Livres
454 585
Membres
402 915

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode


Ajouter un commentaire


Liste des commentaires

Commentaire ajouté par MademoiselleMaeve 2019-03-19T22:19:58+01:00
Bronze

https://mademoisellemaeve.wordpress.com/2019/02/08/scott-est-mort-anne-von-canal/

Le blog me permet de faire un peu mon introspection. Je ne vais pas dire qu’il me rend meilleure, ce serait lui donner bien trop de pouvoir, mais il me rend curieuse et fait voler en éclat un certain nombre de certitudes que je pensais avoir. L’une de ces certitudes concerne la littérature allemande.

Alors, a priori, je n’aime pas la littérature allemande. Parce que je trouve que la plupart du temps, quand je lis un livre allemand, les images qui me viennent en tête sont toutes grises. Et cela arrive même quand je ne sais pas que l’auteur est allemand. Je vois des images grises, je fais des recherches sur l’auteur et hop, il est allemand.

Mais ce qui est « sympa » avec les certitudes, c’est qu’elles aiment bien vous faire passer pour des idiots. Enfin, en tout cas mes certitudes aiment bien me mettre dans des situations inconfortables. Alors, bon, avec l’habitude et le blog, j’ai appris à faire avec et à découvrir toutes les exceptions qui ne confirment pas du tout la règle…

Et j’ai découvert que certains auteurs allemands pouvaient se ranger directement dans la liste de mes auteurs favoris. Comme Benedict Wells, publié chez Slatkine & Cie, une maison d’édition que j’aime beaucoup. J’ai eu un gros coup de cœur pour Benedict Wells (que j’adorerais rencontrer un jour).

J’avoue que j’ai confiance dans les choix éditoriaux de Slatkine & Cie, étant donné les jolies découvertes que j’ai pu faire, alors je me suis laissée tenter par Scott est mort de Anne Von Canal. Le titre m’a intriguée, le beau bleu de la couverture aussi. Je me suis plongée dans ce roman sans attendre.

Avec cette très longue introduction, je suppose que si vous ne le saviez pas, vous vous doutez que Anne Von Canal est Allemande. Je ne connaissais pas du tout cette écrivaine, qui a pourtant remporté un certain succès avec son premier roman, Ni terre, ni mer.

Scott est mort, un titre étrange. Pas très joyeux. Mais surtout un titre plein de sens. L’héroïne, enfant, s’est passionnée comme son frère pour les aventures des explorateurs Robert Falcon Scott et Roald Amundsen. Roald Amundsen, le Norvégien a été le premier à atteindre le pôle Sud. En rentrant d’expédition, il a découvert que tous les membres de l’équipe de Scott avaient péri de froid, d’épuisement et de faim en tentant d’arriver avant eux au pôle Sud.

Avec son frère, Hanna jouait aux explorateurs et ils ont continué avec leur meilleure amie, qui voulait bien être Scott. Devenue glaciologue sur la base antarctique d’Amundsen-Scott, Hannah apprend la mort de « Scott », son amie d’enfance. Et entre sa mission, l’isolement et la tempête, Hannah va se replonger dans ses souvenirs…

J’ai failli classer Scott est mort dans mes coups de cœur. Failli. C’est un chouette roman. Qui évoque un univers qui me fascine. C’est bien écrit, on se sent comme enveloppé dans un duvet de neige. Et je n’ai pas vu de gris. Pas du tout. Du blanc, lumineux. J’aurais aimé que Anne Von Canal creuse plus le sujet et nous amène encore plus loin. J’étais conquise et j’ai été triste que ça s’arrête comme ça, j’étais bien avec Hannah.

Maintenant, j’ai envie de lire Ni terre, ni mer…

Afficher en entier
Commentaire ajouté par LesLecturesdAnneSophie 2019-03-01T15:12:04+01:00
Lu aussi

Scott est mort c’est l’histoire d’une amitié. D’une vie. De l’amitié d’une vie.

Disparue. Envolée. Morte...

À quel moment une amitié meurt-elle ? Quand l’une des deux personnes disparaît soudainement de la vie de l’autre, sans laisser ni traces ni explications ? Ou quand l’une des deux quitte réellement ce monde ?

Meurt-elle seulement vraiment un jour ?

Comme faire le deuil d’une amitié si forte, rompue sans un mot ?

Et surtout, comment faire le deuil de l’amie qui nous l’a inspirée, puisque justement tout n’a pas été dit ?

C’est un peu à toutes ces questions qu’Anna Von Canal nous confronte avec ce roman.

Hanna est glaciologue. Un rêve d’enfant devenue réalité, et qui est sur le point d’attendre son apothéose avec l’expédition qu’elle est en train d’entreprendre.

Mais c’était un rêve qu’elle partageait avec Jan, son frère, et Fred, leur meilleur amie.

Combien de fois ont-ils tous trois rejoué ces scènes d’explorateurs ébahis, reprenant les rôles d’illustres prédécesseurs...

Hanna était Amundsen, Jan était Wilson et Fred tenait le rôle de Scott. Réunis par une amitié sans faille et une passion commune.

Jusqu’à ce que Scott disparaisse de leur vie, du jour au lendemain.

Et aujourd’hui, tant d’années après, enfin arrivée dans ce désert de glace tant espéré, Hanna reçoit un mail de son frère : « Scott est mort ».

La tempête de neige qui se prépare à l’extérieur laisse toute latitude au raz-de-marée émotionnel qu’Hanna ressent à la lecture de cette simple phrase.

Sa mission et ses souvenirs vont s’entremêler dans son esprit et sous nos yeux, sans jamais nous perdre.

Grâce à l’utilisation du « Tu », l’auteure nous place non seulement comme le réceptacle des souvenirs d’Hanna mais également comme le pendant de Scott, puisque c’est à elle qu’elle s’adresse lorsque ses pensées se tourne vers ses jeunes années.

Tout en délicatesse et en poésie, ce roman ne prétend pas répondre à toutes les questions, mais il a l’immense mérite de nous permettre de nous les poser.

Et pour certaines d’entre elles, d’y apporter nos propres réponses.

Un livre lumineux, qui souligne avec élégance l’importance des rêves, des amitiés et des deuils, sans jamais tomber dans le pathos.

À lire.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Christele-1 2019-02-23T13:49:03+01:00
Or

Un très beau livre qui nous parle, d’amitié, de mort, d’explorateurs et d’Antarctique. Une immersion complète dans le grand nord, dans une petite tente qui protège à peine de la chute des températures. J’ai été engloutie par le blanc de la neige, une atmosphère froide et dangereuse parfaitement rendue par l’auteur. Le personnage principal de ce récit est Hannah, une scientifique glaciologue qui semble perdre pied au beau milieu d’une expédition importante. J’ai sentie chez Hannah, un grand professionnalisme avec un côté cheftaine dominante, elle peut paraître parfois désagréable et pénible à suivre. Ses relations avec les autres membres de l’équipe sont distantes et grincheuses ce qui fait apparaître une certaine vulnérabilité dès le départ de l’aventure. De sa vie privée on ne sait que peu de chose, elle apparaît bien vide pourtant dès qu’elle reçoit un courrier électronique de son frère lui annonçant le décès de sa meilleur amie, elle va être submergée par les souvenirs de son enfance. On navigue ainsi entre les souvenirs écrits comme des flashes et la réalité de son travail de glaciologue. Lorsqu’une tempête se prépare et menace la poursuite de leur étude, c’est aussi bien valable dans sa tête que climatiquement parlant. Le flot incessant des réminiscences va-t-il prendre le pas sur la raison ? Trop de questions restent sans réponse et la perte de contrôle semble inéluctable d’autant plus que l’ambiance entre les chercheurs se dégrade au fur et à mesure que la tension monte. J’ai apprécié ma lecture même si je n’ai pas trouvé de réponse à mes questionnements, cela à au moins le mérite de laisser au lecteur le choix des solutions à trouver dans son imaginaire. Mais j’ai attendu longtemps une explication qui n’est jamais venue de quoi rester légèrement frustrée, ceci dit cette histoire nous est contée avec tant de sincérité et une certaine poésie que je ne peux que vous en recommander sa lecture.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Maks 2019-02-16T01:42:41+01:00
Or

Anne Von Canal nous propose avec ce roman une cartographie mélancolique de l'âme humaine lorsque l'on perd un être cher, perdu de vue pendant de nombreuses années, sans avoir pu tout se dire.

Comme décors nous sommes transportés en Antarctique lors d'une expédition scientifique, au milieu d'un froid extrême, sur un camps isolé de tout, propice à une plongée intérieure vers des souvenirs lointains, des souvenirs d'enfance et de jeunesse, de quoi entamer un deuil de manière fort sombre. Je vous le dis tout de suite, c'est un livre dur et qui peut vous toucher fortement.

La chef d'expédition, personnage principal, a une personnalité assez rude, passionnée par son métier mais blasée par les années. Elle à un caractère complexe et le fait d'y placer la mort d'un proche donne la gravité du récit.

Visuellement les décors sont superbes, on passe de l'Antarctique à l'Allemagne selon les moments, le présent ou les souvenirs du passé.

Ce fût un beau moment de lecture grâce à la plume d'Anne Von Canal, simple et belle, servant une histoire sincère.

Sur le blog :

https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2019/02/scott-est-mort-anne-von-canal.html

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Cacoethes-scribendi 2019-02-12T17:49:57+01:00
Bronze

J’ai trouvé ce roman très original, bien différent de tout ce que j’ai pu lire, et pourtant je n’arrive pas à mettre exactement le doigt sur ce qui me donne cette impression…

La narratrice est une glaciologue en pleine mission polaire, sur le point d’accomplir ce pour quoi elle a travaillé toute sa vie. D’ailleurs, elle rêve depuis son enfance de devenir exploratrice polaire : avec son frère et sa meilleure amie, lui et elles y ont joué maintes et maintes fois, jusqu’à prendre les rôles de trois fameux explorateurs, dont celui qui a « découvert » le Pôle Sud.

Les quelques 150 pages du romans sont donc de constants aller-retours entre l’expédition professionnelle de Hanna et ses souvenirs de la meilleure période de sa vie, celle du trio Amundsen, Scott et Oates. Les souvenirs, douloureuse nostalgie, remontent, car un message de son frère l’informe que « Scott est mort ». Scott, le surnom de la meilleure amie qu’elle a jamais eue et qu’elle a perdue de vue depuis bien longtemps…

Je n’ai pas lu ce roman très vite et pourtant il m’a happée très facilement ; j’oubliais totalement le monde extérieur entre ses pages. Entre la tension de l’expédition de Hanna, aux réactions imprévisibles qui m’ont un peu fait penser à une ambiance de thriller, et la douceur chaleureuse des souvenirs, je me sentais plutôt bien dans cette histoire.

Ce roman est au final assez mystérieux, c’est une tranche de vie, une tranche de passé. Il aborde de front la solitude et la perte d’une amitié.

J’ai beaucoup aimé ce roman sensible et original. Avec l’évocation de la glace et du froid, c’est parfait pour cette période de l’année !

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode