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La logique lui disait qu’il aurait été normal de la séduire. Marianne le désirait. Elle luttait contre cette réalité, mais il connaissait bien les femmes. Quoiqu’elle évitât de l’approcher, son corps réagissait dès qu’il l’effleurait.

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Marianne sentit une brûlure au creux de son ventre, et ses seins se gonflèrent. Elle était sur le point de se détourner quand il leva les yeux, comme s’il avait senti son regard. Elle n’avait plus le temps de se cacher. Leurs regards se croisèrent et il eut un sourire malicieux, comme s’il savait qu’elle les observait depuis un moment. Marianne disparut derrière le rideau, en proie à une sueur froide. Cette capacité à déstabiliser les autres d’un seul regard faisait sans doute partie de ses talents d’interrogateur. Tout en se frottant les bras, elle se pencha pour ramasser les couteaux. Dans cinq minutes, elle devrait entrer en scène. Comment allait-elle pouvoir accomplir son tour en sachant qu’il était dans le public ? Grâce au Ciel, elle avait fini son exercice de funambule. Il ne lui restait plus qu’à espérer qu’elle ne couperait pas les oreilles de Laurent. Ou autre chose. Elle inspira et compta jusqu’à dix pour se calmer. Quand elle fit son entrée sur la piste, elle ne put s’empêcher de lancer un rapide coup d’œil à la loge. Le siège était vide. Elle respira plus librement. S’il n’était pas là pour la troubler, les oreilles de Laurent ne risquaient rien. Le lancer de poignard était son dernier numéro. Dès que les applaudissements cessèrent, elle s’échappa, fendant la foule des artistes qui attendaient pour participer au spectacle final. Le délai d’une semaine fixé par Valette arrivait à expiration et elle n’allait pas attendre qu’il vienne la chercher. Duval l’avait fait appeler. Son estomac se noua à cette idée. Elle aurait préféré traverser nue les ruelles de Montmartre plutôt que d’affronter Duval. Mais c’était un démon qu’elle ne pouvait ignorer. Les vestiaires étaient déserts. Elle ne prit pas le temps de se changer, jetant simplement un manteau à capuche sur son corset rose et échangeant ses ballerines contre des bottes à lacets. Un cri strident s’échappant d’une cage lui fit lever la tête. C’était Pagnol, le singe capucin, vêtu de son costume rouge et de sa toque assortie. Il agita la clochette de cuivre suspendue à l’intérieur de la cage et la regarda d’un air implorant.

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