Livres
381 246
Comms
1 333 804
Membres
266 367

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

- Comment tu t'appelles ? tentais-je encore. Pas de réponse. Ce n'était pas gagné...

- Moi c'est Charlotte.

Son visage s'anima soudain et il me considéra avec un intérêt nouveau. Forcément. Il avait l'âge pour me faire des blagues à base de fraises, lui!

- Charlotte?

- Oui.

- Comme la plus célèbre meurtrière de ce pays?

Hein?

- Charlotte Corday, insista-t-il devant mes yeux ronds, celle qui a assassiné Marat dans sa baignoire.

Il sortait d'où ce môme?

Afficher en entier

— Tu dois d’abord la demander en mariage de façon romantique, expliqua le petit garçon.

— Ça veut dire quoi ?

— Que tu dois t’agenouiller et lui offrir une bague.

— Oh… Très bien. C’est facile. Et après ? C’est bon ?

— Non. Après, vous êtes fiancés, répondit Élias avec un sérieux à toute épreuve. Il faut rester fiancés un an avant de se marier.

— Un an !

— Oui. C’était écrit dans le magazine sur le mariage idéal. Un an, c’est bien.

Afficher en entier

— Tu veux que je le tue ?

Afficher en entier

- Adam, tu devrais épouser Charlotte.

Stop. Minute. Qui devait faire quoi?

Adam avait aussi ouvert rond ses yeux si incroyablement semblables à ceux d'Elias.

- Elle a 23 ans, juste 2 ans de moins que toi, et pas de fiancé, poursuivait ce dernier avec le plus grand sérieux, et il faut qu'elle fasse des enfants vite avant d'être trop vieille.

- Hein? m'insurgeai-je.

- Et puis elle sera une super maman. Elle sait cuisiner des tas de trucs vraiment bons. Sans les faire bouillir. Et elle fait des bisous sur le front.

Adam se releva pour m'étudier plus attentivement. Non mais il ne prenait pas au sérieux cette idée saugrenue, quand même!

Il se tourna à nouveau vers son cadet emballé dans ses serviettes.

- Tu es sûr? demanda-t-il simplement.

- Oui.

Comment ça? Et moi? On ne me demandait pas mon avis, à moi?

Adam hocha la tête.

- Très bien, déclara-t-il. Je dois partir vers 17h...

Tant mieux! Et qu'il ne revienne pas! J'avais deux mots à dire à Elias!

- ... pour préparer un boulot demain...

Oh misère... Je ne voulais rien savoir de ce boulot.

- ... Mais on peut faire ça maintenant.

Je faillis m'étrangler.

- On peut faire quoi? articulai-je péniblement.

Il esquissa une moue désapprobatrice.

- Se marier. Tu n'as pas écouté?

L'air me manqua. Mais d'où sortait ce type? Hors de question!

- Mais... Mais non! protestai-je, sidérée.

Adam fronça les sourcils et la pièce me parut soudain glaciale.

- Non? répéta-t-il d'une voix rocailleuse.

La terreur me glaça jusqu'au fond des entrailles. Les paroles de l'inspecteur Balard me revinrent en mémoire "Si jamais vous le croisiez malgré tout, quoi qu'il veuille, surtout, ne le contrariez pas. Vous n'auriez même pas le temps de voir la mort arriver." Oh non!

- Non mais je voulais dire que ça va trop vite, balbutiai-je, les mains tremblantes.

- Top vite?

- Oui, parce que... Parce que...

Une excuse! Il me fallait une excuse!

- Parce que je ne t'ai pas encore présenté à mes parents!

Complétement pitoyable, mais Adam se gratta la tête, perplexe.

- Ils habitent loin? demanda-t-il. Tu penses qu'on aura le temps de faire l'aller-retour avant 17h?

Elias éclata d'un rire joyeux.

- T'es nul, Adam! s'écria-t-il, ravi. Ce n'est pas comme ça, qu'on fait!

- Ah bon? marmonna son frère, ennuyé. Je ne sais pas, je ne me suis jamais marié.

Encore heureux!

Malgré la contrariété visible d'Adam, la température regagna les 25 degrés digne d'un midi de juin.

- Tu dois d'abord la demander en mariage de façon romantique, expliqua le petit garçon.

- Ca veut dire quoi?

- Que tu dois t'agenouiller et lui offrir une bague.

- Oh... Très bien. C'est facile. Et après? C'est bon?

- Non, après vous êtes fiancés, répondit Elias avec un sérieux à tout épreuve. Il faut rester fiancé un an avant de se marier.

- Un an!

- Oui. C'est écrit dans les magazines sur le mariage idéal. Un an, c'est bien.

Parfait. Je retirais toutes mes critiques au sujet de la lecture des magazines féminins par l'enfant au cours des 2 dernières semaines.

- Et pendant ce temps-là, développait celui-ci, vous vous présentez à vos parents et vous vivez ensemble pour vérifier que vous vous aimez pour de vrai. Et aussi pour voir si vous aimez les mêmes choses, comme les flans de courgettes. Et pour être surs que vous êtes sexuellement compatibles.

Hein?

Afficher en entier

- Il y a deux jours, vous avez fait une recherche Internet concernant Adam Lesath, dit gravement le policier, n'est-ce-pas?

Je restai figée une seconde, toujours sous le choc, puis mes réflexes de survie reprirent le dessus.

- Vous me surveillez! balbutiai-je. Vous avez fouillé mon ordinateur?

Il balaya ma remarque de sa large main comme on écarterait un moucheron.

- Nous parlons de l'un des plus grands assassins de ce siècle, mademoiselle Laroche. N'importe quelle recherche contenant son nom et son prénom fait sonner l'alarme de mon service.

Bon sang! En plus du reste, Google m'avait trahie!

Afficher en entier

Alors lui, il méritait la palme de je ne savais pas quoi, mais il la méritait !

Afficher en entier

Manèges, chaises volantes, chenille… Si je dus le pousser un peu au départ pour l’encourager à me suivre, il prit vite le pli et me devança même lorsqu’il fallut gravir le petit escabeau pour monter sur les dromadaires. Son enthousiasme faisait plaisir à voir. Nous finîmes par nous arrêter au stand de tir à la carabine.

— Mon papa dit qu’un bon tueur à gages n’a pas besoin d’une arme, déclara Élias en prenant une carabine tandis que je payais le forain.

— Un tueur à gages sans arme ? relevai-je avec un sourire moqueur.

Voilà qui me semblait hautement rassurant. Élias hocha la tête avec gravité.

— Pour éviter de toucher quelqu’un qui ne serait pas la cible, précisa-t-il. Avec une arme, il y a toujours un risque de faire une victime collatérale.

Une victime collatérale. Il avait du vocabulaire, cet enfant !

Il porta la carabine à son épaule et tira ses cinq cartouches avec une négligence troublante. Au fond du stand, cinq ballons explosèrent dans un claquement sec. J’en restai bouche bée. Il n’avait même pas visé !

— Je voudrais le lapin bleu avec le nœud rouge, dit-il au forain aussi ébahi que moi.

Afficher en entier

— Tu viens déjeuner quand même ?

— J’arrive, répondis-je en enregistrant le document sur lequel je travaillais. Je meurs de faim ! Tu paries sur quoi, à midi ?

Sophie regarda la fenêtre derrière moi et fit la moue.

— On est mi-juin, il fait super beau, répondit-elle, la température approche des trente degrés, donc ils nous ont sûrement préparé un truc frais et léger. Une tartiflette, peut-être. Ou un bœuf bourguignon.

Je ris à nouveau. Elle n’avait pas tort. La veille, le restaurant d’entreprise proposait en plat du jour un pot-au-feu que nous avions longuement contemplé, dubitatives, avant de nous rabattre sur les salades prévues pour l’entrée.

Afficher en entier

"Donc, repris-je avec plus de légèreté, une humaine peut avoir des enfants avec une créature de l'ombre. Les yeux d'Adam s'écarquillèrent comme si j'avais dit la chose la plus stupide du monde. -Evidemment ! s'écria-t-il. Tu crois qu'Elias m'aurait trouvé une femme qui ne pouvait pas perpétuer la lignée ?".

Afficher en entier

— Je t’ai entendue appeler au secours. Je suis venu.

— Tu m’as entendue ? m’exclamai-je. Mais je n’ai pas appelé !

— Ton cœur s’est mis à battre beaucoup trop vite. J’ai su que tu avais besoin de moi.

Afficher en entier