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« Bordel, pourquoi tout le monde dans ce royaume essaie d'assassiner ma femme ? »

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“You really think I could knock two fully grown men unconscious?”

My husband’s reply came instantaneously. “Yes.”

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Triomphant, je la regardai réfléchir et observai les émotions qui défilaient sur son visage ponctué de taches de rousseur.

Elle décréta d’un ton boudeur : « Je t’ai sous-estimé, on dirait. »

Je haussai les sourcils.

« Il suffit de demander.

— Salaud.

— Comme tu voudras », répondis-je en feignant l’indifférence. D’un seul mouvement fluide, je passai ma chemise au-dessus de ma tête.

Elle me fixa, incrédule. « Qu’est-ce que tu fais ? » Elle empoigna ma chemise et me la balança à la figure. Je l’attrapai et la jetai par terre.

« J’ai chaud.

— Tu… Tu… sors de mon lit ! Sors ! » Elle me poussa, probablement de toutes ses forces, mais je ne bougeai pas. Je me contentai de sourire.

« C’est mon lit.

— Non, c’est là que je dors. Toi, tu dors sur le…

— Le lit. » Je croisai les mains derrière ma tête.

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"Where you go, I will go. Where you stay, I will stay."

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Des bulles parfumées à la lavande et de l’eau chaude clapotaient autour de mon corps quand mon mari rentra, plus tard dans l’après-midi.

Sa voix résonna à travers les murs.

« Est-elle là-dedans ?

— Oui, mais… » Mon imbécile de mari, cette tête carrée, ne s’arrêta pas pour écouter les explications ou se demander pour quelle raison Ansel était posté dans le couloir et pas dans la chambre.

Je souriais d’avance. Même s’il allait gâcher mon bain, l’expression sur son visage compenserait ce petit désagrément. Comme je m’y attendais, il fit irruption dans la chambre une seconde plus tard. Je le vis balayer la pièce du regard à ma recherche. Ansel avait retiré la porte du cabinet de toilette pour essayer de réparer les dégâts causés par mon époux le matin, mais je n’avais pas attendu qu’il termine ses réparations.

L’encadrement était magnifiquement vide, c’était une vitrine parfaite pour ma peau nue et savonneuse.

Et pour l’humiliation de Chass. Il ne fallut pas longtemps pour qu’il me repère. Le merveilleux bruit d’étouffement familier éclata dans sa gorge et il écarquilla les yeux.

Je lui adressai un signe joyeux de la main.

« Bonjour.

— Je… Qu’est-ce que vous… ? Ansel ! » Il faillit se heurter au chambranle en tentant de fuir. « Je t’ai dit de réparer la porte ! »

La voix du jeune homme monta dans les aigus, comme s’il frôlait l’hystérie. « Je n’ai pas eu le temps ! »

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Lou tendit le cou pour voir à l’intérieur, mais je lui bloquai la vue en fouillant les objets jusqu’à ce que mes doigts effleurent un livre familier. Même si le dos avait commencé à se fendre à force d’être feuilleté, le fil d’argent du titre était intact. Immaculé. Je le lui tendis.

« Tiens. »

Elle l’accepta avec précaution, le tenant entre deux doigts comme si elle s’attendait à ce qu’il la morde.

« Eh bien, c’est inattendu. La Vie éphémère… »

Elle leva les yeux de la couverture, les lèvres pincées.

« Ça parle de quoi ?

— C’est… une histoire d’amour. »

Ses sourcils se haussèrent et elle examina la couverture avec un nouvel intérêt.

« Oh ?

— Oh. » J’acquiesçai et me mordis l’intérieur de la joue pour ne pas sourire.

« C’est écrit avec goût. Les personnages sont issus de royaumes qui se font la guerre, mais ils sont obligés de collaborer lorsqu’ils découvrent un complot visant à détruire le monde. Ils se détestent au début, mais avec le temps, ils parviennent à mettre de côté leurs différences et…

— C’est un roman sentimental avec des scènes de sexe, c’est ça ? » Elle remua les sourcils de façon suggestive. « En général, les scènes d’amour sont vers la fin.

— Quoi ? » Mon envie de sourire s’évapora et je lui arrachai le livre des mains.

Elle me le reprit aussitôt.

« Bien sûr que non, protestai-je sèchement en tentant de le récupérer.

C’est une histoire qui explique comment l’humanité cohabite, interprète la réaction du bien lorsqu’il est confronté au mal et explore les passions que suscitent la guerre, l’amour, l’amitié, la mort…

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Je levai les yeux au ciel et lançai de l’eau à l’arrière de sa tête. Elle trempa ses cheveux et dégoulina sur le col de sa chemise. Il se retourna indigné, les poings serrés, puis s’arrêta net et ferma les paupières.

« Vous pourriez enfiler quelque chose ? » Il agita une main dans ma direction, l’autre fermement collée contre ses yeux.

«  Je ne peux pas vous parler quand vous êtes là… là…

— Nue ? »

Ses dents se serrèrent avec un clac sonore. « Oui.

— Désolée, mais non. Je n’ai pas encore fini de me laver les cheveux. » Je glissai en arrière et fis descendre mon corps sous les bulles avec un soupir irrité. L’eau clapota sous mon menton.

« Mais vous pouvez regarder maintenant. Toutes mes parties amusantes sont couvertes. »

Il ouvrit un œil. En constatant que mon corps était dissimulé sous la mousse, il se détendit, dans la mesure où quelqu’un comme lui en était capable. Mon mari avait en permanence un balai dans le cul.

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Au grand dam d’Ansel, je me mis à fredonner.

« Pas de fredonnement non plus. »

Je l’ignorai et me mis à chanter à tue-tête : « Ninon gros nichons avait des seins tout ronds. Elle n’était pas très jolie… Mais elle avait de si gros ballons ! Les lolos de Ninon gros nichons poussaient les hommes à des folies. Elle ne s’en souciait pas du tout au fond…

— Stop ! » Son visage était d’un écarlate si vif qu’il aurait pu rivaliser avec celui de mon mari.

« Que faites-vous ? C’est… C’est indécent !

— Bien sûr. C’est une chanson de taverne !

(…)

— Je ne peux rien promettre, répondis-je avec le plus grand sérieux. En revanche, si vous me faisiez visiter…

— Il n’en est pas question. »

Très bien. Je me mis à chanter à tue-tête. « Le gros Willy Billy était un peu débile, mais sa queue remontait plus haut que son nomb…

— Stop, STOP. » Ansel agita les mains, les joues à nouveau en feu.

« Je vais vous faire visiter, mais… je vous en prie, s’il vous plaît arrêtez de chanter sur… ça ! »

Je me levai et je joignis les mains, ravie.

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«Nos bouchent n'étaient qu'à un millimètre l'une de l'autre.

"Sachez que si un homme me touche de quelque façon que ce soit sans ma permission, je lui tranche la gorge." Je me tus pour faire plus d'effet en faisant glisser lentement la lame de son cou à son nombril et plus bas. Il déglutit avec peine.

"Même si cet homme est mon mari.»

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La douleur signifiait que notre histoire avait été réelle.

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