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Extrait ajouté par lamiss59283 2012-02-22T15:29:56+01:00

En ce matin frisquet de février, derrière les fenêtres embuées par la bruine, Devin et Rosie Cauldwell firent paisiblement l’amour. Ils entamaient le troisième jour de leur semaine de vacances et, depuis plus d’un mois, tentaient de concevoir un second enfant. Leur fils de trois ans, Hugh, était le fruit d’un long week-end à Orcas et, Rosie en était convaincue, d’un après-midi de pluie arrosé au pinot noir. Ils espéraient obtenir le même succès en retournant dans la plus grande île des San Juan, dans l’État de Washington, et s’appliquaient avec bonheur à accomplir cette tâche tandis que leur bambin dormait avec son cher Wubby dans la chambre voisine. L’heure était trop matinale pour penser déjà au vin, mais Rosie accueillit la pluie comme un bon présage.

Après l’amour, blottie contre son époux, elle l’interrogea avec un sourire languide.

— Alors, qui a eu la meilleure idée du monde ?

Il la serra tendrement contre lui.

— Toi.

— Accroche-toi, parce que je viens d’en avoir une autre.

— Laisse-moi souffler une minute.

Éclatant de rire, elle prit appui sur son torse pour mieux le défier.

— Pense un peu à autre chose, espèce d’obsédé !

— Pour ça aussi, il me faudra une minute.

— J’ai envie de crêpes. Il pleut, on est bien au chaud dans notre petite maison. C’est le moment idéal pour manger des crêpes.

Il lui décocha un regard en coin.

— Et qui va les faire ?

— On tire au sort.

Elle se redressa et, suivant la longue tradition de la famille Cauldwell, ils jouèrent à pierre-papier-ciseaux, au premier qui battrait deux fois l’autre.

— Zut ! maugréa-t-elle lorsqu’il écrasa ses ciseaux avec la pierre.

— Je suis trop doué.

— N’importe quoi ! Mais bon, c’est le jeu.

Elle se pencha, l’embrassa bruyamment et sauta du lit en criant :

— J’adore les vacances !

Surtout celles-là, en compagnie de ses deux hommes magnifiques. Si la pluie continuait de tomber, ce serait un excellent prétexte pour rester jouer en famille. Sinon, on pourrait toujours installer Hugh sur le porte-bagages et faire une balade à vélo, ou simplement l’emmener pour une bonne promenade à pied.

L’enfant aimait bien cet endroit, les oiseaux, le lac, les biches qu’ils apercevaient parfois, les lapins qui gambadaient à travers champs… les frères de son fidèle Wubby.

Peut-être aurait-il lui aussi un petit frère dès l’automne. Rosie était en pleine ovulation… Non que ce projet de grossesse l’obsédât, mais elle pouvait bien calculer un peu. On a bien le droit de prévoir, se dit-elle en nouant ses cheveux emmêlés avec un chouchou.

Elle attrapa un sweat-shirt et un pantalon de flanelle, jeta un regard vers Devin, qui s’était remis à sommeiller.

Ils avaient vraiment gagné le gros lot.

Ravie à cette idée, elle enfila de grosses chaussettes et consulta la montre qu’elle avait posée sur la commode.

— Ouille, il est 8 heures passées ! On a dû coucher Hugh trop tard, hier soir, pour qu’il dorme encore.

— Ce doit être la pluie, marmonna Devin.

— Oui, sans doute.

Comme chaque matin, à la maison ou en vacances, elle se dirigea discrètement vers la chambre de son fils, contente de le laisser dormir un peu plus, quitte à s’offrir un café avant d’entendre le premier « maman ! » de la journée.

Elle passa la tête dans l’embrasure de la porte, s’attendant à le voir pelotonné contre son lapin en peluche mais ne s’affola pas en trouvant le lit vide. Il était peut-être allé faire pipi. Il s’en tirait très bien tout seul depuis quelque temps.

Lorsqu’elle ne le vit pas dans la petite salle de bains, elle ne s’affola pas davantage. Étant donné qu’il se levait tôt, ses parents l’encourageaient à jouer un peu avant de les réveiller. Souvent, dès l’aube, elle l’entendait parler à ses jouets ou faire rouler ses voitures mais n’y avait guère prêté attention ces derniers temps, trop absorbée par l’objet de ces vacances.

Mon Dieu ! pensa-t-elle en descendant l’escalier, et s’il nous avait surpris en pleins ébats ? Non, il serait entré sans problème pour leur demander à quoi ils jouaient.

Riant presque, elle regarda dans le joli living, persuadée de trouver le petit garçon assis par terre entouré de ses peluches préférées.

Cette fois, ne l’y voyant pas, elle sentit sa gorge se serrer. Elle l’appela, se déplaçant en hâte, faisant glisser ses chaussettes sur le parquet.

La panique la frappa d’un coup de poignard dans le ventre.

La porte de la cuisine était grande ouverte sur la forêt.

Peu après 9 heures, Fiona Bristow se garait devant la jolie maison de vacances au cœur du parc d’État Moran. La pluie crépitait sur le sol avec une telle constance qu’elle promettait de le rendre bien glissant. Fiona fit signe à son équipier de rester dans le 4 X 4 tandis qu’elle allait à la rencontre d’un des adjoints du shérif.

— Salut, Davey !

— Salut, Fee. Vous ne vous êtes pas fait attendre.

— J’étais dans le coin. Les autres arrivent. On se sert de la maison comme camp de base ou il vaut mieux s’installer ailleurs ?

— Prenez-la. Vous allez pouvoir parler aux parents, mais je vous donne déjà les premiers éléments : Hugh Cauldwell, trois ans, blond aux yeux bleus. A été vu pour la dernière fois en pyjama Spiderman.

Il s’était quelque peu raidi à cette évocation, et Fiona se rappela qu’il avait un fils à peu près du même âge… qui portait peut-être ce genre de pyjama lui aussi.

— La mère a remarqué sa disparition vers 8 h 15, continua-t-il. Elle a trouvé la porte de derrière ouverte, mais aucune trace d’effraction. Elle a alerté le père, et ils se sont immédiatement lancés à sa recherche, ils ont fouillé tous les environs.

Et contaminé la scène, se dit Fiona. Mais comment leur en vouloir ?

— Nous avons inspecté la propriété de fond en comble pour nous assurer qu’il ne jouait pas à cache-cache, ajouta Davey en tapotant sa casquette dégoulinante de pluie. Il n’est pas dans la maison et sa mère dit qu’il avait son lapin en peluche avec lui. Il dort avec et le trimbale partout. Nous avons mis des rangers sur sa piste. Tenez, McMahon et Matt sont aussi là.

Il désigna le shérif et l’un de ses adjoints.

— C’est lui qui m’a dit d’appeler votre équipe et d’établir notre base ici.

— Bon, allez-y. J’aimerais interroger les parents maintenant, si ça ne vous dérange pas.

— Ils ont peur, comme vous devez vous en douter, ils ne pensent qu’à repartir à la recherche du petit. Vous pourriez m’aider à les convaincre de ne pas bouger ?

— Je vais voir ce que je peux faire.

Elle retourna vers le 4 X 4 pour faire sortir son équipier. Peck sauta à terre et l’accompagna dans la maison.

Sur un signe de Davey, elle se dirigea vers le couple, qui se leva. La femme étreignait un petit camion de pompiers rouge.

— Monsieur et madame Cauldwell, bonjour. Je suis Fiona Bristow, du groupe de recherche et de sauvetage canin. Voici Peck.

Elle posa une main sur son labrador chocolat.

— Le reste de mon équipe va arriver. Nous allons participer à la recherche de Hugh.

— Allez-y, tout de suite. Il n’a que trois ans.

— Certainement, madame. Le reste de mon équipe sera là dans une minute. Pour commencer, nous aurions besoin de quelques informations.

— On a déjà tout dit à la police et aux rangers, intervint Devin, un œil sur la fenêtre. Il faut que j’y aille, moi aussi. On perd du temps, là.

— Croyez-moi, monsieur, la police et les rangers font tout ce qu’ils peuvent pour retrouver Hugh. Ils nous ont appelés afin de mettre le maximum de chances de notre côté. Nous avons l’habitude et sommes concentrés sur votre petit garçon. Nous allons nous coordonner avec la police et les rangers du parc. Je tiens à m’assurer que nous avons bien toutes les informations possibles. Vous vous êtes aperçus de la disparition de l’enfant vers 8 h 15, c’est ça ?

Les yeux de Rosie s’emplirent de larmes.

— J’aurais dû vérifier avant. Il ne dort pour ainsi dire plus passé 7 heures. J’aurais dû…

— Madame Cauldwell… Rosie… Vous n’avez rien à vous reprocher. Les petits garçons sont curieux, vous le savez bien. Hugh n’était encore jamais sorti seul de la maison ?

— Jamais, jamais ! Je croyais qu’il était descendu pour jouer au rez-de-chaussée mais, comme je ne l’y ai pas trouvé, je suis allée voir à la cuisine, et là… la porte donnant sur le jardin était ouverte. Grande ouverte. Et lui, je ne le voyais pas…

— Pourriez-vous me montrer ? Fiona fit signe à Peck de les suivre.

— Il est en pyjama ? demanda-t-elle encore.

— Spiderman. Il doit avoir froid, avec toute cette pluie, et peur… Je ne vois pas ce que vous pourrez faire de plus que la police.

— Nous formons une des équipes de recherche, et Peck a reçu un entraînement précis pour ce type de situation. Il a déjà participé à une bonne dizaine d’enquêtes.

Rosie s’essuya les joues.

— Hugh aime bien les chiens, et tous les animaux. Si celui-ci aboie, peut-être qu’il l’entendra et reviendra.

Sans répondre, Fiona ouvrit la porte, jeta un coup d’œil au-dehors. Il aime les animaux.

— Vous devez voir beaucoup de faune sauvage par ici, des biches, des renards, des lapins.

— Oui. Oui. C’est bien différent de Seattle. Il aime s’installer sur la véranda pour les regarder. Et puis nous l’emmenons faire des balades à pied ou à vélo.

— Il est timide ?

— Oh non ! Il aime bien voir des gens et s’intéresse à beaucoup de choses. Il n’a peur de rien. Mon Dieu !

Instinctivement, Fiona lui passa un bras autour des épaules.

— Rosie, je vais m’installer ici, dans la cuisine, si vous voulez bien. Il faudrait que vous me fournissiez cinq des vêtements qu’il a portés récemment, par exemple ses chaussettes d’hier, des sous-vêtements, une chemise, vous voyez… Tâchez de ne pas trop y toucher et mettez-les là-dedans.

Fiona sortit un sac en plastique de sa besace.

— Notre équipe comprend cinq maîtres-chiens et leurs animaux. Il faut à chacun un élément de ce qu’il a porté hier pour les faire renifler aux chiens.

— Ils… ils pourront retrouver sa trace ?

Plus facile à dire qu’à faire alors que le bambin avait disparu depuis plus d’une heure.

— Bien sûr ! A-t-il un dessert préféré, quelque chose que vous lui donnez parfois, en guise de récompense ?

— Euh… Rosie réfléchit avant de s’exclamer :

— Les nounours gélatine aux fruits.

— Très bien. Vous en avez ?

— Je… oui.

— Si vous pouviez m’en donner, en même temps que les vêtements, dit Fiona avec un sourire. J’entends mon équipe qui arrive. Je vais les préparer.

— D’accord, d’accord. Je vous en prie… Il a à peine trois ans.

Rosie se précipita tandis que Fiona échangeait un regard avec Peck avant de rejoindre ses hommes et leurs compagnons canins. Elle leur exposa la situation puis leur distribua les cartes avec les zones à explorer. Elle-même connaissait la région sur le bout des doigts.

Un paradis pour les personnes à la recherche d’un peu de tranquillité, l’évasion idéale pour qui rêvait d’oublier le bruit et la circulation des villes, les immeubles, la foule. Mais, pour un petit garçon, un monde plein de dangers imprévus, rivières, lacs, rochers… Près de cinquante kilomètres de sentiers et de pistes, plus de deux mille hectares de forêt pour avaler un bambin et son lapin en peluche.

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Extrait ajouté par PauRou 2013-10-01T19:54:47+02:00

T'es plus mûre, plus maligne, plus forte...Tant mieux pour toi. Mais s'il tente de mettre la main sur toi, je le bousillerai!

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Extrait ajouté par PauRou 2013-10-01T19:54:36+02:00

- Vous passez la nuit ici? Demanda-t-il à Simon?

- Chuck!

- Ce n'est pas à vous que je parle, Fiona.

- Pas encore, rétorqua Simon.

- Ce serait pourtant une bonne idée. Vous travaillez sur commande, je crois?

- Pour faire l'amour ou des meubles?

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Extrait ajouté par darkness 2018-01-03T13:24:17+01:00

Spoiler(cliquez pour révéler)- Pourquoi es-tu amoureuse de lui, d'abord ? interrogea Mai.

- Je n'en sais rien. Il est solitaire, pas moi, grincheux, pas moi, bordélique et brusque,

souvent malpoli et ne parle de lui que par à-coups, quand on parvient à lui soutirer quelques mots ou quand ça lui prend.

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Extrait ajouté par darkness 2018-01-03T13:21:55+01:00

- Ce n'est pas vrai ! s'exclama Fiona en le voyant arriver. C'est pour moi ? Mon rocking-chair ?

Elle paraissait aussi rayonnante que s'il lui avait offert des diamants.

- C'est pour moi, grommela-t-il. Je refus de m'asseoir sur l'horreur que tu as installée sur ta véranda.

- Il est magnifique ! Quelle couleur ! Bleu caraïbes, c'est ça ? Génial !

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Extrait ajouté par darkness 2018-01-03T13:19:36+01:00

- Je suis ici dès l'aube naissante parce que ce fichu chien a avalé deux kilos de croquettes chipées je ne sais où,j avant de venir tout vomir, paquet compris, sur mon lit. Alors que j'étais dedans.

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Extrait ajouté par darkness 2018-01-03T13:11:11+01:00

..., parce que je me sentirais toute bête si je me mettais à poil devant toi.

- C'est ennuyeux, admit-il en prenant une première bouchée. On n'aurait qu'à faire ça dans le noir et utiliser des pseudonymes genre Rock Hard pour moi et Soie de lavande pour toi.

- On ne s'appelle pas Lavande quand on est encore dévoré par la peur. Moi, je serais Brumes de mars. J'aime bien l'allitération.

- Parfait, alors, Brumes, tu veux d'abord manger, ou te pieuter tout de suite ?

- Tu es d'un romantisme bouleversant, dit-elle en croquant une frite.

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Extrait ajouté par darkness 2018-01-03T13:07:40+01:00

- Pendant ce temps, raconte-moi ce que tu penses de ton nouvel élève. Intéressant, pas vrai ?

- Avec un peu d'entraînement, on en fera un adorable compagnon.

Tout en sortant les ustensiles, Sylvia lui lança un coup d'oeil en coin.

- Je parlais de Simon.

- Peut-être que moi aussi.

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Extrait ajouté par maya18 2012-03-16T21:59:08+01:00

- Dans combien de temps ton prochain cours ?

- Quarante-cinq minutes.

- C'est bon !

Là-dessus, il la poussa vers la maison.

Il vit une lueur amusée traverser ses grands yeux bleus.

- Dis plutôt : "Tu veux bien ?" ou "Je n'en peux plus".

- Non.

L'attrapant par la taille, il l'emporta vers la véranda.

- Et si je n'étais pas d'humeur ?

- Je serais déçu et tu mentirais.

- Pour le mensonge, je le reconnais. Donc...

Elle ouvrit la porte, le fit entrer. Mais quand elle se dirigea vers l'escalier, il la fit changer de direction.

- Le canapé est plus près.

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