Livres
461 493
Membres
417 914

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Lyrween 2011-12-19T20:03:29+01:00

Loup revint alors qu'elle s'apprêtait à aller au lit. Elle sursauta lorsqu'il se téléporta dans la chambre. Comme après chaque translocation, qui le laissait toujours désorienté, elle savait qu'il avait délibérément choisi de réapparaître dans un lieu jouissant d'une certaine intimité. Il était particulièrement pâle, mais il devait s'agir du contrecoup du sort.

-La pêche a été bonne? demanda-t-elle.

—J'ai ce qu'il me faut, répondit-il en vacillant légèrement.

Il ferma les yeux, et elle courut lui tendre un bras auquel se rattraper.

-Désolé, dit-il. J'ai la tête qui tourne.

Elle était suffisamment proche de lui pour sentir l'odeur à présent familière de la caverne.

-Mes narines m'apprennent que tu reviens des Terres Boréales. Je croyais que tu comptais te rendre dans la bibliothèque de ton père?

-Ma chère Aralorn, répliqua-t-il sans rouvrir les yeux, l'essentiel des ouvrages de mon père se trouve dans la grotte.

Elle éclata de rire et l'enlaça, plaquant sa tête contre son torse, ainsi qu'elle en avait pris l'habitude.

—Tu as trouvé tout le nécessaire?

—Oui, répondit-il en la serrant si fort qu'elle se mit à couiner.

—J'ai, moi aussi, découvert quelque chose.

—Vraiment?

Il plongea le visage dans son cou, la griffant légèrement avec la barbe rêche qu'il n'avait pas encore le matin.

—Loup, arrête... ça chatouille! Ce n'est pas ton père.

- Comment en as-tu déduit cela?

Il s'occupa à présent de son oreille, et elle frissonna en sentant son souffle chaud glisser sur sa peau sensible.

- Il aurait... Loup...

Elle ne trouva plus ses mots durant quelques instants.

—Mmm?

—J'ai interrogé la prêtresse de Ridane. Elle affirme qu'il est mort et que son esprit n'influence personne ici bas.

Il se figea, puis l'embrassa sur le sommet du crâne.

—C'est malin.

—Toujours, répondit-elle d'un ton suffisant.

—Je t'aime.

—Bien sûr que oui, rétorqua-t-elle avec l'espoir de le faire rire. (Ce qu'elle parvint à faire.) Je t'aime aussi. Tu peux embrasser la mariée.

Il se pencha de nouveau vers son oreille et murmura:

—Dans combien de temps comptais-tu m'annoncer que la prêtresse nous avait unis l'un à l'autre dans la mort?

Ce fut à son tour de se raidir. Elle se sentit coupable l'espace d'une demi-seconde, puis elle comprit la véritable portée de ses mots.

-Depuis combien de temps es-tu au courant? Que la peste t'emporte, Loup!

Elle voulut reculer d'un pas, mais il la tenait trop fermement. Il semblait respirer bizarrement; elle ne se rendit compte qu'alors qu'il était pris de fou rire. Elle le cogna, pas assez fort pour lui faire mal, mais suffisamment pour exprimer son mécontentement.

—Aralorn, Aralorn! chercha-t-il à l'apaiser entre deux hoquets. (il fit mine de souffrir à chacun des coups retenus qu'elle lui portait.) Tu pensais réellement que je ne sentirais rien quand la prêtresse a établi un lien du sang entre nous deux? Je suis un mage noir, mon amour. Je connais les liens du sang... et je peux les.rompre si je le désire.

-Celui-ci a été créé par une déesse, lui rappela-t-elle.

—Elle aurait peut-être pu nous unir par un lien que je n'aurais su briser, mais ce n'est pas le cas de celui-ci. Je pourrais le faire. Si j'en avais envie.

Il la souleva de terre pour porter sa bouche à hauteur de la sienne.., ainsi que bon nombre d'autres parties sensibles de son corps. Aralorn reprit son souffle et s'accrocha à ses épaules.

—Je sais que tu m'aimes, déclara-t-il.

Le sourire disparut de son regard. Elle se surprit à réprimer des larmes en prenant conscience de l'importance que cette dernière déclaration avait pour lui.

—Je sais que tu m'aimes aussi, affirma-t-elle à son tour avant que sa bouche soit occupée à d'autres choses qu'à parler.

Après cela, il s'endormit. Lovée tout contre lui, Aralorn ferma les yeux, navrée d'être obligée de lui demander de faire appel aux sciences occultes Il avait déjà essaye de se donner la mort plutôt que d'y avoir recours, mais, pour elle, il était prêt à accepter le rôle qui lui était dévolu. Elle n'était pas sûre de le mériter.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Eclypse 2012-05-13T17:03:18+02:00

- Très bien, répondit Falhart en portant le premier assaut.

Il était plus vif qu'un homme de sa corpulence aurait dû l'être. Aralorn s'écarta respectueusement de sa route et lui tapa doucement sur la tempe.

- Paf, tu es mort ! murmura-t-elle en s'éloignant.

- Ca ne compte pas, grogna Falhart en visant ses genoux.

Plutôt que d'esquiver, Aralorn prit appui sur le milieu de la batte et plongea derrière lui. Elle le toucha deux fois dans le dos avant qu'il ait eu le temps de se retourner, puis s'éloigna d'un bond.

- Deux points ! jubila l'un des spectateurs.

Elle ne s'en tira toutefois pas à si bon compte : avant même qu'elle atterrisse, l'une des extrémités de la batte de son frère vint l'atteindre en plein diaphragme.

- Ouf !

Même si le coup était léger, elle laissa échapper un souffle d'air.

Falhart recula rapidement, visiblement inquiet.

- Ca va ?

Elle lui jeta un regard faussement dégoûté.

- J'ai dit "mufle", pauvre boeuf ! Tu vas finir par perdre cette manche, si tu persiste à me traiter comme ta petite soeur.

- Je tenais juste à m'assurer que ma proie était en forme avant que je la détruise. (Falhart lui adressa un sourire plein de tendresse, tout en tournant autour d'elle avec méfiance.) C'est plus honnête comme ça. Un point pour moi.

Aralorn secoua la tête.

- Le pauvre garçon, j'ai dû le cogner sur la tête plus fort que prévu !

Les deux combattants échangèrent des sourires joyeux avant l'assaut suivant. Falhart marqua un deuxième point grâce à une feinte qu'il retira alors qu'elle était sûre qu'il ne pourrait échapper à son estoc. Par vengeance, elle fit glisser son bâton entre ses jambes et l'envoya voler cul par-dessus tête.

- 'tention, ça va tomber ! lança-t-elle d'un tout pince-sans-rire, à la manière d'un bûcheron abattant un arbre.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Lyrween 2011-11-27T19:06:23+01:00

Elle s'assit dans le lit et attendit que son jeune mari se réveille. Elle remua légèrement. Sans résultat. Elle le dévisagea longuement. Sans résultat. Elle tendit les mains vers ses flancs.

Il roula de côté et les attrapa.

- Si tu t'avises de me chatouiller si tôt le matin, tu risques de le regretter.

Elle éclata de rire.

- Depuis combien de temps es-tu réveillé?

- Suffisamment longtemps, grogna-t-il en achevant de se retourner.

Afficher en entier
Extrait ajouté par EGih 2014-10-24T23:45:09+02:00

— Tu sais que tu es chez toi dès lors que les gens connaissent tous tes secrets et t’aiment malgré tout, Poids Plume.

Afficher en entier
Extrait ajouté par gaby775 2013-11-05T02:52:04+01:00

Elle chevaucha derriere lui, et il n'eut pas besoin de tourner la tête pour savoir qu'elle l'accompagnait.

Afficher en entier

- j'ai cru comprendre que tu t'etait forger une solide reputation

- tu parle de moi ou du cheval?

il eut un large sourire.

- de toi

Afficher en entier
Extrait ajouté par aureane 2019-05-29T21:31:32+02:00

Aralorn passa les doigts dans la collerette de Loup et se racla la gorge.

— J’ai un ami qui a besoin de se marier.

Tilda resta bouche bée quelques instants.

— Personne ne m’a jamais demandé une chose pareille.

Pas étonnant, songea Aralorn. Il n’y avait plus eu de prêtresse de Ridane dans ce temple depuis plusieurs générations, et même alors, rares étaient ceux qui choisissaient de s’unir dans Son temple. Les liens du mariage créés par la déesse de la mort avaient des conséquences étranges : l’un ne pouvait pas survivre au décès de l’autre.

Aralorn espérait trois choses : que personne ne découvre l’acte officiel rédigé par Tilda, qui permettrait de faire le lien entre Cain ae’Magison et Aralorn et son loup ; que Loup et son éducation incomplète ne connaissent pas la petite curiosité inhérente au mariage célébré par Ridane ; et que, plus tard, lorsqu’elle le lui dirait, il préférerait la voir survivre à se voir mourir.

— Pouvez-vous diriger une cérémonie de mariage ?

— Oui, répondit doucement Tilda. Je connais les rites nécessaires.

Aralorn inclina cérémonieusement la tête.

— Merci.

Elle se tourna vers Loup, qui l’observait, parfaitement incrédule, depuis qu’elle s’était mise à parler.

— Alors ? demanda-t-elle.

Il regarda un instant Tilda, puis reposa ses yeux jaunes sur Aralorn.

Visiblement convaincu qu’Aralorn avait déjà détruit la moindre chance de garder son secret, il demanda :

— Pourquoi ?

Parce que je ne veux pas te perdre, songea-t-elle. Cela lui semblait être une réponse satisfaisante, elle répondit donc :

— Parce que je ne veux pas te perdre, jamais. Je t’aime.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Milka2B 2018-12-07T21:04:43+01:00

Un talent de conteuse pouvait parfois se révéler utile, se félicita Aralorn. Prenez un grain de vérité et enrobez-le d’absurdités, il en résulte une histoire souvent plus vraisemblable que la vérité.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Milka2B 2018-12-07T21:03:32+01:00

— À force de jouer avec le feu, murmura-t-il en collant ses lèvres contre son oreille, tu vas vraiment finir par te brûler.

— Brûle-moi, répondit-elle sur le même ton.

Et pendant quelques secondes, c’est ce qu’il fit… sans avoir recours au moindre sortilège.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Milka2B 2018-12-07T21:02:50+01:00

— Toutes les femmes aiment avoir un homme que tout le monde désire.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode