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Commentaires de livres faits par Shaynning

Extraits de livres par Shaynning

Commentaires de livres appréciés par Shaynning

Extraits de livres appréciés par Shaynning

date : 07-03
Un album aux dessins magnifiques qui relate très rapidement l'histoire de la princesse d'Autriche Elisabeth alias "Sissi".
Originaire d'Allemagne, en Bavière, "Sissi" aurait été une enfant adorée et choyée, avec un esprit libre et un tempérament aventurier, dans le bon sens du terme. Elle tombe amoureuse du prospect aux fiançailles de sa soeur Hélène, le prince d'Autriche, mais cela n'aurait pas affecté leur relation, puisqu'il s'agissait d'amour réciproque entre Sissi et le prince. Il semblerait que la vie royale de Sissi aient été compliqués, entre une belle-mère rigide, protocolaire qui n'appréciait pas la princesse, qu'elle jugeait irrespectueuse du protocole et prenant trop de place et de libertés. Il y aurait eu beaucoup de rivalité entre les deux femmes, l'une cherchant à amoindrir la place de l'autre et l'autre cherchant à suivre ses envies. La belle-mère aurait même retiré la garde de ses enfants, afin de superviser leur éducation elle-même, ce qui aurait été le déclencheur des nombreux voyages de Sissi. Ça et sa santé instable. Au final, Sissi aura eu une vie partagée entre ses amour ( mari et enfants), la vie de cour difficile, ses voyages, sa santé précaire et la mort de nombreux proches.
Ce survol rapide de ce personnage qui a fasciner l'imaginaire de bon nombre de personnes nous dépeint une vie êtrement mouvementée et souvent pas dans le bon sens du terme. Sissi, toute princesse qu'elle était, aura eu une vie marquée par la douleur. J'ignore si c'est ainsi qu'elle aurait qualifié sa vie, mais cette femme ne l'a pas eu simple. Ceci-dit, je le trouve moderne, honnête, courageuse et rafraichissante. Ce n'est certes pas le petite idiote en robe qui constitue l'archétype de la princesse de conte de fée! C'est une femme qui n'était pas marquée par le regard des autres, savait tenir à ses idées et faisait preuve de ténacité, pour ce que j'en perçoit dans cet album.
Je ne connais pas bien ce haut personnage de l'Histoire, mais avec cet album jeunesse, j'en apprend suffisamment pour vouloir m'y intéresser plus. Ah, le miracle des livres jeunesse!
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Après la très bonne série "Le poids des secrets", je me suis lancée dans cette nouvelle pentalogie d'Aki Shimazaki.
Cette fois, nous ne sommes plus en temps de guerre, mais dans une époque moderne, toujours au Japon. Mitsuo est trentenaire, marié et père de famille. Les choses vont bien pour lui, qui a un bon travail, une femme charmante et une vie confortable. Lorsqu'il se fait reconnaître par un ancien camarade de classe, celui-ci lui propose d'aller dans un bar où il retrouve une autre ancienne camarade, la belle Mitsuko. Pour Mitsuo, qui n'a plus de vie sexuelle avec sa femme, c'est le retour d'anciens sentiments et désirs. Mistuo constate que Mitsuko n'apparaissait pas dans l'album de finissants dans le temps où ils étaient camarades d'école et n'a pas de souvenir d'elle lors des sorties. De fait, Mitsuko est une femme mystérieuse.

Dans cette série, nous sommes loin des drames de guerre de la série "poids des secrets", mais certains thèmes reviennent comme celui de la famille, des secrets et des apparences, que ce soit celle lié au physique, aux convenances ou celle qu'on affiche de façade. Shimazaki est doué pour passer ses personnages, en apparences irréprochables, en personnes plus complexes, voir moralement condamnables. Ce n'est pas un récit qui tremble sous l'action, mais qui apporte en finesse le jeu des attirances et des faux-semblants dans un japon modernisé.
Vous remarqurez que Mitsuo et Mitsuko ont des noms pratiquement identiques, comme c'était le cas avec Yukio et Yukiko dans "Poids des secrets". Visiblement, cette autrice aime que les amoureux aient en commun jusqu'à la sonorité et signification de leur prénom. Aussi, les villes, les lieux et certains personnages plus tertiaires sont mentionnés par une seule lettre, comme le Pub X ou École Z ou Professeur N. Shimazaki a le sens de la mesure: si ce n'est pas impératif au déroulement ou à la compréhension de l'histoire, gardons ça simple.
"Azami", le chardon, ne m'a pas autant intrigué que la série du poids des secrets, mais c'est essentiellement parce qu'il y a moins sur l'histoire du Japon et qu'il y a moins de drame. J'ai du mal à entrevoir la suite, car la fin aurait pu être LA fin. On ne sens pas le besoin d'une suite.
Mais j'aime bien cette autrice et ses petits livres qui se lisent très bien, ses mots en japonais et sa plume agréable, alors je vais passer au second tome.
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Voici un conte au dessin fortement inspiré du folklore chinois, entre aquarelle et encre de chine. Un régal pour les yeux.
Une femme met au monde sept fils, tous physiquement identiques et dotés d'un don. Lorsqu'elle tombe malade, seul un œuf de phénix pourrait la guérir. Le premier frère, doté d'un vision hors du commun, voit au loin, dans la cour de l'empereur, l’œuf en question. Le second frère tend alors ses bras, qui peuvent s'étendre à l'infini, et attrape l’œuf. La nouvelle de la guérison de la mère par ce dernier parvient aux oreilles du cruel empereur, qui ne tarde pas à ordonner qu'on coupe la tête du voleur. Le troisième frère entend tout cela, grâce à son ouïe extrêmement fine. Ainsi se présente le quatrième frère, au cou d'acier, que nulle lame ne peu trancher. Agacé, l'empereur le condamne à une autre sentence: l’ébullition. Le frère demande une dernière nuit auprès de sa mère, qu'il obtient. Se substitue alors le cinquième frère, qui ne craint ni le chaud ni le froid et se fait même un plaisir de prendre un bon bain dans le grand chaudron à l'eau bouillante. Une fois encore, l’empereur ordonne qu'on jette l'impertinent à la mer, mais une fois encore le frère demande une dernière nuit chez sa mère. C'est donc le sixième frère qu'on jette dans les flots, mais grâce à ses jambes qui s'étendent à l'infini, ses pieds ont tôt fait de toucher le fond de l'océan, le gardant au dessus de l'eau. L'empereur écume de rage et décide de faire tuer la mère. Le dernier fils est donc envoyé aux portes de la cité de l'empereur et se met à pleurer, à pleurer et à pleurer encore, si bien que bientôt, des flots de larmes emportèrent la cité et l'empereur cruel. Les fils purent continuer à vivre auprès de leur mère bien-aimée, que leur réputation précède maintenant. Nul ne s'en prit aux sept fils, dorénavant.

Un conte assez typique, avec de la magie et un accent sur les valeurs familiales, qui nous transporte ailleurs. Un bel album.
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Ce tome de "Paul" est composé de plusieurs petites et moyennes histoires, comme une sorte de regroupement de plusieurs petits chapitres de sa vie.

La première anecdote est aussi la plus longue et prend place dans l'enfance de Paul, quelque part dans les années 70. Paul et son ami Alain pouvaient perdre leur temps dans le nouveau métro de Montréal, qui a vu le jour dans le cadre de l'Expo 67, (un évènement qui , additionné des Olympiques de Montréal 76, a placé Montréal parmi les grandes villes du monde). À cette époque, avec 10 sous, on pouvait faire le réseau au complet. Paul et son ami racontent leur mauvais coup dans le Eaton, un grand hôtel, puis leur balades sur ce qui restait de l'expo 67. On avec se le dire, Paul en fait des bêtises!

Les autres anecdotes sont plus courtes et prennent place un partout sur la chronologie de Paul: vie en appart, sortie de ski avec sa fille, histoires de famille, etc.
Une formule différente qui s'apparente à un livre bonus, en somme. J'ai trouvé l'idée des "bloopers" en version Bd très drôles et bien pensés, mais la dernière histoire d'animation de TL plus ou moins divertissante. Sans dire que cet album est moins bon, je dirais plutôt qu'il m'a moins captivée que les autres tomes. Mais il fut lu avec plaisir, comme les autres.
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Quand un petit garçon lance accidentellement sa balle dans la vitre de l'appartement de madame Grisemine, aînée à l'existence morne et solitaire, c'est le début d'une nouvelle relation entre un jeune qui n'a plus de grand-mère et une aîné qui n'a pas d'enfants. Une petite histoire intergénérationnelle, en somme.
C'était troublant de voir "madame Grisemine" lorsque le jeune garçon arrive à sa porte, bouquet de fleurs à la mains, dans l'espoir de se faire pardonner son geste regretté, parce que ce qu'on comprend, c'est qu'elle ignore comment réagir. Un peu comme si sa solitude prolongée l'avais déshabituée aux rapports humains. Ce phénomène est on ne peu plus réel, quoi que peut-être pas si extrême. Avec la société vieillissante et trop nombreuse proportionnellement aux plus jeunes, invariablement, on observe une hausse des aînés souffrants de solitude. Leur existence devient terne et même leur apparence ne leur importe plus, à l'instar de madame Minegrise.
Dans les livres jeunesse, les aînés occupent souvent l'espace des jeunes via leur filiation directe ( des grand-parents, donc). C'est donc bien de voir qu'ils peuvent aussi l'occuper comme une figure de voisinage avec qui partager des jeux extérieurs. Ça fait différent.
J'ai aimé ce jeune garçon poli et serviable, qui ironiquement se fait traité de "petit chenapan" par Madame Minegrise. D'abord, il offre des fleurs qu'il a cueilli. Puis il offre de dédommager la vielle dame pour sa vitre brisée, pour finalement passer le balais là où le verre jonche le sol. Eh ben! Débrouillard et bien élevé ce garçon!
Oui cette histoire et simple et idéaliste, mais ça m'a fait chaud au cœur parce que je suis de ceux qui croit à la beauté des échanges intergénérationnels. Et les dessins sont agréables à l’œil!
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Je dois avouer que la page couverture de cette BD adulte était fort attirante et m,a poussé à lire la quatrième de couverture. Une histoire sur des clés, c'est intriguant!
La famille Locke déménage sur l'île de Lovecraft, dans une demeure aussi immense que sinistre, Key House, après le meurtre brutal du père. La perte de ce dernier est difficile à vivre pour chacun des membres de la famille, d'autant que les deux responsables du meurtre avaient fait dans l'invasion de domicile en plus. les trois enfants et leur mère ont donc eu un contact avec eux. Tyler, l'aîné, un colosse niveau stature, s’investit dans le travail pour tenter de couvrir sa culpabilité et son ESPT. Kinsey, la cadette, est devenue très nerveuse. Bode, le benjamin, n'arrête pas de parler de portes et de mort. Pourtant, si personne dans sa famille ne le croit, Bode a bel et bien accès à une porte qui le fait passer sous une forme astrale, laissant son corps derrière. Une porte qu'il a ouvert avec une clé noire et fort étrange, caché au dessus d'une porte. Et dans le puits curieusement mal situé de la demeure se trouve une femme prisonnière, cherchant à mettre la mains sur une clé passe-partout qui la libérera de sa prison aquatique. Quitte à faire revivre un sacré cauchemars aux habitants innocents de Key House.
J'aime les histoires de maisons mystérieuses, mais l'ajout de ces clés est très intéressante. Sur le coup, j,ai même eu une pensée pour les clés magiques qu'on retrouve dans le manga Fairy Tail avec leur formes singulières. On en voit déjà quelques unes dans ce premier tome: une pour la fameuse porte qui sépare l'âme du corps, une autre qui ouvre toutes les autres, une qui fait changer de sexe et vers la fin, on a un aperçu d'une sacré armée de clés. Très prometteur, donc.
Ce n'est pas une histoire tendre, peut s'en faut. Si les protagonistes de la famille Locke est traumatisée par la disparition violente du père, l'antagoniste aussi en a bavé au cours de sa vie. Ce qui explique peut-être à quel point ce qu'il fait est horrible et le range dans la catégorie 'meurtrier psychopathe". On a des personnages étoffés, meurtris mais aussi coriaces à leur manière. J'apprécie le deuil évident et personnalisé des personnages, trop souvent mal traité, voir carrément absent dans certaines histoires qui comprennent des traumatismes.
Le coup de crayon est différent, je n'en avais jamais vu de semblables. le sang ressemble un peu trop à de la peinture rouge, mais sinon, j'aime le graphisme et ses couleurs réalistes. On sens l’atmosphère obscure qui règne autour de la demeure, qui ressemble à une maison hantée, avec ses tours, sa structure de bois, son côté un peu bancal malgré sa taille impressionnante. En fait, la maison elle-même semble être un personnage.

J'ai bien hâte de lire la suite de ce thriller fantastique. Côté mystère, y a pas à dire. "la porte est ouverte".
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Voilà une façon de faire un album à la fois simple et créative: prenez une efface/gomme à effacer et un crayon à mine, travaillés les angles et les plans, n'oubliez pas les expression ajoutés aux deux protagonistes et voilà le travail!

Pour l'histoire, une efface rose aime bien sa page immaculée, mais voilà qu'un trouble fête à tête de mine vient crayonner dessus. Ce crayon espiègle manie la feuille à son avantage en tracant des choses autours de lui, une tornade notamment. Mais qu'à cela ne tienne, l'efface replique sur le même ton, mais à la négative, en effacant la mine pour la remodeler autrement! En ajoutant un soleil, des fusées. Mais lorsqu'elle réussi à venir à bout de toute cette mine, l'efface se rend compte que sa page immaculée est bien ennuyante et demande le retour du crayon.

"On aime une personne pour ses qualités, mais on l'adore pour ses défauts', ai-je déjà entendu quelque part.
Et j'ajouterais que le chaos est souvent synonyme de création.
Et qu'un chemin parcouru seul est peut-être plus rapide, mais qu'à deux on va plus loin!
Bref. Il y a pleins de façon de tirer des leçons de cette histoire rigolote.

Oh et je pense que les plus jeunes trouveront cette histoire très cocasse, surtout la séquence où l'efface est de dos et qu'on constate qu'il a des traces de mine sur ses fesses...malgré son corps archi-plat!
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date : 02-03
Ce livre était l'un des cinq nominés au Prix Collégial Littéraire quelque part dans les années 2010 et honnêtement, je ne sais toujours pas ce qu'il faisait là. Je devais le lire, étant membre du jury de mon cégep, mais c'est vraiment la seule raison qui explique cette lecture.
Ce très court livre n'est pas venu me chercher, ni dans les personnages, ni dans le message, si message il y avait.
En gros, il s'agit de l'histoire d'un enfant orphelin, roux et, on l'apprendra plus tard, gay. Cet enfant est adopté par un couple ayant déjà une fille et qui tienne une boulangerie. On comprend donc qu'il est adopté pour aider à faire rouler le commerce, plus que par amour. C,est sans doute pour ça que notre protagoniste ne flaire pas le piège quand le beau commerçant d'en face, marié et père de famille, décide "de se le faire". Mais cette relation hautement sexuelle n'a rien de beau ni de tendre. C'est de la baise féroce. Attention, je ne suis pas en train de dire aux amatrices de sexe féroce homosexuel que ce livre est pour elles, car ce n'est pas érotique comme livre. Bref. Notre héro en mal de vivre fini par se venger de son amant, qui préfère sa famille à lui, et fini par devenir une sorte de vagabond qui se laisse violer par d'autres hommes. Rien de très claire ni de très prenant. Je me fais l'impression d'une insensible. Alors, ce récit déprimant, court et qui fini plutôt abruptement, pour ne pas dire en queue de poisson, ne m'apporte rien sinon une réelle impression de perte de temps et l'impression d'avoir autant d'empathie qu'un navet.

Mais, comme pour tous les livres que je déteste ( fort peu nombreux) voici des suggestion:
- "Appelle moi par ton nom" , pour les amatrices/amateurs de sexe brut entre jeunes hommes
- "Autoboyographie", pour les amatrices/amateurs de romance homosexuelle tendre et adolescente
- "Il pleuvait des oiseaux", pour les amatrices/amateurs de romances en littérature québecoise
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Cet album aux dessins magnifiques est une multi-traduction. Bien qu'entièrement en français, chaque duo de pages est tiré d'un texte original d'un coin du monde dans les langues innuktitut, innu, ruse, allemande, anglaise, portugaise, espagnole, mandarin, hébreu, tamoul, arabe et wolof. Chacun apporte un témoignage, une conception et une perspective différente au sujet de l'eau, véritable or bleu. Pour certains, c'est une source de vie, pour d'autre, un enjeu politique, alors que d'autres apporteront son aspect culturel et rassembleur. Un album qui ouvre sur le monde, littéralement, et qui présente le double avantage d'être aussi ludique qu'instructif. Un coup de cœur.
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Un troisième tome qui amorce une nouvelle intrigue en deux tomes. Cette fois, alors que leur nouvelle agence est dans le rouge, Flora et Hugo sont mandatés par un chaman de Foire afin d'investiguer sur la disparition de son frère, un esprit prisonnier d'un bâton surmonté d'un crâne. C,est d'autant plus important d'accomplir cette requête que pour Flora, c'est une question de survie. En effet, son père lui a couper les vivres. Entre temps, Dupin et son acolyte sont sur les traces d'un meurtrier en série qui s'en prend à de jeunes femmes et leur laisse une meurtrissure majeure à la gorge, preuve qu'il s'en prend à elles pour leur sang.
Une autre grande aventure commence donc pour ce duo hétéroclite, avec de nouveaux personnages, un nouvel environnement et une complicité de plus en plus grande. C'est également la première enquête sous le nom d'Aspic. Une fois encore, il existe plusieurs clin d’œil à la littérature classique et policière. Une série fort sympathique.
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date : 01-03
Pour Yacov, petit garçon juif vivant avec sa famille à Montréal, rien n'est plus passionnant que l'astronomie. C'est qu'il y en a du mystère dans ce ciel nocturne! Mais Yacov ne trouve personne avec qui partager sa passion et observer les étoiles, jusqu'au jour où au hasard d'une énième journée au parc, qu'elle n'est pas sa surprise de voir une jeune fille, assise devant lui, le nez plongé dans un livre d’astronomie! Une jeune fille aux jolis pieds, la tête voilée, qui répond au nom d'Aïcha et qui est la voisine de Yacov. Ce qui promettait de devenir une grandiose histoire d'amitié entre ces deux enfants prend une tournure dramatique lorsque le père d'Aïcha les surprend ensembles dans un hamac, alors qu'ils observaient les étoiles. Aïcha avait même les cheveux libres, son voile ayant glissé. Dès lors, les pères des enfants érigent un mur entre leurs deux terrains. Yacov, attéré d'être privé de sa meilleure amie, creuse un trou entre le mur, mais trouve l'appartement de la famille d’Aïcha vide. Yacov grandis et fini par travailler pour la Nasa. Et une fois de plus, au hasard d'une promenade, il aperçoit Aicha et ses cheveux magnifiques. Pour l'un comme pour l'autre, il n'est plus question d'être éloignés à nouveau.
Une histoire d'amitié et d'amour adorable, qui place la passion de deux enfants au dessus de tout préjugés potentiels. Peu importe la religion et l'origine ethnique de l'autre quand on partage quelque chose de fort. C'était touchant de voir Yacov et Aïcha se comprendre et rêver ensemble à propos des étoiles. On pourrait dire, par extension, que le désir de comprendre ce qui est mystérieux rend l'esprit de ses enfants ouverts aussi. Si l'histoire est simple, le fond est profond et la plume douce. Et j'aime le fait que les deux enfants sont de confessions religieuses qu'on voit peu dans les albums jeunesse. Un bel ouvrage.
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Un album fort pertinent qui reprend bien l'adage "L'habit ne fait pas le moine" ou encore " On n'apprend pas au poisson à grimper aux arbres". Car c'est l'histoire d'un crayon au revêtement rouge, mais qui dessine en bleu. Il a beau le clamer haut et fort, les autres crayons ne comprennent pas. Un crayon rouge, ça crayonne rouge! Et pourtant, voilà que Rouge crayonne des tas de trucs en bleu, mais qui en temps normal, sont effectivement rouges.

Ce livre combat les préjugés contre la différence. Chaque personne a une manière d'être qui peut être fort appréciée si on lui laisse la chance d'être soi-même.
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Ils sont supers sympathiques ces crayons! Ils me rappellent "Rebellion des crayons" de Jeffers. Chacun offre sa couleur et possède son tempérament propre. On sens le rouge excité, le bleu un peu nerveux, c'est mignon. Les cinq attendent que les enfants les utilisent, ils sont impatients de créer quelque chose. Les crayons se soutiennent durant le travail et s'encourage, ce qui met de l'avant les valeurs du travail d'équipe et de l'entraide. J'aime la manière que les crayons avait de parler de leurs préférences au début, comme s'ils avaient tous des sujets préférés, comme c'est le cas avec les enfants.

Un beau livre au dessin simple mais mignon qui devrait plaire à nos jeunes adeptes de belles images et aux débutants lecteurs.
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Wouah, ce deuxième opus est franchement mieux que le premier, car avec les détails que l'on y retrouve en ce qui concerne les personnages sont fort croustillants! En effet, on apprend que Beyle a un passé fort chargé de ses multiples décennies, malgré son physique à peine adolescent. Et le plus étonnant, c,est qu'il s'agit de Gavroche, le jeune parisien révolutionnaire du célèbre roman "Les Misérables", de Victor Hugo. Survivant de la révolte populaire manquée, il se serait découvert une immunité aux blessures et une jeunesse éternelle grâce à la montre qu'il portait au cou. Un histoire qui rappelle d'ailleurs celle des films 'Benjamin Button" ou celle d'"Éternelle Adeline". Bref, notre Gavroche aurait fait fortune en Amérique avant de revenir à Paris où cette histoire de déroule, mais il est désormais privé de sa précieuse montre, volée dans le tome 1.
C'est donc une "course à la montre contre la montre". Flora mène son enquête afin de retrouver la medium disparue,en plus de trouver rapidement la montre, avant que Beyle ne se retrouve avec le physique qu'il devrait avoir en principe. Mais Beyle n'est pas le seul personnage d'Hugo dans cette série, puisque qu'un spectre fort peu sympathique et qui s’attaque à nos héros, n'est autre que le limier Javert, aussi sorti des Misérables. Lorsque ce dernier pense avoir réussi à pièger Flora, celle-ci arrive à riposter. Cette aide inopinée l'amène à rencontrer une autre medium pratiquant la magie vaudou. Il semblerait que Flora ait des dons de mediums latents elle-aussi. Après une course folle un peu partout dans la ville, fort divertissante d'ailleurs, on apprend qu'un personnage fort dangereux et lui aussi très célèbre est derrière tout cela et ce, probablement pour d'autres aventures dans la série, le professeur et ennemi du détective londonien Sherlock Holmes (et accessoirement cousin de Flora), James Moriarty.

Cette Bd qui oscille entre policier, magie et même uchronie, à un certain niveau, prend vraiment son envol avec ce deuxième tome. le fait de savoir qui est qui, surtout quand on connait déjà les personnages en présence, est un régal et une agréable surprise, je dois dire. J'adore Flora, ingénieuse, audacieuse et déterminée. Tout-à-fait le genre de protagoniste que j'apprécie. Elle et Beyle font une sacrée paire, dépareillée au possible et très complémentaire, mais efficace. Une bonne série bien dessinée et bien ficelée que je vais assurément suivre de près.
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Ceux qui ont apprécié le manga "Arte" devraient aimer ce manga, qui tourne lui aussi sur une jeune femme d'époque en recherche d'autonomie. Cette fois, il semble que nous soyons en France, si je me fis aux prénoms, où Gisèle Alain passe de jeune aristocrate passablement naïve à logeuse et femme à tout faire. Cette nouvelle fonction lui permet d'avoir un regard nouveau sur le monde, puisqu'elle a un contact avec la plèbe. Entourée d'une vieille femme et de son locataire Éric, qui devient rapidement son assistant non-officiel, Gisèle vit de multiples aventures, sous forme de tranches de vie. Les dessins sont très beaux, les habits superbes et j,aime le côté historique de l'époque en présence.
J'ai trouvé le personnage de Lucas fort intéressant, j'espère qu'on reverra sa bouille de pirate des mers.
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Petit album jeunesse fort simple, sous forme de comptine, son gros point fort se situe dans la variété des ethnies en présence. Le message est fort simple: peut importe d'où nous venons, nous avons tous nos deux petites mains et nos deux petits pieds, nous , humains, sommes tous pareils malgré notre riche nuancier de couleurs et de formes.
Jolis dessins, beaux bébés et ode à la diversité culturelle, un beau petit album.
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Cet album jeunesse aux dessins en aquarelle relate l'histoire de Devon Clunis, originaire de la Jamaïque, puis immigrant avec sa famille à Winnipeg, capitale du Manitoba, une province en pleins centre du Canada, dans les plaines. C'est dans cette ville nordique partiellement francophone qu'il deviendra le premier chef de la police noir du Canada. Bien sur, ce n,est pas sans heurtes, car il faudra d'abord surmonter l’intégration culturelle et une certaine marginalisation entourant ses origines. Cependant, Devon bénéficie de beaucoup de support, notamment celui d'un policier, et souhaite pouvoir aider son prochain. Un bel exemple de détermination et un beau témoignage sur le support social chez les jeunes.
Chaque pages comporte des questions qui s'adresse aux jeunes lecteurs. Un bel outils pour favoriser la réflexion.
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La maison Scholastic nous offre une série de biographies imagées pour la Jeunesse, dont celle-ci, sur le coureur olympique d'origine onondaga, Tom Longboat, de son prénom onondaga Gagwé:geh. Jeune garçon originaire de Ohsweken, dans la réserve des six nations, Tom connu une jeunesse marquée par la pauvreté, par la dure réalité des pensionnats imposés aux premières nations, avant de se faire un nom dans le monde de la course. Doté d'un style de course différent des blancs, Tom gagnera plusieurs prix, ira aux Olympiques et fera même son service militaire en courant. Aujourd'hui, Tom est un modèle pour les jeunes de son coin de pays, dont un mémorial a été érigé devant leur centre de course.

Pour nos cousins d'outre-mer, sachez qu'il est relativement nouveau d'entendre parler des personnes marquantes issues des premières nations. Aujourd'hui, après l'horreur des pensionnats et de l'exclusion dans les "réserves", il est bon de voir que de plus en plus, on va mettre de l'avant les autochtones, dans le milieu du livre, dans le milieu du cinéma et aussi dans les enjeux politiques.
Un album jeunesse fort intéressant!
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Cette Bd est un gros coup de cœur. C'est le récit touchant d'un papa, dont son petit garçon est diagnostiqué autiste. Pour lui, il y a beaucoup de deuils qui accompagneront ce diagnostic, mais c'est ce qui est magique dans cette histoire: ce papa est amené à faire un gros travail sur soi afin de pouvoir aider son fils. Loin d'être confortable avec les structures existantes qui confine les enfants autistes dans des routines très rigides, Yvon veut au contraire amener son petit Olivier à ne pas dépendre d'elles et à surmonter son anxiété. petit pas par petit pas. C'est formidable de voir son investissement. Même s'il est divorcé de la maman d'Olivier, lui et elle œuvre ensemble, comme une équipe, pour faire travailler Olivier et lui offrir tout l'amour qu'il a besoin. Yvon utilise l'imaginaire, le sport, une sorte de protocole d'anti-routine et une bonne dose de renforcement positif afin de faire sortir Olivier de son monde à lui et le mener à interagir avec les autres.

Sans même parler de l,autisme d'olivier, la simple complicité entre le papa et le fils est magnifique. Une complicité bâtie dans l'adversité, mais solide et sincère. À mes yeux, ce devrait être ce genre de relation que devrait avoir tous les parents avec leurs enfants. Croire en eux. Faire ressortir le meilleur d'eux. parce qu'au final, les enfants font sortir le meilleur de nous. Ils nous ramène à l'essentiel. Le jeu, l'amour, la découverte, la simplicité.

Je n'avais jamais vu des intervenants utiliser ces mediums auprès de la clientèle autistique jeunesse avant, mais Yvon Roy amène des pistes non seulement attrayantes et novatrices, mais aussi une dimension beaucoup plus humaine et personnalisé d'intervention.
Pour moi, le récit de Yvon et d'Olivier tient est un témoignage fort de la puissance de l'amour parental et de la pertinence des arts et des sports dans l'intervention sociale. On voit également que le réseau social est important: la professeur investie, les intervenants à l'écoute, la présence des amis, l'entente concertée des parents,etc. Et puis, à travers tout ça, c'est une histoire qui rappel que chaque enfant est unique et qu'il aura besoin d'une attention personnalisée.
Une Bd grandiose remplie d'espoir qui mérite votre attention à tous, petits et grands.
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Dans ce deuxième opus, Kyla et Zev sont enfin installés dans cette tour magique et dont Kyla ne comprend pas le mécanisme. Le problème, c,est que plus personne ne veut venir dans leur donjon. Apparemment, il y a un "teuf" la-dessous ( un dragon) et ça augmente de façon considérable le niveau de difficulté du donjon. D'ailleurs, le prolétariat du donjon est fort mécontent et fait grève. Comme pour aggraver le tout, la mère de Kyla débarque et se mêle une fois de plus de la vie de sa fille, notamment sur le plan relationnel. Kyla, qui en a raz-le-bol de tous ses impondérants, décide qu'il est temps de prendre les choses en mains en inventant une prophétie, afin d'amener un héro à tuer le dragon qui scouate les sous-sols. Cela dit, le livre qu'elle utilise est fourni par la tour et donc, est hautement magique. Bientôt, c'est toute la prophétie qui prend vie et cré une belle pagaille.

Une autre Bd fort riche en action et agrémentés d'humour décapant. Dans cet opus, il y a plus de magie que jamais et on découvre que Zev, si nonchalant d'habitude, n'est peut-être pas si dénué de talent après tout, surtout avec sa dague et ses techniques d'assassinat à la cuillère. C'est la première fois que je vois un personnage aussi doué, mais aussi désinvesti. Acacia, la mère, est aussi drôle dans son rôle de mère envahissante, mais ultra-puissante. On ne s’ennuie pas deux minutes.
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Œuvre proposée dans ma bibliothèque municipale, et donc découverte de manière tout à fait fortuite au hasard d'une étagère, c'est la page couverture qui m,a séduite en premier. Puis, je vois que l'histoire se situe en Terre de Fang, soit le même univers rocambolesque que les Fier de hache du "Donjon de Naheulbeuk. Ce ne peut certainement pas être mauvais, me dis-je. Et mon intuition ne m'a pas fait défaut.

Kyla est une jeune sorcière fraichement diplômée qui fait l’acquisition d'une tour au potentiel..heu...trop grand pour être honnête, disons. À peine installée, force est de constater que la tour est beaucoup trop grande à l’intérieur pour sa capacité extérieure. Et les premiers clients en mal de donjon arrivent déjà alors que le frigo n'est même pas encore branché. Avec son absence de tact et sa diplomatie déficitaire, Kyla tente de gérer ses intrus au mieux avec son manque de patience, l'arrivé d'un elfe aux oreilles non-pointues qui parle en gestionnaire, sa mère aussi belle qu'indiscrète et un coloc flanc-mou. Au moins, il y a Saroulemale le mage sans barbe et le beau Didier, prospect friend-zoné, pour venir lui donner un coup de mains.

Avec l'humour caustique qu'on connait de l'univers de Fang, avec ses anti-héros, ses contre-stéréotypes et ses blagues décapantes, difficile de ne pas rigoler à chaque page. Kyla est loin de l’héroïne commune, avec son tempérament bouillonnant , ses remarques acerbes et son manque singulier de talent. C'est étonnamment rafraichissant, un peu comme une salade épicée. La plupart des personnages sont assez travaillés, incluant ceux qui vont rapidement passer l'arme à gauche. Et les péripéties s'enchainent bien, sans longueurs. On ne s’ennuie pas, quoi! Tout comme dans "donjon de Naheulbeuk", la Bd foisonne de détails relatifs aux univers fantastiques et fantasy connus, qu'ils soient intégrés aux personnages, incorporé aux dialogues, ou dissimulés sous formes de clins d’œil.
Donc, votre degré de plaisir à lire cette Bd pourrait être directement proportionnel à votre degré de culture populaire de la littérature et du cinéma. Et bien sur, un humour de second degré pourrait être un atout pour la compréhension de cette œuvre.

Côté graphisme, j'aime beaucoup. C'est peu anguleux, tout en rondeur, dynamique et joliment coloré. J'ai même préféré ce graphisme, que l'on retrouve dans les deux premiers tomes, mais qui se perd dans les deux autres au profil d'un graphisme plus "manga", donc plus anguleux, avec des coiffures en pique et des gouttes d'eau derrière la tête. C'est moins mon genre, même si je dois avouer que Zen est plus charismatique ainsi
.
Définitivement une belle trouvaille qui mérite d'être lue. C'est une petite série qui se termine avec quatre tomes.
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J'ai connu Kid et ses penchants douteux dans la grosse Bd "Spirou", avant de le lire directement dans leur format uniquement consacré à lui. Autrement, je ne pense pas avoir eu tendance à lire ce genre.

Kid est un garçons amateur de jeux vidéos. Plus c'est sanglant et gore, mieux c'est. Il passe son temps à tenter de truquer les arcades et trouver des astuces pour aller voir les films violents, flanqué de ses deux acolytes, l'un très savant à sarrau, l'autre abruti à lunettes. À la maison, son père est toujours un peu dépassé par les gouts non-orthodoxes de son fils et comble d'ironie, Kid a une sœur tout en rose, poupées et licornes.

Force est de constater que c'est plutôt comique et le dessin plutôt unique en son genre, malgré le sujet. J'aime bien le côté 'arcade", mais les fluides corporels pas mal moins. Parfois, je me dit que je suis une personne un peu rétrograde , comme le père de Kid, parce que moi aussi je me dis que cet enfant est anormal, voir un peu sadique sur les bords. Mais bon, Kid et sa bande de lurons m'ont tout de même bien fait rigoler.
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Petite nouvelle de 60 pages, voici le court récit du Noël d'Agatha, qui décide d'organiser un souper de Noël pour les personnes âgées qui fêtent Noël seules. Loin d'avoir quelque talents culinaires, elle décide néanmoins de faire un pudding de Noël...mais sa tentative est fort douteuse et on pressent le désastre.
Une petite histoire bonus qui se lit bien avec le mordant qu'on connait bien d'Agatha.
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Ah, enfin un prince sauvé par un chevalier! Ben oui, nous sommes en 2020, le monde a évolué, on a enfin compris que l'amour n'a pas de genre alors il était temps de voir les contes évoluer aussi.
Dans cet album, un prince est appelé à régner bientôt dans le royaume de ses parents. Aussi, ces derniers déclarent qu'il est temps pour leur fils de trouver la personne qui régnera à ses côtés. Le prince voyage de royaumes en royaumes avec ses parents, pour rencontrer des princesses, mais rapidement, le prince comprend que ce n,est pas ce qu'il recherche. Lorsqu'un dragon attaque son royaume, le prince sort épée et cheval et part à sa rencontre. Mais voilà qu'il n'est pas seul à avoir repérer le dragon. Un chevalier à l'armure blanche regarde le prince ficeler le dragon comme une saucisse, mais lorsque celui-ci fait une chute, le chevalier réceptionne le prince. Mutuellement sauvés, les deux jeunes hommes ont un coup de foudre. Le prince épouse son chevalier et ensembles, ils règneront heureux.

Avouez que c,est mignon tout pleins! Et les dessins sont jolis, hauts en couleurs.
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Un premier tome qui donne le ton d'un drame psychologique, avec pour assises la violence sexuelle. Pour Misuzu, c'est la domination mâle qui semble être au coeur du problème, comme si la violence faite à son encontre était globale. Un point de vue dérangeant, certes, mais qui ouvre la porte au débat et , surtout, à la prise de conscience de la condition des femmes. J'ai également apprécié que dans cette histoire, il y ait également la présence de la violence faite aux hommes avec ce jeune étudiant forcé d'avoir un rapport avec une femme adulte. Il ne faudrait pas oublier que les gens qui abusent sont des deux côtés, comme le sont aussi les victimes.
Les rapports de force occupent une grande place de manière générale, à ce que je vois, dans cette histoire, on se sens dans une jungle sociale où les "faibles" se font dévorer. Oui, c'est cru. Ce n'est pas le genre de manga que l'on lit pour la détente, mais plutôt le genre que l'on lit pour être "bousculés". Le genre qui fait réagir. Mais c'est bien de voir que les manga aussi peuvent devenir des plateformes pour aborder les sujets sensibles, voir susciter une certaine polymique.

J'ajoute que le viol est encore un tabou au Japon. Il y a d'ailleurs une autrice qui traite de ce problème, elle-même japonaise et victime de viol. Il faut comprendre que les facteurs sociaux de ce pays ne sont pas forcément les même que ceux des pays occidentaux. Le livre s'intitule "La boite noire", de Shiori Ito.

Certaines scènes sont dures, bien que partiellement censurées ( on ne voit pas les parties génitales, par exemple). Un manga pour les adultes donc.
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date : 20-02
Après Pyongyang, me voici plongée dans les aventures de Guy en Chine, qui nous dépeint un coin de pays fort différent du nôtre, avec sa population très nombreuse, son système politique communiste et ses nombreuses incongruités ( à nos yeux occidentaux s'entend). Journal de bord qui ne prétend pas critiquer, cette œuvre se veut plutôt une suite d'anecdotes, tantôt banales, tantôt rigolotes. Parfois, on entrevoit un peu le côté totalitaire de la gouvernance, la politesse extrême, mais parfois malaisante dont on fait preuve envers les étrangers, les aliments pas toujours ragoutants, le manque d'hygiène, les mœurs différents, et parfois, on rigole parce qu'il y a beaucoup de choses désuètes dans ce pays, entre autres. On pourrait dire que Guy Delisle nous invite à observer, non pas à juger, mais si notre nature humaine le fera sans doute.
J'ai même un passage préféré! Guy est invité par un de ses collègues, qui ne se connaissent pas tellement soit-dit en passant. Convié dans son appartement minuscule qui a beaucoup en commun avec une cellule de prison, le chinois lui sert un café trop généreux en grains, puis lui montre son œuvre d'art préférée. C,est une copie en noir et blanc sur papier journal. Même les professeurs d'art semblent limités sur la consultation des livres d'art - pays communiste oblige. Guy entreprend alors de lui narrer. à grand renfort de gestes et de petits mots, l'histoire de cette peinture.
Bref.C'était adorable de voir ses deux hommes généreux à leur manière. Et je me dis que nous sommes bien chanceux, nous, occidentaux, de pouvoir lire tous les livres qui nous plaisent. Jamais, même nous nous demanderions si nous pouvons lire tel ou tel ouvrage. Nous avons une liberté pleine là-dessus. Le saviez-vous?

Une autre belle petite Bd qui nous fait voyager.
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