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Commentaires de livres faits par seiko

Extraits de livres par seiko

Commentaires de livres appréciés par seiko

Extraits de livres appréciés par seiko

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Les courtisans reculaient devant nous, Makin nous précédait, Katherine et moi, qui marchions main dans la main. Le parfum des seigneurs et des dames me chatouillait les narines; lavandes et essences d'orange. Sur la route, la merde avait au moins le bon goût de puer.
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Nous enveloppons notre monde violent et mystérieux d'une feinte compréhension. Nous masquons les gouffres de notre entendement avec la science ou la religion, et prétendons que cet ordre des choses nous a été imposé. Et cette fiction est, dans les grandes lignes, acceptée. Nous évoluons sur des surfaces que nous frôlons sans soupçonner l'existence des profondeurs. Libellules voletant au-dessus d'un lac profond de plusieurs kilomètres,errant par les chemins à des fins vaines. Jusqu'à la survenue de ce moment où la froideur de l'inconnu cherche à s'emparer de nous.

Les plus gros mensonges, nous nous les réservons. Nous jouons à un jeu dans lequel nous sommes des dieux, dans lequel il nous appartient de faire des choix, et le reste suit. Nous prétendons être distinct du monde sauvage. Que l'être humain maîtrise ce qui l'entoure à la perfection, que la civilisation est plus qu'un simple vernis, que la raison nous accompagnera dans les lieux d'obscurité.

J'ai appris ces leçons durant ma dixième année, même si je n'ai pas garder grand-chose d'elles. Corion n'eut besoin, pour me les enseigner, que de quelque instants: ceux, scandés par les battements de mon coeur, pendant lesquels ma volonté vacilla telle la flamme d'une bougie sous le vent, et puis s'éteignit complètement.
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date : 16-04-2013
_ Telle est la malédiction des rois, devoir prendre des décisions qui briseraient un simples hommes, au nom d'un intérêts supérieur. Nous supportons cette charge, seul et en silence, car nous ne pouvons nous en ouvrir a autrui. Et on s'y résigne. Mais il n'y a pas d'absolu, Vidar. Rien ne compte, au final, que la survie, et un roi doit faire le choix qui s'impose pour la survie du royaume. Quelle que soit la cicatrice qu'il laissera sur nos cœurs. C'est précisément ce que je te demande, Vidar.
[...]
_ De tous les gens d'Idriss, tu es le seul à pouvoir comprendre mon fardeau,Vidar, continua-t-il. Tu dois tuer pour survivre. Tu dois tuer, en dépit des cicatrices que tu en gardes.
_ Que me demandez-vous?
_ D'enfreindre les règles, si besoin est. De faire tout ce qui sera nécessaire pour protéger Idriss.
_ Biensur...
_ Non! (Ses ongles s'enfoncèrent une fois de plus dans le poignet de Vidar.) Il ne s'agit pas là des piètres requêtes d'un mourant, qu'on écarte par des platitudes. Il s'agit du futur d'Idriss! Tu es mon héritage, Vidar! Et je veux que tu acceptes cette charge avec le plus grand sérieux.
Une flamme bouleversante brillait dans la regard de lud. Il vit alors exactement ce que le roi exigeait de lui. Endosser un rôle qui ne luui laisserait pas de paix, plus jamais.
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date : 16-04-2013
Alors que Vidar regagnait ses appartements, la sonnerie soudaine des cloches du palais l'arrêta net. Jamais elles n'avaient raisonné avec autant d'alarme depuis qu'il vivait dans la cité. Elles n'alertaient ni d'une invasion, ni d'une menace envers Idriss, mais annonçaient quelque chose de pire encore. tandis que les fonctionnaires de la cour, le visage blême, coupaient court à leur conversations Vidar courut aussi vite que possible en direction du palais.
Ses pires craintes se confirmèrent en pénétrant dans le froid vestibule tout décoré de marbre, calme et accueillant avec sa fontaine bouillonnante et ses plafonds hauts et aérés. Ici et là, des femmes sanglotaient, et des courtisans aux mines médusées couraient en tous sens. Vidar grimpa les marches jusqu'au complexe administratif situé au second étage où Ashur s'était enfermé pour débattre avec les membres éminents de la cour.
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Les yeux fermés, je laissai ma tête retomber contre mon dossier du siège. Un souffle chaud me chatouilla le cou. Je me redressai brutalement, et tournai sur moi-même. Ma main était déjà lancée. Je tapai dans la paume d'un homme séduisant. Il rit au bruit du choc, levant ses deux mains en signe de paix. Mais ce fut l'amusement plein d'une douceur spéculative qui m'arrêta.

-Avez-vous essayé la page quarante-neuf? demanda-t-il en se penchant en avant et en posant ses bras croisés sur le dossier de mon siège.

Je le fixai, le regard vide. Son sourire se fit séducteur. Il était presque trop beau. Ses traits enjôleurs révélaient un enthousiasme enfantin. Ses yeux revinrent au livre dans ma main.

-Quarante-neuf, répéta-t-il sur le ton de la confidence. Vous ne serez plus jamais la même.

Irritée, je feuilletai rapidement le livre pour trouver la bonne page; Oh...mon...Dieu. Le bouquin d'Ivy était illustré.
[...]

Mes yeux se fermèrent et je laissai mon front cogner la vitre. Je les rouvris au bruit des passagers qui montaient. Je clignai des yeux quand je vis qu'il était debout sur le trottoir et qu'il me surveillait. Je me recroquevillai sur moi-même, frissonnante.
[...]
Il leva trois doigts, faisant un salut scout, les porta à ses lèvres et me souffla un baiser. Le bus se remit en marche et il se détourna, l'ourlet de son cache-poussière se balançant au-dessus du sol.
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-Vous devriez faire plus attention à votre soeur, dit le chauffeur en prenant l'argent.(Nick et moi nous regardâmes,ébahis.)Mais je suppose que vous, les Outres,ne vous souciez pas les uns des autres autant que nous, les gens décents. Je ferais de la chair à pâté de quiconque oserait toucher à ma soeur du dos de la main, ajouta-t-il avant de démarrer.
Je regardai ses feux arrière s'éloigner, en pleine confusion jusqu'à ce que Nick m'explique:
-Il croit que quelqu'un t'a battue et que je t'amène ici pour porter plainte.
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