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Extrait ajouté par TERVERCHANTAL 2018-02-04T11:42:26+01:00

Harriet en eut soudain assez. Elle s'immobilisa et se retourna pour lui faire face. Mais comme il arrivait presque sur elle et qu'il la surplombait de toute sa taille, elle recula d'un pas.

- Alors, c'est vrai ? Vous avez abandonné la fille du précédent pasteur après l'avoir engrossée ?

Gidéon la dévisagea avec gravité.

- Vous êtes bien curieuse, pour quelqu'un qui prétend ne pas s'intéresser à mon passé.

- C'est vous qui avez insisté pour en parler.

- En effet. Je n'ai pas pu résister, dans la mesure où il m'a paru clair que vous aviez déjà entendu l'histoire.

-Eh bien ? insista Harriet. Vous n'avez pas répondu à ma question.

- Gideon haussa les sourcils, comme s'il réfléchissait avant de répondre.

- Les faits se sont déroulés comme on vous l'a très certainement raconté, mademoiselle Pomeroy, dit-il finalement. J'étais au courant que ma fiancée était enceinte lorsque j'ai rompu nos fiançailles. Après quoi, elle est rentrée chez elle et s'est tuée.

Harriet en avait soudain oublié la grotte, les brigands et leur butin.

- Je n'arrive pas à croire que ça se soit passé ainsi.

Il inclina la tête avec un sourire de dérision.

- Merci, mademoiselle Pomeroy. Mais je puis vous assurer que tout le monde au village est convaincu que c'est la vérité.

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Extrait ajouté par Sarouille0208 2017-10-01T22:25:51+02:00

Gideon sentait le désir s'enfler en lui. La nuit promettait d'être longue, très longue...

-Il y a cependant un détail que je voudrais éclaircir.

-Lequel?

-Tu es la plus belle femme que j'aie jamais connue, murmura t'il.

Harriet en resta bouche bée.

-Quelle idiotie! Comment peux-tu dire des bêtises pareilles, Gideon?

Il haussa les épaules.

-Ce n'est que la stricte vérité.

Les lèvres de la jeune femme se mirent à trembler.

-Oh Gideon, dit-elle, Gideon.

Et elle se jeta littéralement dans ses bras.

Surpris - heureusement surpris - par sa réaction, Gideon se laissa tomber à la renverse sur le lit, entraînant Harriet avec lui.

-Et toi, reprit-elle, tu es l'homme le plus magnifique, et le plus attirant que j'aie jamais rencontré.

- J'en déduis qu'en plus de tes autres petits défauts, tu as une très mauvaise vue, répondit-il en lui caressant les cheveux.

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Extrait ajouté par lilourose440 2017-05-23T20:25:37+02:00

Applegate eut un sourire admiratif.

— Vous êtes toujours méthodique dans vos approches scientifiques, mademoiselle Pomeroy. C’est très instructif de vous écouter parler.

Harriet se sentit rougir.

— Vous êtes bien aimable, milord.

Gideon finit par daigner s’apercevoir de la présence d’Applegate.

— Pourriez-vous écarter un peu votre jument, Applegate ? Il crispe un peu mon gris.

Applegate s’empourpra.

— Pardonnez-moi, monsieur.

Et il éloigna sa jument.

Gideon donna aussitôt à ses chevaux le signal de passer au trot. Le phaéton distança rapidement Applegate, qui disparut dans la foule des promeneurs.

Gideon ralentit alors l’allure.

— Tu as gagné un admirateur en la personne du jeune Applegate, on dirait.

— Il est charmant. Et nous avons des points communs.

— Un mutuel intérêt pour les dents fossiles ?

Harriet fronça les sourcils.

— En fait, Applegate s’intéresse davantage aux phalanges. À tort, à mon avis. La plupart du temps, je peux deviner la forme des membres d’un animal simplement en me basant sur sa dentition. Les herbivores ont souvent les pattes terminées par des sabots, par exemple, tandis que les carnivores ont des griffes. À mes yeux, rien ne vaut une bonne dent fossile pour identifier un animal.

— Je suis ravi d’apprendre qu’Applegate est dans l’erreur. J’ai craint, pendant quelques minutes, d’avoir un sérieux rival.

Harriet commençait à en avoir assez.

— Tu te moques de moi, je suppose ?

L’expression de Gideon se radoucit.

— Pas le moins du monde, ma chère mademoiselle Pomeroy. Je m’amuse, c’est tout.

— Oui, je sais. Mais il devient évident que tu t’amuses à mes dépens. Et moi, ça ne m’amuse pas.

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