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« — Que les lunes éclairent tes pas, Ibrahim. Comment se porte la perle que tu as pour femme ?

— Une perle ? (Le vieil homme se renfrogna.) Un maudit bout de charbon, tu veux dire.

— Si c’est un morceau de charbon, il brûle comme le soleil.

— Pourquoi crois-tu que je porte un chapeau ? répliqua Ibrahim en soulevant le bord de son couvre-chef.

« — Parce que tu as peur que sa beauté t’aveugle ?

— Parce que j’ai peur de tourner de l’œil en la voyant ! »

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- J'ai une mission pour pour Çeda.

Il souleva ses hanches pour lui faire comprendre qu'il voulait se dégager. Elle reste immobile, provocatrice.

- Je ne suis pas ta domestique. Ni à ton service, vieil homme.

- C'est ce que tu me répètes à longueur de temps.

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Tu es une flèche, Çedamihn. Une lance pointée vers le coeur de Sharakhaï.

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elle avait du charme et on la sentait animée par une volonté inébranlable. Elle était prête à tout pour atteindre les objectifs qu’elle se fixait.

Les deux femmes se dirigèrent vers le réfectoire, un long bâtiment accolé à la muraille qui entourait la Maison des Vierges. Deux projectiles l’avaient frappé au cours de l’attaque, et tout autour, la terre était brûlée et parsemée d’éclats de poterie. Un liquide visqueux enduisait certaines pierres.

— Commence par les murs, dit Melis.

Elle montra une tache noire et commença à en nettoyer une autre.

Çeda s’exécuta, mal à l’aise. Elle ne savait rien de cette femme et on lui demandait de laver des murs après une nuit particulièrement riche en émotions.

— Sümeya est sévère et elle est prête à tout pour protéger ce qui lui est cher, dit Melis au bout d’un certain temps. Les Rois, notre Maison, son honneur. Elle est dure comme l’acier, mais elle t’acceptera si tu lui ouvres ton cœur.

Si je lui ouvre mon cœur, elle y plantera une dague, songea la jeune fille.

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Si j’avais trouvé quelque chose, je te l’aurais dit. Ce n’est pas en interrompant ma concentration que tu m’aideras.

— Je pensais que tu n’avais peut-être pas envie de me parler.

— En effet. Tu es peut-être le Roi Éloquent, mais il semblerait que les gens n’éprouvent guère l’envie de te parler.

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Le pétale était aussi léger qu’un rayon de lune. Elle le glissa sous sa langue. Les odeurs de jasmin, de romarin et de macis se mélangèrent au parfum floral – reconnaissable entre tous – de l’adichara. Sa peau la picota. Ses lèvres tremblèrent. Elle entendit un bruit strident. Un doigt mouillé de vin qui glisse sur le bord d’un verre en cristal en produisant une note aiguë. Il lui arrivait de deviner la présence des champs en fleur autour de la cité, mais ce soir, sa perception était exacerbée. Elle sentait presque la faim des asirim.

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- Je suis quoi ? Aveugle ? Crois-tu qu'il en a toujours été ainsi ?

- Je trouve que cela ne te gêne pas trop.

- Peut-être, mais nous apprenons et nous nous adaptons, n'est-ce pas ? Nous découvrons qu'on peut continuer nos vies malgré nos erreurs.

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Il ne répondit pas. Il ne la regardait plus. Il regardait derrière elle. Çeda fronça les sourcils et il haussa le menton pour lui dire de se tourner. Çeda obéit et aperçut un loup au sommet de la berge. L’animal approcha, s’arrêta à leur hauteur et baissa la tête pour les regarder. C’était à peine plus qu’un louveteau, et par la bonne fortune de Rhia, il était blanc! Son museau était gris, certes, et des touffes de poils sombres parsemaient son cou, mais le reste était d’une blancheur immaculée. Çeda n’avait jamais vu ou entendu parler d’une telle créature. Emre ramassa une pierre pour la jeter sur l’animal, et elle lui saisit le poignet.

- Non!

- Ce n’est qu’une bête galeuse, dit le garçon.

- Il est magnifique.

Elle ouvrit son sac et en tira un morceau de viande fumée volé dans le cellier de Dardzada.

- Tu ne vas quand même pas lui donner à manger?

- Et pourquoi pas?

Elle jeta le bout de viande vers l’animal. Un autre loup apparut à côté du premier. Un loup normal, fauve avec un museau et une crinière noirs.

Et puis un troisième, et un quatrième… En quelques instants, une meute de huit individus se rassembla sur la berge. C’étaient des animaux adultes aussi grands que Çeda.

Celle-ci avait beaucoup d’admiration pour ces créatures magnifiques, mais ses mains et ses jambes se mirent à trembler, ses dents à claquer. Cette réaction l’étonna, car elle n’avait pas peur – enfin, pas trop. Elle était subjuguée. Deux jeunes apparurent. Ils étaient aussi grands que le loup blanc dont la tête devait arriver à la taille de Çeda. Emre glissa une main vers son couteau.

- N’essaie même pas, siffla la jeune fille. Ce sont des animaux très intelligents.

L’un des loups semblait vouloir descendre au bord du fleuve. Il allait et venait le long de la berge en observant les cailloux qui se trouvaient en contrebas. Sa tête pointait en avant quand il déglutissait. Ses camarades scrutèrent les deux humains et se hérissèrent sous la tension.

Le loup blanc, lui, ne prêtait aucune attention aux adolescents. Il mordilla la patte d’un adulte avec un peu trop d’enthousiasme, car sa victime se retourna d’un bond et lui mordit le museau. Le petit loup s’enfuit en courant et l’adulte laissa échapper un jappement meurtri avant de s’élancer à sa poursuite. Le reste de la meute lui emboîta le pas, à l’exception de l’animal qui allait et venait le long de la berge. Le dernier loup – qui était zébré de cicatrices noires – baissa la tête et gronda en montrant ses crocs pendant quelques instants, puis il rejoignit ses camarades en courant.

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- Ici, ô Rois, je fais une promesse. Je promets qu’un jour, je viendrai réclamer vengeance.

Un nouveau hurlement monta du désert, plus fort et plus pressant que les précédents. Plusieurs loups le reprirent en choeur, et bientôt, ils furent des dizaines à faire écho au serment de la fillette. Les derniers grains de sable tombèrent aux pieds de Çeda.

- Je me vengerai de vous tous. Sans exception.

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Dans le lointain, au-delà des murailles de la ville, un loup à crinière hurla. Un autre se joignit à lui, puis un troisième. Leurs cris résonnèrent dans l’air sec du désert et réconfortèrent la fillette qui se tenait devant le corps de sa mère. Elle avait toujours considéré ces créatures efflanquées comme des membres de sa famille. C’étaient des enfants des sables, tout comme elle et Ahya.

Les loups se turent et le silence retomba.

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