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- Comment tu t'appelles ? tentais-je encore. Pas de réponse. Ce n'était pas gagné...

- Moi c'est Charlotte.

Son visage s'anima soudain et il me considéra avec un intérêt nouveau. Forcément. Il avait l'âge pour me faire des blagues à base de fraises, lui!

- Charlotte?

- Oui.

- Comme la plus célèbre meurtrière de ce pays?

Hein?

- Charlotte Corday, insista-t-il devant mes yeux ronds, celle qui a assassiné Marat dans sa baignoire.

Il sortait d'où ce môme?

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— Tu dois d’abord la demander en mariage de façon romantique, expliqua le petit garçon.

— Ça veut dire quoi ?

— Que tu dois t’agenouiller et lui offrir une bague.

— Oh… Très bien. C’est facile. Et après ? C’est bon ?

— Non. Après, vous êtes fiancés, répondit Élias avec un sérieux à toute épreuve. Il faut rester fiancés un an avant de se marier.

— Un an !

— Oui. C’était écrit dans le magazine sur le mariage idéal. Un an, c’est bien.

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- Adam, tu devrais épouser Charlotte.

Stop. Minute. Qui devait faire quoi?

Adam avait aussi ouvert rond ses yeux si incroyablement semblables à ceux d'Elias.

- Elle a 23 ans, juste 2 ans de moins que toi, et pas de fiancé, poursuivait ce dernier avec le plus grand sérieux, et il faut qu'elle fasse des enfants vite avant d'être trop vieille.

- Hein? m'insurgeai-je.

- Et puis elle sera une super maman. Elle sait cuisiner des tas de trucs vraiment bons. Sans les faire bouillir. Et elle fait des bisous sur le front.

Adam se releva pour m'étudier plus attentivement. Non mais il ne prenait pas au sérieux cette idée saugrenue, quand même!

Il se tourna à nouveau vers son cadet emballé dans ses serviettes.

- Tu es sûr? demanda-t-il simplement.

- Oui.

Comment ça? Et moi? On ne me demandait pas mon avis, à moi?

Adam hocha la tête.

- Très bien, déclara-t-il. Je dois partir vers 17h...

Tant mieux! Et qu'il ne revienne pas! J'avais deux mots à dire à Elias!

- ... pour préparer un boulot demain...

Oh misère... Je ne voulais rien savoir de ce boulot.

- ... Mais on peut faire ça maintenant.

Je faillis m'étrangler.

- On peut faire quoi? articulai-je péniblement.

Il esquissa une moue désapprobatrice.

- Se marier. Tu n'as pas écouté?

L'air me manqua. Mais d'où sortait ce type? Hors de question!

- Mais... Mais non! protestai-je, sidérée.

Adam fronça les sourcils et la pièce me parut soudain glaciale.

- Non? répéta-t-il d'une voix rocailleuse.

La terreur me glaça jusqu'au fond des entrailles. Les paroles de l'inspecteur Balard me revinrent en mémoire "Si jamais vous le croisiez malgré tout, quoi qu'il veuille, surtout, ne le contrariez pas. Vous n'auriez même pas le temps de voir la mort arriver." Oh non!

- Non mais je voulais dire que ça va trop vite, balbutiai-je, les mains tremblantes.

- Top vite?

- Oui, parce que... Parce que...

Une excuse! Il me fallait une excuse!

- Parce que je ne t'ai pas encore présenté à mes parents!

Complétement pitoyable, mais Adam se gratta la tête, perplexe.

- Ils habitent loin? demanda-t-il. Tu penses qu'on aura le temps de faire l'aller-retour avant 17h?

Elias éclata d'un rire joyeux.

- T'es nul, Adam! s'écria-t-il, ravi. Ce n'est pas comme ça, qu'on fait!

- Ah bon? marmonna son frère, ennuyé. Je ne sais pas, je ne me suis jamais marié.

Encore heureux!

Malgré la contrariété visible d'Adam, la température regagna les 25 degrés digne d'un midi de juin.

- Tu dois d'abord la demander en mariage de façon romantique, expliqua le petit garçon.

- Ca veut dire quoi?

- Que tu dois t'agenouiller et lui offrir une bague.

- Oh... Très bien. C'est facile. Et après? C'est bon?

- Non, après vous êtes fiancés, répondit Elias avec un sérieux à tout épreuve. Il faut rester fiancé un an avant de se marier.

- Un an!

- Oui. C'est écrit dans les magazines sur le mariage idéal. Un an, c'est bien.

Parfait. Je retirais toutes mes critiques au sujet de la lecture des magazines féminins par l'enfant au cours des 2 dernières semaines.

- Et pendant ce temps-là, développait celui-ci, vous vous présentez à vos parents et vous vivez ensemble pour vérifier que vous vous aimez pour de vrai. Et aussi pour voir si vous aimez les mêmes choses, comme les flans de courgettes. Et pour être surs que vous êtes sexuellement compatibles.

Hein?

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— Tu veux que je le tue ?

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Alors lui, il méritait la palme de je ne savais pas quoi, mais il la méritait !

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- Il y a deux jours, vous avez fait une recherche Internet concernant Adam Lesath, dit gravement le policier, n'est-ce-pas?

Je restai figée une seconde, toujours sous le choc, puis mes réflexes de survie reprirent le dessus.

- Vous me surveillez! balbutiai-je. Vous avez fouillé mon ordinateur?

Il balaya ma remarque de sa large main comme on écarterait un moucheron.

- Nous parlons de l'un des plus grands assassins de ce siècle, mademoiselle Laroche. N'importe quelle recherche contenant son nom et son prénom fait sonner l'alarme de mon service.

Bon sang! En plus du reste, Google m'avait trahie!

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"Donc, repris-je avec plus de légèreté, une humaine peut avoir des enfants avec une créature de l'ombre. Les yeux d'Adam s'écarquillèrent comme si j'avais dit la chose la plus stupide du monde. -Evidemment ! s'écria-t-il. Tu crois qu'Elias m'aurait trouvé une femme qui ne pouvait pas perpétuer la lignée ?".

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— Je t’ai entendue appeler au secours. Je suis venu.

— Tu m’as entendue ? m’exclamai-je. Mais je n’ai pas appelé !

— Ton cœur s’est mis à battre beaucoup trop vite. J’ai su que tu avais besoin de moi.

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Spoiler(cliquez pour révéler)
Le commissaire présumé dévisageait Adam avec une joie indicible.

- Je sais qui vous êtes, Adam Lesath, jubila-t-il.

- Parfait, approuva celui-ci, enthousiaste. Puisque vous savez, ne perdons pas de temps. Libérez-nous, que nous puissions retourner à notre grasse matinée.

Les yeux de notre interlocuteur s'arrondirent. De toute évidence, il ne s'attendait pas à une telle réponse. Et, à vrai dire, moi non plus.

- Adam, murmurai-je en posant mes mains entravées sur son bras.

- Oui ?

- Ne fais pas ça.

- Ça quoi ?

- Embêter le commissaire.

- Ce monsieur est commissaire ?

- Vous ne manquez pas d'aplomb, gamin, grogna le "commissaire". Je vais vous envoyer en prison, histoire de voir si vous vous en sortez aussi bien que dans la nature.

Cette fois ce fut au tour d'Adam d'ouvrir de grands yeux.

- Ah bon, c'était ça ? s'exclama-t-il, médusé. Vous voulez juste passer un contrat ?

- Comment ?

- Aucun problème. Et vous n'aviez pas besoin de me mettre des menottes.

Il se redressa, soudain très professionnel.

- En trois jours, je peux régler définitivement le problème de surpopulation carcérale dans n'importe laquelle des prisons que vous choisirez, affirma-t-il.

La mâchoire m'en tomba.

- En une semaine, poursuivit-il dans le silence sidéré qui suivit, je vous rend les clés en main propre, prison vidée et nettoyée. Comme Charlotte semble bien vous aimer, je suis prêt à négocier le prix.

- Adam... murmurai-je d'une voix blanche.

- Et pour un euros symbolique de plus, je m'occupe des gardiens.

- Adam !

- Bon, d'accord, concéda-t-il, pas les gardiens.

- Vous plaisantez ? s'étrangla le commissaire.

Adam le regarda de travers.

- C'est plutôt une bonne offre, souligna-t-il. Vous devriez y réfléchir sérieusement. N'est-ce pas, Charlotte ?

Je me pris le visage entre les mains, effondrée. Adam me tapota le genou pour me réconforter, dans un cliquetis de menottes.

- Ne t'inquiète pas, dit-il sur le ton de la promesse, je ne resterai pas très longtemps loin de toi.

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— Je n’avais pas vu que tu portais ce… un truc comme ça, marmonna-t-il. Je t’offrirai des choses plus jolies.

Mes joues s’empourprèrent. Eh bien quoi ? Il ne s’en était pas rendu compte, en me l’enlevant, dans le noir ?

— C’est vrai que c’est moche, approuva Élias. Tu n’avais plus rien dans ton armoire ?

— Si, j’ai plein d’autres choses, bougonnai-je en me tassant sur moi-même. Mais j’avais envie de mettre ce pyjama-là. Et de toute façon, il n’a servi à rien.

— Comment ça ? s’enquit Adam.

— Il était censé t’empêcher d’approcher.

Il éclata de rire et m’attrapa par la taille.

— Il va falloir beaucoup plus que ça pour m’empêcher de t’approcher ! Ça, éventuellement, ça va me donner envie de te l’enlever.

— Devant ton frère ! m’écriai-je, faussement horrifiée.

— Je ferme les yeux ! s’exclama Élias en plaquant les mains sur son visage. Vous pouvez être amoureux !

Mes joues chauffèrent encore plus. Eh bé… Il s’était vite habitué, lui !

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