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C’est l’étreinte charnelle qui alimente mes rêves depuis que je l’ai vu à Miami. Ce n’est pas de l’amour. Ce n’est pas de la passion. C’est de la sorcellerie. Sous chacune de mes pulsions pour elle, il y a la permanence d’un danger. Quelle qu’en soit la raison, Hope Brenner touche mes instincts les plus obscurs, les plus primitifs, les plus enfouis. Même si je ne sais pas pourquoi.

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Une nuit, j’ai été enlevé par des hommes armés cagoulés de noir qui entouraient notre lit-voiture Batman superposé. J’étais en haut, ma tête près du symbole jaune de la cahuve-souris, alors que Zolder avait choisi le volant. Je ne l’ai pas entendu crier, ni se débattre. C’était bizarre. Tout était étouffé dans un calme étrange, entouré de chaos, comme on imagine être l’œil d’une grande tornade. Des monstres venaient nous chercher pour nous mettre à mort. J’avais cinq ans.

Mon histoire est née cette nuit-là.

Depuis, mon monde s’est transformé en épopée. Pas d’existence sans preuve. Pas d’affection sans abandon. Pas de lien sans déchirure. En une nuit, j’ai tout perdu : mon pays, ma famille, ma maison, mes jouets. Mon identité. Demandez-moi d’où je viens, je répondrai, d’un endroit différent. Pourquoi ? Pourquoi cela m’arrivait-il à moi ? Qu’ai-je fait de mal pour mériter de tout perdre ? Enfant, je croyais dur comme fer que la vie est un merveilleux champ de bataille où les héros meurent en combattant les méchants pour que les gentils vivent. C’est vrai. Connaissez-vous un héros dont l’histoire ne commence pas par une vie pourrie ? Moi pas. Batman, Superman, Iceman, Wolverine, Rogue, Captain America, pour ne citer qu’eux. Ils ont tous perdu leurs parents à la base. Du coup, ça ne me gênait pas d’avoir perdu les miens. Ça me rendait plus balèze, héroïque.

Il me faut juste en comprendre la raison. Pourquoi moi ?

« Chaque enfant a besoin d’un héros pour se construire.

Chaque adulte a besoin d’un héros pour se réparer. »

Avec mon frère Zolder, on en partageait un.

Le même qui avait fait inscrire ces deux phrases sur les murs de notre chambre d’enfants et qui n’est pas venu nous sauver. Notre père. C’était normal puisqu’on était jumeaux. Des vrais. Ceux dont la monstruosité est de ne former qu’un seul être, en occupant deux places différentes dans l’espace. Vous croyez que c’est facile, mignon et romantique ? Essayez donc de les séparer comme on l’a fait de nous cette nuit-là, il ne leur reste que du vide. Un putain de vide capable d’anéantir tout ce qu’on peut avoir de bon en soi, pour ne laisser subsister qu’un sentiment de ruines. Aucun cœur pur ne pousse parmi les ruines. Seule la mauvaise herbe y parvient. Enfant ou adulte, les héros nous apportent la force, l’espoir et le rêve de se dépasser. Retrouver Zold est devenu à la fois mon rêve, ma force, et le seul espoir de mon existence, figé dans une brume cotonneuse de vengeance absolue. Punir en représailles. Infliger une peine immorale contre une offense. La vengeance chez moi est à la fois un cri, un droit, et un dessein.

Sans cette obsession de justice, je serais mort.

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Extrait ajouté par Melodie-26 2020-07-02T02:15:25+02:00

«-Je t’ai dit que j’était anomique. Je vais me suicider. Dans quelques mois, années, ça ne fera pas une grande différence. J’ai un besoin insatiable, vois-tu. Je ne veux pas mourir sans avoir connu certaines choses dont j’ai été privé. C’est là que tu interviens. Tu es ma réparation. Je veux que tu me répares jusqu’à mon dernier souffle. Avec ton âme. Avec ton corps. Avec ton cœur. Je ne te forcerai jamais. Cette réparation ne serait pas réelle si je la prenais de force. Je veux que tu me rendes ce qu’on m’a pris de ton plein gré. C’est ça que je veux obtenir de toi. Tous les êtres vivants se battent pour leur liberté. Moi je me bats pour ça. »

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A présent que je suis tranquille, je m’adresse au Wog en pantalon à pince, gilet assorti et nœud papillon rouge, qui a dormi dans la chambre d’amis et qui s’évertue à vouloir me nourrir, alors que je ne lui ai rien demandé.

A moins de tout foutre en l’air, je ne pouvais pas vexer mon hôte.

- Bon Birdy ! j’ai entendu quand Al Nahyan a mentionné que vous n’aviez personne parce que vous vous êtes sacrifié pour Oxton.

Ca part une bonne intention de ma part mais abruti s’empourpre comme si je lui avais mis un doigt au cul.

- Ogilvie Mark William Birdwood, monsieur. Birdy veut dire zozio. J’ai beau voler au-dessus de vos drames, totalement muet et apathique pour vous faire Plaisir, je ne suis pas un zozio.

- Pour moi, si.

- Non, monsieur. Je suis diplômé de la prestigieuse School for Butlers and hospitality où j’ai appris sang-froid, diplomatie, et psychologie. Mon service est essentiel au sein d’une grande famille comme le vôtre.

- Ça ne change rien. Je ne veux pas de vous chez moi. Point final.

- Que monsieur m’excuse, le winery est aussi ma maison. Le testament de feu votre père spécifie que je peux y rester jusqu’à ma mort.

Putain je suis piégé !

Le poids des épreuves tombe sur mes épaules.

- Je ne me souviens pas de vous, Birdy.

Au lieu d’en prendre ombrage et de comprendre qu’il n’a rien à fiche avec moi, il me retire ma tasse vide et pose devant moi un jus d’oranges pressés par ses soins, alors que nous avons un foutu suite.

C’est snob.

- La règle de ma charge est très claire, énonce-t-il. Le majordome doit tout connaître de son maître pendant que son maître ignore tout de son majordome.

Dès hier soir, j’ai lu dans ses yeux qu’il se souvenait parfaitement bien de Zolder et moi. Cet homme nous a peut-être punis, molestés, torché le cul, ou bien nous l’avons rendu chèvre et il nous a silencieusement détestés.

Je n’en ai aucune foutue idée.

- Ecoutez, Birdy. J’ai grandi en anachorète. Je suis un sectateur. Je n’ai pas l’habitude d’être servi, pigé ? Je ne supporterai pas votre présence.

Voilà, c’est dit. Tant pis si c’est brutal.

- Le but d’un majordome en général est d’être invisible. M’objecte-t-il sans se départir de son flegme.

Ils y arrivent très bien !

Rien ne l’ébranle donc ?

- Je n’ai même pas de lit pour vous, dis-je en songeant à tout ce que j’ai rasé.

- Ce n’est pas grave, monsieur. Je peux dormir par terre.

Ok, tu es fermement décidé à m’emmerder, connard.

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- Cite-moi trois choses qui te définissent.

Je suis tout à fait conscient qu'elle me jauge, mais l'enjeu me pousse à continuer.

- L'honnêteté. La compétition. Ce que j'accomplis.

On dit souvent qu'on est ce qu'on pense. Moi je crois qu'on est ce qu'on accomplit.

Sauvage à Hope.

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C’est dingue ce que cet homme me fait ressentir. C’est le diable. Il est démoniaque, trompeur, machiavélique, incorruptible et droit comme un « i ».

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Cette voiture, c’est ton ADN. Agressive. Dangereuse. Narcissique. Tout toi. Rien qu’en la regardant, on a envie de la toucher, alors qu’il ne vaudrait mieux pas.

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– Pourquoi t’as fait une thèse sur la sexualité ?

– Pourquoi pas ?

– T’es une cochonne en réalité, c’est ça ?

– Ouais, j’aime le sexe, claironne-t-elle alors que ses tétons stimulés par l’eau chaude pointent de façon indécente sous son sous-vêtement mouillé.

Je ris de cette version d’elle.

J’aime cette féminité forte, libre et sensuelle qu’elle dégage…

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Je sens battre mon cœur à m’en éclater les côtes.

Comme au départ de Baku. Ce circuit en ville le plus rapide du monde où les vitesse de points atteignent les trois cent quarante kilomètres/heure en pleine rue. De l’adrénaline pure, la grande pompe, le sang qui circule, le cerveau qui fuse deux fois plus vite que la voiture, le corps qui suit naturellement ses impulsions.

L’état d’émerveillement.

Quelque part je voudrais que cette sensation n’arrête jamais.

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– C’est un être singulier, Abbie. Il est cruel mais il donne tous les signes de quelqu’un qui souffre. Cet homme est un incendie. Un incendie de colère et de furie prêt à exploser, mais à l’intérieur… il y a un cœur.

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