Livres
439 722
Membres
369 583

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par AMETHYST 2017-03-10T10:56:23+01:00

La sonnerie de mon téléphone interrompt Jake, stoppant brusquement cet échange crucial. Je ne sais pas qui m’appelle, mais le moment est mal choisi. Je sors mon smartphone pour refuser l’appel, et Jake voit en même temps que moi ce prénom terrible qui s’affiche : MIKE.

Mauvais timing : 1, Léo : 0.

J’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter, je me précipite sur l’écran de mon téléphone pour stopper l’appel, mais c’est trop tard, le mal est fait : Jake, si proche et si tendre il y quelques secondes encore, me regarde d’un air furieux. Je sens une énorme déception chez lui. Je dois endiguer ce qui se prépare immédiatement.

– Jake, c’est un malentendu. Mike n’arrête pas de m’appeler, mais je ne réponds jamais ! Il me harcèle littéralement. C’est ma faute, mais je ne sais pas comment lui dire…

– Pourtant tu as bien son numéro enregistré dans ton téléphone !

– Bien sûr, comment saurais-je que c’est lui, autrement ? Comme ça, je sais que je ne dois pas répondre.

– Comment savoir si tu me dis la vérité ?

– Tu dois me croire : il n’y a rien entre lui et moi, et il n’y aura jamais rien…

– Je ne veux pas que tu fréquentes ce type.

Cette fois, sa remarque m’énerve, et je m’emporte :

– Écoute, je te le dis pour la dernière fois : Mike ne m’intéresse pas. Mais tu n’as pas à me dire ce que je dois faire ou pas, qui je dois fréquenter ou pas. Je ne suis pas un de tes employés de maison ! Je vais finir par croire que tu es jaloux !

– Mais tu n’as toujours pas compris ?? Je ne suis pas jaloux, Léo, j’essaye de te protéger ! Mike est mon ex, nous avons passé deux années ensemble. Et crois-moi, c’est loin d’être un boyfriend idéal.

Je mets quelques secondes à digérer l’information, qui me fait l’effet d’une bombe. Voilà pourquoi ils se saluaient, et pourquoi Mike refusait de me dire clairement comment ils se connaissaient. Ce monde est décidément trop petit. Jake est un peu calmé, il voit à la tête que je fais que j’ignorais tout de cette histoire. Il reprend :

– Mike est un dragueur compulsif. Je passe pour un modèle de chasteté à côté de lui… Bref, ce qu’il cherche avant tout, c’est conquérir. Une fois qu’il a obtenu sa proie, il la jette et s’en désintéresse. J’ai mis du temps à comprendre qu’il me mentait et me manipulait. Maintenant, il est sorti de ma vie, et je ne veux pas qu’il entre dans la tienne.

Afficher en entier
Extrait ajouté par AMETHYST 2017-03-10T10:43:58+01:00

– Bienvenue dans la maison hantée messieurs dames ! Vous allez vivre le moment le plus terrrrrrrrifiant de votre vie !

Soudain, mon cœur bondit dans ma poitrine, je m’immobilise. Il est là.

Jake Henderson.

Dans la foule des touristes.

Je ne parviens pas à y croire.

Il me scrute, à une dizaine de mètres, au milieu des touristes, beau, sculptural, dégageant une aura incroyable. C’est comme si le temps s’arrêtait, je perds mon souffle, je sens des gouttes perler sur mon visage, et le goût amer du maquillage sur mes lèvres. Le groupe de touristes près de moi m’observe également avec perplexité, tout le monde est à l’arrêt, attendant mes instructions. Je reprends mes esprits, mais ma bouche est sèche, j’arrive à peine à articuler :

– Entrez messieurs dames, ce que vous verrez ici, vous ne l’oublierez jamais.

Je les fais rentrer, et toute la queue avance de deux mètres, ce qui a pour effet de rapprocher Jake également. Il me regarde en souriant, mais sans moquerie. Son regard est doux, et il a l’air content de me voir. Alors que moi, je suis totalement désemparé. Je m’attendais à tout, sauf à voir Jake ici au parc.

En plus, je suis déguisé en croque-mort.

Au bout de quelques minutes, il arrive finalement près de moi. Je fais comme si tout était normal, et je l’intègre à un groupe de visiteurs, sans lui adresser la parole. Il tente de me parler, mais je l’interromps sans l’écouter et le presse de rentrer avec les autres à l’intérieur de l’attraction. Happé par le mouvement du groupe, il n’a pas d’autre choix que de suivre, et je le vois disparaître derrière la lourde porte, ses yeux exprimant une grande déception.

Je suis soulagé de m’être débarrassé de lui, mais maintenant qu’il m’a retrouvé, Dieu sait comment, j’ai peur qu’il m’attende à la sortie du parc ou qu’il me retrouve chez moi. Je ne vois pas comment je pourrais l’éviter dans ce cas. Je continue à assumer mon job, dans un état de stress indescriptible, réfléchissant à un moyen de quitter le parc discrètement. Après une heure environ, alors que je me suis décidé à aller voir Diego pour lui dire que je suis malade et que je dois rentrer chez moi, je suis encore pris de court : Jake est de nouveau dans la file d’attente, à quelques mètres de moi. Je n’en reviens pas, il a fait une nouvelle heure de queue, patiemment, pour pouvoir m’approcher. Ou il est cinglé, ou…

Ou il tient à moi ?

Je suis à présent davantage bouleversé que stressé, touché par son attitude. Pour que Jake Henderson endure patiemment deux heures de queue au milieu d’une foule excitée en plein soleil à Disneyworld, c’est qu’il a vraiment envie de me voir. Lorsqu’il arrive de nouveau près de moi, cette fois je lui donne une chance :

– Qu’est-ce que tu fais là ?

– Moi aussi je suis content de te voir.

– Arrête ton cirque ! Je suis au travail.

– Je vois ça. Ça a l’air… cool.

– Écoute je n’ai pas le temps de discuter, les gens attendent.

– Tu finis à 19 heures. Une voiture t’attendra à la sortie du personnel pour t’emmener à l’hôtel Ritz-Carlton. Je t’y attendrai, suite présidentielle.

– Mais…

– Pas de mais, Léo, tu as assez joué avec ma patience, il est temps que nous ayons une discussion.

Il ne me laisse pas le temps de répondre et s’engouffre de nouveau dans la maison. Je suis tiraillé par mille et une émotions : c’est le Jake autoritaire et directif qui vient de parler, une partie de moi a envie de se révolter et de l’envoyer promener. Puis je me souviens de l’autre Jake, l’homme doux et attentionné qui m’a tenu dans ses bras une nuit entière. J’ai tellement envie de le revoir. Je décide donc que j’irai le rejoindre ce soir, quelles qu’en soient les conséquences.

Afficher en entier
Extrait ajouté par AMETHYST 2017-03-10T10:34:18+01:00

L’instant est crucial, nous en avons conscience. Peut-être n’allons-nous rien trouver, ou peut-être que nos vies seront bouleversées à jamais. Je prends une grande inspiration, mais au moment où je vais ouvrir le dossier, Jake m’arrête d’un geste :

– Attends, Léo.

– Qu’y a-t-il ? réponds-je, surpris.

– Il y a quelque chose que je dois faire avant.

Et, me prenant de court, il m’embrasse passionnément, avec fougue, un vrai baiser de cinéma, qui me laisse chancelant et stupéfait. Puis il se recule un peu et s’adresse de nouveau à moi, tout sourire :

– Je devais faire ça. Désolé.

– Euh, c’était plutôt agréable, déclaré-je, soudain détendu par son geste.

– Au cas où tu ne voudrais plus m’adresser la parole après, c’est toujours ça de pris, rétorque-t-il, taquin.

– Comment veux-tu que je ne t’adresse plus la parole ? Maintenant tu es officiellement mon petit ami pour mes parents, réponds-je du tac au tac.

– Oui je savais que je marquerais des points en disant ça…

Afficher en entier
Extrait ajouté par Valfe 2016-11-19T12:54:59+01:00

– Votre dessin est magnifique, Léo ! Avec tout ce talent, je ne comprends pas pourquoi vous gâchez votre énergie dans ce job idiot de… go-go dancer de club de plage !

Mon sang ne fait qu’un tour. À nouveau le yoyo émotionnel : un compliment est forcément suivi d’une gifle chez Jake Henderson. Je n’ai pas à supporter davantage les jugements de valeur de ce fils à papa. Je rassemble mes affaires, les mains tremblantes de colère et de ressentiment, et lui lance au visage :

– Je ne suis pas go-go dancer, je suis serveur. Et je fais ce « job idiot » pour financer mes études, parce que je ne suis pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche, moi. Vous ne connaissez rien de moi, ni de mon passé, alors épargnez-moi vos commentaires.

– Dès que je dis quelque chose vous prenez la mouche, Léo !

– Vous ne vous rendez même pas compte que vous êtes condescendant, Jake, à force de vivre dans votre bulle. Savez-vous qu’il existe un monde parallèle au vôtre, où les gens ne conduisent pas de Porsche et où on ignore à quoi peut servir un club de golf ?

– Vous parlez sans doute de ce monde qui vous héberge gratuitement dans un décor de rêve ?

– C’est un coup bas, ça…

– Vous n’êtes pas tendre avec moi non plus, Léo.

– Je dois partir. On m’attend au Bunch, je dois aller danser en slip sur le bar, comme vous le savez.

– C’était une façon de parler.

– Et moi c’est ma façon de vous dire au revoir.

– Au revoir, Léo. Choisissez bien votre slip.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode