisse engendrée par certains passages assez stressants ou au rythme effréné.

En ce qui concerne la fin, j'ai vraiment été surprise par la façon dont l'auteur a choisi de clôturer son livre. Même si j'avais pensé à plein d'hypothèses différentes, je n'imaginais tout de même pas que le dénouement serait aussi sombre.
[spoiler]Déjà, je ne m'attendais pas du tout à ce que Georges se suicide, même si à l'approche des dernières pages, il était évident qu'il ne parviendrait pas à vivre avec ce fardeau et ces regrets.
Pour ce qui est de l'identité de l'auteur des manuscrits, j'avais élaboré plusieurs solutions dans ma tête : au début, je pensais qu'il s'agissait de l'auteur lui-même, qui nous contait l'histoire de son personnage de cette façon, comme dans certains romans où le héros et l'auteur sont étroitement liés ; après, j'ai soupçonné Georges, qui aurait pu, sous l'emprise de l'alcool et de la folie, écrire ces lettres tout seul et commettre les actes qu'il souhaitait se voir réaliser sans même s'apercevoir qu'il les commettait lui-même ; puis j'ai pensé que Jeanne n'était peut-être pas morte et qu'elle se vengeait en lui faisant croire qu'il était observé et menacé ; je me suis aussi dit qu'il s'agissait peut-être de l'enfant noir, qui aurait déjà hanté Jeanne avant et qui reporterait désormais son attention sur Georges ; et il m'est également arrivé d'être méfiante à l'égard de Nicole et de Laurent, même si ce qu'ils ont subi à cause du "pouvoir" dont disposait Georges grâce à l'auteur anonyme les a vite éliminé de ma liste.
Alors forcément, lorsque j'ai vu qu'après la mort de Georges, Nicole et Laurent se réjouissaient du succès de leur plan, j'ai été plus que surprise ! Je suis tombée en plein dans le panneau créé par l'auteur, et j'ai cru jusqu'au bout que ces deux-là n'étaient que des victimes de la paranoïa de Georges. Je les ai même plaint à certains moments, en particulier Nicole, alors qu'en fait, ils l'ont poussé au suicide depuis l'envoi du premier chapitre, sans raison particulière, excepté l'envie de recevoir son héritage. Dire qu'il n'y a jamais eu d'homme au masque rouge, que Laurent ne s'est jamais fait frapper et que Nicole ne s'est jamais fait violée ! Ils ont joué la comédie à la perfection, et il faut dire que leur plan était bien pensé. Enfin, quand on apprend la vérité à leur sujet, on ne peut que les détester et espérer qu'ils paieront pour leur égoïsme et leur cruauté ! D'ailleurs, en lisant l'épilogue, on peut imaginer que Laurent va être pris à son propre jeu ! Le mauvais présage qu'avait reçu Georges dans le prologue lui arrive à lui aussi, et je suppose que cela signifie qu'il ne s'en sortira pas indemne... Nicole va-t-elle tenter de l'éliminer afin de recevoir encore plus d'argent ? Vu combien cette femme est arriviste et sans cœur, ça ne m'étonnerait pas. Ou s'agit-il de l'enfant noir, qui accomplit une sorte de vengeance à chaque fois ? On ne le saura jamais, mais c'est justement ce qui rend cette oeuvre encore plus mystérieuse qu'elle ne l'est déjà. En terminant ce livre, on a l'impression qu'une petite part de fantastique joue son rôle dans l'histoire, et c'est quelque chose qui m'a marqué, en plus du dénouement que j'ai trouvé particulièrement inattendu.[/spoiler]

Pour conclure, Le Nuisible est un thriller psychologique très intriguant et qui nous tient en haleine jusqu'à la dernière page. Même s'il ne met pas en place des personnages très attachants et ne contient pas énormément d'action, il se rattrape par son suspense omniprésent, son intrigue très bien pensée et bien ficelée, et son dénouement surprenant.

par Cassy33