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Bibliothèque de ShapeFleur : Ma PAL(pile à lire)

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Le baiser du banni Le baiser du banni
Cristina Rodríguez   
Voilà un incroyable thriller fantastique qui vous ébouriffera les plumes !. Dalach, dit la Murèna, un hermaphrodite, est un(e) orphelin(e) élevé(e) par le Padre Santiaguo pour être un espion soldat du Vatican. Rendu à la vie civile, elle officie comme négociatrice dans le monde feutré des grands industriels, usant sans vergogne de son talent unique de savoir émettre à la demande des phéromones mâles ou femelles. Jusqu'à ce que tout vole en éclat et que sa petite vie tranquille et luxueuse ne soit plus qu'un souvenir. Dalach se retrouve plongée dans une guerre sans merci et découvre dans le même temps que tout ce qu'elle a cru vrai n'est que mensonge. Elle devra apprendre à connaître sa singulière et redoutable famille, les Matamoros, l'impassible et tendre Angel, Lohan l'intrépide, Alda la dame de fer, et le très discret mais omni-présent Uriel. Dévoiler l'incroyable secret de leurs origines, de cette lutte séculaire qui les oppose à la famille Di Dante, et assumer les conséquences qui en découlent sur sa destinée. Le tout dans une course contre la montre trépidante qui nous emmène de la Galicie au Vatican, d'Israël à la Chine, de pièges en guets-apens, une guerre sanglante et impitoyable où tous les coups sont permis, et qui laissera bien des victimes sur le carreau. Faible reflet de ce qui attend l'humanité si la grande guerre entre les anges déchus et les séraphins, menés par Lucifer et Michael, devait un jour reprendre et trouver son accomplissement.
J'ai adoré cette histoire originale, à la fois moderne et mythique, menée tambour battant, où les péripéties et les découvertes s'enchaînent sans laisser le temps de reprendre son souffle. J'ai aimé le personnage de Dalach, un peu perdue mais si forte et déterminée, je regrette juste que sa nature hermaphrodite n'ait pas été davantage exploitée, car on voit finalement peu son côté mâle. J'ai aimé peut-être encore plus le bel Angel, guerrier innocent à la virilité ambiguë, si désireux d'assumer son rôle et si anxieux de ne pas y parvenir, et cette romance atypique qui se noue entre les deux. Mon second regret, qui rejoint le premier, est de n'avoir pas eu de scène de sexe, entre les deux, j'aurais adoré vivre leur première fois ! Tant pis, je me contenterai de l'imaginer. Ce sont les seuls bémols, (très personnels, et liés à mon goût immodéré pour la romance MM !) que j'émettrai sur cet extraordinaire roman, qui se dévore d'une traite.

par Lena06
Into the Wild Into the Wild
Jon Krakauer   
L'ouvrage est le complément du film. J'ai adoré le film et j'ai apprécié l'ouvrage. Car il prouve à quel point nous sommes dépendants de la civilisation, à quel point la société de consommation nous rend servile. Aujourd'hui nous sommes quasi-déconnecté à la nature. Il est grand temps de se reconnecter à notre belle terre, afin de vivre une relation faite de liberté, de respect et de relative autonomie spirituelle.
Les Lames du Cardinal, L'Intégrale Les Lames du Cardinal, L'Intégrale
Pierre Pevel   
“Tu vas rire, mais je me vois bien écrire une histoire de cape et d’épée avec des dragons et la cardinal de Richelieu”. Pierre Pevel à Stéphane Marsan, son éditeur.

J'avoue que la cohabitation entre l'univers d'Alexandre Dumas et des Dragons, m'avait initialement dérangé. Pourtant, une fois le livre terminé je ne peux que tirer mon chapeau à Pierre Pevel.

Sa trilogie est merveilleusement agencée. En effet,d'un premier tome se rapprochant d'un roman de cape et d'épée très légèrement saupoudré de fantastique, on bascule avec le second dans un roman d'héroic fantasy. Pour, au final, conclure avec un troisième tome flirtant avec la dark fantasy.

Mais, au delà du mélange des genres, la grande force de cet ouvrage est d'avoir su conserver l'héritage de Dumas. A titre d’exemple, le rôle de Richelieu est beaucoup plus ambigu que dans l'oeuvre de Dumas ; les mousquetaires de Dumas, quant à eux, ont un rôle très secondaire voir inexistant.

De plus, l'auteur prend un malin plaisir à nous faire traverser un Paris tel qu'il existait à l'époque de Richelieu, avec un soucis du détail et une écriture visuelle au point qu'on imagine sans mal ce à quoi devait ressembler la capitale à l'époque.

Quant aux héros, les Lames, d'un point de vue totalement subjectif, je trouve le groupe très disparate. Si Saint Lucq, Marciac et, dans une moindre mesure Laincourt, sont des personnages haut en couleur qui s'attirent très rapidement notre sympathie, il n'en va pas de même pour le reste de la troupe, le capitaine La Fargue en tête!

Pour autant, "Les lames du cardinal" font parties de ces livres rares, où une fois le livre terminé, vous avez la désagréable impression d'avoir perdu des amis.
En un mot, une trilogie tout simplement magnifique !

Un conseil pour les amoureux du merveilleux ou pour les néophytes de la fantaisie, lisez le !

https://voyagecodex.wordpress.com/

par ilks
Port d'Âmes Port d'Âmes
Lionel Davoust   
Une ville fascinante et mystérieuse ; un héros qui rentre chez lui après 8 ans d'exil et qui compte bien redorer le nom de sa famille ; des inventions, des machines oubliées qui nous font remonter aux origines de cette ville ; une histoire d'amour vraiment forte, mais terriblement triste ; Port d'âmes avait tout pour me plaire. Malheureusement, si j'ai trouvé que l'auteur avait de très, très bonnes idées, j'ai trouvé le récit vraiment trop long car centré sur les mauvaises choses.

Le narrateur interne nous permet de suivre Rhuys, cet héritier déchu, ses doutes et ses pensées. Rhuys n'est jamais très sûr de lui, il va faire de nombreuses erreurs, se plaindre et se poser beaucoup trop de questions. Si j'ai fini par vraiment m'attacher à lui grâce à son évolution au cours du récit, j'ai tout de même trouvé tous ces passages dans ses pensées trop longs. J'ai mis presque un mois à lire ce livre car j'avais vraiment du mal à faire de longues sessions de lecture : je m'ennuyais et finissais par sauter des passages. Le livre n'est clairement pas porté sur l'action, et les quelques missions entrepris par Rhuys sont beaucoup trop décrites et donc longues pour éveiller l'intérêt.

L'univers créé par l'auteur m'a pourtant fasciné. J'ai aimé les aspects modernes introduits par la conversion dranique et ses machines dans cet univers purement fantaisiste. J'ai trouvé que le mélange était vraiment intéressant et m'a beaucoup fait penser au siècle des lumières. La découverte de la merveille à la fin du livre m'a vraiment donné envie d'en connaître plus sur les anciens âges de ce monde. Le livre m'a d'ailleurs assez frustré sur ce point : on s'intéresse une nouvelle fois beaucoup trop à Rhuys, à ses problèmes avec l'Administration ou aux moyens utilisés par le cartel pour faire avancer leurs recherches, alors que ce qu'il y a d'intéressant selon moi dans ce livre, c'est bien son univers.

J'ai aussi beaucoup aimé le principe des Transferts. Au marché d'Aniagrad, tout se vend, même les souvenirs. Lors de son retour, Rhuys va en non connaissance de cause acheter un Transfert. La Vendeuse, grâce à un rituel que je vous laisse découvrir, va transférer à Rhuys un de ses souvenirs, et plus particulièrement les émotions qu'elle a ressenti. Ce faisant, elle en perd elle même les sensations. Alors que Rhuys va être très choqué par cette pratique (comment peut-on volontairement oublier ce qui nous définit ?) il va finir par être complètement fasciné par cette Vendeuse. Ces moments de Transfert sont vraiment forts, je les attendais toujours avec impatience.

Et cette Vendeuse, Rhuys va en tomber éperdument amoureux. J'ai beaucoup aimé leur relation impossible, alors que j'ai pourtant eu beaucoup de mal avec le personnage de la Vendeuse. C'est une donneuse de leçons qui contredit sans arrêt Rhuys, alors qu'elle semble elle même perdue.

Ainsi, il y a énormément de choses qui m'ont plu dans ce livre. Des choses dont je vais longtemps me souvenir, qui m'ont marqué par leur originalité ou leur force. Malheureusement, elles sont entourées de choses qui le sont beaucoup moins, portées par un style très descriptif et un narrateur interne qui ressasse beaucoup trop les pensées de son personnage. Mais mon voyage en Evanegyre ne va pas s'arrêter là pour autant : d'après ce que j'ai pu lire, Port d'âmes est très différent des autres romans de son univers. Univers dont je compte bien en apprendre plus !

http://bookshowl.blogspot.fr/2017/05/le-mois-de-lionel-davoust-port-dames.html
Moana, Tome 1 : La Saveur des Figues Moana, Tome 1 : La Saveur des Figues
Silène Edgar   
Les personnages :

Moana est une adolescente de 12 ans. Elle vit avec grand nombre de personne de sa famille dans un fare en Polynésie et redoute le moment tant attendu, où le gouvernement l'obligera à se marier et enfanter. Elle veut vivre sa vie, profiter des siens, aimerait voir et découvrir les sensations de l'ancien monde, voyager, etc... tout, sauf se marier si jeune et être mère.
Comment peut-on devenir femme et mère quand on est soi-même, encore qu'une enfant?
Moana est une jeune fille intelligente, débrouillarde, parfois insolente car elle refuse de se plier aveuglément aux règles établis par le gouvernement et le conseil des anciens. déterminée, rêveuse, elle a peur de l'avenir mais fait preuve de courage et choisi sa propre voie. C'est une jeune héroïne plutôt attachante qu'on a envie de soutenir, de consoler et d'encourager.

Mémine est l'arrière grand-mère de Moana, elle a 80 ans et aurait dû partir pour la maison des souvenirs il y a déjà 20 ans. Le gouvernement envoie les anciens dès 60 ans dans ces maisons à Pondichéry pour préserver les souvenirs de l'ancien temps. Pour une raison inconnue, la famille de Moana cache Mémine aux yeux de tous depuis 20 tant d'années. Cela représente un grand danger pour eux, si cela venait à être découvert. Mémine est donc cloîtrée dans le fare, elle ne peut pas sortir, pas parler aux autres membres de la communauté et les journées semblent interminables pour elle. Sa santé semble se décliner de jour en jour, comme si tout cela la lasser profondément, elle dort de plus en plus, et tous ont peut pour elle. Néanmoins, sa famille peut compter sur elle, pour découvrir des histoires ou des anecdotes pour voyager dans ce fameux monde d'avant la catastrophe et dont elle est la seule gardienne encore présente.
C'est une femme nostalgique, battante, qui ne veut pas laisser disparaître la beauté ou la vie d'antan, elle est toujours souriante, bienveillante, et aime transmettre ce qu'elle sait. Mémine m'a beaucoup touché de par son histoire propre, ses rêves, ses désillusions, ses pertes et ses joies.

Dans ce premier tome, nous rencontrerons tous un tas de personnages qu'ils soient éphémères ou souvent présents, des gens biens comme il se fait rare dans cette société ou de véritables ordures, prêt à tout pour passer du bon temps ou se faire bien voir du gouvernement. Une chose est sûre : chacun a sa place dans cette histoire et sans eux, elle ne serait pas ce qu'elle est.

L'intrigue :

Je suis très intéressée par les films catastrophes, donc un livre digne de ce genre ne pouvait que me donner envie. Certes, c'est moins visuel ou époustouflant qu'un film, mais ça n'en reste pas moins intéressant de voir comment Silène Edgar a pu construire son propre univers.

Dans son univers, tout est régit et dicté à grande échelle par le Gouvernement de Pondichéry et, plus localement par les différents Conseils des Anciens. Les adolescentes à l'âge de 12 ans et une fois réglée doivent se marier et enfanter le plus rapidement possible afin d'assurer une pérennisation de l'humanité. Ici, plus de mariage par amour, plus d'unions libres, plus de désir ou non pour la femme de devenir mère ou de s'abstenir. Elles doivent se plier aux règles établies, que cela leur plaise ou non.
Les anciens atteignant l'âge de 60 ans se voit séparer des leurs et rejoignent les maisons du souvenirs présentes dans la capitale. Le gouvernement estime qu'il faut se concentrer sur le présent et l'avenir, sans s'encombrer du poids du passé, mais pour que celui-ci ne disparaisse pas plus encore, ils recueillent chaque souvenir pour le jour où, enfin le monde sera reconstruit et qu'il sera temps de se replonger dedans. Voici un léger aperçu de l'ambiance dans laquelle on plonge à travers ce roman. Rassurez-vous, vous aurez encore bien des choses à découvrir si vous décidez de tenter cette aventure.
L'univers est intéressant, assez détaillé mais pas trop, juste ce qu'il fait pour nous donner envie d'en connaître toujours plus, mais sans plomber la dynamique du récit. Je pense que l'auteure a encore bien des choses à nous apprendre sur cet environnement car, elle a laissé des détails flous, des questions en suspens, et sincèrement, je pense que tout cela était volontaire de sa part. Maintenant, pour ceux et celles que cela pourraient effrayer de se lancer dans une énième trilogie/saga, vous pouvez très bien vous arrêtez à la fin de ce premier tome. Ici, pas de cliffhanger insoutenable, l'histoire possède une vraie fin en soi , mais si vous êtes curieux comme moi, vous risquez fort de vouloir découvrir tout ce que Silène Edgar a prévu pour nos héros.

L'auteure :

Je connaissais déjà la plume de l'auteur à travers ma lecture de 14-14 publié chez le même éditeur. Si l'histoire avait été sympa, je m'attendais à beaucoup plus. J'ai donc voulu retenté un autre titre de l'auteur, mais cette fois dans un univers plus proche de ce que j'aime lire à forte dose.
Sa plume reste toujours aussi fluide, plaisante à lire et j'aime sa façon de nous narrer son histoire.
Ici, pas de virus qui transforme l'humanité en zombie, pas d'anges ou autres créatures venus décimer les survivants, seulement la nature qui s'insurge et se venge de ce que l'être humain lui a fait subir. Même si j'aime tout type d'univers post-apocalyptique, j'avoue avoir un petit faible pour les catastrophes naturelles, que ce soit dans les films ou en littérature. Je trouve qu'il est bien plus facile de visualiser ou d'imaginer un monde pareil, mais surtout qu'est-ce qu'on ferait si une telle chose se produisait réellement...

[Cela permet de s'interroger et peut-être de prendre conscience de nos actes dans notre propre monde. En tout cas, c'est mon avis comme ce qui va suivre. Je reste persuadé que tôt ou tard, quelque chose se produira. Quand on voit le réchauffement climatique, le fait que les saisons qui caractérisaient bien les changements de températures et leurs effets sur la nature n'existent plus vraiment, ou en tout cas, ne sont plus autant définis que lorsque j'étais enfant, je me dis qu'un jour où l'autre, une catastrophe pourrait bien se produire. Pas dans 10 ans, pas dans 50 ans, mais qu'en sera t-il dans un siècle ou deux? Bon vous me direz qu'on ne sera plus là pour le voir, certes vous aurez raison, mais cela ne veut pas dire que je ne m'interroge pas parfois sur ce qui pourrait se produire.]

Silène Edgar nous livre cette histoire sans leçon de morale, juste en nous expliquant ce qu'elle a imaginé dans un futur proche ou lointain et c'est sans doute ce que j'ai le plus aimé. Je n'aime pas les livres moralisateurs et ce, peu importe le sujet mis en avant. Pour autant, j'aime quand un auteur nous donner matière à réfléchir à travers un univers créer de toutes pièces, je trouve cela enrichissant.
Son intrigue est bien menée, les personnages sont intéressants et apportent chacun un petit ou grand quelque chose de plus à l'histoire, sans compter qu'il y a du suspens, de l'action, des rebondissements, ce sentiment d'angoisse concernant le fait de ne pas être mis à nu, etc... Tout était réuni pour me faire passer un joli moment de lecture.

En résumé :

Un univers post-apocalyptique glacial, au sens propre comme au figuré, des personnages qui ont tous un rôle à jouer, une intrigue qui crée une certaine addiction, ni trop peu ni trop de détails/descriptions tout court, une vraie fin (même si pour ma part je souhaite connaître la suite), un tout petit prix, une jolie couverture et un tome qui m'a fait m'interroger. En gros, une lecture que je vous recommande si vous aimez ce type d'univers dit "catastrophe".

par ellesmera
L'Auréole des Condamnés L'Auréole des Condamnés
Lionel Behra   
Un mois après sa sortie L'Auréole des Condamnés obtient déjà son premier prix littéraire.
Il s'agit du prix littéraire du pays boulageois (57), qui sera remis les 28 et 29 juin prochain au salon Bouq'in de Boulay.

La Légende des 4, Tome 1 : Le Clan des Loups La Légende des 4, Tome 1 : Le Clan des Loups
Cassandra O'Donnell   
http://www.my-bo0ks.com/2018/03/la-legende-des-4-tome-1-le-clan-des-loups-cassandra-o-donnell.html

Connaissant déjà Rebecca Keen de l’auteure, Cassandra O'donnell, j’avais bien envie de découvrir une autre de ses séries. La légende des 4 m’a fortement intrigué avec un résumé alléchant et une couverture vraiment sublime !
Les yokaïs sont mi-humains, mi-animaux. Loups, tigres, aigles et serpents, l’entente ne tient qu’à un fil. Et les quatre héritiers des clans se côtoient (sans vraiment le vouloir et en avoir le droit) en terre neutre, là où les humains sont tolérés. Pourtant, lorsque la menace se fait plus présent, les instincts de survie vont tout chambouler et la paix tout juste établit pourrait bien voler en éclats.
En commençant ma lecture de La légende des 4, j’étais ravie de constater que le style de l’auteure soit aussi prenant que dans son autre série (Rebecca Kean). La découvrir dans un autre genre et surtout une autre tranche d’âge est vraiment agréable. Ici, nos jeunes personnages, bien que guerriers dans l’âme, ont ce petit quelque chose qui fait qu’ils ont encore cet espoir et cette naïveté en eux.
L’univers de Cassandra O'donnell est, je dois le dire, vraiment super bien construit. On se glisse aisément dans le décor décrit avec suffisamment de détail pour s’imaginer dans l’action sans pour autant étouffer le lecteur avec des descriptions à rallonge. Le monde a bien changé. Ici, les humains sont en minorité et bien conscient des yokaïs, ces créatures si particulières. Cette tension pèse sur leur tête tout comme l’entente entre chaque clan. Car les apparences sont parfois trompeuses. Les frontières et les règles sont primordiales et un mot de travers peut vite provoquer une guerre.
On s’attache aisément aux personnages et principalement à Maya, héritière du clan des loups, Bregan, héritier des tigres et son petit frère Mika. Tous les trois sont persuadés qu’en discutant on peut préserver la paix instable qu’il y a entre leurs clans et les liens qu’ils ont établis en seront d’autant plus resserré suite aux événements. Les deux autres héritiers sont un peu plus mystérieux, Nel, l’aigle et Wan le serpent auront eux aussi leur importance au fil des chapitres. Chacun d'eux à une personnalité bien à lui, du courage à revendre et un vrai potentiel.
Les rebondissements sont nombreux et l’intrigue parfaitement menée. C’est simple, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Les pages défilent à une vitesse folle et nous surprend au fil des chapitres. L’entente entre les clans et la tolérance sera au cœur de ce premier tome. S’allier pour survivre devient une nécessité face à la menace grandissante qui soulève beaucoup de questions pour la suite.
En conclusion, ce premier tome de La légende des 4, nous plonge ici dans un univers passionnant et bien travaillé. Des personnages intéressants et attachants, une histoire qui tient la route et réserve son lot d’originalité, bref, j’attendrais la suite de pieds fermes. (Prévue pour cette année !)

par Carole94P
Le Dieu oiseau Le Dieu oiseau
Aurélie Wellenstein   
Cela fait un moment qu’un livre ne m’avait pas collé quelques petits frissons d’excitation (morbides). Ou ne m’avait fasciné par son aspect macabre. J’ai une sorte d’immunité étrange face à l’horreur.

Clairement inspiré de la civilisation aztèque, l’immersion dans ce récit sombre, violent, et original par certains aspects est très réussie. Oubliez toutes les règles de bienséance et d’humanité, nous sommes en plein cœur de la laideur des hommes et dans leurs sauvagerie.

Allant droit au but, j’ai beaucoup aimé l’écriture fluide et addictive de l’auteure. Elle décrit bien l’environnement du personnage, nous donne la sensation de voir et de sentir ce qu’il y a autour de lui, permettant à divers moments haletants de parfaitement faire effet. Ou encore aux émotions de nous percuter, voire de (me faire) jubiler.

Les personnages sont le plus bel atout du livre. Torok est l’un des êtres les plus abominables et tordus qu’il a été donné de découvrir. D’une perversion profondément malsaine, même les vers ne voudraient pas du cœur de ce jeune homme qui, lors d’un funeste banquet, alors que Faolan enfant, voyait sa famille se faire déchiqueter, a choisi de l’avoir auprès de lui à cause de la beauté de ses yeux bleus. Quand on lit tout ce qu’il lui a fait, il est clair qu’il aurait mieux fait de le laisser se faire tuer.

Dix ans à supporter un esclavagisme brisant le corps, l’âme et l’esprit, au delà de ce que l’on peut comprendre et imaginer et pourtant Faolan, durant ces pages, ne se lamente pas. D’une force mentale que j’ai trouvé incroyable, se reculant au plus profond de lui même pour tenir, son désir pur et brut de vengeance est implacable.

La colère gronde quand on lit les injustices qu’il subit, celles mentales aussi déchirantes que celles physiques, et il suffit d’être du genre revanchard pour prier (je dis bien prier), pour qu’il broie son tortionnaire et le foule comme la boue des rues.

La compétition se révélera intéressante et éreintante, les affrontements puissants et de toute beauté. Si vous êtes complètement immergés dans l’histoire, les coups cogneront juste à côté de vous. Par ailleurs, les autres personnages ne seront pas plus épargnés par l’auteure, ce que j’ai beaucoup aimé aussi. Et n’allant pas dans la facilité, elle étale la psychologie de Faolan pour nous faire douter, et nous interroger.

Sans en dire plus, j’ajouterai que ce livre est très appuyé sur l’aspect psychologique, et sur les croyances des hommes. Il suffit que tous croient durs comme fer en la colère de dieux terribles pour justifier des actes de barbaries sans nom (viol, cannibalisme, tueries, rites sacrificiels, plaisirs malsains). Et il suffit d’un homme si meurtri qu’il n’a plus rien de sain dans la chair, à part un soupçon de lucidité, pour que le voile tombe.

La fin pourra être jugée abrupte, mais je l’ai apprécié.

Sur le blog : https://letempodeslivres.wordpress.com/2019/04/08/le-dieu-oiseau/
La Main de l'Empereur, Tome 1 La Main de l'Empereur, Tome 1
Olivier Gay   
Mes impressions, un confirmation très positive
Avant de lire l'histoire, j'avais forcément des attentes relativement élevées suites aux nombreuses bonnes critiques que l'on retrouvait sur Babelio, Livraddict et Booknode. Cette attente a été comblée par une écriture maîtrisée, un récit haletant et des péripéties sans temps mort. Une histoire de Fantasy épique qui réunit tous les ingrédients nécessaires pour passer un excellent moment de lecture.
Bon déjà, j'ai battu mon record personnel de lecture à savoir quatre jours pour terminer ce livre, choses suffisamment rare pour être soulignée (le précédent record remontait au Roi des Fauves d'Aurélie Wellenstein en cinq jours). J'ai eu beaucoup de mal à lâcher ce livre et si cette phrase peut paraître clichée, dans mon cas elle prend tout son sens. Profitant de deux jours de repos suivi d'un weekend chargé, je prenais le moindre moment de pause pour me jeter sur le livre et continuer l'histoire que me proposait l'auteur.
J'ai pu observer différents mélanges dans ce récit et c'était purement jouissif. On peut facilement s'imaginer que l'auteur s'est inspiré de la bataille de Teutobourg (cette bataille où les romains perdirent trois légions entières dans une embuscade forestière par une coalition des tribus germaniques, d'où la célèbre phrase « Varus, rend-moi mes légions ! »), du film « Centurion » (sortit en 2010 réalisé par Neil Marshall et avec M. Fassbender en tête d'affiche), du « Légende » de Gemmell et du « Les Héros » de Joe Abercrombie. C'est déjà vraiment pas mal sur le papier. Rajoutez à cela un soupçon de la série « Spartacus, le sang des gladiateurs » (créée par Steven S. DeKnight en 2010) et un zeste du film « Zoulous » (réalisé par Cyril R. Endfield et sorti en 1964, merci internet pour la date et le réal) et vous obtenez une histoire totalement WTF.
Des soldats romains contre des tribus zoulous dans une région où le réchauffement climatique est un doux euphémisme, un univers Fantasy solide et cohérent, le tout porté par une écriture de bonne qualité, WHAT ELSE ?
Je pourrais passer une bonne heure à vous parler du livre mais ma chronique est déjà bien assez longue comme ça, donc restons concis au possible.
En somme, le récit se découpe en trois parties –> l'Arène, la Jungle et la Danse. La première se concentre particulièrement sur l'enfance de Rekk, notre héros. La seconde sur son arrivée sur le front et la troisième partie sur la guerre qu'il mène face à l'ennemi et face à sa propre réputation.
Ce que j'ai aimé
Généralement, qu'est-ce qui fait un bon livre ? La couverture, l'écriture et l'histoire. Ces trois aspects sont d'une grande qualité avec « La Main de l'Empereur » et l'on peut parler de coup de coeur de ce premier trimestre 2018. Il a des défauts, bien sûr, mais rien de bien méchant.
La couverture de Magali Villeneuve ? Top !
L'écriture ? Fluide, maîtrisée, ça se lit rapidement et les descriptions permettent une immersion totale dans l'univers proposé par l'auteur (par exemple dans la jungle, la chaleur est omniprésente, et l'auteur arrive pratiquement à nous faire ressentir cette touffeur environnante). Top !
Le récit en lui-même ? le découpage en trois segments permet une lecture distincte de chaque période de la vie de Rekk, de son évolution après un moment particulier qui le rendra différent le segment d'après. Les détails sont importants et permettent une lecture fluide et compréhensible du worldbuilding instauré par l'auteur comme la hiérarchie de commandement des troupes impériales ou les différents clans koushites et leurs interactions. Top !
Chaque chapitre, parfois même chaque page, apporte son lot de nouveautés. L'on est obligé de suivre de manière concise pour savoir comment on en est arrivé là. Une forte émotion se dégage également, ce besoin urgent de connaître la suite, cette tension instillée avec précision par l'auteur comme lors de la première de Rekk dans l'arène par exemple. Il en va de même avec les personnages, chacun ayant son importance pour le bon déroulement et la bonne compréhension du récit. Ils sont une vraie force de par leur psychologie et de par leur diversité. Pas mal de surprises également concernant le rôle de chacun et les actions qu'ils entreprennent au fil des pages. Soulignons également la présence des femmes et de leurs rôles actifs car, dans ce qui semble être un livre rempli de testostérone, il est bon de pointer leur importance. Top !
Ah oui, et il y a beaucoup de BAGARRE !!! Des tripes ! du sang à profusion ! Aaaahhh !!! Hum, hum, pardonnez-moi. Top !
Ce que j'aurai aimé, ce qui m'a dérangé
L'Empereur tout d'abord. Je m'attendais à un rôle plus actif, plus de pages le concernant, avec des explications sur sa vie, son passé, son arrivée au pouvoir, ses détracteurs,… mais l'on reste relativement sobre dans sa description finalement. Et puis, je le trouve trop proche du commun des mortels. Un Empereur est généralement au-dessus des autres et le montre pour asseoir son autorité sur tous. Ici, il fonctionne de connivence avec Rekk comme un ami ou un comploteur, besogne que l'on pourrait déléguer à un personnage moins important dans la hiérarchie (exemple : Richelieu comme ministre principal du Roi de France).
La vie de la gladiature, trop peu mise en avant. L'on se base surtout sur l'une ou l'autre pérégrination de Rekk, de ses entraînements avec Shar-Tan et de sa gloire devenue trop brillante à Musheim lorsqu'il devient adulte. Et la vie sur place ? La vie avec les autres gladiateurs ? Bref, c'est quelque chose que j'aurai aimé connaître et j'estime que l'auteur brosse trop large entre deux périodes (surtout au début).
Des personnages qui n'apparaissent plus alors qu'ils ont passé des moments forts avec Rekk (Lépidus, Adamas, Malonius le fils du Duc de Camerlan, Kraken,…). Je sais que l'histoire se concentre principalement sur Rekk et que s'il ne croise pas l'un des personnages, on ne va pas les citer. On connaît aussi ce qui est arrivé à Malonius par exemple mais on ignore s'il participe à la défense du siège de la ville de Vesirya. L'une ou l'autre ligne les concernant n'auraient pas été de trop pour connaître leur sort.
Bon, clairement, je chipote et vous ne partagerez peut-être pas mes opinions sur les points négatifs, mais je le répète, aucun inconvénient cité n'entrave une lecture somme toute passionnante.
Points neutres, interrogations
Quid d'une carte du Monde ? Elle n'est pas nécessaire mais comme pour les livres de Gabriel Katz qui inscrit ses récits dans un univers inventé et bien précis, peut-être que certains souhaiteront se repérer vu que l'on change pas mal de lieux au cours de l'histoire. Moi, j'aime bien les cartes, et je serai curieux de voir à quel point la jungle koushite est imposante.
La non présence de magie ou de monstres quelconques. Un choix assumé de l'auteur et qui confirme cette tendance actuelle à écrire de la Fantasy sans trace de magie, de race tolkinienne ou de monstres mythologiques. Devrait-il y en avoir ? Pour ma part je suis pro-bestioles imaginaires, pro-magie (mais pas trop) et je pense que cela n'aurait pas fait tâche dans ce récit mais il se complète très bien sans toutes ces fantaisies.
Conclusion
Quand vous tenez entre les mains une histoire où l'on peut s'imaginer des Romains menés par un ancien gladiateur combattre des Zoulous dans la jungle, le cerveau frétille face à une telle originalité. En plus il y a des manigances politiques, des histoires de vengeances, des histoires de fesses… Non c'est vraiment très divertissant et chaque chapitre est important pour la suite. Bien entendu, le livre possède certains défauts mais ils ne pèsent vraiment pas lourd dans la balance. L'on tient entre les mains un vrai bon livre de Fantasy pour adulte. Ici pas de magie, pas de bébêtes, mais du sang, des combats, le choc de cultures, des personnages complets et convaincants, un généreux mixe entre « Légende » de Gemmell et « Les Héros » de Joe Abercrombie à la française. Merci Rekk le Magnifique, Rekk le Boucher, Rekk le Danseur Rouge pour tes aventures et merci à Olivier Gay pour nous avoir pondu une si belle histoire. Vivement le tome 2.
Pour la chronique complète, c'est par ici -->
https://evasionimaginaire.wordpress.com/2018/03/20/la-main-de-lempereur-tome-1-un-gladiateur-au-front/
Du début à la faim Du début à la faim
Laëtitia Reynders   
Ce livre est bouleversant et amène à réfléchir sur le sort de toutes ces jeunes filles qui se perdent dans cette maladie. L'auteure nous raconte son histoire de manière simple, sans détour, sans ne rien fuir mais elle distille surtout un magnifique message d'espoir. Ce livre doit absolument être connu car il peut aider, j'en suis certaine. Faites suivre et donnez lui de la visibilité