Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de shyn2 : J'ai lu aussi

retour à l'index de la bibliothèque
Sous béton Sous béton
Karoline Georges   
Parfois, on se retrouve confronté à des ouvrages tellement atypiques que l’on passe complétement à côté … Et c’est bien ce qui m’est arrivé avec Sous béton. Le résumé me promettait un huis clos mystérieux et angoissant, mais ne me préparait pas à ce que j’allais véritablement trouver derrière cette couverture assez intrigante, qui exprime finalement bien ce qui finit par arriver - je crois - dans l’histoire. A vrai dire, je ne suis certaine de rien à propos de ce roman : j’ai la vague impression de ne pas avoir tout compris. Mais y a-t-il véritablement quelque chose à comprendre ? J’ai comme le sentiment que le sens de ce livre ne m’apparaitra clairement que dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois peut-être. Message à retardement. Ou bien message perdu à jamais dans le néant, comment savoir ?

L’enfant n’a pas de nom, juste son matricule et son numéro d’identification médicale. A quoi bon lui donner un nom ? Il sera comme la mère, comme le père, comme tous les autres résidants de l’Edifice. Il nait, il grandit, il se putréfie. S’il n’est pas expulsé avant. L’enfant est le même que les milliers d’autres enfants de l’Edifice. Il est le même que les milliards d’individus parqués dans cet immense bâtiment en Béton Total. Quotidien immuable, cycle sans cesse renouvelé. Réveil, avalage des nutriments, absorption du Savoir, sommeil. Et ainsi de suite. Jusqu’à ce que l’abrutissement ou la pourriture s’empare de l’esprit et du corps. Jusqu’à ce que la répétition incessante soit perturbée par une disparition. Celle de l’enfant.

Le premier tiers de ce roman est intriguant. Comme le sont tous les romans d’anticipation à penchant dystopique. Une humanité enfermée dans un immense édifice de béton, condamnée à l’immuabilité, à l’immobilité, à l’impassibilité. Dehors, le néant, le chaos. Du moins, c’est ce que l’on dit, ce qu’on l’on apprend, ce que montre les informations quotidiennes. C’est ce que répète le père à l’enfant trop curieux, avant de le punir pour cette curiosité, pour cette pensée. Car au sein de l’Edifice, on ne pense pas. Penser, se questionner, poser des questions, c’est mettre en danger tout l’équilibre de l’Edifice. L’Edifice est là pour les protéger de l’extérieur, de la violence et de la mort qui y rôdent. J’ai plutôt apprécié cette première partie, elle était assez intéressante, car on était finalement dans un système dystopique poussé à l’extrême avec l’enfermement de tous dans une petite cellule « familiale » en béton pour protéger ce qu’il reste de l’humanité. On s’interroge sur les causes de cette organisation, sur sa naissance, sur ses dirigeants …

Le second tiers, quand à lui, est surprenant. Un tournant survint : l’enfant nous raconte comment, un jour, une question s’est imposée brusquement à lui. « Pourquoi je me demande pourquoi ? ». La passionnée de philosophie que je suis s’est brusquement écriée : la naissance de la conscience ! A ce moment-là, même si je commençais à trouver ce roman vraiment très étrange, j’étais encore suffisamment intéressée par « l’histoire » pour me réjouir. De grands questionnements métaphysiques, existentiels, étaient résumés par l’apparition du « semblable », cet « œil au cerveau », cette présence au fond de lui qui n’était pas un organe, pas de la chair, mais quelque chose d’autre, d’indéfinissable, qui n’était jamais mentionné dans le Savoir. L’enfant prenait conscience de lui-même, de sa propre pensée, de sa propre existence, non pas en tant que corps mais en tant qu’esprit. Ça commençait à devenir bizarre, cette histoire.

Mais le dernier tiers, lui, est carrément déroutant, troublant, dérangeant. Une des découvertes que l’enfant fait, une fois libéré de la frontière physique de son corps, une fois libre de parcourir en esprit l’intégralité de l’Edifice, m’a tout simplement écœurée. C’est révoltant, rebutant … mais on sent confusément qu’il y a un sens, un message, derrière cette situation. En creusant un petit peu, on peut ainsi s’interroger sur notre système économique, que la guerre rend fleurissant même si on se voile la face. La mort des autres permet de faire tourner notre système. C’est cruel à dire, mais c’est bien ce que montre ce livre d’une façon bien plus imagée, mais surtout bien plus répugnante encore. Surtout, ne lisez pas ce livre pendant les repas, c’est un conseil que je vous donne ! Mais ce que je reproche vraiment à cette ultime partie, c’est d’être parfaitement incompréhensible du point de vue de « l’histoire ». Je n’ai pas réussi à saisir ce qui arrivait réellement à l’enfant, ce qu’il se passait véritablement. La narration, très particulière j’en conviens, n’est vraiment pas claire. Du coup, je n’ai rien compris à la fin. Et par extension, je n’ai rien compris à « l’histoire » (si histoire il y a !) …

En bref, un roman qui débutait plutôt bien, mais qui finit en bouillie littéraire inintelligible. C’est oppressant, c’est angoissant, mais surtout, c’est déconcertant. Je suis à la fois très perplexe et très frustrée : j’ai le sentiment d’avoir le cerveau anesthésié par cette plume trop atypique pour raconter une histoire compréhensible. Alors, on tourne les pages, plus par automatisme qu’autre chose, sans véritablement savoir ce que l’on lit, sans en saisir le sens. Une expérience littéraire, certes, mais qui n’est à mes yeux pas concluante du tout. Ce livre aurait écrit en chinois que cela m’aurait fait le même effet : mais qu’est-ce que ça veut dire que tout cela ? C’est dommage, mais c’est vraiment la seule chose qui ressort de cette lecture, fort heureusement assez courte !

http://lesmotsetaientlivres.blogspot.fr/2018/04/sous-beton-karoline-georges.html

par Aryia
Klaw, Tome 2 : Tabula rasa Klaw, Tome 2 : Tabula rasa
Jurion    Antoine Ozanam   
Il fallait s'attendre à cette tournure dramatique. Je suis assez déçue du personnage de "chasseur" qui d'habitude inspire plus la peur que la pitié. Ce personnage, Oswald Jones, est totalement stupide, comme peut le démontrer de nombreuses fois Frank, et malheureusement pas dans le sens humoristique. Donc pour moi il tire un peu ce tome vers le bas puisqu'il est, certes extrémiste, mais pas crédible. Ange ne grandit pas beaucoup en maturité dans ce tome et c'est surtout Frank qui est mis en valeur avec cette vision de lui sous un jour nouveau. Un bon tome quand même.

par Swein
Klaw, Tome 1 : Éveil Klaw, Tome 1 : Éveil
Jurion    Antoine Ozanam   
Et bien, vive les 48h BD ! J'ai découvert ce tome pendant l'opération et j'en suis restée bouche bée. Déjà parce que je me demande comment un tel titre a pu m'échapper. Ensuite parce que c'était vraiment bien et que je ne m'y attendais pas.
Les personnages sont attachants très rapidement et l'auteur pose au début une trame assez simple et lisible. On s'attend à quelque chose de plutôt plat et terne, sympa mais sans plus. et puis, l'intrigue commence vraiment, le fameux élément perturbateur, qui m'a fait me poser des questions. et puis le scénario se déroule lentement mais sûrement. les révélations et les choix des personnages se succèdent et la véritable trame de l'histoire finit par se dévoiler. Tout est donc progressif, facile à digérer et très intuitif. J'ai été absolument solidaire d'Ange, comprenant ce qu'il ressentait et certains personnages m'ont vraiment tapée dans l'oeil et m'intriguent. Du coup, j'ai hâte de lire la suite et je suis contente qu'il y ait déjà autant de tome !
Les dessins ensuite. La couverture est sobre mais très alléchante et prometteuse. Et effectivement, à l'intérieur ça se confirme, le design est très très beau. c'est à la fois simple et détaillé. Les mouvements sont dynamiques, les traits sont fins et précis, les couleurs sont douces et contrebalancent le ton plus sérieux de l'intrigue ce qui donne finalement une ambiance légère au tome et procure un vrai sentiment de détente (même si l'histoire est finalement plutôt sombre quand on y réfléchit vraiment).
Une très bonne découverte donc.
La fille secrète La fille secrète
Shilpi Somaya Gowda   
Se laisse lire... voir se lit tout seul mais je ne suis pas certaine qu'il me laissera un souvenir impérissable. Pour une personnage qui ne connaît pas l'Inde ou à tres peu lu sur le sujet, j'imagine que ça peut être une bonne découverte...

par shyn2
Une femme simple et honnête Une femme simple et honnête
Robert Goolrick   
Premier roman de Robert Goolrick... Lecture agréable mais l'intrigue manque un peu de corps et de couleurs. Je n'ai pas retrouvé ce qui m'avait plu dans "Féroces" mais on perçoit quand même les débuts d'une grande plume!

par shyn2
Long Island Long Island
Christopher Bollen   
Un savant mélange de Gatsby le magnifique et de Donna Tartt ? J'ai eu beau chercher je n'ai pas trouvé! Je l'ai lu entièrement puisque (il faut être juste) l'intrigue était prenante. Je pensais que le dénouement rachèterait les maladresses de ce roman. Malheureusement, les dernières pages font basculer ce roman dans la médiocrité. Retournement improbable et capillo-tracté, vraiment j'ai été déçue!

par shyn2
Un thé pour Yumiko Un thé pour Yumiko
Fumio Obata   
Bande dessinée qui prend le temps de suivre son héroïne dans les émotions, ses souvenirs, son sentiment de ne pas être à sa place.

Cette bande dessinée traite avec douceur l'identité, la famille, le deuil, le rapport aux souvenirs

Le dessin à l'aquarelle est un vrai délice. Les planches sont belles, douces, délicates, s'attardent sur des détails pour leur donner une valeur entre symbolisme et sublimation des petits riens. Les couleurs, pastels, un peu passées, évoquent à merveille la nostalgie.

par Ronin
Louis parmi les spectres Louis parmi les spectres
Isabelle Arsenault    Fanny Britt   
Mes yeux...
Visuellement, ce roman graphique est un bonheur. C'est magnifique.
Crayons à papier, graphite, quelques touches de crayons de couleur, d'aquarelle, de feutres, ou encore d'encre de Chine...
L'ambiance est douce, le temps s'arrête.
Comme il s'est arrêté dans la famille de Louis et de son petit frère Truffe depuis que leurs parents se sont séparés. Depuis que leur père boit.

Inquiétude pour la vie, découverte de l'amour, ce roman graphique est un poème.

par dadotiste
Charlotte et moi Charlotte et moi
Olivier Clert   
Pas convaincue par les dessins ni par l'histoire qui tiendrait sur un post it... Si cette bande dessinée avait été une série ce premier tome en aurait été le trailer (un trailer de 5 min environ, trop léger pour donner envie de découvrir la suite). Je crois que je ne lirai pas le tome 2...

par shyn2
Une histoire des loups Une histoire des loups
Emily Fridlund   
Madeline est une lycéenne un peu particulière. Elle vit au fin fond de la forêt auprès de ses parents, dans une cabane au confort rudimentaire. Libre, elle est passionnée par la nature et fascinée par les loups. Fascinée également par la famille qui emménage de l’autre côté du lac, une jeune femme et son petit garçon. Petit à petit, elle entre dans leur vie en devenant la baby-sitter du petit Paul.

Le titre, la couverture, le résumé, tout m’intriguait et m’avait attiré dans ce roman. Malheureusement, la sauce n’a pas pris avec moi.

Je suis loin de dire que le roman est mauvais, simplement que je n’ai pas vraiment accroché. Tout d’abord, j’ai trouvé que c’était très long. Même s’il y a des indices qui ne font qu’accentuer le suspens, on est justement frustré de ne rien savoir, rien comprendre avant longtemps. On sent qu’il y a des choses qui ne vont pas, mais étant du point de vue de Madeline, c’est simplement frustrant.

Toute l’histoire parallèle entre le professeur et Lily m’a également laissé sur ma fin, je n’ai pas totalement compris où l’auteur voulait en venir et j’ai l’impression d’être passé à côté de quelque chose.

Par ailleurs, les descriptions, l’ambiance de la vie de Madeline dans la nature, ça m’a plût, mais pas suffisamment pour changer mon avis.

Donc je n’ai pas accroché à ce roman, en voyant les autres critiques, je me dis que j’ai dû totalement passer à côté, ce qui est dommage.

Vous l’avez lu ? Ça vous a plût ? Expliquez-moi pourquoi ! Merci !

par heleniah