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Extrait ajouté par coucougi 2020-05-02T10:35:38+02:00

Elle était l'incarnation du beau dans ce monde plutôt laid.

Elle était une nuit de pleine lune quand on a peur du noir.

Elle était le rayon de soleil sur les feuilles d'automne.

Elle était la première fleur du printemps.

Elle était une campagne enneigée à l'aube.

Edouard en voulait à sa propre mémoire de l'avoir enfouie sous cette routine amoncelée.

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Extrait ajouté par coucougi 2020-05-02T10:31:50+02:00

- Nous serons à l'atelier cet après-midi, je pourrai te montrer les productions en cours.

- Tu as aussi réalisé la lampe de la "chambre des désespérés" ?

- Des désespérés ?

- C'est ainsi que Suzann me l'a présentée. La petite chambre "au cas où", pour les désespérés comme moi.

Gaëlle sourit avant d'ajouter que dans "DESESPOIR" on entendait "DES ESPOIRS", puis elle disparut dans la cuisine pour chercher le plateau chargé de nourriture et de boissons.

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Extrait ajouté par coucougi 2020-05-02T10:26:26+02:00

Et vous Suzann, comment allez-vous ?

- Je suis ravie d'être là. Je cherche des idées. Un peu plus que dans les autres années. Aurai-je la jolie chambre de le bas ?

- Elle se languit de vous.

- Se languit ? Quel charmant mot !

Gaëlle admirait les capacités cognitives de la romancière anglaise. Une cliente discrète et raffinée qui ne gardait le lien qu'à travers quelques lettres lorsqu'elle était chez elle en Angleterre, mais qui revenait chaque année avec une exemplaire fidélité passer quelques jours auprès d'eux en septembre.

- Se languir signifie attendre avec un certain chagrin lié à l'absence.

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Extrait ajouté par Paraffine 2020-04-05T19:22:15+02:00

Prologue

Platon s’approcha de l’arbre à pas de loup, grimpa le long du tronc couvert d’une mousse épaisse, ses griffes largement déployées pour atteindre l’écorce et s’y agripper. Deux énormes branches jumelles – qui, à deux mètres du sol, partaient à l’opposé l’une de l’autre – offraient à son corps gracile une zone plane et confortable. Il s’allongea et ferma les yeux. Le chat pouvait rester ainsi des heures sans bouger. À l’affût du moindre bruit, en sécurité, perché là-haut au bord d’une clairière calme.

Le temps s’écoulait, rythmé par l’agitation alentour et les nombreux chants d’oiseaux.

Le bruissement des feuilles répondait au murmure imperceptible des graminées qui dansaient dans le vent.

L’animal, enveloppé de verdure, se laissait bercer par le concert que la nature lui jouait, riche de milliers de solistes.

Platon ne céderait jamais sa place car il sentait qu’elle était sienne. Rien ne pouvait s’opposer à cette douce vérité.

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Extrait ajouté par sapho 2020-04-02T20:58:58+02:00

Comparé au silence mélodieux de la forêt, celui du métro glaçait les visiteurs inaccoutumés. Edouard l'était devenu en quelques jours. Tout grouillait autour de lui depuis son arrivée à la gare, la valse folle des anonymes qui couraient en tout sens, pléthore d'informations, de publicités, turbulence de lumières, de couleurs vives, de sons agressifs, brouhaha permanent, saleté, odeur âcre. Le bitume n'avait pas vocation, à absorber la pisse comme s'en débrouillait l'humus. Il eut l'étrange sensation d'évoluer dans un monde moribond de sens, soumis à la quête effrénée d'en trouver un. Une société en état de fibrillation. Edouard savait que ce genre de symptôme, quand il était question du cœur, annonçait un arrêt cardiaque fatal. En quoi pouvait consister la réanimation d'une telle communauté ?

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Extrait ajouté par sapho 2020-04-02T20:58:49+02:00

Que veux-tu ? Avec qui ? Pourquoi ? Comment ? Pose-toi ces questions mille fois et agis. Tu as plus de printemps derrière toi que devant. Il est temps. Le passé est révolu. Le présent est ici. Tu y joues un rôle, ton rôle. L'avenir s'imposera. Attends.

La liberté est l'oxygène de certains amours. Elle en a besoin, toi aussi, tu le sais. Tu respires mieux depuis que tu es ici; Et il n'y est pas question de feuilles ou de béton. Tu es un affranchi. Un affranchi du couple. L'idée te convient, elle convient à Elise. Certains canapés ont des messages subliminaux à délivrer.

Rien n'empêche de s'aimer. Surtout pas cette liberté-là. Vivre seul à deux donne envie de partager plus fort les moments plus rares.

Tu as l'âge où tout bouge, tout se remet en question, tu as lâché quelques certitudes, compris quelques règles simples, imaginé assez de scénarios pour savoir celui qui te convient.

réfléchis et à la fois arrête de réfléchir. Vis.

Il rentra.

Serein.

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